‹ Guide pratique à travers le vieux ParisChapitre 5 sur 8 · ES · texte numérisé non relu

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ce manoir à Jean, duc de Berri, en échange des Tournelles; par Jean de Montaigu, décapité en 1409 pour crimes de sortilège; par le comte et le duc de Brabant; par le connétable Arthur de Bichemond. Malet, dit l'Amiral de Graville, arrière-petit-fils de J. de Montaigu réhabilité, refit le logis du prévôt de Paris et son ^ gendre Pierre de Balzac le vendit à Guillaume Legen-^f bi*^J± tilhomme. Puis il y eut division en 1608 : Maurain, con- c seiller du roi, n'en avait qu'une moitié et la famille des parlementaires Jassaud avait le reste.

Tourelles contenant un escalier à vis, cariatides, fenêtres curieuses. Une tradition en fait la demeure de la reine Blanche, mère de St Louis.

N° 14. Derrières du lycée Gharlemagne, dont certaines parties sont les nestes de l'hôtel La Bochepot et de Damville, frère de l'amiral Coligny.^^^^ *«^ j/^h**^

N° 9. Hôtel de Jassaud, seigneur de Bournonville^ F^(1640 à 1784). Escalier curieux, ttj*?*- *£d^$&

N° 2 et 4. Appartenaient avant la révolution à la fabrique de St-Paul, et les maisons en face aux fîosni~v 7 -^ talières de St-Gervais. ^ l "« ty^~ '; V % 1£

?' > {'^T1 ■ ,F>™ des Jardinait-Paul. -*^a^"

Ouverte sur des jardins aboutissant à l'enceinte de Philippe-Auguste, dont on retrouve quelques traces au fond des cours, jardins qui faisaient sans doute partie de l'hôtel St-Paul, dit des grands esbattemenls. r \ ■>)

N° 16. Ancien hospice du St-Esprit. /%^l h^0iA^(/^Jy N°8. Emplacement de la maison où mourut Babelais(?).r>. > / N° 5. Crochet qui fermait la rue au moyen âge. — Molière y logea en 1645, ou au 6.

N° 6. Ancien cabaret de la Croix-d'Or. TjJts* >

Rue de l'Ave-Maria.

Cette rue s'appelait jadis rue des Barrés-St-Paul à cause des Carmes aux manteaux bariolés qui eurent leurpremier monastère non loin de l'Ave-Maria. Le couvent des Béguines de l'Ave-Maria datait du xve siècle. Il fut remplacé par une caserne, et sur son emplacement s'élève l'école communale du n° 22.

N° 15. Aujourd'hui hôtel meublé de l'Ave-Maria. Ancien jeu de paume de la Croix-Noire dans lequel^ , étaient installés les artistes de l'Illustre-Théâtre, comme ^ le rappelle une inscription placée 32, quai des Cèles-^rf/o^ tins. Molière y fut arrêté et conduit au Châtelet pour^ Xf une dette de 115 livres à son moucheur de chandelles.^ J^~*

N° 17. Maison du xvie siècle. w**"Cà P, t»^

Marché de l'Ave-Maria, sur l'emplacement de l'hôtel vj^J de Portus-Sacer ou des Barbeaux. c+uh,

— tïpïf^ -tàvil • r "**\

^Jfi 2< Rue St-Paul. '*%

=y-DTrrr^on nom à une église St-Paul édifiée en 1431 et détruite pendant la Révolution. Dans cette église avaient été enterrés Quélus, Maugiron et St-Mégrin, dont les mausolées furent saccagés par le peuple. Charles V avait créé son séjour royal de St-Paul sous les auspices de l'église et avait fait élever la Bastille, pour fortifier l'enceinte de Paris.

N° 3. Emplacement de l'ancien logis de la Dame Blanche^ JA*A^ £<& + ^«W^ -

N° 5. Porte de l'ancien hôtel du marquis de Lignerac (1780), qui partageait avec le marquis de Sade les faveurs de Mlle Collette de la Comédie-Italienne.

# N° 4. Hôtel dit de la Vieuville. Cet hôtel s'était détaché lui-même du palais de St-Paul sous Henri II, et les rois /ilc/ft ^ ayant émigré au château des Tournelles, Jacques Galliot a^^jy*'^ Je Genouillac, grand-maître de l'artillerie, avait acquis ^'£¥- «^ une partie du séjour abandonné (1516). La Vieuville ^^ ^J^ (1652); Mme de Serrant, maîtresse du fermier générale ^os fe& Bourret; les frères Paris sous la régence. Le citoyen 'cTfjt Gardon y installa une manufacture de tabacs sous la i^\, <>Â JL.'*^ Révolution. En 1808, l'hôtel fut livré à l'industrie, puis * /'A^a cA au commerce. t-prê hu

**2*.-N0 8. Au coin de la rue des Lions, tourelle d'un hôtel ca^j c* Â;u ^J&t-Maur, construit sur l'emplacement des écuries d'Isa- fleAtsi^z'^ beau de Bavière. — Botal, médecin de Charles IX et de ^f/*^ ^pw^ ^ Henri II. — La Brinvilliers y installa sa première officine. O^^T^t^ ux

Visiter la rue des Lions-St-Paul (voir la notice plus bas). J? N° 18. Maison du xvie siècle. ô^*+s~^'i-*^.

Visiter la rue Charles-V (voir la notice plus bas).

N° 20. Curieuse maison avec niche,, /vvo i^u^ù^xa .

* N° 31. Rue Eginhard. Curieuses maisons du

xvne siècle appartenant jadis à l'église St-Paul. ^^1"%^ ^K. N° 43. Passage St-Paul, avec un pavillon ancien. £<**$ 6 t*JL

4 l Î-.N0 34. Passage St-Pierre, qui mène à la rue fé*<^ ^

^-^t- Antoine. A l'intersection de l'équerre que forme ce u/^^if^' passage, voûte d'entrée du cimetière S t- P a u 1 ,p ù f u r e n t £ i^*, ty* <4 enterrés Rabelais, Armande Béjart, Mansard, le Masque ^p^Cv^" | de fer, etc. Ce passage longeait le côté nord de l'an- *„;>£*. «^/ cienne église St-Paul, dont nous voyons les débris de fl^Tfë0' *> l'angle sud-ouest. Le vieux logis à la gauche de la voûte 7^f2.^?\ faisait partie, avant la Révolution, de la communauté des Filles-St-Paul.

N° 36. Ancienne grange, puis prison St-Eloi, qui devait son nom à une chapelle St-Paul-des-Champs,

Iiis* ' édifiée par St Eloi. Cette chapelle avait été saccagée par les Normands, et reconstruite au xne siècle.

N° 38. Maison du geôlier de la prison St-Éloi leM* fa+^c^

Rue des Lions-St-Paul.

t*ky bleuies ^°^ son nom à la ménagerie de l'hôtel royal St-Paul. ""$£ <***<- ~N° 19. Faisait partie de l'hôtel de la Vieuville (4, rue f4g* 9*™p St-Paul). Owt j**»Zv. (iïcAwv**-^^ 2*yW^0^0 £***

nJt Jodi'Y 17. Façade intéressante au fond de^ja cour de s* ^«*y*V/l'hôtel Nicolay(quai des Célestins);&'<*;^ T'Y lH} ^f **«■ ï Aiy^ — N° 11. Hôtel d'Aubricourt (1692). Le Féron (1700). "Ç2T^ l^^^^Xc 12, 7 et ^Jolis hôtels. , , ' ^

îtâ^ty'y* r*~ yRue Charles-V.

^T^ Jadis rue Neuve St-Paul. Une partie s'appelait avant

*n 1841 rue des Trois-Pistolets.

Nos 23 et 21. Hôtels du xvme siècle. 0i9>'* »**vy ^^y ■

,<l ~ t?ÎL\ ~~~7*N° 12. Hôtel d'Antoine d'Aubray, père de la Brin- *-"à>yir*r /$*villiers. La fameuse empoisonneuse y habita. Aujour-

/""Wf'hui c'est une communauté de sœurs. (Escalier.) r /~tr'^** ^T° 10, Construit en 1550. Un Paris y habitait en 1692. j, v>u. J<*y Hôtel de l'Aigle. A fait partie de l'hôtel d'Aubray, et a *..}, / <yK/appartenu au duc de Beaufort-Canillac. * *fay)l (* Autres maisons curieuses :J.5, 8, 6, 3, 2.

; /^r- *w1î~ Rue Beautreillis.

Doit son nom à une belle treille

'fiffi St-Paul.

les jardins de l'hôtel

'^JeZ^?P°s 29, 27 et 25. Curieux. £^'^^%^1 '*

&n v*^ No 21. Date de Louis XIII. ^ ^jTfr K^lt^^

*f faU*- ^o 22. Hôtel Maupertuis. (Partie de l'hôtel èharny!) t$£

<Z2 nv* ^rnsT * ^«sot+hsh /k fj^^^i

N° 20. Ancien hôtel Charny (1676), qui s'étendait r~ jadis du 12 au 24. La famille du ministre Machault C^iUm^o l'occupait sous Louis XVI. Baron du Noyer, frère de a % *j%\ Coffinhal, vice-président du tribunal révolutionnaire.

N° 17. Date de Henri IV. Hôtel du président de Plancy (1780). Dans son jardin, qui faisait partie du cimetière de St-Paul, on a retrouvé un cercueil en plomb de la Fronde.

On vient de démolir cette maison curieuse, qui appartient au comte de Flavigny. Dés passages souterrains /lo^'/h menaient à la Seine, à la Bastille, à l'hôtel de la Brin- V / villiers. On dit que là fut enterré Mathioli, l'homme au ^-(L masque de fer. On a cru reconnaître dans ce prisonnier plusieurs personnages, notamment : le duc de Beaufort, le duc de Vermandois, un frère de Louis XIV, un fils de Louis XIV et d'Henriette d'Angleterre, le duc de Monmouth, un fils naturel de Marie de Neubourg, le patriarche arménien Avedick, etc. Funck Brentano assure que c'est un certain Mathioli, secrétaire de Charles II de Mantoue. Le baron de Gleichen prétend que l'homme au masque de fer serait le fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, tandis que Louis XIV ne serait en réalité que le fils d'Anne d'Autriche et de Mazarin ! Ce Mathioli ou Maccioli, qui portait tout simplement un masque de velours, mourut à la Bastille en 1703. * j^y ,

No 14. Hôtel de Lyonne. ^A I «/^ ^ / ^^y™A

N° 11. Le conseiller rierre Herouard du Mesnil (1635). Claude de Rye, capitoul de Toulouse. Jacques __ Le Pelletier, conseiller au parlement. C^tik^^j * 4 '/y/-* ^^< N° 9. Ancien séjour de magistrats (1596).— /' V» ■ ïty? *fââ^-

N° 10. Hôtel du duc de Valentinois, prince de Monaco (1640). Valton, sommelier de Louis XVI. -C^yJ^^L^ > a a

N° 7. Maison construite sous Henri IV. Escalier en bois. # ^AM^tx^

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N° 6. Hôtel de J. -Louis Raoul, riche industriel, et fabricant de limes sous le premier Empire. Cet hôtel a été construit avec les restes de l'hôtel Zamet, rue de la Cerisaie. 'l*us>j/u^ ,

N° 4. Ancien puits dans la cour. -

Traversons à gauche la rue du Petit-Musc, ou de la Pute qui-muse, ainsi nommée parce que c'était un val d'amour jadis, et remontons le :

Boulevard Henri-IV.

* A droite, Bibliothèque de l'Arsenal (entrée 3, rue de Sully), sur une partie des appartements de Sully.

Le bâtiment primitif, achevé sous Henri IV, fut remanié par Boffrand en 1718 et, sous le second Empire, la façade a été complètement refaite. Le fondateur de la Bibliothèque fut M. de Voyer d'Argenson, marquis de Paulmy, sous Louis XVI. Le duc de la Meilleraye, grand-maître de l'artillerie, mourut à l'Arsenal en 1664.

La caserne des Gélestins occupe l'emplacement de l'ancien couvent des Gélestins, fondé en 1365. La chapelle de ce couvent contenait les tombeaux du duc d'Orléans et de Valentine de Milan, de Marguerite de Luxembourg, de Jean Zamet, de Philippe de Chabot, des Longueville, etc. ; le cœur de François II, du connétable de Montmorency, la statue des Trois Grâces de Germain Pilon (actuellement au Louvre). A gauche, en face de la caserne actuelle : restes de l'ancien couvent.

En passant, jeter un coup d'œil sur la :

Rue de la Cerisaie.

Percée en 1515 sur les jardins de l'hôtel royal St-Paul. N° 10- Emplacement de l'hôtel du fameux et intrigant

financier Zamet, ami de Henri IV. C'est là que la beueY M&(&,),'- Gabrielle, en soupant, fut prise d'un mal subit et mortel. \^^»^J. Lescliguières. Le maréchal de Villeroi y reçut Pierre le I "rfayfîl ZT Grand en 1717. (Plaque.) ^iï^AOL

^.^N0 11. Maison du xvine siècle avec médaillon. ï/j /L, T^

r- N° 15. Restes de l'hôtel de Titon du Tillet, ancien ^Vf'-ÀC. maître d'hôtel de la Dauphine et protecteur des__arts Cr^f/*U- /T (1690).^ 3 ^. 4 3/Àp.f,^ % t^'A.^À+ïXYl.

N° 22. Emplacement de la maison de Philibert ^-^L- Delorme. &+& *(*- h 7^ynr~' *&*£

Nous arrivons à la Bastille et nous revenons à notre point

de départ par la : / 4 A 7

) fat, l*Mtw 0^ <fr^ ^^^M

v<?9, r^^ue St-Antoine. ^ t#+ l*

Doit son nom à l'abbaye de St-Antoine. Elle s'est dite h/24 r\î 4 partiellement et passagèrement, au xnie et au xive siècle, M-A^ ^ jjl de la Porte-Baudet, du Pont-Perrin, de l'Aigle (à cause A^*^/^

une enseigne). &,/y^

N° 5. Inscription signalant l'emplacement de l'avantcour de la Bastille par laquelle la populace pénétra le 14 juillet 1789. iflfCÏ Cvj vwê ^^^ à 2 ùfi U !&».&* /' — ^

* N° 17. Emplacement d'un hôtel Gossé, où mourut a y*^»^, Quélus. Temple protestant de Ste-Marie, construit par où ^.J^i^j: Mansart (1632), à l'imitation du Panthéon de Rome.

3 C'était autrefois une chapelle des Visitandines. Fouquet

^ ^y est enterré, ainsi que Mme de Chantai.

*N° 21. Au coin de la rue du Petit-Musc (jadis rue de la Pute-y-muse). Hôtel de Mayenne et d'Orrnesson, construit par Du Cerceau sur l'emplacement d'un ancien hôtel du Petit-Musc englobé dans le séjour royal de St-Paul, et sur l'atelier de Germain Pilon et de Philibert Delorme. On y voit encore la chambre de la Ligue

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A TRAVERS LE VIEUX PARIS. £ XY (c#«a4*,

où on résolut l'assassinat de Henri Ill^ie mariage de &,,/ Mayenne avec l'Infante d'Espagne^^el; l'exclusion des ,"^ Bourbons à jamais. Duc du Maine/fÏ652). Lefèvre d'Or- > messon (17|75). Aujourd'hui école des Francs-Bourgeois, après avoirété Pension Eavart.

—^s°s 28, 32, 45 et 47 (balcon). Curieux.

N° 28. Impasse Guéménée, qui conduisait à l'hôtel du prince de Rohan-Guéménée (6, place des Vosges). C'était le passage des Filles-de-la-Croix, dont le couvent était au 4 et au 8.

Rue de Birague, jadis rue Royale-St-Antoine. Au 10, maison où mourut Lakanal (1842) et, au 11 bis, maison où naquit Mme de Sévigné (i, place des Vosges).

* N° 62. Hôtel Sully, bâti en 1624 par Ducerceau, pour le joueur Gallet. Communiquait avec un autre hôtel, 7, place* des* Vosges. Sully, chez lui, passait presque toutes ses soirées avec des femmes de mauvaise compagnie. Les Du Vigean. — M. Turgot de St-Clair. — Les Boisgelin. Malheureusement la façade a été déshonorée , par un bâtiment construit entre les deux pavillons/oc- A>7/.

* J\7° 65. Passage St-Pierre, avec les restes des charniers de l'église St-Paul, démolie en 1793.

A droite, petite rue Caron menant au marché Ste- Catherine, sur l'emplacement du monastère des chanoines de Ste-Catherine-du-Val-des-I^roliers, fondé en 1201.

N° 95. Du xvie siècle, a * ** *4- &,<< ^ >-/^

* N° 99. Église St-Paul-St-Louis, élevée par les jésuites en 1625 aux frais de Louis XIII, dont elle conservait le cœur ainsi que celui de Louis XIV, avant la Révolution.

N° 101. Lycée Charlemagne. Une des portes de l'enceinte de Philippe-Auguste se trouvait à la place de la grille. On retrouve quelques traces de l'enceinte et

Sua <#,w &'** %* ^ ^//o^^'^V^^A

Je l'ancien hôtel acquis par le cardinal Anne de Montmorency et donné aux Jésuites par le cardinal de Bourbon en 1580. C'était la maison professe des Jésuites et l'église St-Paul-St-Louis en était la chapelle.

# N° 119. Passage Charlemagne, avec l'hôtel du Pré-

vôt. Z/Z/y^Uôpl

N"s 103, 115 et 117. Maisons curieuses. f ( N° 133. Balcon supporté par des consoles, établi en prévision de la surcharge, au temps où toutes les fenêtres de la rue St- Antoine servaient de loge s au spectacle des courses de bagues. Hôtel du marquis de Monsellier.

On arrive à la station St-Paul, point terminus et initial de notre sixième itinéraire, . '

7 cS>^) ■ ^^ ■

7e ITINERAIRE

Quartier de l'Hôtel de-Ville, au sud de la rue

de Rivoli.

Descendre à la station du Métropolitain Hôtel-de- Ville. ^(/ Place St-Gervais et église. Rue de l'Hôtel-de-Ville, avec lesy^^7 rues des Barres, du Paon, de la Masure. i^-i^

Rue des Nonnains-d'Hyères. Rue de Fourcy. Rue François-Miron, en visitant la rue de Jouy, la rue Geoffroy-1'Asnier et la rue Grenier-sur-1'Eau. Revenir au point de départ par la place Baudoyer.

Place de l'Hôtel-de- Ville.

Avant 1830 place de Grève. Elle a été le théâtre des événements historiques les plus importants et son histoire serait l'histoire même de Paris, l'histoire même de la France. Les exécutions capitales y eurent lieu depuis 1310 jusqu'à 1832 (Jean de Montdgu, le connétable de St-Pol, devant 200 000 personnes, La Mole et Coconas, Montgomery, Ravaillac, Eléonore Galigaï, Montmorency - Boutteville, Cartouche, Damien, Laly, etc.). Le premier hôtel de ville qu'ait eu la place de Grève s'appelait la Maison-aux-Piliers et avait été acheté par Etienne Marcel, prévôt des marchands en 1357. François Ier posa la première pierre d'un autre en 1533, et cet hôtel fut achevé en 1628. Le prévôt des marchands, François Miron, en avait fait élever la façade sous Henri IV. Cet

hôtel fut incendié par la Commune et sur son emplacement on a construit l'hôtel actuel, inauguré en 1882.

A l'est de l'Hôtel de Ville, la place St-Gervais précède l'église St-Gervais-St-Protais. Une première église, avec un grand orme sous lequel on attendait la justice, existait déjà là au vie siècle. Elle fut reconstruite en 1212, 1420, 1581, et le portail actuel, œuvre de Salomon de Brosse, date de 1616. Bossuet y prononça l'oraison funèbre de Le Tellier, qui y est enterré, ainsi que Scarron , Philippe .de Çhampaigne , Crébillon , etc. En 1793, l'église fut le Temple de la Jeunesse. Derrière l'église :

Rue des Barres.

Jadis ruelle des Moulins-du-Temple.

N° 12. Maison de ville des religieuses de l'abbaye de Maubuisson, près de Pontoise. *t' **fA <^<v^<h» * y t<y>4

N° 13. Curieux aspect du chevet de l'église St-Gervais.

Dans cette rue, qui doit son nom aux barres qui y étaient placées jusqu'à la rivière par les employés des aides et gabelles, se trouvait l'hôtel des Barres, démoli aujourd'hui par la rue du Pont-Louis-Philippe. Cet hôtel avait appartenu jadis à Louis de Boisreclon, amant d'Isabeau de Bavière, que Charles VI fît jeter à la rivière dans un sac avec ces mots : « Laissez passer la justice du Roi ». Après avoir été la propriété des moines de St-Maur, des seigneurs de Gharny, et le bureau général des Aides, ce manoir devint le siège du Comité de la section de la Commune en 1793. Robespierre jeune y fut transporté sanglant (il s'était jeté d'une des fenêtres de l'Hôtel de Ville).

Rue de l'Hôtel-de- Ville, *£,£ "%^^'^Z

Jadis de la Mortellerie. C'était jadis la grande rue/^p^ d'un bourg de pêcheurs et de bateliers. Elle a

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son aspect du xve et du xvie siècle.

N° 85. Inscription relatant que la maison a truite sous Louis XIV par Jacques Charles, contrôleur de vins, bourgeois de Paris. ^*fy*h <&&

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conserve y ete (cons- /y»u

- Maisons intéressantes : 82, 56, 69

0 39. Curieuse ruelle du Paon-Blanc.

N° 25. Ruelle de la Mazure. 17, 10, 7. Du n° 8 au 2. Hôtel de Sens avec toure le (voir Place *$$*$ de l'Ave-Maria).^ ^i'^ £* <aI-*j-).U> (^>y^

Rue des Nonnains-d^Hyèr^.>^N.,//V2-^

# fo/Uf ^K^Juu OoVtftn ^

N° 5. Curieux bas-relief en pierre peinte : « ungagne-WV petit » du temps de Louis XIV^A/* '"m^Vt» ^ ^^

N° 14. Maison dite de la Pie. Achetée comme succursale par les religieuses du couvent baigné par l'Yèreys, près de Yilleneuve-St-Georges. (Reconstruite,

Maisons curieuses : 2,4,21 (entrée de la Pharmacia V 6 entrale), 20 (curieuses mansardes), 22. *l^n^W/( <w*iy*a**

Rue de Fourcy.

C'était avant 1684 un cul-de-sac au bout de la rue des Nonnains-d'Hyères. Ouverte par Fourcy, prévôt des marchands.

N° 1. L'abbé Terray y demeurait à la fin du règne de

Louis XV. ^

I\To 6. Porte du xvme siècle. Ancienne maison au fond , .

de la cour. '*4U { ' * V ^ "W^^^ffi,^

N° 7. Restes d'un hôtel Hénault de Cantorbre, fermier 9 i%à+ùAk général. L'hôtel s'ouvrait rue François-Miron. ^sr^^., ...

Tourner à gauche par là i/^fc fia t*fcrt£ ^ o/J,^fl h

Rue François-Miron. ' f ^4Z£,>

S'appelait rue St- Antoine jusqu'en 1836. Cette ancienne u* ey^v^ À partie de la rue St-Antoine, qui doit son nom au prévôt des marchands Miron, qui fit élever la façade de l'Hôtel de Ville incendié par la Commune, servait jadis aux fêtes et aux tournois, dans un desquels Henri II fut blessé mortellement par Montgomery.

N° 82. Hôtel du président Hénault, fils du fermier général Hénault de Cantorbre. Beau balcon soutenu par une tête de MaureM^^j**^ *%/ &/kgy>- é*wQ&&* /ot^^^A^nyÇ^

* N° 68. Très hel hôtelJR eau vais, dessiné parLepautre. AC5*^ Bellê~~cbùr '"circulaire, escalier avec sculptures (têtes ^ST^ ^ de béliers etB entrelacés). Mme de Beauvais, néeBellier, y"?*/''*4 était femme de chambre d'Anne d'Autriche. Ce fut elle c*.**^ s qui déniaisa Louis XIV. La reine mère, la reine d'Angle- /^^^ c{' terre, Turenne, Mazarin y assistèrent le 26 août 1660 à &/*< )a-??6l'entrée solennelle de Louis XIV et de Marie-Thérèse, /&j%m) â sur un balcon qui a été remplacé à la façade. Après la ^"y ^1(tT mort de l'intrigante Mme de Beauvais, l'hôtel fut acheté ^IrJy^Z^ par Jean Orry, président à mortier de Metz, aclminis- J*^ <**<**• trateur des finances de Philippe V d'Espagne. Son fiIs-)?T}^sM' *j** cadet, Orry de Fulvy, le vendit au comte d'Ecke, ambas-iî #^f^/sadeur de Bavière, dont les filles le vendirent en 1785/^/^/,"* au président Bourée de Corberon. Séquestré à la Révo-* u&«^4^' lution, l'hôtel devint un bureau de diligences. £, /£,«£, v]fî'y^'

N° 56. Fronton sculpté. j y n t»M

84 , J] <T*tf» A TRAVERS LE VIEUX PARIS.

