SKPAHATION DES ACIDES GRAS NON SATURÉS
suif dans une capsule de porcelaine de 2o0 cenliniètres cubes de capacité. Quand la température atteint 90°, ajouter 8 centimètres cubes de lessive de soude à 36° B., et 5 centimètres cubes d’alcool à 96 centièmes, puis remuer le mélange pendant une minute. Ajouter alors 200 centimètres cubes d’eau bouillante, remuer, porter le mélange à une douce ébullition, en chauffant à feu nu, jusqu’à dissolution complète du savon; éviter la formation d’une mousse trop abondante. Prélever environ 10 centimètres cubes de cette solution que l’on partage dans deux tubes à essai. On vérifiera, d’une part, que le savon est précipité par le chlorure de sodium en solution pas trop diluée; d’autre part, qu’il fournit avec les chlorures de calcium ou de baryum des précipités blancs, insolubles, de savons calcique ou barytique.
Le reste de la dissolution est retiré du feu et additionné, goutte à goutte, en agitant, d’acide chlorhydrique ordinaire jusqu’à ce que la mousse tombe brusquement.
Les acides gras se séparent en flocons. Chaufler à l’ébullition quelques minutes pour les rassembler en une couche huileuse surnageante, et laisser refroidir. On obtient un gâteau cristallisé d’acides gras.
Séparation des acides gras non saturés
204. — Les acides gras liquides, en particulier les arides non saturés, oléique, linoléique, etc., donnent des sels de plomb solubles dans l’éthei*, alors que ceux
MATIÈRES GRASSES ET GLYCERINE
des acides gras solides y sont presque insolubles ('). On peut les séparer en se basant sur celle propriété.
On saponifie 10 grammes de suif au moyen de 10 centimètres cubes de lessive de soude, comme cidessus, mais on ajoute 40 centimètres cubes d’alcool, destinés à dissoudre les savons. Lorsque la saponification est complète, on verse quelques goutles de phlaléine, et on neutralise par l’acide acétique à 10 Le liquide est alors versé dans une solution de 10 grammes d’acétate neutre de plomb dans 500 centimètres cubes d’eau, maintenue en ébullition dans un ballon de 1 litre. Il se fait un précipité de savons plombiques. On refroidit aussitôt le ballon sous un courant d’eau froide, on laisse déposer le précipité, qui adhère aux parois du vase, et on décante le liquide surnageant dès que celui-ci s’est éclairci. On lave à trois reprises avec 100 à 150 centimètres cubes d’eau chaude (à 50-60"), puis 011 égoutte bien et on enlève au besoin avec un peu de papier à filtrer la petite quantité d’eau restée dans le vase. On verse alors sur le savon 150 centimètres cubes d’éther, on munit le ballon d’un réfrigérantascendanl, et on fait bouillir pendant un quart d’heure sur le bainmarie. On laisse refroidir et on abandonne jusqu’au lendemain. On filtre la solution éthérée et on lui ajoute de l’acide chlorhydrique au cinquième tant qu’il se fait un précipité (50-60 centimètres cubes environ). On dé-
(>) La séparation des acides gras solides et liquides n’équivaut pas tout à fait à celle des acides saturés et non saturés, puisque les sels de plomb des acides éruci(iue et élaïdique, qui sont des acides non saturés, sont très peu solubles dans l’éllier froid (Lewko'witsçh),