ANALYSE QUALITATIVE DES CENDRES VÉGÉTALES
IciiiGiiL RcidGj dans 1? cas conlrairc, il sciait ncccssaiic d'ajouter une nouvelle cjuantite d acide. On tntuie, puis on filtre à nouveau en recueillant le liquide dans un malras.
23. — Recherche du fer et du manganèse. On rend le liquide légèrement alcalin par l’ammoniaque ajoutée goutte à goutte : il se forme un précipité gélatineux; on réacidifie légèrement par l’acide acétique qui redissout la majeure partie du précipité. On filtre, il reste sur le filtre un léger dépôt de phosphate de fer et de manganèse.
On caractérise le fer sur une moitié du filtre que l’on mouille avec une goutte d’acide chlorhydrique à 10°/,,, puis avec une goutte de ferrocyanure de potassium ; il se produit une coloration bleue. Sur l'autre moitié, on recherche le manganèse, après incinération, comme il est indiijué § 30 et 31.
24. — Recherche du calcium. 5 à 10 centimètres cubes du liquide filtré sont portés à l’ébullition dans un petit malras et additionnés d’un volume double d’une solution saturée d'oxalate d’ammonium qui précipite le calcium à l'état d’oxalate (poudre blanche excessivement fine). On vérifie sur un petit essai filtré que la totalité de ce métal est précipitée ; s’il n’en était pas ainsi, on ajouterait un peu d’oxalate d’ammonium et on ferait bouillir à nouveau pour achever la précipitation.
25. — Recherche combinée de V acide phosphorique et du magnésium. Le liquide filtré, refroidi, est fortement alcalinisé par l’ammoniaque et vivement agité; il se
nECHERCMK ET DOSAGE DES ELEMENTS
fait un précipité blanc cristallin de phosphate ainmoniaco-mag-nésien, indiquant la présence de l’acide phosphorique et du magnésium.
Recherche de l’iode et du brome
26. — On peut trouver des quantités notables d'iode dans certains végétaux marins (varechj ou dans certains organes animaux (glande thyro'ide). Il est habituellement accompagné de petites quantités de brome.
Recherche dans le varech. Pour rechercher la présence de l’iode dans le varech, on calcine au voisinage du rouye sombre, dans une petite capsule de nickel, 2 grammes environ de plantes desséchées. On maintient à la môme température pendant quelques minutes après que la dernière incandescence a disparu, puis on laisse refroidir. On broie le charbon dans un mortier, on ajoute o centimètres cubes d’eau, on triture à nouveau et on jette sur un filtre. On lave avec 1 à 2 centimètres cubes d’eau.
La solution alcaline contenant fiodure est neulralisée ou légèrement acidulée avec l’acide chlorhydrique concentré (en présence d’un fragment de papier de tournesol); on ajoute environ de chloroforme,
puis goutte par goutte, avec beaucoup de ménagement, de l’eau de chlore étendue (eau saturée étendue au cin(iuième), en agitant après chaque goutte. Le chlore déplace l’iode, qui se dissout dans le chloroforme en lui donnant une teinte rose violacée qui passe par un maximum, puis finit par disparaître si on ajoute un excès suffisant d’eau de chlore. La décoloration est due
HECHERCIIE DE l’iODE ET DU BROME
à la production de chlorure d’iode incolore. Lorsqu'on opère celle décoloralion avec beaucoup de soin, on observe que la leinlc vire d’abord au rose, puis au jaune. Celle dernière leinle est due au brome, qui apparaît seulement lorsque l’iode est totalement combiné au chlore.