7<*</U. « -r$° 52.fSoleil au fronton. <4<^/v^

N°s 46 et 44. Très curieuses -fenêtres à frontons

„ triangulaires (xvie siècle) 'Aoa^' ra/fy Mm* t»t*>v>*4 « ox+iA^jy

^* £Lr * — i^N° 42. Balcon. Mascaran^fêns un trophée. v^?*^'

^^^V^^N0 30. Maison de la Renaissance au fond de la £/£< deuxième cour; fc*^ ^^31 t^^fe i^S— a N° 13. Ancienne maison à pignon.*^/- J^W \"V"V

/ *y ur*^. La rue François-Miron, laissant à droite la petite rue^2 Tiron (qui doit son nom à l'abbaye de Tiron, près Chartres) et la rue Cloche-Perce, jadis de la Grosse- Margot, qui doit son nom à une cloche percée servant d'enseigne, aboutit à la Place Baudoyer, qui fut au moyen âge le rendez-vous des oisifs et des nouvellistes et, en juin 1848, le théâtre d'un terrible combat. A l'est de la place, mairie du IVe arrondissement et, à l'ouest, caserne Napoléon (1852), construite sur l'emplacement de l'hôtel des abbés de St-Faron. Auparavant nous devons visiter, à gauche, dans la rue François-Miron, deux rues : la rue de Jouy et la rue Geonroy-l'Asnier.

Rue de Jouy.

Doit son nom à un abbé de Jouy qui y avait un hôtel au xme siècle.

N° 19. Impasse Guépine, qui nous rappelle qu'un bourg de la Guespine existait sous St Louis près de la porte Baudet ou Baudoyer. W« \ ££Ç '

N° 14. Dépendances de l'hôtel de Be^uvais rue François-Miron, 62.. »J^ ï ^ yfâ '^%L^^^ i^L^tr N° 12- Dépendait de l'hôtel de Beauvais. Les caves ^ 3 < ]£Âa6) ogivales qui existent dans cette maison, sous la boutique AU ^Uw^1'1111 menuisier, proviennent d'un ancien hôtel des abbés£$3

fai»yu~V "e Gnaalis> religieux de Cîteaux, établis près de Senlis, v''^ JGLnujLs > qui avaient là leur succursale. Cette propriété fut vendue

à Mme de Beauvais par Pierre de Bellièvre, abbé commendataire en 1658. /pid*- * < *'%£<>

N° 9. Hôtel de Henri de Fourcy, prévôt des marcnands£^£ /jUtl (1684). Actuellement école Sophie-Germain (école professionnelle de jeunes filles). ^ l^t^r^

* N° 7. Hôtel du duc d'Aumont, colonel de cavalerie V^v 2 %***>

à 10 ans et mort en 1704. Cet hôtel fut construit en 1690 par Mansart et habité plus tard par l'abbé Terray,

OiAAt XsijA

ministre. Aujourd'hui Pharmacie Centrale. Ï^LiA

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y^j^h^/jj wv*

Rue Geoffroy-1 Asnier. s. £}pj ^^

Tire son nom d'une famille bourgeoise qui possédait ^^/ijv*^ presque toute la rue au xvie siècle. A*/^vj^

N° 32. Jadis auberge de la Clef d'argent (restaurée

en 1774). ^*J4*s £ovfc~ 2 l+^juL- ^^v* * c^p *yC'y^ ,

N° 30. Un médeciny habitait sous LouisXIV. Anciennes écuries souterraines avec auges sculptées. &&■ fatfï '^^-'^J^^j*

*N°26. Très belle porte d'un hôtel qui se dit Ghalons-^^^N (1625). Luxembourg (1657). Antoine Le Fèvre de la Bor- *0 ^ derie, ambassadeur en Angleterre (1608). Perrochel, / ' maître d'hôtel du roi (1623), qui a pour locataires des Chalons, famille de commerçants rouennais. La fille da^/^sJ, Perrochel vend l'hôtel à Mme Béon de Luxembourg^^v^£n épouse d'un conseiller du roi. Anne de Montmorency | ni^^Tfn peut y avoir habite. <** ^ /ZJ^j& ffi^/fc^^

En face de cet hôtel, curieuse rue Grenier-sur-l'Eau,/*^, ^ ruelle du xme siècle. ^L'C/?^

N° 22. Belle porte. /^/jfO jL ^/-jf^^ ^ <Hj£'

N°20. M. de Villemontré, conseiller d^Etat (1668). L-B. deMachault, conseiller (1713). fa& * ^^^^rr^ **»*«S**.

N° 19. Restes de l'hôtel de Preuilly. Appartenait en 1530 à -M. Frottier, descendant des Preuilly, puis aux

Glermont-Gallerande, aux La Rochefoucault-Barbezieux, aux Le Tonnelier de Breteuil, aux Galliffet. Les habitants de l'hôtel y avaient une seconde porte sur le cul-desac Putigneux, qui existe toujours. Cette impasse (entre le 15 et le 17), qui doit son nom à l'accouplement des mots « Pute, Teigneux » était en 1300 un val d'amour. p^

Autres maisons curieuses : 42, 9, 4, 1. • xyv%

Par la place Baudoyer nous revenons à notre point de %+C

départ : Station de X Hôtel- de- Ville. 1"L^.

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8e ITINERAIRE

Quartier compris entre la rue St-Martin à l'ouest, le boulevard St-Martin au nord, la rue du Temple à l'est et la rue Rambuteau au sud.

Se rendre rue Rambuteau, commencée en 1839, entre le 28 et le 30, à l'entrée de la rue Beaubourg. Suivre cette rue en visitant les rues à droite et à gauche dans notre carré. Suivre la rue Turbigo à droite, en visitant la rue des Fontaines, et, arrivé place de la République, prendre la rue Meslay, qui nous mène sur le boulevard à la porte St-Martin. — Pour se rendre au point de départ du huitième itinéraire, on peut prendre le Métropolitain jusqu'à la station Hôtel-de- Ville et remonter la rue du Temple jusqu'à la rue Rambuteau, ou omnibus Wagram-Baslille (rue Legendre, gare St-Lazare, Bourse, pointe Ste-Eustache, rue Groix-des- Petits-Champs, rue Rambuteau).

Rue Beaubourg.

Cette rue, axe de notre itinéraire, n'était, au commencement du xie siècle, qu'un beau bourg, et l'enceinte de Philippe-Auguste lui donna droit de cité sans l'enfermer entièrement dans Paris. Une partie de la rue était dite de la Poterne et l'autre Transnonnain (Trousse-nonnain). Cette rue fut en 1834 le théâtre d'une émeufe^sanglante. Toutes les maisons dans le tronçon de la rue, au sud de la rue Rambuteau, sont curieuses, notamment les 13, 15, 18.

N° 24. Emplacement d'une maison qui appartenait aux religieux de St-Merri.

N° 31. Maison d'Anne Le Porquier de Lesseville, veuve d'un conseiller au parlement. Il ne reste que l'escalier de la maison reconstruite.

N° 39. Sur l'emplacement des remparts de Philippe- Auguste.

N° 41. Curieuses fenêtres du xvie siècle.

N° 42. Emplacement de l'hôtel dit de Fer, du temps de la Ligue.

N° 60. A la Petite-Biche.

N° 62. Ancien hôtel des évêques de Châlons, puis Couvent des Carmélites (1617). Ce couvent s'étendait de la rue Montmorency à la rue Chapon. Salle de danse. Théâtre Doyen, détruit en partie et livré au commerce. En face se trouvait l'entrée du cimetière de la paroisse St-Nicolas-des-Champs.

N°72. Vieil hôtel.

La rue Beaubourg coupe perpendiculairement plusieurs rues que nous devons visiter, en les rencontrant.

1° A droite :

Passage Bertaut.

Jadis des Truies. Doit sa dénomination à Jean Bertaut, qui y fit établir un jeu de paume en 1577.

2° Rue Brantôme.

Naguère des Petits-Champs-St-Martin. Cette rue, très curieuse, relevait jadis pour une partie du chapitre de St-Merri et était pour l'autre sous la censive du For-aux- Dames qui appartenait aux religieuses de Montmartre. (Le For-aux-Dames était rue de la Heaumerie, près de

St-Jacques-la-Boucherie.) Lors du siège de Paris, une jeune nonne, Marie de Beauvilliers, se donna à Henri IV. Elle pleura sa faute et son royal amant, et devint par la suite abbesse de Montmartre et du For-aux-Dames.

N° 8. Dit ancien logis de la Reine-Blanche (?). Philippe de Flesselles et son neveu Séraphin de Soupire. Anne d'Autriche y installa les Pères de la Doctrine chrétienne.

N° 15. Ancien logis de Gabrielle d'Estrées, qui relevait de sa rivale Marie de Beauvilliers. Marguerite de Flesselles (1741). Mlles de Grandmaison (1767). Les Lenoir jusqu'en 1792.

3° A gauche :

Rue du Maure.

Débouche rue St-Martin, 168 (Cour du Maure). Entre cette rue et la rue Brantôme se trouvait l'église St-Juliendes-Ménétriers, rendez-vous des musiciens, démolie pendant la Révolution. La rue des Ménétriers a été détruite par la rue Rambuteau. Le passage de la Réunion, qui mène au passage Beaubourg, traverse l'emplacement de l'hôtel de Rigny.

4° A droite :

Rue Michel-le-Comte .

Doit son nom à un Comte Michel, qui y vivait au xive siècle. Pendant la Révolution la rue s'est appelée Michel-le-Pelletier. D'Alembert y passa son enfance chez un vitrier.

N° 36. Enseigne curieuse : « Au bon puits ».

N° 30. Belle porte.

*N° 28. Hôtel d'Halvil (1737). Avant : hôtel Bouligneux, puis Esterhazy, ambassadeur de Hongrie.

N° 22. Maison de Dubois-Crancé, qui vola la mort de Louis XVI et fut ministre de la guerre sous le Directoire.

N° 12. Maison intéressante.

N° 1.. Dépendances de l'hôtel Caumartin.

N° 19. Lenoir de Mézières, payeur de rentes (1750).

N° 21. Maison de l'architecte Verniquet (1774), auteur d'un grand plan de Paris, qui demanda vingt-huit années de travail et fut terminé en 1796.

N° 23. Restes de l'hôtel Ferlet (1728).

N° 25. Restes de l'hôtel Lemaître (1728).

N° 27. Au fond de la cour : hôtel Crillon, puis Meyrat (1728).

5° A gauche :

Rue Grenier-St-Lazare.

S'appelait Garnier-de-St-Ladre en 1315. Presque toutes les maisons sont anciennes et curieuses, 5, 7, 13, 25, 29, 36 (Au Lion d'Or), 24, 4 (porte). — Piron habita la rue.

6° Rue Montmorency

(A gauche et à droite). S'est appelée dans la parlie est rue Courtauvilain (Gour-aux-Vilains) jusqu'en 1768.

* N° 5. Hôtel Montmorency (1215 à 1627). Construit par le connétable Mathieu et habité par ses successeurs jusqu'à l'exécution du dernier rejeton (1627). Nicolas Fouquet y habita alors qu'il n'était que procureur général.

N° 8. Emplacement du petit hôtel Monlmorency. Aujourd'hui détruit (Ecole primaire communale).

Toutes les maisons de ce côté pair jusqu'à la rue Beaubourg dépendaient jadis de l'ancien hôtel des évê-

ques de Châlons, qui devint couvent des Carmélites. L'entrée était devant le 17.

N° 13. Comptoir Joseph Alleman et Hartzfeld sous l'Empire. Aujourd'hui Comptoir Lyon-Alleman.

N° 17. Derrières de l'hôtel de Louis de La Palu, comte de Bouligneux. Les d'Halvil. Le prince Esterhazy. Autre entrée 28, rue Michel-le-Comte.

N° 37. Curieuses fenêtres.

N° 43. Ancien hôtel.

#N° 51. Maison dite du Grand Pignon. Curieuse inscription engageant les passants à dire une patenôtre pour les Trépassés. Maison ayant appartenu à Nicolas Flamel et à sa femme Pernelle en 1407. Ce Flamel était un écrivain et libraire juré de l'Université de Paris. Il tenait une école et, très riche, passait pour avoir découvert la pierre philosophale.

7° Rue Chapon.

S'appelait Capon au xine siècle. On appelait Capon, sous Philippe le Bel, tout membre de la communauté des Juifs, et le mot venait de capo (chapon).

Nos 2 et 4. Ancien hôtel de Jean Bart (autre entrée 115, rue du Temple).

N° 5. Porte sculptée.

N° 9. Curieuses fenêtres au quatrième.

N° 13. Hôtel des archevêques de Reims, puis des évêques de Châlons. Un de ceux-ci, M. de Marchaumont, le céda aux Carmélites, qui s'étendirent jusqu'à la rue Beaubourg et au delà. Le couvent fut démoli en 1790.

N° 16. Hôtel de Mme de Mandeville, née de la Millière, d'abord novice à Provins, puis dame galante sous Louis XV.

N03 22 et 38. Curieux.

Nos 45 et 47. Dépendaient du Couvent des Carmélites en 1617.

N° 62. Vieille porte ornée d'un mascaron.

8° Rue des Gravilliers.

(A gauche et à droite). Existait en 1250 sous le nom de rue aux Gravelliers. Doit son nom à un boucher Gravelier qui y habitait.

N0S2, 4, 10, 7. Curieux.

N° 14. Cabaret du xvie siècle à l'enseigne du Lion d'argent.

N° 16. Maison du chimiste Cadet de Vaux.

N° 19. Passage des Gravilliers.

N° 24. Cour de Rome menant rue des Vertus.

N°45. Hôtel avec sculptures.

N° 70. Petit hôtel d'Estrées. Jolies sculptures. Cour octogonale.

N° 69. Porte et restes de l'hôtel d'Estrées, bâti par le grand-père de Gabrielle, qui l'habita.

N° 71. Hôtel du xvme siècle.

N° 88. Maison où furent arrêtés Joyant, Burban et Dutry, complices de Cadoudal.

9° Rue au Maire.

Doit son nom au maire ou bailli de St-Nicolas-des- Champs. La rue existait au xine siècle.

N° 13. Maison Chanal, fondée en 1725 à l'enseigne du roi de Sardaigne. Devant ce cabaret, en 1848, se trouvait une barricade.

N° 22. Aujourd'hui hôtel meublé du Cantal. L'abbé Plumet, maître de philosophie (1687).

N° 23. Curieux.

N° 47. Ancien hôtel du duc de Roquelaure.

10° Rue Bailly.

Jadis cour St-Martin. Ouverte en 1765.

# j\^o *yt Tour de l'enceinte de St-Martin-des-Champs. (Monter au premier étage pour la voir.) Une autre tour de l'abbaye subsiste rue du Vertbois, au nord des Artset-Métiers.

Nous arrivons rue Turbigo, artère nouvelle reliant les Halles à la place de la République et englobant deux anciennes rues : la rue du Grand-Hurleur et la rue du Pet.

Jeter un coup d'œil sur le chevet si curieux de St-Nicolasdes-Champs et remonter à droite jusqu'à la place de la République, en passant devant l'Ecole Centrale (dans la cour, fontaine du Carré St-Martin), l'Ecole Turgot, et en visitant à droite la petite :

Rue des Fontaines.

N° 15. Logement de la supérieure des Madelonnettes ou Filles Repenties, fondées en 1620 par la sœur du Cardinal de Gondi. Leur couvent était en face du 15, et ce fut une prison pendant la Terreur. Là furent enfermés l'abbé Barthélémy, le président Sallier, M. de Boulainvilliers et de nombreux acteurs.

N° 13. Restes d'un hôtel où habita un Montmorency sous Henri IV.

Nos 9 et 11. Joli hôtel avec cour semi-circulaire. Dépendait des Madelonnettes et a servi aussi de prison.

N° 7- Ancienne hôtellerie du Grand-Cerf. On voit

encore cette enseigne à l'intérieur de la voûte d'entrée au-dessus de la porte.

Nos 3 et 1. Assez curieux.

De la place de la République nous prenons à gauche la rue Meslay, parallèle au boulevard St-Martin, qui nous mène à la porte St-Martin, point terminus de notre itinéraire.

Rue Meslay,

Doit son nom à Rouillé, comte de Meslay, conseiller d'Etat, qui y avait un hôtel, détruit par la place de la République.

N° 7. Hôtel de Roquelaure, dont l'entrée est 6, rue N.-D. -de-Nazareth.

N° 39. Passage du Pont-aux-Biches.

N° 32. Passage Meslay. Toutes les maisons du côté pair communiquent avec le boulevard St-Martin.

* N° 40. Très joli hôtel Louis XIV avec cour. Fut l'hôtel du commandant de la Garde de Paris, au xvme siècle. Cette garde avait remplacé le Guet en 1771.

N° 42. Petit hôtel Louis XV. Porte transformée en fenêtre.

N°45. Hôtel sculpté.

N° 47. Hôtel Louis XVI.

N° 49. Bas-reliefs. Habité par Meslan, architecte du Vauxhall, et par Dubois, dernier commandant du Guet.

N° 65. Fut habité en 1776 par Mlle Constance Mayer, élève et compagne de Prud'hon (1776).

La rue Meslay fut en 1788 le théâtre d'une émeute sanglante, réprimée par les Compagnies de la Garde de Paris, commandées par Dubois. — George Sand est née dans la rue en 1804,

9e ITINERAIRE Rue St-Martin et rue St-Denis.

Descendre à la station du Métropolitain Châtelet, et de là se rendre à la Tour St- Jacques.

Monter la rue St-Martin et descendre la rue St-Denis.

Rue St-Martin.

La rue St-Martin part de la Seine. Prenons la rue au nord de la rue de Rivoli, près de la Tour St-Jacques. C'était la grande voie romaine des Provinces du Nord et elle a eu quatre portes : la première, de l'enceinte de Louis VI, près l'église St-Merry (archet St-Merry); la deuxième, de Philippe-Auguste, près de la rue Grenier- St-Lazare; la troisième, de Charles VI, à hauteur de la rue Blondel; la quatrième, de l'enceinte de Louis XIII, près du boulevard. La rue St-Martin fut le théâtre des luttes des Armagnacs et des Bourguignons, et des insurrections de 1832, 1839, 1849. La partie près de la Seine prenait le nom de Planche-Mibray et des Arcis, rues qui ont disparu. Remontons cette rue, intimement liée à l'histoire de la France, en jetant de temps en temps un coup d'œil sur les petites rues qui, à gauche, la joignent au boulevard Sébastopol.

* N° 76. Presbytère et église St-Merry. (Voir rue de la Verrerie.)

N° 81. Maison du poète Chapelain, auteur de la Pucelle, et, à côté, curieuse impasse St-Fiacre.

N° 89. Maison dite de l'Annonciation. Bas-relief du xvne siècle. Provient d'un ordre religieux.

[Entre 91 et 93.] Rue de la Reynie. S'appelait rue Troussevache avant 1822.

[Entre 101 et 103.] Rue Aubry-le-Boucher. S'appelait ainsi avant 1273.

N° 103. Maison dite jadis « des Monnoyes »,à cause d'un trésorier royal qui y habita. Le conseiller Gérard au xvne siècle. Jean Bart y habita. (Bas-reliefs.)

N° 108. Passage Jabach (1824), sur une partie de l'hôtel, aujourd'hui détruit, du financier de ce nom.

N° 116. Maison dite des Goths. Très jolies colonnettes et bas-reliefs.

N° 120. Enseigne de 1745.

# N° 122. Jolie fontaine Maubuée, mentionnée dès 1320 et reconstruite en 1733. (Le mot maubuée vient de mauvaise fumée.) Dans la maison habitait avant la Révolution le cocher de la duchesse de Bouillon.

N° 128. Curieuses mansardes.

[Entre 138 et 140.] Rue des Étuves-St-Martin. Il y avait jadis dans cette rue un établissement de bains pour les femmes. Les maisons du côté de la rue Beaubourg sont curieuses, spécialement le 7, qui s'intitule aujourd'hui : Hôtel de l'Avenir!

N° 147. Ancien hôtel (restauré extérieurement), datant de Henri IV.

N° 160. Maison avec sculptures. (Style rococo.)

N° 164. Très ancienne maison, à une fenêtre de façade.

N° 157. Passage Molière, dans lequel se trouvait l'entrée de la Salle Molière, tour à tour théâtre, concert

et bal. Fondé en 1791 par Boursault-Malherbe, ce théâtre fut celui des Sans-Culottes jusqu'en 1797, St- Aulaire y fondra un Théâtre. École où débuta Rachel. Plus tard ce fut un bal concert. Aujourd'hui c'est un magasin de corderie, et, au 82 de la rue Quincampoix^ on voit encore les colonnes et les galeries de l'ancien théâtre.

N° 159. Très ancienne maison.

N° 178. Impasse de Glairvaux : doit son nom à une maison de ville que l'abbaye de Glairvaux y possédait, L'enceinte de Philippe-Auguste y passait.

N° 192. Hôtel Louis XV. En face, rue aux Ours. (Jadis aux Oies.)

N° 193. Enseigne de la Cloche d'or.

N° 197. Curieux.

N° 199. Hôtel du maréchal de Tourville (1728).

N° 202. Enseigne du Lion d'or.

N° 203 bis. Emplacement de l'ancien hôtel de Vie, où mourut en 1540 Guillaume Budé, prévôt des marchands, et l'un des fondateurs du Collège de France (Plaque.) Après l'hôtel de Budé se trouve la rue Bourg-VAbbé. Le Bourg-l'Abbé, jadis lieu de plaisir et de promenade, dépendait de l'abbaye St-Martin. Il devint faubourg de Paris sous Philippe-Auguste. La rue a été détruite en partie par le boulevard Sébastopol.

N° 207. Enseigne en pierre représentant un bateau.

N° 223. Passage de l'Ancre. Là se trouvait le bureau des premières voitures de place en 1637.

N08 232 et 234. Maisons curieuses.

Au coin de la rue Turbigo, emplacement de l'échelle patibulaire de St-Nicolas-des-Champs.

* Église St-Nicolas-des-Champs, reconstruite en 1420 sur l'emplacement d'une chapelle du roi Robert. Agrandie en 1576. Elle touchait la partie sud de l'en-

ceinte de l'Abbaye de St-Martin. Elle renferme les restes de Guillaume Budé, du philosophe Gassendi, de Mlle de Scudéry, etc. On a retrouvé dernièrement de belles peintures dans les chapelles collatérales du chœur. * N° 292. Conservatoire des Arts-et-Métiers. Ancien prieuré de St-Martin-des-Champs, élevé sur le lieu même où St Martin, arrivant à Paris, guérit un lépreux. Détruit par les Normands, il fut rétabli par Henri Ier en 1060 en faveur des chanoines de St-Augustin. Philippe Ier, son fils, plaça la nouvelle fondation sous le patronage de l'abbaye de Cluny (1068). Le monastère était hors ville et comprenait une enceinte fortifiée, une église, un cloître, une prison, etc. L'ancien réfectoire des moines, aujourd'hui bibliothèque, est une œuvre admirable de Pierre de Montereau. Supprimé en 1790, le couvent fut occupé en 1792 par un institut d'éducation (école des Jeunes Français). Conservatoire en 1795.

Ouvert au public les dimanches, mardis et jeudis de 10 heures à 4 heures. Pour les jours réservés, s'adresser à la Direction.

A l'angle de la rue du Vertbois, tour maladroitement restaurée et fontaine du Vertbois, construite en 1712 et restaurée en 1886.

Après le 324, impasse de la Planchette, et, en face, rue Blondel, jadis Neuve-St-Denis (en mémoire de Blondel, auteur de la Porte St-Denis).

Porte St-Martin.

Construite en 1674 par Pierre Bulet, aux frais de la Ville. La face sud porte ces mots : A Louis le Grand, pour avoir pris 2 fois Besançon et vaincu les armées allemandes, espagnoles et hollandaises.

Porte St-Denis.

Erigée en 1671 par la Ville sur les dessins de Blondel, en mémoire des conquêtes de Louis XIV en Allemagne et Hollande. Bas-relief représentant le passage du Rhin et la prise de Maestricht (dessin de Girardon); restaurée en 1807 par Cellerier. Descendons par la rue St-Denis.

Rue St-Denis.

La rue St-Denis était, au moyen âge, la plus belle, la plus longue et la plus riche de tout Paris. On raconte que St Denis, après sa décollation, suivit le chemin marqué par cette rue jusqu'au lieu où il voulait être enterré, à St-Denis. C'était la « Grant Chaussée de Monsieur St-Denis ». Rappelons seulement que, selon toutes probabilités, St Denis fut martyrisé à Montmartre. Comme la rue St-Martin, elle a eu 4 portes successives, suivant les différentes enceintes. Par cette rue les rois faisaient leur entrée solennelle dans Paris pour se rendre à Noire-Dame. Suivons le même itinéraire qu'eux, sans toutefois rencontrer sur notre route les théâtres représentant les mystères, ni les trois belles jeunes filles nues jouant les sirènes, que Louis XI trouva à son passage à la fontaine du Ponceau. (Jeter un coup d'œil sur les passages.)

A gauche, la rue Ste-Apolline, ouverte au xvne siècle. Hôtel de Romans au 14 de cette rue (1769).

Nos 248 à 240. Pâté de maisons assez curieuses.

N° 238. Rue Blondel (xvi° siècle). Jadis Neuve-St- Denis.

N08 232. Passage Lernoine, jadis rue du Houssaie.

N° 271. Ancien bureau des Brodeurs et des Coffretiers au xvme siècle.

