POINT DE FUSION DES ACIDES GRAS
cante l’éUier, qui renferme en solution les acides liquides, on le lave à l’eau une à deux fois, et on le décante enfin sur un filtre sec. On distille au bainmarie : il reste comme résidu l’acide oléique, sous forme d’un liquide huileux jaune clair.
Lorsqu’on veut éviter toute altération des acides non saturés, on doit opérer la dissolution dans l’éther et la distillation de celui-ci dans un courant de gaz inerte, comme l’anhydride carbonique.
Point de fusion des acides gras
205. — La méthode du bloc Maquenne, décrite au § 96, convient pour déterminer le point de fusion des matières grasses. 11 vaut mieux, dans ce cas, employer le procédé du tube capillaire.
On commence par étirer au chalumeau un tube de verre de 4 à 6 millimètres de diamètre, à parois minces, de façon à avoir une effilure de 1 millimètre de diamètre, que l’on ferme de manière à lui donner une longueur d’environ 10 centimètres. On coupe le tube un peu au-dessus de la partie effilée et on y fait tomber un petit fragment de la substance dont on veutprendre le point de fusion; ce fragment doit pénétrer jusqu’au tiers inférieur de l’eftilure. On fixe alors celle-ci contre la tige d’un thermomètre, au moyen de deux petites bagues obtenues en coupant avec des ciseaux l’extrémité d’un tube de caoutchouc.
Le thermomètre est alors suspendu au milieu d’un vase de Bohème d’un demi-litre de capacité, rempli aux 2/3 d’eau distillée et contenant un peu de mercure, çn quantité juste suffisante pour couvrir complètement
MATIÈRES GRASSES ET GLYCÉRINE
le fond. Le réservoir du thermomètre doit arriver à quelques centimètres du fond; le tube capillaire, dont la partie supérieure doit rester hors de l’eau, est placé de telle façon que la parcelle de substance soit à peu près au milieu de la longueur du réservoir. Le vase est disposé sur un support, de manière à pouvoir être chaufl’é. Pour éviter la surchaufl'e des parois, il est bon de placer entre le fond du vase et la toile métallique un disque de clinquant dont le diamètre soit supérieur d’environ 4 centimètres à celui du vase. 11 est bon éffalement de porter l’eau à l’ébullition quelques instants avant l’opération, et de la laisser ensuite refroidir convenablement. On évite ainsi la formation des bulles de gaz qui se déposeraient sur les parois et sur le thermomètre.
Le tout étant mis en place, on chauffe très doucement, de manière à ce que la température s’élève d’environ 1° par minute, lorsqu’on est au voisinage du point de fusion. On observe la substance ; lorsqu’on la voit devenir transparente, on note la température indiquée par le thermomètre.
On peut faire subir au chiffre trouvé une correction, pour la partie de la lige du thermomètre qui ne plonge pas dans le bain. Cette con-ection est peu importante pour les températures inférieures à 60-70°.
Lorsque les acides ou les corps gras sont de consistance pâteuse, il est impossible d’en faire tomber une parcelle dans l’intérieur du tube capillaire. On fait alors fondre dans une petite capsule un peu de produit et on y plonge le tube effilé dont la pointe a été ouverte. Le liquide y monte par capillarité; on emprisonne ainsi une goutte aussi petite (pie possible. On terme