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CHAPITRE XI

alcaloïdes

Réact ons de précipitation des alcaloïdes

243. — Presque tous les alcaloïdes végétaux donnent en solution aqueuse des précipités très peu solubles avec les réactifs suivants :

lodure de potassium iodé précipité brun

— de mercure et de potassium — blanc

Acide silicotungstique — blanc ou

légèrement coloré.

à la condition toutefois d'opérer en milieu légèrement acide (un ou deux millièmes d’acide chlorhydrique ou sulfurique). La plupart sont également précipités, mais à une concentration plus élevée, par :

I/acide picrique précipité jaune souvent cristallisé

I,e chlorure mercurique. précipité blanc —

l.e chlorure de platine . . précipité Jaune —

Le tannin, le ferrocyanure de potassium acétique, etc.

niCACTIOXS COLORKES DES ALCALOÏDES

Enfin, ceux qui sont insolubles dans l’eau sont précipités des solutions de leurs sels par l’ammoniaque; le précipité est généralement blanc et amorphe, insoluble dans un excès de réactif.

Toutefois la morphine se dépose à l’état cristallin et, d’autre part, se redissout facilement dans un excès d’ammoniaque.

On essaiera les réactions de précipitation des alcaloïdes avec des solutions à lou 2 de sulfates de quinine et de strychnine et de chlorhydrate de morphine.

Réactions colorées des alcaloïdes

244. — Certains alcaloïdes donnent des réactions colorées caractéristiques. On choisira comme exemples la quinine, la cinchonine, la strychnine, la brucine, la morphine, la codéine, l’atropine et la cocaïne.

Quinine. On notera la fluorescence bleue spéciale des sels de quinine en solution sulfurique, qui constitue déjà un très bon caractère.

Les sels de quinine donnent une réaction colorée très sensible, connue sous le nom de réaction de la thalléioquine. Pour la réussir, il convient d’opérer de la manière suivante :

A 5 centimètres cubes d’une solution saturée à froid de sulfate de quinine, placés dans un tube à essai, on ajoute 6 gouttes d’eau de brome saturée ; cette quantité est suffisante pour donner au liquide une légère coloration jaune, mais sans produire un précipité persistant. Si on ajoute alors une seule goutte d’ammonia({ue étendue de 2 à 3 volumes d’eau, on a, par agitation, une

ALCALOÏDES

belle coloralioii rouge groseille assez fugace. Par addition de quelques gouttes d’ammoniaque en excès, on voit la coloration rouge passer instantanément au vert émeraude. Cette dernière coloration est stable.

Une (|uantité trop petite ou trop gramle d’eau de brome empêche la réaction de se produire.

Les li(|uides colorés, soit en rouge, soit en vert, étant agités avec 2 centimètres cubes d'alcool amyliciue, abandonnent les matières colorantes a ce dissolvant.

245. — Cinchonine. Les solutions aqueuses de cinchonine ou de ses sels, étant légèrement acidulées par l’acide sulfurique à lÜ “/„, donnent, avec quehpies gouttes de ferrocyanui’e de potassium à lü '*/„ un précipité jaune. Si on chaufl'e légèrement le liquide, vers DÛ à üü”, le précipité se redissout et par refroidissement il se dépose de ti-ès jolies aiguilles jaune d’or, très brillantes.

246. — Strychnine. Si on dissout une trace de strychnine dans une grosse goutte d’acide sulfurique concentré, placée au centre d’une soucoupe ou d’une capsule de porcelaine, et si on laisse tomber sur le licjuide une très petite pincée de bichromate de potassium finement pulvérisé, on voit chaque grain de ce sel se dissoudre en donnant une tache violette ; en remuant avec un agitateur, tout le liquide se colore en beau violet pourpre, passant bientôt au rouge brunAtre.

247. — Brucine. On dissout une trace de brucine, placée dans un verre de montre, au moyen d’une goutte d'acide nitrique concentré; il se fait une coloration

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