* N° 226. Au fond de la cour, emplacement et restes de l'hôtel St-Chaumont et La Feuillade (1631). Maison des Filles St-Chaumont, communauté pour l'instruction des nouvelles converties, autorisée en 1687.

N° 224. Restes de la chapelle des Filles St-Chaumont ou de l'Union chrétienne. Michelet est né là.

*N° 261. Curieux passage Ste-Foy.

N° 212. Passage du Ponceau (1826).

N° 237. Passage du Caire, percé sur l'emplacement du Couvent des Filles-Dieu (1798). Les criminels conduits de la Bastille ou du Châtelet au gibet de Montfaucon faisaient une station en chemin devant la croix des Filles-Dieu.

N° 225. Enseigne du Bon Broyeur, existant là seulement depuis 1896.

N° 186. Rue Guérin-Boisseau. S'est appelée Guérin- Boncel de 1250 à 1350. C'était une rue de savetiers.

N° 176. Maison à pignon au coin du passage Bafour.

N° 164. Passage de la Trinité. Rappelle l'hôpital de ce nom.

N° 183. Cour assez curieuse. Bains St-Sauveur. Emplacement de l'ancienne église de ce nom, détruite en 1787.

N° 146. Cour des Bleus. Ancien hôpital fondé en 1545 pour les enfants pauvres voués au bleu et qu'on louait pour pleurer aux enterrements. C'était auparavant un hébergement pour les voyageurs qui ne pouvaient entrer dans Paris par la porte des Peintres après ie couvre-feu. Les Confrères de la Passion y jouaient leurs mystères sous Charles VI.

N° 177. Impasse St-Denis, jadis ruelle de l'Empereur.

Nu 163. Cour Greneta. Maison avec statues.

N° 142. Fontaine de la Reine, reconstruite par Marie de Médicis. Elle est très ancienne.

N° 145. Passage du Grand-Cerf, ouvert avant la Révolution sur une hôtellerie du même nom, d'où partaient les coches pour Gompiègne et le Nord. Le passage a été couvert en 1824.

N° 120. Passage Bourg-l'Abbé (1828).

N° 114. Impasse des Peintres ou de l'Ane Rayé, qui aboutissait à la porte des Peintres de l'enceinte de Philippe-Auguste. Au commencement du 1er Empire, un savetier y tenait, au 4e étage d'une maison, un théâtre. Ledoux, maître peintre sous François Ier, habitait au 4.

N° 135. Emplacement de la porte aux Peintres de l'enceinte de Philippe-Auguste.

N° 133. Maison moderne avec statues anciennes en pierre trouvées dans les caves.

# N° 92. Eglise St-Leu-St-Gilles, qui a pour patrons St Gilles de Provence et St Loup, l'évêque de Sens. Elle dépendait de l'abbaye de St-Magloire, jadis abbaye d'hommes, puis couvent de filles pénitentes. Cette abbaye ne devait recevoir que des filles dissolues visitées par des matrones avant leur admission. L'emplacement de ce couvent est occupé par une partie de la rue Rambuteau. L'église St-Leu-St-Gilles fut bâtie au xive siècle. La grande porte est de l'origine; la façade, du xvine siècle; le chœur, de la Renaisance. Les 2 tours carrées sont modernes. Pendant la Révolution ce fut un magasin de salpêtre. R.endu au culte en 1802.

N° 111. Maison à pignon.

N° 51. Fenêtres curieuses.

N° 32. Au Chat Noir, jadis au Chien Noir. Scribe y est né. (Inscription.) Caves curieuses.

N° 35. Asile Fradin où, pour 4 sous, les sans-gîte peuvent avoir une écuelle de soupe et un coin de banc pour dormir. C'est une entreprise particulière.

N° 33. Enseigne du xvme siècle : Au Mortier d'argent.

N° 26. x\ncien cabaret de la Pomme de Pin, aujourd'hui garni du même nom.

N° 19. Maison à toit curieux.

Nous arrivons place du Châtelet, où se trouve la Chambre des Notaires. Sur la façade, plan du Grand Châtelet.

Quartiers compris entre les Halles au sud, la rue St-Denis à l'est, le boulevard St-Denis et le boulevard Bonne-Nouvelle au nord; les rues Poissonnière, des Petits-Carreaux et Montorgueil à l'ouest.

Point de départ place des Halles, près de St-Eustache. De nombreux omnibus et tramways passent à ce point. La station du Métropolitain la plus proche est le Louvre. A l'est du chevet de St-Eustache, dans la rue Rambuteau, au nord des Halles, prenons la petite rue Pirouette.

Rue Pirouette.

Le Pilori des Halles en était voisin et le patient faisant la pirouette a donné ce nom à cette petite rue.

A l'angle de la rue Pirouette et de la rue Rambuteau, au 108 de cette dernière, emplacement de la maison natale de Regnard, l'auteur du Légataire universel.

N° 5. Ancienne hôtellerie du Haume, datant du xive siècle.

N° 13. Maison à encorbellement du xve siècle.

Prenons ensuite la rue Mondétour, en jetant un coup d'œil à droite sur la rue de la Pettte-Truanderie, qui évoque des souvenirs pittoresques, mais qui a perdu presque toute son originalité. Dans cette rue, sur la

petite place de la Tour, qui la séparait de la rue de la Grande-Truanderie, se trouvait le fameux puits d'amour, disparu à la fin de Louis XIV. La rue Mondétour nous mène rue Etienne-Marcel, devant le 20, après avoir traversé la rue Turbigo.

Rue Etienne-Marcel.

Rue moderne, qui rappelle le souvenir du Prévôt des marchands qui se signala par son audace révolutionnaire pendant la captivité du roi Jean, et fit massacrer sous les yeux du Dauphin les maréchaux de Conflans, de Champagne et de Normandie. A son tour il fut tué à coups de hache par Jean et Simon Maillart. On lui a élevé une statue près de l'Hôtel de Ville.

* N° 20. Tour de Jean Sans-Peur. Seul reste de l'Hôtel de Bourgogne, bâti au xine siècle. La tour fut ajoutée à l'hôtel au xve siècle (1405), pendant la lutte du duc de Bourgogne et du duc d'Orléans. Dans le tympan ogival, emblèmes de Jean Sans-Peur : deux rabots et un fil à plomb. A l'intérieur, escalier à vis et salle voûtée en ogive. — Les Confrères de la Passion (1548) et les Enfants sans Souci (1552) y jouèrent leurs pièces. Puis ce furent les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne (1566-1676). Les Gondi et St Vincent de Paul habitèrent dans ce qui restait de l'hôtel vendu sous François Ier (1544).

N° 29. Incriptions rappelant que là se trouvait le théâtre des Comédiens de l'Hôtel de Bourgogne (origine de la Comédie-Française).

Par la petite rue Française (ex-rue Françoise), percée sur l'emplacement de l'hôtel de Bourgogne, prenons derrière la Tour de Jean Sans-Peur la rue Tiquetonne (au 13, hôtel du xvine siècle), et la rue Dussoubs, qui nous mènera à la rue Béaumur.

Rue Dussoubs.

Jadis des Deux-Portes.

N° 10. Passage du Grand-Cerf (voir rue St-Denis, 145), et, en face, petite rue Marie-Stuart, jadis rue Tire-Boudin. Un peu plus haut la rue Greneta, où nous remarquons le 41, le 43 (hôtel du duc de Goislin sous Louis XIV) et le 48 : aujourd'hui Cité Beaurepaire, qui était jeu de paume sous Louis XV, puis place de roulage.

Nos 15, 17. Maisons curieuses.

N° 21. Maison où mourut, en 1793, Charles Goldoni, le Molière italien. (Inscription.)

Rue St-Sauveur.

N° 6. Maison d'un agent de change au xvme siècle.

N° 12. Hôtel de M. de Famini, au xvme siècle.

Anciens hôtels : 14, 16, 18, 20, 22.

N°26, Ancien jeu de boules.

N° 62. Porte assez curieuse.

N° 76. Maison curieuse.

N° 84. Très belle enseigne du xve siècle du « Soleil d'or » .

Dans la rue St-Sauveur se trouvait, il y a quelque temps encore, le fameux passage du Saumon, démoli aujourd'hui (passage Benaïad), avec les bains du Saumon.

La rue Dussoubs nous mène rue Réaumur, presque devant le 100 (à gauche, dans cette rue).

Rue Réaumur.

N° 100. Entrée de l'ancienne cour des Miracles, qui a perdu tout son cachet. La corporation mystérieuse des Truands, qui exploitait la mendicité et la prostitution, y avait son dernier repaire, purgé par Louis XIV. — Aujourd'hui école municipale.

Au sortir de la cour des Miracles, nous arrivons :

Place du Caire.

Faisait autrefois partie du domaine des Truands. La maison où s'ouvre le passage du Caire est d'un style exotique (sphinx et frise avec personnages égyptiens). — Prenons le passage.

Passage du Caire.

Percé sur l'emplacement du couvent des Filles-Dieu. 11 aboutit rue St-Denis, 237. Remontons à gauche la rue St-Denis jusqu'au 279, où nous prenons la rue Ste-Foy.

Rue Ste-Foy.

N° 31. Ancienne maison. Aujourd'hui restaurant, où « on apporte son manger et on prête des couverts ».

N° 24. Maison du xive siècle.

N° 14. Très curieux passage Ste-Foy (à visiter).

Nq 6. Curieuse maison triangulaire.

— Prenons la petite rue Chénier. Au coin de la rue de Cléry (au 97), habitait Chénier en 1793. (Plaque.)

Suivons un instant la rue de Cléry vers le boulevard et, avant d'y arriver, prenons la rue de la Lune, à gauche.

Rue de la Lune.

[Entre 23 et 25.] Église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, construite en 1624 sur l'emplacement de la chapelle Ste-Barbe, détruite lors du siège de Paris par Henri IV. Elle a été reconstruite presque entièrement sous la Restauration sur les plans de Godde. Dans la rue N.-D. de Bonne-Nouvelle, qui longe l'église, ancienne enseigne au n° 1.

N0 38. Etait occupée sous Louis XVI par la Compagnie colonelle des Gardes françaises.

Rue Poissonnière.

Jadis dés Poissonniers. Elle servait aux marchands de poisson qui se rendaient aux halles.

* N° 21. Dans la cour, hôtel datant de 1660, avec un joli balcon. Habité au xvine siècle par Gauthier de Montdorge, trésorier de la chambre aux deniers, et par Grétry en 1787. — Cour curieuse»

Nos 4 et 3. Anciens hôtels.

N° 2. Hôtel avec sculpture appartenant à M. de Noisy, au commencement du xvme siècle.

Rue des Petits-Carreaux.

Doit son nom au marché des Petits-Carreaux, qui était pavé de carreaux,

N° 38. Ancienne maison à angle aigu au coin de la rue d'Aboukir.

N° 32. Curieuses fenêtres à l'entresol.

N° 26. Cour Lanoix. Ancien passage de la cour des Miracles, qui aboutit actuellement 102, rue Réaumur. — Là se trouvait jadis le tripot tenu par Jean Dubarry, amant de Jeanne Vaubernier. Elle devint la maîtresse de Louis XV, qui, pour lui donner rang à la cour, lui fit épouser Guillaume Dubarry, frère de Jean. On la connaissait antérieurement, chez la Gourdan, sous le nom de Mlle Lange, et elle était la fille du moine Gomard. — Dans la demeure de Jean Dubarry habita lepubliciste Hébert, rédacteur du Père Duc/iesne, qui finit, comme la Dubarry, sur l'échafaud.

N° 16. Bar moderne, où se réunissent aujourd'hui, le dimanche, les musiciens à embaucher. Ils se réunissaient autrefois chez Zublet, aux Trois Bouteilles, dans une maison (autrefois 24) détruite aujourd'hui par la r ue Réaumur.

Rue Montorgueil.

S'appelait jadis rue au Comte d'Artois. Son nom actuel lui vient de l'éminence du quartier Bonne-Nouvelle vers laquelle elle conduit, éminence appelée Mons Superbus.

N° 78. Au Rocher de Gancale (moderne). L'ancien restaurant de ce nom, où avaient lieu les fameux dîners du Caveau, était, avant Louis-Philippe, au coin de la rue Mandar.

* Nos 72 à 64. Très curieuse auberge du Compas d'or, datant du commencement du xvie siècle. — (Voir la cour, où se trouve encore un vaste hangar qui abritait jadis les coches partant pour Dreux.)

N° 32. Ancien cabaret de la Cave où se réunissaient les Truands après 1760.

N° 51. Enseigne au-dessus de la porte (compas et attributs).

N° 47. Ancien bureau central des chaises à porteurs.

N° 23. Jolie fenêtre à l'entresol.

N° 17. Hôtel avec sculptures. Mlle Lafond, de la Comédie-Italienne. Passage, dit de la Reine de Hongrie, donnant 16, rue Montmartre. — Doit son nom à Julie Bêcheur, dame de la Halle qui vint apporter une pétition à Marie-Antoinette. Cette dernière lui trouva une ressemblance avec Marie-Thérèse de Hongrie et le nom lui resta, ainsi qu'au passage qu'elle habitait.

N° 15. Joli bas-relief.

Nous sommes revenus à notre point de départ : St-Eustache.

11e ITINERAIRE

St-Eustache. Quartier de la rue Montmartre. N.-D.-des- Victoires.

Point de départ : église St-Eustache. (Nombreux tramways et omnibus.) Métropolitain : station du Louvre. Remonter la rue Montmartre en visitant les rues à droite et à gauche et revenir au point de départ en descendant la rue N.-D.-des- Victoires et en passant par la place des Victoires, l'Hôtel des Postes et la rue Coquillière.

Eglise Ste-Eustache.

Sur son emplacement s'élevait en 1200 une ancienne chapelle de Ste-Agnès. L'église actuelle, peut-être la plus belle de Paris, fut commencée en 1532 par Pierre Lemercier et terminée en 1654 par Jacques Lemercier. Le portail, commencé par Mansart de Jouy en 1775, fut achevé en 1788 (2 styles différents). Golbert, Voiture, Benserade, Vaugelas, le maréchal de LaFeuillade, Tourville, Ghevert, etc., y sont enterrés. En 1795, l'église fut le temple de l'Agriculture. Là eurent lieu les funérailles de Mirabeau en 1791 et la Fête de la Raison en 1793.

Prenons la rue Montmartre, dont nous indiquerons de suite toutes les curiosités, mais que nous quitterons à chaque instant pour visiter les rues intéressantes à droite et à gauche.

Rue Montmartre.

La rue Montmartre a eu 3 portes. S'est appelée Mont- Marat pendant la Révolution.

N° 1. Impasse St-Eustache, longeant l'église au nord.

N° 16. Passage de la Reine-de-Hongrie.

N° 9. Rue du Jour. (A visiter. Voir la notice après la rue Montmartre.)

N° 30. Emplacement de la porte Montmartre de l'enceinte de Philippe-Auguste. (Plaque.)

N° 15. Emplacement d'une maison où naquit en 1584 François du Tremblay, qui fut le bras droit de Richelieu, sous le nom de Père Joseph.

N° 62. Ancien hôtel. A côté se trouvait l'hôtel Charost, qui a été détruit par la rue Mandar. En face s'ouvre la rue de la Jussienne. (A visiter. Voir la note après la rue Montmartre.)

N°47. Ancienne maison. Musée pédagogique.

N° 74. Emplacement de l'ancien passage du Saumon : rue Bachaumont.

IS° 82. Rue St-Sauveur, avec la belle enseigne du Soleil d'or au 84. En face, impasse St-Sauveur.

N° 88. Rue d'Aboukir. (A visiter à gauche.) Voir la note.

N°81. Rue du Mail, à gauche (à visiter), et à droite rue de Cléry (à visiter). Voir la note.

N° 89. Rue Paul-Lelong (à visiter). Voir la note.

N° 136. Hôtel meublé (1760), avec statuettes.

IN0 140. Rue St-Joseph (à visiter). Voir la note.

N° 119- Enseigne très curieuse de 1720 sur une grille en fer forgé : « A la grâce de Dieu ».

N° 144. Rue du Croissant (à visiter).

N° 156. Rue des Jeûneurs (à visiter).

N° 151. Passage des Panoramas, bâti sur un ancien hôtel Montmorency-Duras. Le théâtre des Variétés a été élevé en 1807 sur les jardins de l'hôtel.

N° 172. Emplacement de l'hôtel d'Uzès. Siège de la direction des domaines nationaux. Famille Delessert. Les immeubles commerciaux construits sur cet emplacement viennent d'être la proie de l'incendie (mars 1902).

N° 169. Emplacement de l'hôtel de Seignelay (1728).

Rue du Jour.

Doit son nom à un séjour que Charles V y fit construire (1370). De là le nom de Séjour, puis du Jour. Elle longeait la muraille de Philippe-Auguste.

N° 4. Hôtel des abbés de Royaumont (1612). Montmorency-Boutteville, qui fut décapité (1628) à la suite de son duel fameux, y avait établi une salle d'armes. Son fils, le maréchal de Luxembourg, le vainqueur de Fleurus.

* N° 25. L'historien Lefeuve y voit les restés du séjour de Charles V. (Ecusson surmonté d'un casque et jolies ferrures, Escalier.) L'hôtel actuel, de l'époque de la Renaissance, fut, dit-on, la cure de St-Eustache.

N° 29. Hôtel de Montmort et de Coursillon. Restes d'un arceau.

Rue de la Jussienne.

Doit son nom par corruption à une chapelle de Ste-Marie l'Egyptienne, qui y était située, au coin de la rue Montmartre. Les jeunes filles qui craignaient d'être enceintes venaient y prier.

* N° 2. Très joli hôtel avec ferrures, habité par Dupleix, défenseur de Pondichéry. Caisse de la spécu-

lation sur les grains, flétrie sous le nom de « Pacte de famine ». La Dubarry y habita après la mort de Louis XV. Le financier Perruchot. Aujourd'hui Assistance publique.

Rue d'Aboukir.

Formée de la réunion de la rue des Fossés-Montmartre, de la rue Neuve-St-Eustache et de la rue Bourbon- Villeneuve. Visitons l'ancienne rue des Fossés-Montmartre, c'est-à-dire le tronçon de la rue située entre la place des Victoires et la rue Montmartre.

N° 1. M. de Clérambaut, au commencement du xvme siècle, avec porte, 2, rue Vide-Gousset.

N° 2. Hôtel de la marquise de Pomponne, avec porte place des Victoires, sur une partie de l'emplacement de l'ancien hôtel du maréchal du Hallier, dont la veuve épousa Casimir de Pologne (1672).

N° 6. Emplacement de l'ancien hôtel des Etats du Languedoc. Au commencement du xixe siècle, bureaux de la Banque de France, ainsi qu'au 2 et au 4 (orné de statues).

Rue du Mail.

Ouverte en 1634 sur l'emplacement d'un jeu de mail qui longeait les remparts.

N° 3. Hôtel de Villarceaux.

Nos 5 et 7. Hôtel construit par Colbert (1666), avec ses armes parlantes, une couleuvre (coluber) dans les sculptures des chapiteaux. La façade du 7 a été refaite. Au 5, se trouvent de beaux plafonds.

N° 6. Hôlel du xvne siècle, avec mansardes.

N° 12. Mme Récamier y habita sous le Directoire avant d'aller s'intaller Chaussée d'Antin. Talma y habita et

Bonaparte y a séjourné, dit-on. Construit par Berthaucl.

N° 13. Salle Erard, construite sur l'emplacement d'un ancien parc à cochons.

N° 27. Emplacement de l'ancien hôtel Lacour-Deschiens. Aujourd'hui passage aboutissant 7, rue Paul- Lelong.

Rue de Cléry.

Ouverte en 1634. Un hôtel de ce nom y était situé.

N° 9. Mme de Clercy, maîtresse de l'abbé Terray.

N° 21. Appartenait à Robert Poquelin, frère de Molière. Mme Vigée-Lebrun y habita avant 1793 et y donna des fêtes dans une salle qui servit de théâtre, et dans laquelle on dit la messe secrètement pendant la Terreur. Lebrun, son mari, fît construire à l'extrémité de l'immeuble une maison qui s'ouvre, 8 rue du Sentier.

N° 29. Rue de Mulhouse, ouverte en 1843 sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Guisy.

N° 97. Maison d'André Ghénier en 1793.

Rue Paul-Lelong.

S'appelait sous Henri IV : Petit Chemin Herbu, puis St-Pierre-Montmartre.

N° 5. Petite niche privée de sa madone.

N° 7. Passage. Emplacement de l'hôtel Lacour-Deschiens.

Nos 15 et 17. Grande porte. Ancien hôtel de Gouffier.

Rue St-Joseph.

N° 19. Emplacement d'une ancienne chapelle St-Joseph, bâtie aux frais du chancelier Séguier en 1640. Le Conservatoire de musique s'y réfugia quelque temps

pendant la Terreur; elle devint ensuite le chef-lieu de la section de Brutus. Le 17 en dépendait. A côté se trouvait un cimetière où furent enterrés La Fontaine et Molière, dont on transporta plus tard les cendres au Père- Lachaise (1818).

N° 4. Maupetit, payeur de rentes au xvne siècle, puis hôtel d'Hautpoul.

Rue du Croissant.

Rue tous les jours très mouvementée au moment de l'apparition des journaux.

N° 5. Hôtel de M. David, gouverneur colonial. Colbert- Chabannais, son gendre. Le baron Louis, ancien ministre. Sous Louis-Philippe : un Colbert, ancien aide de camp de Napoléon.

N° 16. Ancien hôtel, aujourd'hui bureaux de la Presse, Autres maisons intéressantes : 4, 6, 8.

Rue des Jeûneurs.

S'appelait rue des Jeux-Neufs à cause de deux jeux déboules (1643).

Il ne reste rien des hôtels d'Argout-Chalabre au 38, de Talmond au 28, de Bethisy-Mézières au 26.

N° 23. Ancien hôtel Deschiens (1723).

N° 17. Ancien hôtel de Chalabre, mis en loterie à la Révolution et divisé.

Dans la rue des Jeûneurs nous croisons la rue St-Fiacre (au 6, hôtel de M. de Curis, au xvme siècle) et la rue du Sentier.

Rue du Sentier.

C'était jadis un sentier qui conduisait aux remparts.

N° 8. M. Lebrun, mari de Mme Vigée-Lebrun, après la Révolution.

N° 12. Maison où habita Mme de Staël.

N° 23. Hôtel du président Hénault (1760).

Nos 22 et 24. Maison de Lenormand d'Etiolés, où il se retira lorsqu'il se sépara de la Pompadour, sa femme. Après la mort de cette dernière, il épousa une fille de l'Opéra, Mlle Rem (Rem-publicam) qui reçut la haute société et dont il eut une fille : Mme de Linières.

N° 33. Maison habitée par Mme de Pompadour, au moment cle son mariage avec le, fermier général Lenormand d'Etiolés.

N° 32. Bel hôtel du président Masson de Meslay (1700). Chancelier Daubray.

Nous avons terminé la rue Montmartre et les rues qui la coupent. Continuons notre itinéraire en descendant la rue N.-D.-des-Victoires.

Rue N.-D.-des-Victoires.

N° 30. Hôtel du comte de Lude (1740).

N° 28. Emplacement d'un des hôtels du financier Samuel Rernard, puis de son petit-fils le marquis de Boulainvilliers. Aujourd'hui bureaux du Chemin de fer de l'Est. Sous le Ier Empire, les messageries impériales y étaient installées.

N° 16. Hôtel du président d'Hozier, auteur de YArlorial de France.

N° 14. Hôtel des Maillard, famille de robe.

N° 10. Hôtel du xvnG siècle.

N° 42. La maréchale d'Estrées.

* Eglise N.-D.-des-Victoires. Faisait partie du couvent des Augustins déchaussés dits Petits-Pères jusqu'en 1791. Louis XIII en posa la première pierre en 1629. Pendant la Révolution elle servit de Bourse.

Traversons la place des Petits-Pères et prenons la rue :

Rue Vide-Gousset.

A cause des impôts dont il était accablé, le peuple appelait cette rue : rue Terray.

Nos 2 et 4. Hôtel du généalogiste Glérambaut. Autre entrée, 1, rue d'Aboukir.

Place des Victoires.

Due -à l'initiative du maréchal La Feuillade, qui fit ouvrir cette place sur l'emplacement de l'hôtel de la Ferté-Senecterre . Les façades sont de l'architecte Fredot. Gomme à la place Vendôme et à la place Royale, les hôtels sont construits sur un plan uniforme. Depuis 1830, on a autorisé des constructions de plans différents et laissé s'étaler des réclames commerciales qui déshonorent cette place.

Remarquer les : 12, 10, 6, 4 bis, le 4, où habita Law.

Suivons quelques pas la rue Etienne-Marcel et tournons à droite par la rue Hérold.

Rue Hérold.

Naguère des Vieux-Augustins, ainsi que la rue d'Argout, qui en est le prolongement. Les Augustins venus d'Italie sous Louis IX y avaient un moustier avant d'aller s'établir de l'autre côté de la Seine.

N° 12. Emplacement d'un ancien hôtel Hérualt, puis

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hôtel meublé de Francfort, où descendit Charlotte Gorday. Elle acheta son couteau à l'arcade 177 du Palais- Royal, chez le coutelier Badin. Fait partie aujourd'hui de la Caisse d'épargne.

