Réaction xanthoproteique. A 5 centimètres
cubes de solution protéique (1 partie de blanc d’œuf et 0 parties d’eau) on ajoute à 1 centimètre cube
d’acide nitrique à .30“ B. 11 se forme en général un précipité qui se redissout en partie par chaufiage. On fait bouillir pendant une à deux minutcsenviron;le liipiidc et le précipité se colorent en jaune ; l’addition d’ammoniaipie fait virer la teinte à l’orangé.
RÉACTIONS COLORÉES DES SURSTANCES PROTÉIQUES 223
Celle réaclion esl due à la présence de noyaux aronialiques, donl les dérivés nilrés sonl colorés en jaune.
267. — Reaction de Millon. A 5 cenlimèlres cubes de la solulion proléique ci-dessus, on ajoule 1 à 2 cenliinèlres cubes de réaclif de Millon (') el on fail bouillir doucemenl. Il se fail un précipilé qui se colore en rouge, du rouge carmin au rouge brique ; si on conlinue à chauffer, il peul se décolorer el se redissoudre parliellement. On doit donc chauffer avec beaucoup de précaulion au début.
Celle réaclion, due à la présence de noyaux phénoliques subslilués en para ou en diortho, eslallribuable à la lyrosine dans le cas des malières proléiques. Le phénol ordinaire la donne, même à froid, avec inlensilé. La gélaline ne la donne pas dans les condi lions ordinaires.
268. — Réaction du hiuret. A quelques cenlimèlres cubes de la solulion proléique ajouler 1 cenlimèlre cube de soude à 10 pour alcaliniser forlemenl, puis une solulion de sulfale cuivrique à 1 ‘*/n, goulle par goLille, avec une pipelle : la première goulle donne une leinle rose violacé, qui vire au violel lileu par addition ultérieure de sulfate de cuivre. Celle coloration esl due, au moins avec le biuret, à la formaliond’un compo.sé cupro-polassi(iLie ; elle esl donnée par toutes
(') On prépare le réactif de Millon en faisant dissoudre 1 partie de mercure dans 2 parties d’acide nitrique à 36° IL, et chaufl’ant légèrement à la fin, s'il est nécessaire. Après dissolution complète, on étend le liquide vert de 2 volumes d’eau, on agite et on décante.
SUBSTANCKS PROTKIQUES. PROTÉINES
les substances protéiques, mais elle est surtout intense avec les albumoses et encore plus avec les peptones; il semble que la présence d’au moins deux chaînons — CO — NH — soit nécessaire pour qu’elle se produise.
269. — Réaction glyoxyliqiie {kàdi\r\'k\Q\\\cx, Hopkins et Cole). A 5 centimètres cubes de solution protéique, ajouter 1 à 2 centimètres cubes de solution d’acide glyoxylique (^), mélanger, puis faire couler au fond du tube à essai, avec une pipette, 3 à 4 centimètres cubes d’acide sulfurique concentré. Il se forme un anneau d’un beau violet à la surface de séparation. Si on mélange alors le contenu du tube, le liquide se colore en violet plus clair.
Cette réaction tient à la présence dans la molécule du noyau tryptophane :