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RÉACTIONS DES ACIDES BILIAIRES

faible et étroite dans le jaune (vers la longueur d’onde 575) {ficj. 27). Peu à peu ces bandes s’élargissent et envahissent tout le spectre, à l’exception du rouge, au fur et à mesure que le liquide se colore.

239. — Pour apercevoir commodément ces deux bandes, on règle le spectroscope à main de façon que

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Fig. 27. — Réaclion de Pellenkofer : spectre d'absorption.

la fente ne soit pas trop large, le spectre étant néanmoins assez éclairé ; on met au point de manière à apercevoir nettemenlles fines raies noires du spectre solaire, et on déplace l’échelle graduée en longueurs d’onde, jusqu’à ce que la division 590 coïncide avec la raie D. La raie E est alors à la division 530 environ.

On peut remplacer le lévulose par du saccharose ; la réaction se produit alors un peu plus lentement. Elle serait due, d’après Ville et Derrien, à la présence de méthyloxyfurfurol, formé dans l’action de l’acide sulfurique sur le lévulose.

240. — Les acides biliaires et leurs sels diminuent d une façon extrêmement marquée la tension superficielle de l’eau. Cette propriété peut être mise en évidence de la manière suivante. Dans un verre à pied à

ClIOLESTÉlilISE ET ACIDES DILIAIRES

demi plein d’eau distillée, on lait tomber une très petite goutte de bile et on mélange. Si on saupoudre la surface du liquide avec un peu de fleur de soufre ou de charbon en poudre, ces corps tombent pre.s<jue aussitôt au fond du verre ; ils llottent au contraire très longtemps, sans être mouillés, sur de l’eau pure. On peut déceler ainsi moins de 1/ 10.000 d’acides biliaires.

Dosage de la cholestérine dans les tissus

241. — La cholestérine qui existe dans les tissus, surtout à l’état d’éthers, peut être mise en liberté par l’action de la soude et extraite ensuite avec un dissolvant approprié.

On peut la doser, concurremment avec les acides gras, par la méthode décrite § 214. Si on veut seulement doser la cholestérine, on simplifiera de la manière suivante.

242. — On chauffe 5 à 10 grammes de l’organe étudié, finement divisé, avec 13 centimètres cubes d’eau et 13 centimètres cubes de lessive de soude à 36“ B., au bain-marie. Il faut avoir soin de faire plonger le vase dans l’eau bouillante et de le couvrir avec un verre de montre pour éviter l’évaporation. Après deux heures de chauffage, on ajoute 20 centimètres cubes d'eau, on mélange, on refroidit, et on épuise par 60 centimètres cubes d’éther, dans une boule à décanter. On recueille l’éther dans un ballon ; on épuise encore une fois le liquide alcalin avec 30 à 40 centimètres cubes d’éther, que l’on décante et que l’on réunit au premier extrait

DOSAGE DE LA CIIOLESTÉiîINE DANS LES TISSUS 207

élhcré. L’élher est distillé au bain-marie, et le résidu, séché complètement, est repris par 10 centimètres cubes d’alcool, auquel on ajoute une seule goutte de lessive de soude. On évapore au bain-marie, et on sèche à l’étuve à 100" pendant une demi-heure. On épuise le résidu sec par 10 à 15 centimètres cubes d’éther de pétrole, et on filtre sur un petit entonnoir dont la douille est garnie d’un tampon de coton hydrophile. Le liquide est reçu dans une capsule de verre tarée, à bords verticaux ; on lave le fdtre deux fois avec quelques centimètres cubes d’éther de pétrole, on évapore et on sèche à 100® jusqu’à poids constant. On pèse le résidu cristallisé qui est formé par la cholestérine.

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