K° 10. Maison où est né Hérold (1791).

Rue Coquillière.

Doit son nom à Coquillier, propriétaire, qui avait vendu sa maison au comte de Flandre; ce dernier habitait l'hôtel qui s'étendait sur l'emplacement de la Bourse du commerce et de l'hôtel des Postes.

N° 35. Ancien hôtel du xvnie siècle.

N°31. Ancien couvent des Carmélites. En face était l'hôtel du duc de Gesvres, où habita le maréchal de Coigny et plus tard Casimir Perier.

Nous laissons à gauche la rue Coq-Héron.

Rue Coq-Héron.

Nos 6 (et 19, rue du Louvre). Ancien hôtel de Vougy (1730). Pendant la Terreur, maison de banque des frères Enfantin. — M. Dupin.

Rue J.-J.-Rousseau.

Hôtel des Postes, construit sur l'emplacement de l'hôtel de Flandre (xine siècle). Duc d'Epernon. Détruit, il fut remplacé par les hôtels Bullion, d'Herwarth et d'Armenonville.

La Fontaine mourut en 1695 à l'hôtel d'Herwarth. (Plaque.) La partie de la rue au nord de la rue Coquillière s'appelait jadis la rue Plâtrière. J.-J. Rousseau y habita depuis 1770. La partie au sud de la rue Coquillière s'appelait encore, sous le second Empire, rue de Grenelle- St-Honoré.

12e ITINERAIRE

Quartier de St-Germain-1' Auxerrois et les Halles.

Descendre à la station du Métropolitain Louvre, et, en passant devant la colonnade du Louvre, construite sur les plans de Perrault, médecin et architecte amateur, nous diriger vers l'église St-Germain-l'Auxerrois.

* Église St-Germain-1' Auxerrois.

S'appelait primitivement St-Germain-le-Rond. Le clocher est la partie la plus ancienne (xie siècle). Fondée par St Germain de Paris vers 560, en mémoire de son homonyme d'Auxerre. Renversée par les Normands qui en firent une forteresse, entourée de fossés, elle fut reconstruite une première fois par Robert le Pieux (997-1031), puis subit diverses modifications. Elle fut la paroisse royale, et sa cloche donna le signal de la St-Barthélemy. Saccagée par la populace en 1831, elle fut rendue au culte en 1838. Porche du xve siècle, avec balustrade.

Au sud de l'église, prenons la rue des Prêtres-St-Germainl'Auxerrois (où on fit des fouilles curieuses en 1898), qui nous mène :

Place de l'Ecole.

N° 5. Maison à pignon avec épi de faîtage du temps de François Ier.

N° 4. Fameux cabaret de la mère Moreaux, connu par ses chinois à l'eau-de-vie.

Rue de l' Arbre-Sec.

Son nom vient d'une enseigne.

N° 2. Ancienne maison avec balcon.

N° 4. Hôtel meublé des Mousquetaires. D'après une tradition, d'Artagnan y aurait habité.

N° 14. Curieuse impasse des Prouvençaux.

N° 22. Au coin de la rue Baillet, qui doit son nom à messire Baillet, argentier de Charles V (il demeurait au 4), hôtel du xvne siècle, restauré. Dans la rue Baillet se trouvait un couvent de Chartreux (au 2 probablement).

N° 21. Emplacement et restes, à côté de l'impasse, de l'hôtel Sourdis, qui s'ouvre 4, rue Perrault.

A l'angle droit de la rue de Rivoli (au 144), inscription rappelant que là se trouvait l'hôtel de Montbazon, où l'amiral de Coligny fut tué à la St-Barthélemy. Dans cet hôtel habita la duchesse de Montbazon, maîtresse de Rancé. Sophie Arnoult y est née et G. Vanloo y habita.

N° 48. Hôtel de St-Roman (1680).

N°52. Hôtel de Trudon, sommelier de Louis XV, et de son fils, marchand de chandelles du Roi. En face s'ouvre la rue Bailleul, qui doit son nom à Robert Bailleul, clerc des comptes (1423), qui habitait la rue.

Au coin gauche de la rue St-Honoré, fontaine construite en 1778 par Soufflot, et qui remplace une autre fontaine que François Ier avait fait élever au milieu de la rue, à côté de la Croix du Trahoir ou Tiroir. Le nom vient de ce qu'on triait là les animaux de boucherie qui y étaient amenés. C'était jadis un lieu patibulaire et la reine Brunehaut, âgée de quatre-vingts ans, y fut, dit-on, écartelée par quatre chevaux.

Suivons un instant vers l'est le tronçon de la rue St-Honoré compris entre la rue du Louvre et son origine.

Rue St-Honoré.

Doit son nom à la collégiale de St-Honoré.

N° 129. Ancien hôtel.

N° 123. Cour d'Aligre. Emplacement de l'ancien hôtel Schomberg et d'Aligre jusqu'en 1760. Le conseil d'État y siégeait sous Louis XIV. Là s'installa le premier restaurant à la carte de Paris vers 1760.

N° 108. Hôtel del'Écouvette. Faisait partie de l'hôtel Brissac.

N° 109. Maison qui, en 1700, appartenait à Barnom, barbier de Louis XIV.

Autres maisons curieuses : 99, 70, 39, 37.

N° 96. Maison construite sur l'emplacement de celle où naquit Molière. (Plaque.) Il avait sa maison de cam pagne 2, rue d'Auteuil.

N° 93. Au Bourdon d'or.

* N° 54. Maison du Marteau d'or, construite vers 1700 pour Boucher, marchand. Très beau balcon, au coin de la rue des Prouvaires, qui, sous Louis XI, était une des plus belles rues de Paris. En face s'ouvre la rue du Roule, où nous voyons encore quelques balcons en fer forgé, plus modestes, il est vrai (9, 13, 15).

N° 52. Saint- Aubin y habita.

Nous croisons la rue du Pont-Neuf, où, au 31, une inscription et un buste indiquent l'emplacement où serait né Molière. (?) (Inscription erronée).

N° 33. Enseigne de « l'Enfant Jésus », au coin de la rue des Bourdonnais.

Pour la suite de la rue, voir l'itinéraire suivant.

Rue des Bourdonnais.

S'appelait avant 1297 rue Adam-Bourdon; rue Thibaut-Odet dans sa partie basse.

N° 43. Cabaret du xvie siècle à l'enseigne de Y « Enfant Jésus ».

N° 39. Maison de la Tête Noire, puis de la Barbe d'or, du xvne siècle. Du fief de La Trémoïlle. Appartenait en 1758 au sieur Barbier.

A côté s'ouvre l'impasse des Bourdonnais, jadis Fosseaux-Chiens. A la deuxième porte à gauche, au 3, habitait Henri de Valois, seigneur d'Orcé, historiographe au xviie siècle. Marché aux porcs. Lieu patibulaire. En 1319 on y brûla deux femmes hérétiques, et bien d'autres après.

N° 35. Emplacement de la maison habitée par le cardinal Mazarin, quand il n'était que nonce.

# N° 34. Hôtel construit en 1640. Cour intéressante et très bel escalier au fond de la cour.

N° 30. Hôtel de Neufville (1615). Hôtel des Postes au xvne siècle. Hôtel Le Boullanger, famille de robe. Porte mouchetée de clous.

N° 31. Maison moderne construite sur l'emplacement de l'hôtel de la Couronne d'or, qui avait été l'hôtel des Carnaulx ou de La Trémoïlle et de Bellièvre. Le duc d'Orléans, frère du roi Jean, l'avait habité en 1363, et le chimiste Fourcroy en 1791. Il en reste deux pierres sculptées encastrées dans le mur de la façade et une tourelle et un escalier qui sont au musée des Beaux- Arts.

Nos 24 et 22. — Maison qui fut, à l'origine, celle des commandements de la reine Blanche de Castille. Plus tard, Charron, prévôt des marchands.

A côté se trouve l'impasse des Trois-Yisages, fermée par une grille.

N° 14. Maison de Halle, médecin de Napoléon. Atelier de Greuze. (?)

Maisons curieuses : 12, 6.

Rue St-Germain-l'Auxerrois.

S'appelait au moyen âge Grand'Rue-St-Germain.

N° 38. A l'Arche Marion. Rappelant une arcade avec deux piliers où on se battait en duel, et Marion qui y tenait un abreuvoir. Le For-1'Evèque ;ancien four l'évêque), prison des Comédiens, se trouvait près de l'Arche Marion.

Nombreuses maisons curieuses dans la rue : 32, 18, etc.

N° 6. Ancien hôtel des abbés de Joyenval, puis Grenier à sel avant la Révolution. (Pignon et écusson dont les fleurs de lis ont disparu.)

Jetons, en passant, un coup d'œil sur la rue Bertin-Poirée.

Rue Bertin-Poirée.

N° 9. Ancien bureau delà corporation des Pelletiers.

N° 15. Hôtel de Duval d'Esprémenil, conseiller au Parlement, qui périt sur l'échafaud en 1793. — Siège de de la Loterie sous Louis XIV.

Rue des Orfèvres.

N° 1. Enseigne de la Petite Hotte.

Nos 8 et 10. Emplacement de la chapelle de St-Éloi, patron des Orfèvres, qui avait été construite en 1550.

N° 6. Ancienne maison du directeur de la Gabelle.

N° 9. Maison des gardes de l'Orfèvrerie. Thieu, « marchand orphèvre ».

N° 10. Emplacement du bureau de la corporation des Orfèvres.

Par la rue Jean-Lantier, à droite, qui doit son nom par corruption à Jean Lointier, Parisien du xme siècle, gagnons la rue des Lavandières-Ste-Opportune, où, au 13, nous remarquons l'écusson des Orfèvres, sans signes héraldiques. Nous traversons la rue de Rivoli et nous prenons la :

Rue des Déchargeurs.

N° 3. Ancien hôtel du xvne siècle.

N° 4. Maison de Nicolas Talon, jésuite, et d'Omer Talon.

La rue du Plat-d'Etain doit son nom à une enseigne placée sur un ermitage suburbain de N.-D.-des-Bois. L'abbesse, Agnès Desjardins, habitait, en 1436, l'hôtel du Plat d'Etain, qui était dans ces parages. Dans cette ruelle, maisons curieuses : 1, 3.

N° 9. Arrière-corps de l'hôtel donnant 34, rue des Bourdonnais.

N° il. Emplacement de l'ancien bureau des Drapiers, dont la façade est à Carnavalet.

Nous sommes arrivés rue de la Halle et, dans cette rue, nous devons visiter à droite la rue Gourtalon, la rue de la Ferronnerie, la rue des Innocents.

Rue Courtalon.

Plusieurs anciennes maisons.

N° 6. Bureau des Marchandes Lingères (1716). On vient d'enlever (mars 1902) la jolie porte pour la transporter au square des Innocents.

Rue de la Ferronnerie,

Siège des marchands de fer depuis St Louis. Elle était très étroite et Henri II avait déjà ordonné de l'élargir. Les gens qui accompagnaient Henri IV le jour de son assassinat avaient été obligés de passer par le cimetière des Innocents.

N° 3. Devant cette maison fut assassiné Henri IV, par Ravaillac, le 14 mai 1610. Il se rendait à l'Arsenal, pour voir Sully.

Rue et Place des Innocents.

Sur l'emplacement du cimetière et de l'église des Innocents, qui dataient de Philippe-Auguste.

N° 11. Maison à 52 fenêtres de façade, construite par le chapitre de St-Germain en 1669. Le rez-de-chaussée, comme tous ceux de la rue des Innocents, se compose d'une série de cryptes voûtées, nommées charniers, où on déposait les ossements du cimetière. Le cimetière a été désaffecté en 1785.

*La Fontaine des Innocents (Nymphes par Jean Goujon et Pajou) fut construite en 1550 par Pierre Lescot et Jean Goujon, à l'angle de la rue St-Denis et de la rue aux Fers. Elle a été transportée en 1850 sur son emplacement actuel et Davioud y a ajouté la quatrième face.

Rue de la Lingerie.

N° 11. Passage voûté menant à la petite rue au Lard, où, au 3, était l'ancienne Halle aux Cuirs.

La rue Berger, qui longe le sud des Halles, nous mène à la rue de Vauvilliers, qui longe le côté ouest des Halles.

Rue Vauvilliers.

Naguère du Four-St-Honoré. Presque chaque maison dans la rue est décorée d'une enseigne, que nous indiquons à titre de curiosité.

N° 21. Au Panier fleuri.

N° 23. A mon Idée.

N° 27. Ancien restaurant du Pied de Mouton. A côté, au 33, se trouve l'ancien hôtel de Cherbourg (aujourd'hui boucherie), où le lieutenant Bonaparte descendit

N° 35. Au Chat qui pelote (1727).

N° 37. Au Soleil d'or. Ancien bureau de la corporation des faïenciers.

N° 39. Au Baromètre; etc.

Rue des Deux-Écus.

N° 12. Écu sculpté.

N° 15. François Rouillé, seigneur de Plaisance (1754). Roland de Malleloy. Girardin, avocat (1789). Deschamps, architecte.

N° 17. Hôtel du xvne siècle.

N° 21. Dépendances de l'hôtel de Brissac, qui se trouvait rue St-Honoré (1610).

Rue Sauvai.

Naguère des Vieilles-Etuves-St-Honoré.

N° 6. Escalier à vis.

Nos 8, 10 et 12. Anciennes maisons.

N° 16. Appartenait à Catherine de Médicis, qui habitait l'hôtel de Soissons.

N° 11. Mansardes.

Rue de Viarmes.

Rue circulaire, qui entoure la Halle aux Blés, construite par M. de Viarmes, prévôt des marchands (1768).

Bourse du Commerce, construite en 1888 par Blondel (peintures de Luminais, Glairin), sur l'emplacement de la Halle aux Blés, qui remplaçait elle-même un hôtel appelé successivement : Nesle, Bohême, Orléans, de la Reine, de Soissons, de Carignan. Les jardins de l'hôtel avaient servi de marché aux actions de Law. Détruit

Catherine de Médicis, craignant le voisinage de St-Germain-1'Auxerrois, à cause d'une prédiction d'un astrologue, avait fait construire par Bullant l'hôtel qui fut appelé hôtel de la Reine, puis de Soissons. Il n'en reste plus qu'une belle colonne cannelée, d'ordre dorique, haute de 30 mètres, qui renferme un escalier par lequel la reine se rendait sur ia plate-forme pour consulter les étoiles, avec son familier Ruggieri. La fontaine est de 1763.

Par la rue du Louvre nous revenons à notre point de départ : la station du Louvre.

13e ITINERAIRE La rue St-Honoré. Place Vendôme. La Banque.

Descendre station du Louvre du Métropolitain et remonter la rue St-Honoré depuis le temple de l'Oratoire jusqu'à la rue Royale, en visitant la rue des Bons-Enfants, la rue St-Roch et la rue St-Florentin, Traverser la place Vendôme et tourner à droite par la rue des Petits-Champs. Revenir au point de départ par la rue Croix-des-Petits-Champs.

En descendant à la station du Louvre nous prenons :

Rue de l'Oratoire.

Elle nous mène rue St-Honoré. Elle était habitée jadis par le roi des Ribauds, qui était chargé de l'exécution des sentences du Prévôt de Paris, et était autorisé à toucher un droit sur les jeux de la cour et la prostitution. Verniquet y habitait en 1790.

Rue St-Honoré.

(Pour le commencement, voir l'itinéraire précédent.) * N° 145. Emplacement de l'hôtel du Bouchage, habité par Gabrielle d'Estrées en 1594. C'est là que Jean Ghâtel essaya d'assassiner Henri IV d'un coup de couteau. Ancienne chapelle de l'Oratoire, instituée par le cardinal de Bérulle. Commencée en 1G21 par Jacques

Leraercier et achevée en 1630 par Metezeau. L'Oratoire avait pour objet de mettre fin « à l'inutilité de tant d'ecclésiastiques ». Ce fut l'origine de la réforme du clergé. Temple protestant depuis 1802. Façade refaite en 1750. Au chevet, monument de Coligny.

N° 178. Passage d'Athènes, menant au cloître St- Honoré.

Nos 180, 182 et 184. Appartenaient avant la Révolution aux Chanoines de St-Honoré.

N° 186. Cloître St-Honoré, qui bordait l'église de ce nom, dont la grosse tour datait de Philippe le Bel. Cette église, démolie en 1793, se trouvait sur l'emplacement du 14 actuel (aujourd'hui librairie) et contenait le mausolée du cardinal Dubois, transféré à St-Roch. Lenoir, directeur des Monuments français en 1793, fit gratter les inscriptions pour sauver la statue du ministre du Régent, statue qui n'est pas tout à fait à sa place dans une église.

Visiter la rue des Bons-Enfants. (Voir la note à la suite de la rue St-Honoré.)

N° 202. Inscription rappelant l'emplacement de l'Aca demie royale de musique de 1763 à 1770. (Construite par Pierre Moreau. Incendiée en 1781.)

* N° 204. Palais-Royal. S'appelait Palais-Cardinal avant 1643. Se compose de deux parties bien distinctes : le Palais proprement dit, sur l'emplacement de l'hôtel de Rambouillet, qui sert au Conseil d'Etat, et le jardin entouré de galeries. Nous ne pouvons l'étudier dans cette simple nomenclature. — Le Théâtre-Français fut édifié en 1787 par l'architecte Louis, et destiné primitivement aux comédiens des Variétés amusantes, qui y jouèrent jusqu'en 1799. Brûlé en 1900 et reconstruit. L'hôpital des Quinze-Vingts était en face (bureau de tabac de la Civette). Sur l'aile droite du Palais-Royal, au coin de la

rue de Valois, inscription rappelant la salle de spectacle du Palais-Cardinal de 1661 à 1673, incendiée en 1763.

N° 161. Emplacement de la porte St-Honoré de l'enceinte de Charles V. C'est sur cet emplacement que fut blessée Jeanne d'Arc en 1429 (Café de la Régence actuel). L'ancien Café de la Régence, fréquenté par Diderot, était situé à l'angle occidental de la place du Palais-Royal et de la rue St-Honoré.

La porte St-Honoré, qui se trouvait rue Royale, fut construite sous Louis XIII et démolie en 1733.

* N° 286. Eglise St-Roch, commencée en 1653 par Jacques Lemercier. La première pierre en fut posée par Louis XIV. Achevée en 1736 par Jules Cotte, neveu de Mansart. Le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), Bonaparte mitrailla, des marches de l'église, l'insurrection royaliste des sections contre la Convention. Ravaillac logea à l'auberge des Trois-Pigeons, qui se trouvait rue St-Honoré, en face de St-Roch.

Visiter la rue St-Roch. (Voir la note après la rue St- Honoré.)

N° 205. Hôtel de Mme de la Sablière, où La Fontaine vécut vingt ans.

N° 211. Hôtel de Foix (1672). Remanié par Lassurance pour Pussort, conseiller d'Etat, oncle de Colbert (1687). Duc de Noailles (1711). Lebrun, duc de Plaisance (1808). Lord Egerton (1830). Détruit en partie par la rue du 29-Juillet. Le reste est occupé par l'hôtel meublé St-James.

N° 213. D'Armenonville, directeur général des finances (1700). Club de l'Entresol, fondé par l'abbé Alary.

Dans la rue du Mont-Thabor, qui se trouve derrière, au 6 : maison où mourut Alfred de Musset (1857).

La rue du Marché-St-Honoré, qui s'ouvre à droite,

mène au Marché St-Honoré. Les Jacobins avaient leur couvent entre la rue de la Sourdière et la place Vendôme. Une entrée était rue St-Hyacinthe et l'autre sur l'emplacement de k rue du Marché.

Quand le monastère fut supprimé à la Révolution, les amis de la Constitution y fondèrent un club qui devint le Club des Jacobins avec Robespierre. Le marché des Jacobins, qui devait s'appeler Marché du 9-Thermidor, remplaça en 1810 les bâtiments et le jardin de l'ancien couvent.

N° 217. M. de St-Nom, avant la Révolution. Le docteur Guillotin, inventeur de la guillotine.

N°334. Le maréchal de Noailles, frère de l'archevêque de Paris (1700). Le comte de Brienne (1780).

N° 340. On y retrouve les restes d'une ancienne chapelle, sans doute dépendances des Jacobins. Touche au 12 de la place Vendôme.

N° 350 Hôtel du xvnie siècle, avec bel escalier.

Nos 229, 231 et 235. Noviciat des Feuillants (religieux de l'ordre de Gîteaux). Le couvent se trouvait rue d'Enfer. Le noviciat s'étendait jadis jusqu'à la terrasse des Tuileries. Le Club des Feuillants, présidé par La Fayette, y tint ses réunions. Louis XVI et sa famille y furent amenés le soir du 10 août.

N° 352. Savalette de Langes, garde du Trésor royal, qui prêta 7 millions au comte d'Artois. (Lire dans Lenôtre la curieuse histoire de la femme-homme, Savalette de Langes. [Vieilles maisons, vieux papiers).

N° 362. Jolies ferrures.

Autres jolis hôtels aux 364, 366, 368, 370.

No 374. Hôtel de Mme Geoffrin, puis famille d'Estampes.

Le Nouveau Cirque est construit sur l'emplacement

de l'église des Capucins, démolie en 1802. Cette église fut remplacée par une école royale d'équitation sous la Restauration, par le concert Musard, le bal Valentino et enfin par un panorama, avant de devenir le cirque actuel.

*N° 263. Chapelle du couvent des Dames de l'Assomption (1670). Le couvent s'étendait au sud jusqu'à l'orangerie des Tuileries. Les religieuses établies là sous Louis XIII, par le cardinal de La Rochefoucauld, étaient les Nouvelles Haudriettes. Le couvent supprimé en 1793 fut caserne des Cent Suisses, puis dépôt du matériel des finances.

N° 398. Maison du menuisier Duplay, dont la fille cadette épousa le conventionnel Lebas.

Robespierre habita cette maison, et aima platoniquement la fille aînée de Duplay, Eléonore. A l'époque de la Révolution, la maison n'avait qu'un étage.

N° 271. A l'angle de la rue St-Florentin, cabaret du St-Esprit, du xvne siècle. Sous la Terreur, on venait y voir passer les charrettes des victimes. -

N° 275. Emplacement de la maison de Héron, chez lequel se cacha Marat. Lamourette et Couthon habitaient également dans ces parages en 1792.

La rue Duphot a été percée à travers l'ancien couvent de la Conception fondé en 1635.

La rue Cambon, jadis du Luxembourg, a été habitée par Marmontel et les frères Cambon au 27, par Rorame et Granet au 23 et par Casimir Perier au 49 en 1830.

Rue St-Florentin.

Au xvne siècle, c'était le cul-de-sac de l'Orangerie. Au xvme, le financier Samuel Bernard possédait presque tout le côté droit de la rue, ouverte en 1768.

* N° 2. Bâti en 1767 par Chalgrin pour Phélipeaux de La Vrillière, comte de St-Florentin, ministre. Duc de Fitz- James (1775). Duchesse de l'Infantado (1787). Manutention de salpêtres pendant la Révolution. Marquis d'Hervas. Prince de Talleyrand, qui y donna en 1814 l'hospitalité à l'empereur Alexandre. Princesse de Lieven. Hôtel A. de Rothschild.

N° 7. M. de Flahault. Duc de Morny, qui hahita plus tard l'hôtel surnommé : « La Niche à Fidèle », près du Rond-Point des Champs-Elysées.

N° 9. Maréchal de Ségur.

N° 11. Hôtel de Chiverny.

En face du numéro 228 de la rue de Rivoli, une inscription rappelle que là se trouvait, avant le percement de la rue, la salle de manège où se tint : l'Assemblée constituante du 7 novembre 1789 au 30 septembre 1791, l'Assemblée législative du 1er octobre 1791 au 21 septembre 1792, la Convention du 21 septembre 1792 au 9 mai 1795, et où fut instituée la République le 21 septembre 1792. A cette époque, le couvent des Capucins était à l'ouest de l'emplacement de la rue de Castiglione, et les Feuillants sur l'emplacement de la rue et à l'est. Nous ne pouvons ici faire l'historique des Tuileries. Rappelons seulement que, par ordre de Catherine de Médicis, ce palais fut commencé par Philibert Delorme, puis continué par Ducerceau, Jean Bullant, Leveau, etc., et achevé par Fontaine, sous la Restauration. Les Tuileries n'ont guère été la résidence des souverains que depuis Louis XV. La Convention et le comité de Salut public se tenaient aux Tuileries (massacre de la Garde suisse le 10 août 1792; journées du 28 juillet 1830, 24 février 1848; brûlées par la Commune).

Le ministère des finances, brûlé par la Commune,

s'étendait en façade sur la rue de Rivoli, entre les rues Cambon et Gastiglione.

Après la rue St-Florentin, nous diriger vers la place Vendôme.

Rue des Bons-Enfants.

Jadis rue aux Escoliers-de-St-Honoré.

Nos 1, 3 et 5. Chanoines de St-Honoré.

* N° 7. Passage Henri-IV, conduisant à la cour de Valois (jadis cour des Fontaines), à travers les dépendances de l'ancien théâtre de Molière.

N° 11. Passage Vérité. Voûte menant à la cour de Valois. N° 17. Derrières de l'ancien hôtel de Mélusine (voir rue de Valois, 8).

# N° 19. Bautru, comte de Serrant, chancelier du duc d'Orléans (1700). Rétabli par Boffrant et décoré par Goypel. Princesse de Rohan de Montauban. Chancellerie d'Orléans avec les d'Argenson (1720). Journal le Constitutionnel. (A visiter.)

N° 21. Hôtel Liancourt, comte de la Roche-Guyon (1636). D'Effiat. Mme de Matignon. Marquis d'Artagueste (1720). Commissariat de police.

N° 23. Lefebvre, lecteur du duc d'Orléans. Aymard de Clermont-Tonnerre (1743).

N° 31. Restes de l'hôtel de Courville.

N° 32. Restes de l'hôtel de l'Estoile (1690).

N° 30. Mainpoud de la Roche. Mme de la Maisonrouge (1751).

N° 28. Hôtel de la Guillonière. Richelieu y habita quelque temps. Mis en loterie à la Révolution et gagné par le professeur danois Cramer, qui le revendit au bibliophile Silvestre.

N° 26. M. Ranchin en 1780.

N° 24. Emplacement de l'ancien hôtel de Serrant. Les maisons qui se suivaient ensuite, jusqu'à la rue St-Honoré, appartenaient aux chanoines de St-Honoré.

N° 8. Entrée du cloître St-Honoré.

Rue St-Roch.

Jadis Michel-Regnaud.

A droite, église St-Roch, sur l'emplacement d'un ancien hôtel Gaillon.

N° 6. Ancienne communauté des prêtres de St-Roch. Presbytère.

No 33. Curieux.

N° 35. Ancien hôtel d'Epinay(?), avec bel escalier. Aujourd'hui, école St-Roch. Les sœurs ont été expulsées (1902).

Dans la rue St-Roch nous rencontrons la rue d'Argenteuil, dans laquelle se trouvait la maison de Corneille, aujourd'hui démolie. (Inscription au n° 6.) Victorien Sardou possède, à Marly-le-Roi, le heurtoir de la porte qui datait de Henri IV et la rampe de l'escalier.

Place Vendôme.

Sur l'emplacement de l'hôtel de Vendôme et du Couvent des Capucines, Mansart et Boffrand dessinèrent et édifièrent cette belle place octogonale. Là se tenait la foire St-Ovide, qui fut transférée en 1771 place Louis XV, où elle ne retrouva pas sa vogue. L'exposition du corps de St Ovide, que le pape avait envoyé en 1665 au couvent des Capucines, attirait chaque année beaucoup de monde : des forains en profitèrent pour faire des étalages de marchandises, et telle fut l'origine de cette foire fameuse.

N° 7. Hôtel de Mansart (1707). Son gendre, Lebas de Montargis. Etat-major de la place jusqu'en 1899.

N° 9. Maréchal d'Estrées, comte d'Evreux. Le fermier général St-Amand (1789). Intendance de la liste civile sous Louis-Philippe. Le maréchal Magnan. — Le Gouverneur de Paris avant 1899.

* Nos 11 et 13. Le financier Vallemare. Chancellerie de France. Ministère de .la justice.

N° 15. Hôtel Lambesc (1728). Préfecture de Paris (1802).

Nos 17 et 19. Construit par Bulet. Le comte da Cunha, ambassadeur de Portugal. Reich de Penautin, compromis dans le procès de la Brinvilliers. Antoine Crozat (1728). Son gendre, le comte d'Evreux. Le maréchal de Broglie. Présidence de la Chambre des députés.

Nos 21 et 23. Pierre Bulet, architecte. Law. L'Héritier de Brutelle, botaniste (1789). Marquis de Méjanes (1808).

Nos 28 et 26. René Boutin, receveur général d'Amiens (1700).

N° 22. Construit en 1703 pour lui-même par Boffrand. De Noce (1728). Magon delaBalue, financier. Le général Hulin (1812). Etat-major de la Garde nationale.

Nos 18 et 20. Dainval. Baronne de Feuchères. Aguado de Las Marismas. Dans la cour du 20, bas-relief provenant du château de Rosny et attribué à Clodion.

N0 16. Hôtel du financier Hertaut. Mesmer y fit ses expériences magiques.

N° 14. Claude Paparel, trésorier des guerres, condamné à mort en 1716 pour concussion et gracié. André (1728). Hôtel de Beaumont avant la Révolution.

N° 12. Chopin y est mort.

N° 8. Le financier Delpech (1728). Mis de Bourgade. Le maréchal de La Fare.

Nos 4 et 6. Hôtel d'Aubert, receveur général de Caen. Le Pelletier de St-Fargeau, conseiller au parlement. Sa fille, la princesse de Chiraay, surnommée à la Cour : Dame de Volupté. Le neveu de cette dernière, le régicide Le Pelletier de St-Fargeau, fut tué au Palais-Royal le 20 janvier 1793 par Paris, ancien garde du corps. On plaça son cadavre sur le piédestal de la statue de Louis XIV, qui avait été inaugurée au milieu de la place en 1699 et renversée à la Révolution.

Rue des Petits-Champs.

Ouverte en 1634. S'est appelée rue Neuve-des-Petits- Champs.

N° 82. Hôtel de Tubeuf (1750).

Xos 99, 97, 95 et 76. Hôtels du xvme siècle.

Nos 91 et 87. Hôtels du xviii6 siècle. Au 91, balcon.

N° 83. Hôtel du maréchal de Goigny (1770).

N° 66. Hôtel du xvne siècle, avec joli escalier. Appartient au général de Gools.

N° 64. Maison où habita Berryer de 1816 à 1868.

N° 77. Hôtel du xvine siècle.

N° 48. Sur les dépendances de l'ancien hôtel Choiseul. Bains Ventadour.

N° 61. Beau balcon.

N°55. Hôtel Gerbron de Bonnegarde (1765).

N° 40. Passage Choiseul, sur l'emplacement de l'hôtel du Contrôle général des finances (1783). Antérieurement hôtel de Lionne. Ministère des finances sous l'Empire.

N° 47. Maison de rapport appartenant à Lulli et laissée par lui à sa femme en 1687.

# N° 45. Hôtel du musicien Lulli, construit par Gitlard en 1671, avec de l'argent emprunté à Molière. ïl y

habita jusqu'en 1683. Comte Dessoles sous la Restauration.

N° 32. Hôtel Thévenin (1713).

N° 26. Hôtel Colmet d'Age. Bas-reliefs. Jolie rampe.

N° 20. Petit hôtel Ghabanais de St-Pouange 1707). Le grand a été détruit par le percement de la rue Ghabanais en 1775.

# N° 8. Aujourd'hui, Bibliothèque Nationale. Ancien hôtel du président Tubeuf, qui le perdit au piquet avec le cardinal Mazarin. Ce dernier l'habita avant d'aller se fixer au Palais-Royal. Sous Louis XV, Compagnie des Indes. Bourse de 1724 à 1793.

N° 6. Galerie Colbert et, 4, Galerie Vivienne, ouvertes sur l'emplacement de l'hôtel Colbert, qui avait été construit par Levau pour Bautru-Serrant. A cet hôtel avaient succédé les écuries du duc d'Orléans, puis le bureau des Domaines du roi, puis la Caisse de la Dette publique en 1806, et en 1823 les Galeries actuelles. Au 13 de la Galerie Vivienne, escalier remarquable.

N° 5. Passage des Deux-Pavillons.

Rue de la Banque.

(A gauche.) Ancien passage des Petits-Pères.

N° 5. Galerie Vivienne. Bougainville est mort dans cette maison en 1729. En face, passage des Petits-Pères.

N° 9. Hôtel du Timbre, bâti par Baltard de 1830 à 1846.

Rue de La Feuillade.

Doit son nom au Maréchal, qui lit construire à ses frais une partie de la place des Victoires (1685). N° 4. Restes de l'hôtel du Maréchal.

Rue Radziwill.

Jadis Neuve des Bons-Enfants.

Doit son nom à un hôtel du prince Radziwill, qui n'existe plus.

N° 33. Très curieux passage, à plusieurs étages, aboutissant 48, rue de Valois. Escalier à double révolution.

N° 21. Hôtel de Thézan.

N° 19. Hôtel du duc de Noirmoutiers, antérieurement Colbert.

N° 17. Hôtel du président Maupeou (1728).

Rue de La Vrillière.

Doit son nom à l'hôtel de ce nom (Banque). N° 6. Enseigne : À la Petite Biche.

* Nos 1 et 3. Hôtel construit par Mansart en 1635, pour le ministre de Louis XIV, Phélipeaux de La Vrillière. Le comte de Toulouse, fils de Mme de Montespan (1713), et son fils, le duc de Penthièvre, amiral. La princesse de Lamballe, belle-fille du duc de Penthièvre. Cet hôtel, remanié par Robert Cotte et réédifié de toutes pièces, aujourd'hui, renfermait des peintures et des bas-reliefs magnifiques, qui ont été conservés en partie. — Séquestré à la Révolution. Imprimerie Nationale. La Banque de France, qui avait ses bureaux dans l'hôtel Massiac (ancien hôtel du Hallier), s'y installa définitivement en 1812.

* N° 2. Maison à tourelles, et balcon tournant très curieux. Elle appartenait en 1750 à l'architecte Leduc. Bureaux du journal VUnion. Majorât de la famille Portalis.

Rue Croix-des-Petits-Champs.

N° 43. Maison à tourelles.

N° 48. Ancien bureau de la Compagnie du Sénégal. Aujourd'hui hôtel meublé de la Marine.

N° 31. Emplacement de la maison de Mathurine la folle, qui aida à faire arrêter Jean Chatel.

N° 27. Hôtel meublé du Levant,. Bel escalier.

N° 23. Hôtel du marquis de Beaupréau, père de la comtesse de La Tour d'Auvergne. Séquestré et adjugé au citoyen Marck. (Balcon.)

N° 16. Maison de la Gourdan, fameuse entremetteuse au xvme siècle. Bureau des Petites Affiches sous la Révolution. Elles avaient été créées en 1751.

N° 21. Hôtel Bazin de la Bazinière. (Restes, au fond de la cour.) Là s'élevait l'hôtel meublé de Bretagne, où Louis XV allait voir Mme d'Étiolés. Ange Pitou habita cette maison comme libraire.

N° 13. Maison où habita Malherbe de 1606 à 1627 (Inscription.)

N° 7. Entrée du cloître St-Honoré.

En face du 2 se trouvait la Croix des Petits-Champs, jadis Croix de Bonpuits. Jetons un coup dCœil à gauche sur la :

Rue du Bouloi.

N° 2. Passage Véro-Dodat, sur l'emplacement de l'hôtel du financier Quatremère. Rachel habita ce passage, qui doit son nom à un charcutier.

N° 5. Vieil hôtel meublé du Bouloi, dont le nom rappelle un jeu de boules. Escalier.

Nos 8 et 10. Hôtel du duc de Lude (1675).

N° 9. Ancien hôtel meublé de Notre-Dame (1769). Grande voûte. En 1822, bureau des « Jumelles », diligences pour Dieppe.

N° 11. Emplacement de l'hôtel du maréchal Clérambault, ami de St-Evremond.

N° 18. A appartenu à l'hospice de l'Humanité, pendant la Révolution. (Hôtel meublé du Commerce.)

N° 20. Pellegrain de Lestang (1739). École libre de jeunes filles. (Ferrures.)

N° 22. Cour des Fermes, sur l'emplacement de l'hôtel de Jean de la Ferrière, ami de Goligny. Jeanne d'Albret y mourut. Le chancelier Séguier, qui y offrit un local à l'Académie. Hôtel des fermiers généraux (1690). Maison d'arrêt pendant la Révolution. Plus tard, messageries Laffite et Gaillard.

N° 17. Restes de l'hôtel de Lussan. Messageries.

Nos 19, 21 et 23. Ancien couvent des Carmélites, puis Ferme des Tabacs. Administration des Domaines. Messageries.

14e ITINERAIRE

Les alentours du Palais-Royal et la rue Richelieu.

Descendre au Palais-Royal. Place du Palais-Royal. Rue Yivienne et rues qui la traversent. Revenir au point de départ par la rue Richelieu.

Place du Palais-Royal

Ex-Palais Cardinal jusqu'en 1643. Les Quinze- Vingts occupaient jadis l'emplacement du bureau de tabac la Civette. Les hôtels d'Angennes et d'Armagnac, adossés au rempart de Charles V, occupaient l'emplacement de la place actuelle.

Le Théâtre-Français, édifié de 1786 à 1790, sous la direction de l'architecte Louis, était destiné aux Variétés- Amusantes jusqu'en 1799. Brûlé en 1900 et réédifié. (Voir les inscriptions sur la façade).

 l'est du Palais-Royal, prenons la :

Rue de Valois.

Ouverte en 1782 sur la Court-Orry, cul-de-sac par lequel on arrivait à la salle de l'Opéra, brûlé en 1781.

N° 1 bis. Entrée du Palais-Royal.

Nos 6 et 8. Aujourd'hui Restaurant du Bœuf à la mode. Hôtel Mélusine, construit par Richelieu. Une très belle tapisserie y représentait Mélusine, la fée des romans de la Chevalerie. Autrefois il existait là un hôtel Lusignan (1652).

# N° 10. Hôtel du cardinal Dubois. Union centrale des Arts décoratifs jusqu'en 1902.

N° 20. Hôtel de la Fontaine-Martel, où habita Voltaire de 1732 à 1733. Autre entrée 9, rue Baillif.

N° 36. Jolies ferrures.

N° 48. Curieux passage menant rue Radziwill.

Rue Beaujolais.

Ouverte en 1784. Sophie Arnoud y habitait.

N° 8. Passage des Deux-Pavillons.

N° 2. Passage du Perron, datant de 1806.

N° 18. Balcon en fer forgé.

N° 19. Théâtre du Palais-Royal, qui fut successivement Théâtre Beaujolais (1787), Théâtre Montansier (1790) et Théâtre de la Montagne (1793).

Rue Vi vienne.

Doit son nom à Vivien, secrétaire du roi, qui avait un hôtel dans la rue lorsqu'elle fut ouverte au xvne siècle. Avant la Révolution il n'y avait pas un magasin dans la rue.

Nos 2 et 4. Emplacement de l'hôtel Bautru de St-Serran, puis du surintendant Colbert. En face, jardins de la Bibliothèque Nationale, qui ont remplacé les bâtiments de la Bourse sous Louis XV.

N° 4. Galerie Colbert. (Voir rue des Petits-Champs.)

N° 6. Galerie Vivienne. Anciennes écuries d'Orléans. (Voir rue des Petits-Champs.)

N° 11. Emplacement de l'hôtel du marquis de Seignelay, fils de Colbert.

N° 12. Emplacement de l'hôtel des Mousseaux (1707), de Bonneval (1755), de Talaru. M. de Baulny. Le banquier Contentin, assassiné par son domestique en 1800.

N° 14. Emplacement de l'hôtel Vivien, secrétaire du roi.

N° 16. Hôtel de Bercy (1700), de Torcy (1713), de iBreteuil (1728), du maréchal de Bezons (1749).

*N° 18. Hôtel Desmarets, neveu de Golbert. Reconstruit par Boffrand. L'abbé de Boismont, prédicateur du roi. (Très bel escalier. Plafonds.)

N° 20. Debrieux, maître d'hôtel de Louis XIV.

N° 22. Marquis de Lionne.

Le jardin des Filles-St-Thomas, protégées par Anne de Caumont, duchesse de Fronsac, occupait l'emplacement de la place de la Bourse. La porte de leur couvent faisait face à la rue Vivienne. Il fut supprimé en 1791. La rue Vivienne s'arrêtait rue des Filles-St-Thomas à cette époque; elle atteignit le boulevard Montmartre en 1829.

Nos 36 et 34. Anciens hôtels.

N° 38. Passage des Variétés.

N° 47. Hôtel avec sculptures.

Dans la rue Vivienne, nous avons à visiter la rue Colbert, la rue des Filles-St-Thomas, la rue Feydeau et la rue St-Marc.

Rue Colbert.

Autrefois rue de l'Arcade-Colbert. Ouverte par ordre de Golbert, sur un terrain qui lui appartenait.

N° 6. Fontaine Colbert (xvn® siècle).

N° 12. Restes de l'hôtel de Nevers et amorces de la voûte qui franchissait jadis la rue.

Rue des Filles-St-Thomas.

N° 5. Hôtel du président Croizette, au xvnie siècle. N° 7. Hôtel du comte de la Marre, au xvme siècle. N° 11. Maison de Brillât-Savarin.

Rue Feydeau.

Tracée en 1650.

N° 7. Emplacement du théâtre Feydeau, dit de Monsieur, fondé en 1791 par une troupe italienne. On y jouait l'opéra-comique dès 1797. La troupe émigra en 1801 salle Favart (Opéra-Comique) et le théâtre Feydeau fut démoli en 1830. La cour du 7 en a conservé la forme.

Nos 14 et 16. Angles delà rue des Panoramas, ex-rue Neuve-Montmorency. Cette rue a été ouverte en 1782 par le duc de Montmorency-Luxembourg, et à ses frais, en face de son hôtel.

N° 24. Ancien hôtel.

N° 23. Rue des Colonnes, anciennement passage, sur l'emplacement de l'hôtel de Verneuil. Ouverte à la fin du xvme siècle.

Rue St-Marc.

Ouverte au xvne siècle.

N° 8. Curieuse entrée de service du Passage des Panoramas sur l'emplacement des panoramas de Bouton et Daguerre.

N° 10. Passage des Panoramas (1808), bâti sur l'emplacement de l'ancien hôtel Montmorency-Luxembourg, qui avait été construit par Lassurance en 1704.

Nos 9 et 11. Angles de la rue des Panoramas.

N° 14. Ernest Legouvé y est né et y vit toujours.

N° 17. Ancien hôtel.

N° 18. Hôtel de Magon de la Balue, fermier général

Rue Richelieu.

Ouverte en 1630 par le Cardinal. S'est appelée rue de la Loi pendant la Révolution.

N° 112. Plaque posée par un particulier en 1838 en l'honneur de Richelieu. Emplacement de l'ancien hôtel de Bondi, puis Lecouteulx (1789), qui devint en 1796 la maison de jeux Frascati. Regnard habita en face, sur l'emplacement du café Cardinal.

N° 101. Hôtel de l'abbé Terray, de l'abbé Barthélémy, auteur du Voyage du jeune Anacharsis (1795), du banquier Mirés. Journal le Temps.

N° 99. Hôtel du marquis de La Ferrière.

N° 97. Emplacement de l'hôtel Albergotti (1728). Passage des Princes.

N° 104. Ancien hôtel de Glermont et Maurisset de la Cour. Reconstruit en 1830.

N° 102. Emplacement de l'hôtel contruit en 1774 par de Wailly pour Roland de Villarceaux, sur un ancien hôtel Mailly du Breuil. Voltaire l'acheta peu de temps avant sa mort. Sa nièce, Mme Denis, et son second mari M. Duvivier. Maison reconstruite sous Louis-Philippe. Aujourd'hui le Journal amusant.

N° 100. Emplacement de la maison de Mme de St-Julien, amie de Voltaire. Aujourd'hui le Journal.

La rue d'Amboise et la rue St-Marc ont été ouvertes sur l'emplacement de l'ancien hôtel de la duchesse de Senneterre, qui fut celui de Pierre Grozat et de la famille Choiseul-Gouffier. L'hôtel actuel de la Compagnie des Assurances en faisait partie.

Nos 81 et 83. Hôtel de Grancey (1720), de Roquelaure, de Guiche, de Bérulle (1787).

N° 76. Mlle Guimard habita en 1756 en face de la rue Ménars. Dans cette rue, au 6, hôtel du président Ménars, détruit en partie par la rue Ménars et la rue du 4-Septembre. Mlle Bourgoin, de la Comédie-Française, habita rue Ménars, ainsi qu'Anacharsis Clootz.

N° 66. Hôtel de Souvray, puis de Biencourt.

N° 75. Hôtel de la fin du xvne siècle. Marquis de Villarceaux, amant de Ninon, dont il eut un fils, le Chevalier de Boissière. Le Maistre d'Armouville. Le Baron Roger sous l'Empire. Famille Cartier depuis 1813.

Nos 60 et 62. Hôtel de Talaru (1789). Prison pendant la Terreur, où le marquis de Talaru fut lui-même enfermé ainsi que le financier Boutin.

N° 58. Restes de l'hôtel de Nevers (voir rue Colberi). Le square de la place Louvois occupe l'emplacement de l'hôtel Louvois, qui devint Théâtre des Arts en 1793 et salle de l'Opéra.

Le duc de Berri fut assassiné devant le 3 de la rue Rameau, le 13 février 1820. Louvel, son assassin, fut arrêté sous l'arcade de la rue Colbert. Ange Pitou, qui demeurait 1, rue Lulli, fut témoin du crime. Le duc de Berri rentrait à l'Opéra pour voir danser sp maîtresse, Virginie Oreiller, quand il fut tué. Elle avait été l'amie du maréchal Bessières, tué la veille de Lutzen, et eut un fils du duc qui porta le nom de Chevalier de Carrières.

La fontaine Louvois (4 fleuves) est de Visconti (1844). Au 6 de la rue de Louvois, emplacement du théâtre des Amis de la Patrie (1792) qui fut Théâtre Français de la rue de Louvois et Théâtre Italien en 1808. Démoli dernièrement (Ecole).

En face du square Bibliothèque Nationale, ancien palais Mazarin, construit sur les hôtels Tubeuf et Chivry. Après la mort du Cardinal, l'hôtel Tubeuf échut au duc de la Meilleraie et le reste devint hôtel de Nevers. Le Régent acheta en 1721 cette dernière partie, pour y installer la bibliothèque du Roi.

N° 63. Hôtel du duc de Villeroy (1730). Actuellement

hôtel meublé de Malte. Sous la Fronde, c'était l'hôtel du commandeur de Jars.

N° 49. Hôtel d'Andrezel (1728).

N° 52. Passage Beaujolais. Napoléon, dit-on, pendant sa jeunesse, logea au quatrième étage de cette maison.

N° 50. Hôtel de Louise de la Motte, épouse de François Poisson, mère de la marquise de Pompadour et du marquis de Marigny. Recueilli par eux en héritage en 1755. Aujourd'hui hôtel meublé de Strasbourg.

N° 47. M. de Chauvelin. Plus tard hôtel Javon. Aujourd'hui restaurant pour dames seules.

N°46.Emplacementprimitif du café Foy. Passage fermé.

N° 41. Emplacement de l'hôtel de Grussol (1713).

N° 40. Emplacement de la maison où mourut Molière (1763). (Plaque.)

N° 39. Maison de Diderot. Il y est mort en 1784,

N° 34. Passage Hulot (1787).

N° 37. Fontaine Molière, due à une souscription nationale. Construite parVisconti (1844). (Marbres de Pradier).

N° 33. Maison avec bas-relief.

N° 26. Passage Potier. Doit son nom à un comédien de la Restauration. Sur l'emplacement du magasin de Mlle Bertin, modiste de Marie-Antoinette.

N° 25. Hôtel Louis XV.

No 18. Passage Richelieu. S'appela passage de Bre-

tagne

N° 23 bis. Maison où mourut Mignard (1695). (Plaque.)

N° 23. Restes de l'hôtel de Feutrière.

N°21. Hôtel Dodun, contrôleur des Finances(1726), puis hôtel meublé de l'Univers (1771), puis le costumier Babin.

N° 19. Passage à travers l'ancien hôtel Foucault, intendant de Caen.

N°17.Maisonappartenanten 1730auducd'Orléans. Son secrétaire Tanchot. Aujourd'hui hôtel meublé d'Orléans.

15e ITINÉRAIRE

Quartier compris entre la rue Richelieu et l'avenue de l'Opéra.

Descendre au Palais-Royal et remonter l'avenue de l'Opéra en jetant un eoup d'œil sur la rue Molière. Prendre la rue Ste-Anne et son prolongement la rue de Grammont. Redescendre par la rue de Choiseul, le passage Choiseul et la rue des Moulins. Remonter par la rue Gaillon et la rue de la Michodière. Redescendre par la rue Louis-le-Grand.

Rue Molière.

Naguère du Bâton-Royal et cle la Fontaine-Molière. N° 6. Hôtel meublé d'Orléans. (Voir 17, rue Richelieu.) N° 9. Maison appartenant en 1710 à M. Desaint. N° 25. Ancien couvent des religieuses de la Roquette.

Rue Ste-Anne.

Ancienne rue au Sang ou de la Basse-Voirie. G était une ruelle infecte de la butte des Moulins. Elle a reçu son nom d'Anne d'Autriche en 1633. En 1792 elle s'appelait rue d'Helvétius, en souvenir de l'écrivain qui y était né en 1715.

N° 32 bis. Appartenait en 1780 au sieur Tarade.

N° 34. M. Laporte de Serincourt. (Bel escalier.) Passe dans le quartier pour un hôtel Dubarry.

N° 43. Hôtel du marquis de Gursay (1720).

N° 47. Maison de Lulli. (Voir rue des Petits-Champs.) C'est là que fut arrêtée Mme Dubarry, pour être conduite à l'échafaud.

N° 49. Hôtel Thévenin (1713).

N° 54. Au coin de la rue Chérubini.

N° 57. M. de Lévis.

N° 59. Passage Ste-Anne à travers le couvent des Nouvelles Catholiques, fondé en 1634.

N° 63. Faisait partie du couvent des Nouvelles Catholiques, ou mourut Bossuet.

N° 64. Appartenait à la famille de Louvois ainsi que le 66 et le 68. Bas-relief au 64.

Dans la rue Ste-Anne nous devons visiter la rue Thérèse, la rue Villedo, la rue Chérubini, la rue Chabanais, la rue St-Augustin.

Rue Thérèse.

Ancienne rue du Hazard, à cause d'une maison de jeux.

N° 1. Ancien couvent. (Voir 25, rue Molière.)

N° 6. Ancien tripot du Hazard. Hôtel de Séguier (1750), avocat général au Parlement et défenseur de Lally. — Lycée de Paris, fondé en 1799 par Lebrun.

N° 11. Mlle Ferrière, maîtresse de M. de Brégé, doyen du grand conseil.

N°23. Inscription en l'honneur de l'abbé de l'Epée, mort rue des Moulins, dans une maison aujourd'hui démolie.

Rue Villedo.

Ancienne rue très mal famée (1639).

N° 2. Emplacement de l'hôtel de Crussol.

N° 3. Famille des Gardel, danseurs (1771).

N° 13. Hôtel d'unVilledo, général des bâtiments du Roi.

Rue Chérubini.

Faisait partie de la rue Chabanais avant 1838, époque à laquelle la rue Chabanais se prolongea jusqu'à la place Louvois.

N° 1. L'entrepreneur Périac, qui ouvrit la rue Chabanais avec Delécluze.

K° 4. Du xvme.

Rue Chabanais.

Ouverte sous Louis XVI sur le terrain provenant de l'hôtel de St-Pouange et aux frais du marquis de Colbert-Chabanais.

N° 1. Delécluze, entrepreneur avec Périac de la construction de la rue Chabanais, qui au début formait rectangle pour rejoindre la rue Ste-Anne.

N° 2. Joseph Chénier y avait sa maîtresse. Le libraire Ladvocat.

N° 9. La veuve de Fouquier-Tinville, née d'Aucourt, y habitait en 1812 et y mourut en 1827.

N° 11. Appartenait à Delécluze, entrepreneur. Pichegru y fut arrêté le 27 février 1804, livré par Leblanc.

N° 4. Tallien y habita après son divorce.

Rue St- Augustin.

N° 1. Marquise de Villarceaux (fin du xvne siècle).

N° 4. Hôtel de Grancey, du président Ménars (1728), avec sa bibliothèque de Thou. Petit hôtel du financier Boutin. Le grand s'ouvrait 77, rue de Richelieu.

N° 5. Hôtel de Pomponne (1754). M. Delahante. Le chanteur Garât sous la Pvestauration.

N° 6. Appartenait à la famille de Grammont.

N° 13. La veuve du marquis de Louvois. Hôtel meublé.

sfe On va démolir l'Auberge du Cheval

Blanc, rue Mazet, entre la rue Sain t- An dré-deiB-ArtiS et la rue Dauphine. C'est de là que partaient les carrosses pour Orléans. C'est là que ,selon le roman immortel de l'abbé Prévoist, pour la première fois,le chevalier ides Grieux vit Manon Lescaut et l'aima.C'esjt un coin des plus pittoresques du vieux Paris qui va disparaître. Ne pourrait-on pas l'empêcher ?

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pâV uneVeWise' dii Roi' aveugle, du jeune Compositeur- Henri Février II engagerai spécialement, à cet effet M. Sqrreze, qui tiendrait le rôle créé par M. Devnes.

- Dimanche soir, on donnera Manon, avec Mlle Vix MM. Clément et Péner

Matinées de dimanche prochain. -  la Comédie-Française : U ne faut jur e denen, lp Vovaae de M. Pemchon. — A lOpera-coniiqu s : CavaUeria rusticana le Bonhomme Œ, les ArmaUlis - A l'Odeon : Jules Cesar. L. Au Théâtre-Antoine : Bvrim, Liiez les

N° 23. Emplacement de l'hôtel de Lionne, de Tresmes, du duc de Gesvres (1713), gouverneur de Paris. Passage Choiseul.

N° 31. Hôtel de Mouy, d'Auneuil (1728).

N° 24. Comte d'Estrées, de Ferriol (1739). Renouard de la Touanne. Marquis de Pons.

La fontaine de la place Gaillon, dite Fontaine Louisle-Grand, a été construite en 1707 sur les dessins de Beausire et reconstruite en 1827 sur les dessins de Visconti.

Au bout de la rue Ste-Anne, nous prenons la :

Rue de Grammont.

Ouverte en 1726, sur l'emplacement de l'hôtel du maréchal de ce nom. Devrait s'écrire : rue de Gramont.

N° 1. Bureau des Aides, puis Enregistrement sous Louis XVI.

N° 2. M. de Lachevardière, sous Louis XIV. Aujourd'hui hôtel meublé du Périgord.

N° 13. Le marquis de Chalabre. Autre entrée, 14, rue de Choiseul.

N° 14. Bel hôtel Louis XIV.

N° 15. Bas-relief. Ecuries du duc de Choiseul.

Au coin du boulevard, ancien hôtel Levis, ambassade de Russie sous Louis XVI. Cercle du Jockey. Cercle républicain. Restaurant.

La petite rue Grétry, à droite dans la rue de Grammont, nous amènera place Bo'ieldieu, où se trouve l'Opéra- Comique, adossé à une portion des restes de l'hôtel Choiseul, conservés sur le boulevard. Inauguré en 1783, l'Opéra brûla en 1838. Rebâti, il brûla de nouveau en 1887. Reconstruit en 1899.

Rue Pavart.

Longe l'Opéra-Comique à l'est. Ouverte en 1781, sui les terrains du duc de Ghoiseul; elle a été presque toujours habitée par des acteurs.

N° 1. Fut habité par Mlle Page.

N° 4. Gollot d'Herbois y habita et faillit y être assassiné.

N° 8. Mme Ugalde.

N° 18. Mme Albert et Mme Pauline Viardot.

La rue d'Amboise a été percée en 1780 sur les terrains appartenant au duc de Choiseul-Amboise. Elle a possédé des maisons de jeux, des tables d'hôtes à femmes, et des maisons encore plus clandestines. De l'autre côté de l'Opéra-Comique se trouve la rue Marivaux, où le café Anglais a absorbé le Grand Treize, ancien tripot.

Arrivés sur le boulevard des Italiens, nous passons devant le Crédit Lyonnais, construit sur remplacement de l'hôtel de Boufflers, qui était devenu la propriété de -l'industriel Oberkampf.

Rue de Chois eul.

Ouverte en 1779.

N° 21. Semble avoir été une petite maison.

N° 14. M. de Sartines, lieutenant de police. Marquis de Chalabre. Cet hôtel communiquait avec le boulevard par l'impasse de la Glacière. C'est le même que le 13 de la rue de Grammont.

N° 2. Siège des Aides et Gabelles (1789). Enregistrement et Domaines.

Passage Choiseul.

Ajouté à la rue pour le compte de M. Mallet, provient comme territoire de l'hôtel de Gesvres, de Pvadepont.

Au bout du passage nous trouvons la :

Rue des Moulins.

Sur son emplacement se trouvait une colline où tournaient des moulins et où Jeanne d'Arc s'était établie en 1429.

N° 5. Hôtel du comte de Gouy-d'Arcy (1860).

N° 8. Hôtel meublé de la Côte-d'Or. Ancienne demeure du baron d'Holbach, le philosophe matérialiste, qui y recevait Diderot, Grimm, et tous les esprits forts de l'époque.

N° 3. Hôtel de Bazilière.

Gomme le rappelle une inscription placée sur l'hôtel des Deux Mondes, au 23 de la rue Thérèse, l'abbé de l'Epée habita une maison de la rue des Moulins, aujourd'hui disparue. Il y réunissait les sourds-muets, et l'empereur Joseph II, pendant son séjour à Paris, assista plusieurs fois aux leçons que l'abbé y donnait. Péreire avait déjà antérieurement imaginé un enseignement spécial pour les sourds-muets.

En remontant l'avenue de l'Opéra nous trouvons la ^

Rue Ventadour.

Qui nous mène à la succursale de la Banque de France. Ancienne salle Ventadour de 1829 à 1832 : théâtre italien de 1841 à 1885. Mme de Ventadour était gouvernante des enfants de France. La salle Ventadour a été construite

sur l'emplacement de l'hôtel de Lionne, dû à Leveau, qui fut habité par Pontchartrain et restauré par Calonne. En 1792, cet hôtel, un des plus beaux de Paris, qui sous Louis XV avait servi à loger les ambassadeurs extraordinaires, devintle ministère de l'Intérieur et fut habile par Roland et sa femme.

Rue Gaillon.

N° 6. Très joli hôtel Louis XV, avec bel escalier.

N° 8. Hôtel du prince Sulkowski. Douet de Vichy, au xvne siècle.

Nos 10 et 12. Mme de Roth. Actuellement la Croix- Rouge.

N° 5. Ancien hôtel, avec- bel escalier, appartenant à la famille Rignon.

N° 14. M. de Lafleurie.

N° 15. Le comte de Flavigny.

Rue de La Michodière.

Ouverte en 1778, sur les terrains de l'hôtel des Deux- Ponts, et l'hôtel de Lorges, qui fut aussi celui de la princesse de Conti, fille de Mlle de la Vallière.

N° 4. Mme de Montgolfier, veuve de l'aéronaute, y mourut.

N° 8. Devant s'élevait la Porte Gaillon.

N° 20. Duchesse des Deux-Ponts, mère du roi Max de Ravière. Famille Chrétien.

Rue Louis-le-Grand.

Nos 3 et 5. Mme de Montespan, dans la disgrâce, y habita. La maison, qui a été refaite, touchait par derrière au couvent des Capucines. L'architecte Louis y est mort.

N° 2. Hôtel de l'Épinay, aujourd'hui hôtel meublé.

N° 9. Le général marquis de Ghasseloup-Laubat (1780). Le baron Double y a reconstitué le boudoir de la Dulthé.

N° 11. Le général Bertin de Vaux.

* N° 34. Restes d'une partie de l'hôtel du financier Lacour-Deschiens. Le duc d'Antin, surintendant des bâtiments du Roi, s'en rendit acquéreur en 1713. Maréchal de Richelieu en 1757. Ghevantet y construisit le Pavillon de Hanovre. Le glacier Velloni. Ghristophle.

Rue d'Antin.

En partie bâtie sur les terrains de l'immense hôtel d'Antin, puis de Richelieu.

Nos 1 et 3. Hôtel de l'Épinay, de Mondragon. Le 3 fut mairie du IIe arrondissement jusqu'en 1835. Là eut lieu le mariage de Bonaparte avec Joséphine le 9 mars 1796. La salle existe telle quelle et sert de cabinet à un administrateur de la Banque de Paris et des Pays-Bas.

N° 5. Construit par Gabriel. — Rigoley d'Agny.

N° 7. Le maréchal de Mouchy, gouverneur de Versailles sous Louis XV.

N° 9. Le sieur de Prévalon (1713). Nantouillet, comle de Marly-la^ Ville. Thion de la Chaume (notaire).

Rue des Capucines.

Le couvent des Capucines se trouvait sous Henri III en face des Capucins de la rue St-Honoré. Déplacé lors de la création de la place Vendôme, il fut transporté entre cette place et le boulevard. Sous la République, le couvent servit d'hôtel des Monnaies. L'église où

avaient été enterrés Mme de Pompadour, le maréchal de Créqui, Louvois, etc., devint une salle de spectacles fantasmagoriques avec Robertson, et les jardins furent occupés par le Cirque Franconi, un théâtre de jeunes comédiens et un panorama. Tout disparut lors du percement de la rue de la Paix, dite de Napoléon avant 1814.

N° 15. Hôtel du financier Devieux (1726). Comte de Mathan (£787), général de Septeuil (1848). Acquis par le Crédit Foncier (1858).

N° 17. Hôtel de Castanier, directeur de la compagnie des Indes (1726), de Mazade (1763), duc de Villequierd'Aumont (1787). Séquestré à la Révolution. Crédit Foncier depuis 1854.

N° 24. Emplacement d'un hôtel ayant appartenu en 1787 à Bertin, ministre d'Etat, puis à Berthier, prince de Wagram, et qui devint l'hôtel du ministère des Affaires étrangères. Mignet, l'historien, y habita sous Louis-Philippe.

Bonaparte, après le 13 vendémiaire, occupa l'hôtel, aujourd'hui disparu, qui avait été construit en 1713 par l'architecte de Cotte, pour lui-même. Cet hôtel a été détruit par la rue Volney (1854), qui s'est appelée d'abord rue St- Arnaud.

16e ITINERAIRE

De la place de la Concorde à la Bastille par les boulevards.

Place de la Concorde.

La plus belle et la plus vaste de Paris. Anciennement place Louis XV, puis place de la Révolution. A l'ouest, chevaux de Marly de Goustou, qui, au xvir3 siècle, ornaient les abreuvoirs de Marly. L'obélisque de Louqsor a été érigé en 1836. Le 30 mai 1770, lors du feu d'artifice qu'on tirait en l'honneur du mariage de Louis XVI, alors dauphin, il se produisit sur cette place une panique, qui coûta la vie à de très nombreuses personnes. La place était ornée alors d'une statue de Louis XV, par Bouchardon : elle fut remplacée par une statue de la Liberté pendant la Révolution. La guillotine, qui opérait avant place du Carrousel, fut transportée entre la statue de la Liberté et l'entrée des Champs-Elysées, pour l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Marie-Antoinette, Charlotte Corday, les Hébertistes, les Dantonistes, les Girondins furent exécutés entre le Pont-Tournant et la statue. Après avoir été place du Trône-Renversé, la guillotine revint place de la Révolution, le 9 thermidor, pour Robespierre et ses complices. La statue des Villes la plus remarquable est celle de Strasbourg, par Pradier.

Au nord, la place est bordée par deux beaux hôtels à colonnades corinthiennes, élevés de 1763 à 1772, sur les dessins de Gabriel, et destinés primitivement au logement des Ambassadeurs.

N° 2. Ancien garde-meuble du mobilier de la Couronne. Le diamant appelé le Piègent, actuellement au Louvre, y futvoléle!7 septembre 1792 parCambon etDouligny. Actuellement Ministère de la Marine depuis 1792.

N° 4. Ancien hôtel de la marquise de Goislin, née Mailly (1776). Cercle de la rue Royale.

N° 6. Rouillé de l'Estang, secrétaire du Roi (1775 . Marquis de Pastoret. Marquise du Plessis-Bellière. Automobile-Club.

N° 8. Pierre-Louis Moreau, architecte du Roi. M. Lambot de Fougères. Vicomtesse de Chezelles. Péan de St-Gilles, notaire en 1830.

N° 10. Construit par Trouard. Duc d'Aumont (1763). Comte de Crillon (1788). Ambassade d'Espagne (1792). Hôtel de Crillon (1819).

Rue Royale.

Bordée d'hôtels construits au xvine siècle, sur un plan uniforme; nous mène au boulevard de la Madeleine.

X° 1. L'inventeur Philippe de Girard y est mort en 1845. (Inscription.)

N° 2. Ministère de la Marine.

N° 6. Mme de Staël y habita à la fin de sa vie.

N° 9. Maison où mourut le duc de la Rochefoucauld- Liancourt (1827), créateur de l'École des Arts et Métiers.

Boulevard de la Madeleine.

Louis XIV donna en 1676 l'ordre d'abaltre l'enceinte de Louis XIII, travail terminé en 1705. C'est seulement

sous l'Empire que le mouvement s'étendit jusqu'à la Bastille.

La Madeleine fut commencée en 1764 par Coûtant d'Ivry. Couture voulut imiter le Panthéon d' Agrippa de Rome, mais il fut arrêté par la Révolution. Napoléon chargea, par décret de Posen (1806), Pierre Vignon de construire le Temple de la Gloire. Une ordonnance de 1816 rendit au Temple sa destination primitive. Ouverte au culte en 1843. Le fronton est de Lemaire, les bas-reliefs des portes de Triqueti.

A l'angle de la rue Cambon, en 1848, un bataillon du 14edeligne, provoqué par le coup de pistolet deLagrange, fît une décharge meurtrière, signal de la Révolution.

A l'angle gauche de la rue Caumartin : Pavillon de M. de Ste-Foix, trésorier de la Marine (1780). Mirabeau y habita en 1789.

A l'angle droit, Pavillon du duc d'Aumont (1789).

Boulevard des Capucines.

Le théâtre du Vaudeville a été construit sur l'emplacement d'un hôtel Montmorency (1775) et une partie de l'hôtel d'Osmond, anciennement des Tillières, détruit par la rue Halévy et l'Opéra de Garnier.

Boulevard des Italiens.

Sous la Restauration le côté gauche s'appelait boulevard de Gand. A l'époque des Incroyables, on l'appelait le boulevard le Petit-Coblentz. A l'angle droit de la Chaussée d'Antin : Dépôt des Gardes françaises, fondé par le colonel de Biron (1764), et leur musique, avec laquelle se fondit le Conservatoire (1790). Rossini y habita. Restaurant Paillard aujourd'hui.

* N° 33. Pavillon de Hanovre, du maréchal de Richelieu, édifié à l'extrémité de l'hôtel d'Antin, grâce aux rapines du Maréchal, surnommé « le Père la Maraude ».

N° 23. Comtesse de la Massaye. A l'autre angle de la rue de Ghoiseul, Crédit Lyonnais, construit sur l'emplacement de l'hôtel de Boufflers. En face, théâtre des Nouveautés, construit sur l'emplacement du dernier hôtel de la Dulthé, où elle mourut en 1820.

N° 24. A l'angle gauche de la rue Taitbout, hôtel de Brancas. Général Rapp. Marquise d'Hertford. Lord Seymour.

N° 20. A l'angle gauche de la rueLaffitte, ancien hôtel Stainville. Mme Tallien y habita. Maison Dorée. Café Riche.

N° 18 bis. A l'angle droit de la rue Laffitte, avec entrée au 2 de cette dernière, hôtel d'Aubeterre.

N° 12. Passage de l'Opéra, sur les terrains de M. Morel de Vindé, composé de deux galeries parallèles, menait à l'Opéra de la rue Lepelletier, incendié en 1873.

N°9. Grétry l'habita. Il y est mort (1813). (Plaque.)

N° 3. Hérold l'habita.

Boulevard Montmartre.

N° 22. Prince de Talleyrand, sous l'Empire. Cercle du Jockey de 1836 à 1855. (Reconstruit.)

N° 23. Emplacement de l'ancienne maison de jeux Frascati, sur l'hôtel Lecoulteux, construit par Brongniart.

N° 11. Passage des Panoramas, percé sur les jardins de l'hôtel Montmorency-Luxembourg. L'entrepreneur des travaux fut Fulton, inventeur des bateaux à vapeur.

N° 10. Maison où habitèrent Mlle Mars, Boïeldieu, Rossini, Carafa. Ambassade de Turquie. Hôtel du prince Tuffakine. Traversée par le passage Jouffroy depuis 1845,

N° 7. Théâtre des Variétés, construit en 1807 par Gellerier, sur remplacement des jardins de l'hôtel Montmorency-Luxembourg. Le théâtre des Variétés, fondé en 1790 au Palais-Royal par Mlle Montansier, s'installa boulevard Montmartre en 1807.

Boulevard Poissonnière.

N° 23. Hôtel Montholon, dessiné par Soufflot le Romain (1775). Plus tard, dépôt de la mauufacture des tapis d'Aubusson. Maison Sallandrôuze, abîmée au 2 décembre.

N° 19. Construit par Gellerier. Cousin de Méricourt, caissier des États de Bourgogne (1787).

N° 14. Maison assez curieuse, dite du Pont de Fer. Entrée 3, faubourg Poissonnière.

N° 11. Hôtel du fermier général Augeard (1750), conseiller du duc d'Orléans. Le banquier Odier (1815). Bouillon Duval.

N° 9. Duchesse douairière de Richelieu, née Thérèse de Rouillé (1708).

N° 6. L'envoyé de Prusse sous Louis XVI. Journal le Matin.

Boulevard Bonne-Nouvelle.

Théâtre du Gymnase, ancien théâtre de Madame, à cause de la protection de la duchesse de Berri (1820). Façade reconstruite en 1887.

N° 11. Bas-relief. Maison construite avec les pierres provenant de la démolition de la Bastille (1793).

Le 2 décembre 1851, le boulevard Bonne-Nouvelle et le boulevard Poissonnière furent le théâtre d'une vive fusillade, qui porta surtout sur les maisons.

Boulevard St-Denis.

(Pour la Porte, voir la rue St-Denis.) Le restaurant Maire se trouve sur l'emplacement d'un ancien cimetière de protestants.

Boulevard St-Martin.

Pour la Porte, voir la rue St-Martin.

Théâtre de la Porte-St-Martin, élevé en 1781 comme Opéra. Bals masqués. Frederick Lemaître fut le plus brillant interprète des Mélos. Brûlé par la Commune et reconstruit en 1873.

Théâtre de l'Ambigu, fondé en 1769, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par les Folies-Dramatiques. Après un incendie, il se transporta sur l'emplacement actuel (1829), où se trouvait l'hôtel Murinais.

Les compagnies du Guet déniaient boulevard St-Martin, sous les fenêtres du chevalier qui habitait rue Meslay.

N° 33. Est le même que le 40 de la rue Meslay.

N° 35. Passage Meslay.

N° 15. 22, rue Meslay.

Place de la République.

Autrefois place du Château-d'Eau. La fontaine construite par Napoléon est actuellement au marché de la Villette.

Boulevard du Temple,

Planté en 1668 et achevé en 1705, était au siècle dernier le centre des théâtres, des distractions et des jeux. Sur ce boulevard étaient les théâtres de Nicolet, d'Audinot; les Variétés-Amusantes, qui devinrent le théâtre de Lazari, les Délassements-Comiques, qui devinrent le

théâtre de Mme Saqui; le cabinet de figures de cire de Curtius, grand-père de Ledru-Rollin, etc.

Théâtre Dejazet, dont le nom rappelle une actrice célèbre; a été construit (1852) sur l'ancien jeu de paume du comte d'Artois.

N° 29. Café Turc. Le restaurant Bonvalot occupe une partie des jardins, qui eurent une grande célébrité comme lieu de plaisir. C'est en face à peu près que Fieschi installa, en 1835, sa machine infernale, qui coûta la vie au maréchal Mortier.

N° 27. Emplacement des jardins du Cadran-Bleu, où se tinrent les séances secrètes qui décidèrent l'insurrection du 10 août et par suite le sort de la monarchie.

N° 24. Ancien hôtel meublé du Coq-Hardi.

N° 17. Appartenait à Louis-Philippe.

Boulevard des Filles-du-Calvaire.

Doit son nom à un couvent fondé en 1633 par le Père Joseph et par la duchesse d'Aiguillon, nièce de Richelieu. Ce couvent s'étendait depuis la rue du Pont-aux- Choux jusqu'à la rue des Filles-du-Calvaire. Supprimé en 1790. Le citoyen Guyard, neveu de Fourcroy, créa dans la chapelle du couvent un théâtre qu'il appela le Boudoir des Muses. Supprimé en 1807 et démoli. On revoit quelques restes du couvent au 13 du boulevard. Le Cirque d'Hiver date de 1827.

Boulevard Beaumarchais.

N° 113. Ancienne petite maison. Fut appelé le Château jusqu'en 1850. Sous l'Empire, le marquis de Faudoas, général.

N° 99. Hôtel habité par Cagliostro (rue St-Claude,

16i A TRAVERS LE VIEUX PARIS.

n° 1). Les portes proviennent des démolitions du Temple.

N° 87. Le général Drouot.

N° 43. Petite maison secrète de Ninon de Lenclos, où elle recevait le prince de Condé (56, rue des Tournelles).

*N0S21 et 23. Hôtel de Hardouin, dit Mansart, fils de l'architecte. Ninon de Lenclos en fut locataire en 1706. Belles boiseries et plafonds de Lebrun et Mignard, représentant une assemblée des Dieux. Autre entrée, 28, rue des Tournelles.

N° 2. Emplacement de la maison où mourut Beaumarchais (1799).

Place de la Bastille.

La Bastille fut primitivement un rempart élevé pour la défense de l'hôtel St-Paul. Bâtie sous Charles V, elle fut prise le 14 juillet 1789. C'était un carré long flanqué de 8 tours. Du côté ouest de la place une ligne de pavés blancs trace le périmètre de la forteresse. La Colonise de Juillet (1831-1840) porte le nom des 615 combattants qui sont enterrés dessous.

N° 3. Inscription avec plan de la Bastille.

N° 12. Cour Damoy (1770). Cité industrielle.

17e ITINÉRAIRE

Quartier à l'est de la Bastille, compris entre la rue de Charenton, la place de la Nation et le boulevard Voltaire.

Descendre à la Bastille. Cet itinéraire est plus long que les autres.

Rue de Charenton.

La partie Est de la rue, qui conduisait au village de Charenton, s'appelait la Vallée de Fécamp.

N° 2. A la Tour d'Argent. Mgr Affre pénétra par cette maison dans l'enceinte des barricades, le 25 juin 1848, et il fut bientôt mortellement blessé.

N° 10. Date du xvie siècle. Impasse du Rabot, fermée aujourd'hui.

N° 12. Ancien cabaret, aujourd'hui au Père Mouton.

N° 26. Au fond de la cour, ancienne église de St-Antoine, devenue la chapelle des Quinze-Vingts.

* N° 28. Quartier des Mousquetaires Noirs jusqu'en 1774. Construit par de Cotte en 1702. Les Quinze- Vingts, qui étaient auparavant place du Palais-Royal, l'achetèrent en 1780.

N° 48. Ancienne maison.

N° 67. Au Soleil d'or (enseigne).

N° 87 bis. Fontaine de 1840.

N° 89. Ancien hospice des Enfants-Trouvés, fondé en 1669 par Marie-Thérèse. Hôpital Trousseau (en démolition 1902).

N° 90. Manufacture de tabatières sous Louis XVI.

N° 95. Rue d'Aligre, qui mène à la place d'Aligre, où se trouvait pendant la Révolution le marché de paille et de foin qui jouèrent un rôle considérable lors de la prise de la Bastille.

N° 172. Pan de mur, seul reste de la folie Rambouillet, fondée sous Louis XIV par le financier de ce nom. C'était le point de départ des Ambassadeurs non catholiques pour leur entrée officielle.

Rue du Faubourg" St- Antoine.

Ancienne chaussée St-Antoine, témoin en 1652 du combat entre Turenne et Condé. Les Frondeurs occupaient le faubourg depuis Picpus jusqu'à la Bastille et Turenne occupait les hauteurs de Gharonne. La Reine mère, le Roi et Mazarin étaient sur l'emplacement du Père-Lachaise, à la folie Piegnault. Mlle de Montpensier fit tirer le canon sur les troupes royales et sauva les débris des Frondeurs. — Combat de juin 1848.

N° 18. Maison aveq enseigne du xvme siècle.

N° 33. Curieuse cour.

N° 45. Cour St-Louis.

N° 48. Maison curieuse,

N° 50. Passage de la Boule-Blanche.

N° 56. Cour du Bel-Air. Escalier dit des Mousquetaires Xoirs.

X° 61. Fontaine Trogneux (1710).

N° 64. Passage du Chantier.

N° 74. Emplacement de l'ancienne cour des Bourguignons et de l'hospice des Enfants-St-Nicolas avant Louis XV.

N° 75. Cour de l'Étoile d'or.

N° 95. Enseigne : A l'Ours.

N° 97. Enseigne : A la Rose.

N° 115. Passage de la Bonne-Graine.

* N° 110. Ancien hospice des Enfants-Trouvés, créé en 1669 par le Chancelier d'Aligre et la reine Marie- Thérèse. Hôpital Eugénie. Hôpital Trousseau. Il est en démolition (1902). — Deux choses sont respectées : la chapelle mise à la disposition des prêtres maronites et la fontaine édifiée en 1846. Un nouvel hôpital, situé dans le quartier de Bel-Air, a repris le nom d'Hôpital Trousseau (1902).

N° 115. Maison du xvme siècle, avec plaque en l'honneur de Baudin, qui est mort devant « pour 25 francs ».

N° 156. Ancien cabaret « A la Grappe Degois ». Aujourd'hui : « A la Grappe française ».

N° 185. Enseigne : Au Fort.

N° 187. Enseigne : A la Tête Noire.

N° 170. Dépendances de l'abbaye St-Antoine. (Entrer pour voir la porte.)

*N° 184. Hôpital St-Antoine. Ancien couvent St-Antoine-des-Çhamps, fondé en 1198 par Foulques de Neuilly et Pierre de Roussy, pour des pécheresses repenties. Séquestré à la Révolution. En face de l'hôpital, corps de garde, fontaine et boucherie très curieuse datant de Louis XV. (Visiter la rue de Reuilly; voir la note ci-après.)

N° 186. Emplacement de l'ancienne chapelle des Dames de St-Antoine, où étaient enterrées deux filles de Charles V.

N° 206. Maison du xvme siècle.

N° 210. Maison du xvme siècle.

N° 218. Vieille maison.

N° 220. Ancienne communauté des Dames Blanches, dites du Répit.

N° 287. Emplacement d'une maison qui fut habitée par Mlle de la Vallière, aujourd'hui Clinique St-Antoine.

N° 254. Ecole professionnelle de filles.

N° 303. Emplacement d'une ancienne petite maison de St-Hilaire, lieutenant général d'artillerie, puis maison de santé où fut interné le général Mallet. (Maison moderne.)

Place de la Nation.

Ancienne place du Trône et place du Trône-Renversé pendant la Révolution; 1 340 victimes y furent exécutées. A l'est les deux pavillons servaient de bureaux d'octroi. Au-dessus, 2 colonnes doriques de Ledoux (1788). Statues en bronze de Philippe-Auguste et de St Louis.

Rue Picpus.

Une épidémie, vers 1550, couvrait les bras des femmes et des enfants d'une enflure pareille à celle que causent les puces. Un religieux trouva une recette pour la guérison. De là le nom de Picpus, qui fut donné non seulement au couvent, mais à tout le territoire environnant.

Nos 4 et 6. Pavillon d'une ancienne petite maison. Bonnaud de Tranchecerf en 1786.

Maison de santé de Mme de Ste-Golombe, où fut interné le jeune St-Just (1786), après avoir volé sa famille à Blérancourt.

N° 10. Ancien rendez-vous de chasse de Henri IV.

Etablissement d'aliénés fondé par Mme de St-Marcel, sous Louis XV. Maison de santé.

Nos 10 ter et 12. Ancienne pension La Mésangère. Maison de campagne de Ninon de Lenclos. Filature sous la Révolution. Hospice d'Enghien. Cartonnage.

N° 14. Emplacement de la petite maison du vicomte de Gamache.

N° 33. Séminaire de Picpus.

Nos 41, 39, 37. Couvent des Dames du Sacré-Cœur de Jésus et de Marie.

* N° 35- Eglise du Couvent des Dames du Sacré- Cœur de Jésus et de Marie. Là se trouve la statuette de N.-D. de Paix qui, au commencement du xvne siècle, se trouvait sur la porte d'entrée du couvent des Capucins de la rue St-Honoré. Elle a toujours été l'objet d'une vénération particulière. Au fond du jardin se trouve l'enclos dit Cimetière de Picpus, où sont enterrées 1340 victimes guillotinées place du Trône-Renversé en 1793. Dans la fosse commune, monument du prince de Salm. André Chénier. La Fayette. Dans le terrain contigu, les familles des victimes ont été autorisées à se faire inhumer près d'elles (familles La Rochefaucauld, Gouy d'Arcy, etc.).

N° 42. Ancien couvent des Dames de Ste-Clotilde. Point de départ des Ambassadeurs des puissances catholiques le jour de leur entrée officielle. Livré à l'industrie depuis 1899.

N° 62. Couvent du Sacré-Cœur de Marie (1852).

N° 73. Hospice des Vieillards. Petites Sœurs des Pauvres.

N° 82. Emplacement d'une maison où habitait Mlle Clairon. Polyclinique Rothschild. — La pierre tombale de Mlle Clairon, enterrée au cimetière de Vaugirard, est au musée Carnavalet.

N° 88. Au coin de la me Lamblardie on voit encore sur le mur un édit de Louis XV (1727).

N° 92. M. de la Beaume, maître des requêtes. Maison de santé.

Rue de Reuilly.

Les re^ mérovingiens ont eu pour résidence d'été le château de Romiliacum (Reuilly). C'est là que Dagobert épousa, puis répudia en 627, sa femme Gornatrude, pour épouser Nauthilde.

N° 12. Maison curieuse.

N° 9. Brasserie de l'Hortensia, tenue par Santerre, commandant de la Garde nationale (1793). Le duc d'Orléans venait lui rendre visite en cet endroit.

* N° 20. Sur les ruines du château mérovingien, qui était devenu une cour des miracles, Colbert fonda en 1634 une fabrique de glaces. Aujourd'hui, caserne d'infanterie (Déroulède et le général Roget).

Nos 39, 41. Ancienne maison de campagne de la marquise de Brinvilliers puis fabrique de chandelles sous Lous XVI. GourSt-Éloi.

Au haut du faubourg de Reuilly, à Bel-Air, le comte d'Artois, qui devint Charles X, avait fait en 1781 l'acquisition d'une petite maison, où il recevait, entre autres, Mme de Polastron.

Revenir faubourg St-Antoine, devant l'hôpital St-Antoine, et jeter un coup d'œil sur la rue de Montreuil, avant de prendre la rue St-Bernard.

Rue de Montreuil.

N° 31. Restes de la folie Titon, fondée par Evrard Titon du Tillet, maître d'hôtel de la Dauphine. Une

partie passa hôtel Damas et une autre partie devint fabrique Réveillon. Dans les jardins de Titon se firent les premières expériences de la montgolfière de Pilâtre de Rozier. La folie Titon s'étendait jusqu'à la rue des Boulets, naguère de la Muette. Au 2 de la rue Titon, plaque en l'honneur de Fernandez de Moratin, poète dramatique (1760-1828).

Rue St-Bernard.

Donne 183 faubourg St-Antoine

N° 25. Maison curieuse.

Nos 24, 26. Actuellement chantier de bois. Ancien couvent des Filles de Ste-Marguerite, dites Filles de N.-D. des Vertus, fondé en 1681. La chapelle est devenue l'église Ste-Marguerite, du xvne siècle, rebâtie presque entièrement en 1712.

N° 40. Cimetière où fut inhumé Louis XVII, mort au Temple (1795). Sous Louis XVIII, on exhuma de la fosse commune un squelette déjeune homme, qui est peut-être celui du Dauphin.

La rue St-Bernard nous mène à la rue de Charonne.

Rue de Charonne.

En entrant dans la rue, à gauche, cour St-Joseph et cour St-Jacques.

N° 51. Hôtel construit en 1711 pour le maréchal de Mortagne, par Delisle. Les Loménie. Vaucanson, le mécanicien, y mourut (1782). (Plaque commémorative.) Grégoire. Manufacture de velours, que visita l'empereur d'Autriche en 1814.

# N° 57. Ancien hôtel orné de sculptures. Fut, diton, habité par Mlle de La Vallière (?).

N0s 61 et 65. Maisons anciennes avec niches.

* N° 97. Ancien couvent des Bénédictines mitigées de Bon-Secours. Construit par l'architecte Louis. En 1802, hôtel de Richard Lenoir, qui y fonda une manufacture de cotons. Acheté en 1848 par Mme Ledru-Rollin.

j\° 98. Couvent des Dames dominicaines de la Croix, fondé en 1641 par la fille du maréchal de Ruzé d'Effiat et la duchesse d'Aiguillon. Cyrano de Bergerac est enterré dans la chapelle, qui possède également le cœur de la fondatrice.

N° 99. Ancien prieuré de Bon-Secours, fondé en 1640 par dame Claude de Bouchavanne. Vendu nationalement. Même sort que le 97.

Nos 100 et 102. Ancien couvent des religieuses de la Madeleine du Trainel, qui venaient de Trainel en Champagne. Anne d'Autriche posa la première pierre de la chapelle, et le garde des sceaux d'Argenson en fut le bienfaiteur.

N° 128. A l'angle de la rue des Boulets, naguère de la Muette, emplacement de la Croix Faubin, où on payait des droits.

Nos 139 et 155. Curieuses maisons.

N° 161. Ancienne petite maison du marquis de Chabanais. En 1768, maison de santé du docteur Belhomme, ami de Robespierre. Prison sous la Terreur, où furent détenus : la duchesse d'Orléans, mère de Louis-Phillippe, Mlle Lange, Portalis, le député Rouzet, ami de la duchesse d'Orléans, qui partagea son exil sous le nom de comte de Folmon et fut enterré avec elle à Dreux, etc. Belhomme touchait une pension de ses prisonniers. M. Rieusec, une des victimes de l'attentat Fieschi. Docteur Archambault.

N° 181. Église flamande (moderne).

Si on n'est pas fatigué, pousser une reconnaissance par la rue de Bagnolet, qui fait suite à la rue de Gharonne, jusqu'à l'église St-Germain, qui renferme des parties du xie siècle. Ste Geneviève y fit ses vœux. Derrière l'église, cimetière de Charonne. Si on craint cette pointe, redescendre à la Bastille par la rue de la Roquette, en la prenant au Père- Lachaise, cimetière créé en 1803 par M. Frochot, préfet de la Seine. Ce cimetière contient les tombes d'Alfred de Musset, ombragée par un saule, de Casimir Perier, de Rossini, de Mlle Mars, de Géricault, d'Hérold, d'Arago, d'Héloïse et d'Abailard, de La Fontaine et de Molière, etc. Là aussi se trouvent le mur des Fédérés et le monument commémoratif de Buzenval.

Rue de la Roquette.

La Roquette était un lieu de plaisance de Henri II et de Henri IV.

N° 188. Entrée d'un des pavillons de la Folie Regnault, qui s'étendait jusqu'à la rue du Chemin-Vert.

N° 143. Prison des jeunes détenus. En face s'élevait la prison de la Roquette, aujourd'hui démolie. On voit devant le 143, de l'autre côté de la rue, les pierres qui servent à établir la guillotine. Ces deux prisons avaient été élevées sur l'emplacement du couvent des Hospitalières de la Roquette, fondé en 1639 par la duchesse de Mercosur, et supprimé à la Révolution. A la Roquette furent assassinés, le 24 mai 1871, Mgr Darboy, archevêque de Paris, l'abbé Deguerry, le président Bonjean et d'autres victimes innocentes.

A la rencontre de la rue des Boulets se trouvait la barrière de la Muette.

Nos 128 à 118. Entre la rue Godefroy-Cavaignac et la cour Debille, emplacement de l'hôtel Montalembejrt, qui avait été la petite maison du complaisant Dunoyer,

premier greffier au parlement, de Réaumur, du comte de Glermont en 1753, qui y fit élever un théâtre.

N°7i. Ancienne maison de plaisance.

N° 70. Fontaine de 1846.

N° 49. Dépendances de la maison de Sedaine.

N° 41. Fabrique de faïences en 1807.

N°34. Maison datant de 1377.

Au coin gauche de la rue, du côté des numéros impairs, se trouvait, faisant face à la Bastille, l'hôtel des Chevaliers de l'Arquebuse.

A titre de simple curiosité, nous indiquons encore dans cet itinéraire la rue du Chemin- Vert, la rue de la Folie- Méricourt et la rue Amelot.

Rue du Chemin-Vert.

A la rue Popincourt, prenait le nom de rue des Amandiers-Popincourt.

N° 68. Maison où mourut Parmentier en 1813. Lhéritier, botaniste, et Broussonet, naturaliste, habitèrent la même maison.

N° 70. Adam, sculpteur. (Assistance publique.)

N° 76. Emplacement de la Folie Genlis, détruite par le boulevard Parmentier. Mme de Genlis était gouvernante des enfants du duc de Chartres. Un* passage souterrain faisait communiquer la Folie avec le couvent des Dames hospitalières de la Roquette.

Rue de la Folie-Méricourt.

Jadis Popincourt. Dans cette rue se trouvaient les petites maisons de M. de Curis, du comte de Faudoas, de»M. de Morfontaine, de M. de St-Laurent.

Au coin du boulevard Voltaire, église neuve St-Am-

broise, construite de 1863 à 1869, par Ballu, sur remplacement du monastère des Annonciades. Ce monastère avait remplacé un temple calviniste, détruit par le connétable Anne de Montmorency (1561), et le temple luimême avait remplacé une maison de campagne de Jean de Popincourt, président au parlement sous Charles VI. Les religieuses vendirent le couvent en 1781 à Perrot de Chazelles. Il servit de caserne, et puis fut hospice des Incurables. L'hospice lui-même redevint caserne Popincourt et le tout a été démoli par la rue Pasteur. N° 20. Emplacement d'une maison de santé fondée sous Louis XIV par Nicolas de Bligny. Le fils du maréchal de Richelieu, Fronsac, s'était fait construire dans la maison de santé une petite maison où il recevait Sophie Arnould, la jeune Dubois de la Comédie-Française et la présidente de Boulainvilliers. Cette maison de plaisance devint la Comédie-Bourgeoise de Popincourt, où jouaient des gentilshommes.

Rue St-Sébastien.

En face; naguère rue St-Etienne.

N° 19. Maison de M. de St-Germain, capitaine des chasses.

Rue Amelot.

Naguère des Fossés-du-Temple.

N° 102. Hôtel de Mme de Vaxheim, qui fut la maîtresse du duc de Villeroy, du marquis de Prie, de M. de Cramayel, de M. de Launay.

Nos 136 et 138. Sur le terrain d'Alexandre de Crussol, grand prieur de France. Aubert, architecte. (Bas-reliefs; plafonds.)

18e ITINÉRAIRE

Le faubourg du Temple. L'hôpital St-Louis. Le faubourg St-Denis. Le faubourg Poissonnière. La rue de Bondy.

Départ place de la République et retour au même point. Prendre la rue du Faubourg-du-Temple. Suivre ensuite à gauche la rue Bichat, qui nous mène à l'Hôpital St-Louis. Traverser le canal St-Martin. Prendre la rue des Récollets. Descendre le faubourg St-Martin. Remonter la rue du Faubourg-St-Denis. Gagner le faubourg Poissonnière par la rue de Paradis. Descendre la rue du Faubourg-Poissonnière, et regagner le point de départ par la rue de l'Echiquier et la rue de Bondy.

Rue du Faubourg-du-Temple.

A gauche, caserne du Prince-Eugène, dite du Château d'Eau (1858).

N° 18. Porte du manège de Franconi jusqu'en 1827, qui succéda au cirque d'Astley, établi en 1785.

N0 36 bis. Ancien hôtel meublé de Plaisance, qui a été restauré. Existait déjà sous Charles IX.

Non loin de là et du même côté se trouvait le cabaret des Marronniers, où se rendaient souvent Mme de Prie et Mme de Parabère. Cartouche y fut arrêté. Plus tard, ce fut le cabaret du Tambour-Royal, tenu par Rampo-

neau. A gauche, au 129 (aujourd'hui cour de la Grâcede-Dieu), se trouvait le fameux cabaret de Gilles Desnoyers.

Si on continue la rue du Faubourg-du-Temple et la longue rue de Belleville, on arrive rue Haxo, derrière le cimetière de Belleville. Là, au 79, on voit le mur dit des Otages, où 52 victimes furent fusillées par les communards.

L'omnibus Louvre-Lac-St-Fargeau y conduit. C'est une longue expédition.

Rue Bichat.

Nous mène à Y Hôpital St-Louis, qui fut fondé par Henri IV et construit de 1607 à 1612. Très curieuse construction. Visiter les galeries, les cours, les jardins.

Rue de la Grange -aux-B elles.

Elle longe la façade Nord-Ouest de l'hôpital St-Louis et se nommait jadis rue Grange-aux-Pelles. Elle se termine à l'ancienne barrière du Combat (bd de la Villette), où se trouvait, depuis le xnie siècle, le célèbre gibet de Montfaucon, où furent pendus ou exposés après leur supplice : Pierre de la Brosse, ministre de Philippe le Hardi ; Enguerrand de Marigny (1314); Tapperel, prévôt de Paris (1320); Jourdan de l'ïsle (1323); René de Séran (1332), Hugues de Cuissy (1336); Pierre des Essarts (1413); Olivier le Daim (1484); Jacques de Semblançay (1527), etc. Charles IX et toute sa cour vinrent y contempler le cadavre de Coligny et d'autres victimes de la St-Barthélemy. Le gibet fut détruit en 1761.

Traversons le canal St-Martin, formé par la réunion des canaux de l'Ourcq et de St-Denis, et prenons la :

Rue des Récollets.

N° 8. Hôpital militaire St-Martin. Ancien couvent des R.écollets, fondé au xvne siècle et supprimé à la Révolution.

Rue du Faub ourg- St-Martin.

N° 160. Ancien cimetière des Récollets, sous Henri IV. Le duc de Lorges, sous Louis XV, y eut une propriété, et le Régent Philippe d'Orléans en fit un lieu de plaisir dont les dépendances s'étendaient jusqu'aux buttes St- Chaumont, où il chassait. Aujourd'hui dépôt d'omnibus.

N° 119. Église St-Laurent, construite en 1429. Agrandie de 1548 à 1595 et en 1863. La foire St-Laurent se tenait sur l'emplacement de la cour de la gare de l'Est (plaque commémorative) de 1662 à la fin du xvine siècle. Elle avait lieu sur un terrain religieux et les Lazaristes en avaient le privilège depuis Louis le Gros. Elle n'était pas couverte, comme la foire St-Germain, et durait deux mois à partir de juin. Au nord-ouest de l'église St-Laurent se trouvait l'hôpital du Nom de Jésus, fondé en 1650 par St Vincent-de-Paul pour les hommes et les femmes.

N° 99. Cour du Commerce.

N° 89. Passage du Désir, menant jadis à un lieu galant. La mairie actuelle a remplacé une ancienne caserne.

* Derrière la mairie se trouve la rue Pierre-Bulet, où, au 6, nous trouvons la maison de Gouthières, l'artiste ciseleur.

N° 62. Passage du Marché, conduisant au marché de la Porte-St-Martin.

N° 59. Emplacement de l'hôtel Le Mercier, puis Titon du Tillet.

N° 43. Passage Brady.

N° 41. Passage de l'Industrie.

N° 35. Assez joli balcon.

N° 21. Impasse de l'Egout. Existait en 1652. Aujourd'hui impasse Martini.

N° 2. Emplacement de l'ancien séjour des Ambassadeurs de Venise Zeno et Capello, qui y donnaient à jouer, puis restaurant Defiieux (1738). Brûlé par la Commune.

Rue du Faubourg-St-De^nis,

Rue Franciade pendant la Révolution.

N° 12. Passage du Bois-de-Boulogne, d'où partaient les voitures de St-Denis et les vieux coucous.

No 42. Passage de l'Industrie (1827).

N° 46. Passage Brady (1828).

N° 48. Bureau général des fiacres sous le Directoire, puis bureau Lafitte et Caillard.

N° 50. Cour assez curieuse.

N° 54. Passage Reilhac.

N° 63. Cour des Petites-Ecuries, sur l'emplacement de la maison de campagne de Ninon de Lenclos.

N° 71. Appartenait à l'ancien couvent des Filles-Dieu, ainsi que les premiers numéros impairs de la rue des Petites-Écuries.

Nos 81 et 83. Maisons curieuses.

N° 84. Passage du Désir, menant jadis à un lieu galant.

N° 87 bis. Maison ancienne.

De 99 à 105. Maisons de rapportdu couvent St-Lazare.

En face, au 9 de la rue de la Fidélité, dépendances des Religieuses Annonciades.

* N° 107. Prison de St-Lazare. Ancienne maladrerie de St-Lazare, fondée pendant les Croisades par les Hospitaliers de St-Lazare, ordre religieux et militaire qui

se fondit au xvne siècle avec les Prêtres de la Mission, institution de St Vincent-de-Paul. Elle servit de maison de correction à un certain nombre de fils de famille et, pendant la Révolution, ce fut une prison où furent enfermés entre autres : André Chénier, Aimée de Coignv (la jeune captive), Hubert Robert sur la dénonciation de David, Roucher et la dernière abbesse de Montmartre : Marie-Louise de Laval, duchesse de Montmorency. Elle était sourde et Fouquier-Tinville l'accusa d'avoir conspiré sourdement. Les rois mettaient pied à terre dans « le Logis du roi », qui était dans l'enclos St-Lazare, avant leur entrée solennelle dans Paris, et leurs cercueils y passaient la dernière nuit, avant d'aller à St-Denis. Les Lazaristes possédaient la ferme St-Lazare, qui était derrière le couvent (cour de la ferme St-Lazare) et avaient également une maison de campagne dont on voit encore la porte au 39 de la rue Château-Landon, au coin du boulevard de la Chapelle.

Rue de Paradis.

Ancienne rue de Paradis-Poissonnière. Rue St-Lazare avant 1643.

Nos 7 et 31. Maisons curieuses.

N° 44. Maison moderne, sur l'emplacement d'une maison où Philippe Égalité logeait une danseuse en J 785.

* N° 51. Hôtel de Raguse, où fut signée la capitulation de Paris, dans la nuit du 30 au 31 mars 1814. Après la veuve de Marmont, les héritiers Aguado (1842).

Rue du Faubourg-Poissonnière.

Jadis Chaussée de la Nouvelle-France.

# N° 82. Caserne des gardes-françaises (1772). Caserne dite de la Nouvelle-France. La cantine est l'ancienne chambre du sergent Rernadotte.

N° 58. Hôtel du xvuie siècle.

N° 56. Corot y est mort en 1875.

Nos 42 et 42 bis. Anciennes maisons au coin de la rue des Petites-Écuries.

# N° 30 . Hôtel du maréchal Ney . Péristyle à 4 colonnes.

N° 23. Ancien hôtel.

N° 19. Ghérubini y est mort.

N° 13. Hôtel de Sénac de Meilhan.

N° 11. Hôtel appartenant au duc de Gonegliano.

N° 15. Conservatoire de musique, fondé sous Louis XVI. Hôtel des Menus Plaisirs du roi. Antérieurement c'était une petite maison du comte de Charolais, surnommé Courtcollet, qui avait une autre petite maison dans la même rue, à remplacement du 161, où il vivait avec Mme de Saune.

N° 5. Le colonel de Labédoyère y fut arrêté en 1815, chez Mme de Foutry.

Rue de l'Échiquier.

N° 46. Au coin de la rue du Faubourg-Poissonnière se trouvait le pavillon de l'Echiquier, chef-lieu du fief du même nom. Habité par Robertson, sujet liégeois, inventeur de la Fantasmagorie (1790). Le 36, aujourd'hui hôtel meublé, en était le pendant.

N° 43. Le baron Louis, ministre des finances sous la Restauration. Derrière cet hôtel, mitoyen par derrière avec le Gymnase, exista pendant quelque temps un cimetière de protestants.

N° 37. Casimir Delavigne y habitait en 1829.

Au 58 de la rue d'Hauteville, qui croise la rue de l'Échiquier, se trouve l'hôtel de Bourienne (style Consulat).

Rue de Bondy.

Théâtre de la Renaissance (1872), construit par l'architecte Lalande.

N° 94. Date de Henri IV, ainsi que son voisin le 84, qui était une ancienne ferme.

N° 17. Théâtre de la Porte-St-Martin, construit en 1781 dans l'espace de 75 jours, pour remplacer la salle incendiée de l'Opéra.

N° 15. Frederick Lemaître y habita.

N° 7. Paul de Kock y habita et y mourut (8, boulevard St-Martin).

N° 66. Hôtel du comte de Sechtré, qui le laissa à ses filles, Mme de Rennepont et Mme de Casteja, sous Louis XVI. Worms de Romilly (1830).

N° 62. Rue Taylor (voûte). Hôtel du président Rosambo (1787). Baron Taylor (1842). A côté se trouvait l'hôtel La Riboisière.

En face, théâtre de l'Ambigu, construit en 1769, sur remplacement de l'hôtel Murinais.

N° 54. Hôtel d'Aligre (1798). Les bas-reliefs sont des copies de Glodion. Les originaux ont été vendus vingt francs en vente publique.

N° 52. Ancien quartier clés gardes-françaises, puis théâtre des Jeunes Artistes du sieur de l'Ecluse. Aujourd'hui maison particulière.

N° 50. Restaurant Lecomte, fondé en 1801.

N° 40. Théâtre des Folies-Dramatiques (1862), à l'emplacement de l'ancien Ambigu, à côté duquel se trouvait en 1780 le théâtre Nicolet.

N° 30. Mlle Laguerre, de l'Opéra. Elle eut une fille du maréchal de Saxe, vainqueur de Fontenoy, qui fut la grand'mère de Mme Sand.

N° 22. Marquise de Ferrières, marquise de Folieville. (Escalier.)

19e ITINERAIRE

Quartier compris entre les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière au sud, le faubourg Poissonnière à l'est, les boulevards Rochechouart et de Glichy au nord, les rues d'Amsterdam, du Havre et Tronchet à l'ouest (IXe arrondissement).

Il est impossible d'indiquer d'itinéraire proprement dit dans ce quartier relativement moderne. La façon la plus simple pour visiter est de prendre successivement les rues perpendiculaires aux boulevards.

1° Rue du Faubourg-Montmartre.

À l'angle du boulevard, emplacement de l'hôtel Dezègre, bâti en 1660. Café sous Louis XV. Calé Vachette sous Charles X. Brébant.

N° 4. Maurel de l'Epinot, sous Louis XV. Cochery, cocher de Law, puis carrossier.

N° 6. Cité Bergère (1825).

N° 21. Bas-relief. Maison construite par Vallée, maître paveur.

N° 42. Passage des Deux-Sœurs. Jadis bal du Grand Salon. Caserne en 1815.

N° 72. Ancienne maison au coin de la rue Lamartine. Là se trouvait la barrière des Porcherons en 1726.

Avant de quitter la rue Montmartre, nous devons visiter à droite plusieurs rues.

Rue Bergère.

Ancienne impasse du Berger.

N° 27. Hôtel meublé du Temps (1750).

N° 23. Cité Bergère (1825).

N° 20. Hôtel Le Normand de Mézières, commissaire des guerres, parent de Le Normand d'Etiolles, mari de la Pompadour. Aujourd'hui imprimerie Chaix.

N° 18. Le propriétaire était Le Normand de Mézières. Mlle Georges y habita.

Comptoir d'Escompte. M. de St-Georges en 1742. Marquis de Mirabeau, père de l'orateur (1751). M. de Clesne (1761). Le comte Roger (du Nord) (1850).

En face se trouvait l'hôtel Rougemont, détruit par la rue de Rougemont. Cet hôtel avait été construit par le financier Samuel Bernard, dont les filles étaient la duchesse de Roquelaure, la duchesse d'Uzès, la marquise de Clermont-Tonnerre et la marquise de Faudoas.

N° 7. Construit en 1740. Scribe y habita dans sa jeunesse.

N° 5. De la même époque.

N° 1. Hôtel de Sénac de Meilhan.

L'hôtel Fould, mitoyen avec l'hôtel de Flesselles, longeait la rue de Trévise.

Rue Richer.

Doit son nom à Charles Richer, échevin en 1780, qui habita peut-être le 34.

N° 40. Passage Saulnier, ouvert en 1780 par Rigoulot Saulnier. Les Saulnier, comme les Cadet, étaient maîtres

jardiniers. Au 19 du passage, on voit une jolie façade de la petite maison du comte d'Artois, qui se trouve 24, rue Cadet, et au 21, une maison où Rouget de Lisle, compositeur de la Marseillaise, habita en 1825.

N° 34. Petit hôtel du xvnr3 siècle. Peut-être hôtel Johannot(P).

N° 18. Construit pour et par l'architecte Damesme (1793). Anatole de La Forge y naquit en 1820. (Inscription et médaillon en bronze d'Aimé Millet.) Journal la Lanterne.

Nos 13, 15 et 17. Ancien hôtel.

N° 6. La rue Ambroise-Thomas a été ouverte sur l'emplacement de l'ancien magasin des décors de l'Opéra.

Rue Cadet.

Jadis de la Voirie.

Les Cadet étaient maîtres jardiniers depuis Charles IX et possédaient le Clos Cadet.

N° 7. Edifié en 1813, sur les jardins de l'hôtel Courmont.

N° 9. Hôtel du marquis de Courmont (1766), puis salle Pleyel.

N° 16. Ancien casino Cadet. Maison de campagne du prince de Monaco (1700). Petite maison du duc de Richelieu (1725). Savary, grand-maître des eaux et forêts (1760). Président de Bégars (1780). Maréchal Clausel. Prince Murât (1850). Grand-Orient.

N° 24. Petite maison du comte d'Artois.

Au nord delà rue Cadet, au 28 de la rue Montholon, est mort, en 1817, Mehul, l'auteur du Chant du Départ.

La rue de R.ochechouart, qui fait suite à la rue Cadet, s'appelait jadis Chemin des Porcherons à Clignancourt. Au 7 bis se trouve l'impasse Briare, dite de Brutus pen-

clant la Révolution. Au nord-est de la rue Cadet, dans la rue Lafayette, s'ouvre la rue Bleue.

Rue Bleue.

Jadis Vallée aux Grenouilles, puis rue d'Enfer en 1714.

N° 29. Fut habité longtemps par Mme Fleury, mère du général.

N° 27. Carrossier des Maréchaux et des Sénateurs sous l'Empire.

N° 25. L'amiral Delsaigne, vainqueur de la Guadeloupe, y est mort.

N° 20. Emplacement d'une maison où habita Barras en 1815. La rue de Trévise a été ouverte sur l'hôtel du maréchal Mortier, duc de Trévise, qui s'ouvrait rue Richer.

N° 14. Le général Dalton, gouverneur d'Alger. Bâti sur l'emplacement d'une maison où était né Charles- Henri Sanson, bourreau de Louis XVI. La rue Riboutté a été ouverte en 1781 par l'architecte Riboutté.

N° 17. Maison édifiée avec des pierres provenant des maisons démolies par l'explosion de la rue St-Nicaise, qui menaça les jours du Premier Consul. Général Taviel. Oberkampf. La veuve de Hoche; la comtesse Desroys, sa fille.

Nos 13 et 15. M. de Rubempré. (Statues.)

N° 11. Comtesse de Buffon, bru du naturaliste et maîtresse de Philippe Egalité. Ses yeux étaient bleus, et la rue, qui s'appelait alors rue d'Enfer, prit le nom de leur couleur par une fantaisie de l'amant princier ?

Nos 7 et 9. Anciennes petites maisons. Sous Charles X, comtesse de Vauguyon. M. de Vaufreland. Aujourd'hui cité Trévise.

N° 3. M. Liouville, bâtonnier des avocats (1820).

Rue Buffault.

Doit son nom à l'échevin de ce nom (1775). Mme Dubarry avait fait son apprentissage de modiste chez sa femme et le protégea dans la suite.

N° 19. Entresol à fenêtres cintrées. Balustres de pierre.

N° 26. Le maréchal Gérard y habita. Bas-reliefs.

N° 23. L'auteur Saintine y demeurait en 1845.

N° 26. Synagogue de rite portugais.

2° Rue Drouot.

N° 1. Emplacement de l'hôtel de la duchesse de Gramont. Vicomte de Morel-Vindé (1819). Dépendances de l'Opéra (1821).

N° 2. Fargez de Poligny, munitionnaire (1728). Le Tellier, marquis de Souvré. Delaage, fermier général (1783). Talleyrand-Périgord. Jockey-Club (1836). Le Gaulois.

* N° 6. Ancien hôtel du fermier général Daugny (1750). Comte de Mercy-Argenteau, ambassadeur de l'Empire (1789). Ministère de la Guerre (1792). C'était en 1793 le Salon des Etrangers, où avaient lieu les bals masqués dits des Victimes. On y jouait. Le Consulat interdit les bals masqués. On y dansa encore sous l'Empire. M. Aguado, marquis de Las Marismas. Actuellement mairie du IXe arrondissement.

En face de l'hôtel de Daugny se trouvait l'hôtel du financier Bouret, construit par Carpentier. Il a disparu lors de la création de l'Opéra de la rue Lepelletier.

N° 9. Emplacement de l'ancien hôtel Pinon de Quincy, président à mortier. Sous l'Empire c'était une hôtellerie pour les Princes. Le duc d'Orléans y habita

en 1814; puis mairie. Actuellement Hôtel des Ventes, construit sous Louis-Philippe.

Rue de la Grange-Batelière.

A l'est de la rue Drouot. La ferme de la Grange- Batelière existait au xne siècle au milieu de terres en culture. Une partie de la rue a été ouverte en 1704, l'autre est antérieure.

Nos 13 et 15. Emplacement d'une ancienne caserne de Gardes suisses.

N° 11. Hôtel de M. de Ligny, avocat, dont la femme était la maîtresse de M. de Nolivos, qui habitait au 10.

* N° 10. Hôtel de M. de Nolivos, capitaine aux Gardes françaises (1785).

N° 9. Caroline Véronèse, de la Comédie-Italienne. Le prince de Conti, alors comte de la Marche, eut d'elle un fils : elle devint la marquise de Silly. Passage Jouffroy et, en face, passage Verdeau.

N° 7. L'abbé Quinion, maître de danse juré, et prêtre habitué de St-Roch.

A l'angle de la rue du Faubourg-Montmartre, basrelief (1720).

Rue Chauchat.

A l'ouest de la rue Drouot. Doit son nom à Jacques Chauchat, échevin en 1779.

N° 16. Ancienne halle de l'octroi. Temple protestant de la Rédemption depuis 1821.

N° 17. Le vidame de la Borde, seigneur de La Ferté (1779). M. de Vitrolles, conseiller intime du comte d'Artois, sous la Restauration.

La rue Chauchat, qui s'arrêtait à la rue Rossini, jadis Pinon, fut prolongée en 1875 à travers l'emplacement de l'Opéra incendié en 1873.

3° Rue Laffitte.

Jadis d'Artois, puis de Ceruti.

N° 1. Ancien hôtel Stainville. Mme Laferrière sous Louis XVI. Ceruti, membre de la Commune (1792). La rue porta son nom quelque temps. Mme Tallien y habita avant d'être princesse de Chimay. Maison Dorée.

N° 2. Ancien hôtel d'Aubeterre. Sous la Restauration, le marquis d'Hertford, qui fut le plus grand collectionneur de son époque.

N° 3. Cité des Italiens.

N° 12. Laromiguière y habitait en 1800.

Nos 13 et 15. M. d'Aubeterre, qui avait également le 2.

N° 14. Ancien hôtel de Courmont.

N° 17. A l'emplacement du 17, aujourd'hui détruit parla nouvelle rue Pillet-Will, se trouvait l'hôtel St-Jullien, où habita la reine Hortense en 1804 et où naquit Napoléon III.

N° 19. Savary, duc de Rovigo. M. Greffulhe. Joseph Perier. Baron James de Rothschild (1848).

N° 21. Emplacement de l'hôtel du comte de Laborde, banquier de Joseph II et amant de la Guimard, qui habita l'hôtel. Plus tard la duchesse de Mouchy. Jacques Laffitte (par souscription). Princesse de la Moskowa.

N° 40. Lola Montés, danseuse, qui épousa morganatiquement le vieux roi Louis de Bavière.

Sur l'emplacement de la rue de Lafayette se trouvait le grand hôtel du banquier Thélusson, qui fut l'hôtel de Murât et ambassade d'Autriche sous l'Empire. L'église N.-D. de Lorette, bâtie sur pilotis de 1823 à 1836 par Hippolyte Lebas, remplace l'ancienne chapelle voisine dite des Porcherons et des Cabaretiers, chapelle qui

s'était transformée en 1646 en succursale suburbaine de St-Eustache.

A gauche de la rue Laffitte, dans la rue Lafayette, se trouve la rue St-Georges.

Rue St-Georges (1779 à 1824).

N° 14. Bas-reliefs. Mlle Lange. Journal la Fronde.

Nos 13 et 15 bis. Construits par Bellanger (1788) pour Mlle Dervieux, de l'Opéra. Aujourd'hui journal V Illustration.

N° 15. Construit par Bellanger (1788) pour lui-même. Fronton et cintres sur les fenêtres.

N05 24 et 22. Construits par Chéronnet. Auber est mort au 22, en 1871.

N° 27. Place St-Georges. Hôtel de Mme Dosne et de son gendre M. Thiers. Incendié en 1871 et réédifié aux frais de l'État.

4° Rue Taitbout.

Doit son nom à un greffier du bureau de la ville (1778).

N° 1. Hôtel de Brancas-Lauraguais. Général Rapp. Prince Demidoff, beau-père de la princesse Mathilde. La marquise d'Hertford. Lord Seymour. Café de Paris.

N° 5. Mlle Dejazet y habita, Richard Wallace en fut propriétaire.

N° 9. Appartenait à la famille de Bouret, fermier général. Aujourd'hui cercle de l'Escrime.

N° 11. Banque d'Quvrard, sous le Directoire.

N° 20. M. de Fleurieu, ministre de la marine (1790), puis banque d'Escompte.

N° 30. Ancien hôtel meublé d'Orsay. Talleyrand y habitait sous le Consulat avec sa maîtresse, Mme Grandt, une Indienne, qu'il épousa.

N° 44. A l'angle de la rue de Provence, hôtel arrangé par M. Aguado pour une danseuse. Salons en rotonde. Bas-reliefs aux croisées.

Thénard et Bougainville habitaient en 1800 rue du Helder, qui n'était alors qu'un cul-de-sac, et leurs fenêtres donnaient également rue Taitbout.

5° Rue de la Chaussée-d'Antin.

S'est appelée rue de la Grande-Pinte et, pendant quelque temps, rue Mirabeau et du Mont-Blanc.

Le théâtre du Vaudeville, construit en 1861, occupe l'emplacement d'un ancien hôtel Montmorency (1775).

N° 2. Ancienne caserne de Gardes françaises. Restaurant Bignon, aujourd'hui Paillard. Rossini habita la maison en 1868. (Inscription.)

La rue Meyerbeer a détruit : le 5, hôtel de Mme d'Epinay, qui y habitait avec Grimm (1784). Mozart, invité par Grimm, y passa cinq mois; le 7, qui fut l'hôtel de Necker (1775), et où Mme de Staël fut élevée. Séquestré à la Révolution, il fut rendu à Necker par le crédit de sa fille. Sous le Directoire, Mme Récamier, qui le vendit au riche négociant Mosselmann; sa fille, comtesse Le Hon, ambassadrice de Belgique; le 11, qui fut dit : Temple de Terpsichore, construit par Lecloux pour la Guimard, maîtresse du prince de Soubise, mis en loterie et gagné parla comtesse du Lau; le banquier Perregaux ; Jacques Laffitte; puis magasin de nouveautés.

N° 10. Hôtel de Perier, fondateur de la pompe à feu de Chaillot.

N° 12. Emplacement d'un ancien cimetière St-Roch.

Nos 18, 20, 22. Lakanal, prêtre constitutionnel et conventionnel. Le général Moreau y concerta la cam-

l'.!2 A TRAVERS LE VIEUX PARIS.

pagne du Rliin avec Bonaparte. Général de Bourraont (1816).

N° 27 bis. M. de Lavau de Pansemont, président du conseil des Anciens.

N° 40. Cité d'Antin, bâtie par la compagnie Delaunav en 1825. Le théâtre de la Robinière, qui fut théâtre mondain en 1895, est sur l'emplacement de l'église St-André (1852 à 1870), qui devint temple protestant et salle St-André en 1870.

N°42. Maison où mourut Mirabeau (1791). (Inscription.)

N° 62. Pavillon de M. de La Popelinière, fermier général (1747). Joséphine de Beauharnais y habita avant son mariage. Le général Foy y mourut (1825). (Inscription.)

N° 68. Hôtel Montfermeil, refait pour le cardinal Fesch, oncle de Napoléon.

Devant se trouvait la barrière des Petits-Porcherons. L'église de la Trinité a été construite de 1863 à 1867 par Ballu.

Dans la rue de la Chaussée-d'Antin s'ouvre la rue Joubert.

Rue Joubert.

Ex-rue Neuve-des-Capucins (1780).

Le général Joubert était gouverneur de Paris sous le Directoire.

N° 4. Construit sur l'ancien jardin de la princesse de Wagram .

N° 17. Le général Digeon.

X0 29. Lefebvre, duc de Dantzick.

N° 20. Construit par Bellanger. Petite maison du comte d'Artois. Prison des Anglais sous la Terreur.

N° 37. Le duc de Choiseul y demeurait en 1830.

N° 39. Caulaincourt, duc de Vicence. Bas-reliefs.

6° Rue Caumartin

Ouverte en 1779 sur l'initiative du prévôt des marchands François de Caumartin. Elle a englobé les anciennes rue Thiroux et Ste-Croix.

N° 65. Lycée Condorcet, jadis collège Bonaparte, puis collège Bourbon. Ancien couvent des Capucins de la Chaussée d'Antin, construit en 1780. Séquestré à la Révolution. L'église St-Louis-d'Antin est l'ancienne chapelle des Capucins.

N° 52. Le boucher Legendre, conventionnel, qui coiffa Louis XVI du bonnet phrygien le 20 juin 1792.

N° 28. M. de Mazades. Dans la rue Boudreau, qui fut habitée par la tragédienne Rachel, se trouvait le bel hôtel d'Imécourt, qui devint la propriété de M. Schneider (emplacement de l'Athénée). Les jardins s'étendaient jusqu'au passage Sandrié (aujourd'hui impasse rue Auber). Là également se terminaient les jardins de l'hôtel du duc de Padoue, qui s'ouvrait rue de la Chaussée-d'Antin, hôtel qui a disparu, ainsi que celui du comte d'Osmond, lors de la construction de l'Opéra et des rues adjacentes.

N° 24. Le maréchal de la Brunerie y est mort. Jolis bas-reliefs dans la cour. Sans doute dépendances de l'hôtel Schneider.

N° 7. M, de Calvimont. L'amiral de Mackau y est mort.

N° 2. Pavillon du duc d'Aumont (1789), dessiné par Aubert.

N° 1. Pavillon de M. de Ste-Foix, trésorier de la marine (1780).

Rue Troncîiet.

N° 7. Hôtel Pourlalès.

Même quartier que celui du précédent itinéraire, mais en visitant les rues parallèles aux boulevards et les rues au nord de la rue St-Lazare.

Prenons, près de la gare St-Lazare, la rue de Provence.

Rue de Provence.

Ouverte en 1770.

N° 61. Cité d'Antin, bâtie en 1829 sur les dépendances de l'ancien hôtel Montesson, construit par Brongniart. Le duc d'Orléans, grand-père de Louis-Philippe, épousa secrètement, mais avec l'assentiment du roi, en 1773, Mme de Montesson. Le fournisseur Ouvrard et le banquier Michel. Le prince de Schwartzenberg y donna pour le mariage de l'Empereur un bal où le feu causa de nombreuses victimes.

N° 56. Emplacement de l'hôtel de Thun. Ecuries d'Orléans, construites par Brongniart. Regnauld de St-Jean-d'Angely. Le soir du feu à l'hôtel Schwartzenberg l'Empereur organisa une ambulance chez Regnauld. Baron Seillière. Société générale.

N° 54. Ancien théâtre de société. Société générale.

N° 45. Voir 44, rue Taitbout.

N° 34. Restes d'un pavillon de l'hôtel Thelusson, détruit par la rue Lafayette. Belles portes.

Le prolongement de la rue Le Pelletier a détruit, rue de Provence, un petit théâtre qui avait été installé par Fanny Esler.

N° 14. Fut habité par Hoffmann, publiciste français. Mme Blanchard, aéronaute, s'y tua sur le toit en 1819.

N° 6. Le député Garnier-Pagès y est mort.

Prenons, au nord de la rue de Provence, la rue de la Victoire.

Rue de la Victoire.

Ex-rue Chantereine.

Les religieux de la Victoire, établis près de Senlis, y possédaient des terrains. Le nom de la Victoire était en souvenir de Bouvines.

N° 17. Mlle Falcon, de l'Opéra. (Hôtel meublé.)

N° 30. Joli fronton (cours de danse Perrin). En face, ancien hôtel.

N° 44. Synagogue, sur l'emplacement d'un hôtel construit par Brongniart pour Mlle Dervieux, de l'Opéra, qui devint la maîtresse du comte d'Artois et l'épouse de l'architecte Bellanger. Le comte Vilain XIIII. La reine Hortense. Prince Louis Bonaparte. Légation des Etats- Unis. Le tailleur Slaub. Synagogue.

N° 45. Ancien petit théâtre Chantereine, supprimé en 1848. Bas-reliefs dans l'escalier.

N° 46. Ancien théâtre Olympique (1800).

N° 60. Là se trouvait l'entrée de l'hôtel dit de la Victoire, dessiné par Ledoux, où habita Talma, puis Joséphine de Beauharnais (18 Brumaire). Bonaparte. Général Lefèvre-Desnouettes. Général Bertrand. Abattu en 1860, pour être transformé en maison de rapport!!

Rue St- Lazare

N° 96. Passage Tivoli ; rappelle les jardins magnifiques du financier Boutin.

N° 88. Bureau des Chemins de fer de Lyon, sur l'emplacement de l'hôtel Boutin.

N° 91. Emplacement de l'hôtel du Coq (1310) : ancien château des Porcherons. L'abbesse de Montmartre y avait le chef-lieu de sa seigneurie des Petits Porcherons. Petite maison du comte de Brancas. En face se trouvait la petite maison du marquis'de Beaucamp.

L'église de la Trinité (1863 1 et le square de la Trinité occupent l'emplacement de l'ancien cabaret Magny, à l'enseigne de la Grande Pinte. Acheté par Ramponneaux, qui en fit les Porcherons. Les derniers vestiges de ce fameux bal disparurent en 1851.

N° 60. Le duc de Yalentinois (1789). Le général Montholon. Le duc de Bassano. Le comte de Châteauvillars (1842). Maison moderne. En face se trouvait l'hôtel du Maréchal Ney, qui fut celui de la duchesse de Vicence (1818).

N° 58. Entrée de servitude de l'hôtel Bougainville, où habita Mlle Mars (voir 7, rue La Rochefoucauld). Carie et Horace Vernet y habitèrent. Aujourd'hui Ecole Corneille.

N° 50. Bas-reliefs.

N° 38. Ancienne porte du Square d'Orléans (entrée 80, rue Taitbout). Sorte de caravansérail où habitaient Alexandre Dumas, George Sand, Lablache, etc.

N° 13. Bustes dans le vestibule. Fut ambassade de Bade.

Au nord de la rue Sl-Lazarc nous devons visiter la rue des Martyrs, la rue de La Rochefoucauld, la rue Blanche, la rue de Clichy, etc.

Rue des Martyrs.

Au nord de l'église N.-D. de Lorette. Doit, dit-on, son nom aux chrétiens qui jadis furent suppliciés aux buttes Montmartre. De 1793 à 1806, ce fut la rue du Champ-de- Repos. A la place de l'église se trouvait une barrière avec un bureau pour la perception des droits d'entrée; un autre bureau se trouvait au bout de la rue Lamartine, à l'angle de la rue Rochechouart. Les fraudeurs établirent un souterrain longtemps ignoré entre les deux bureaux.

N° 10. Maison du xvne siècle, avec sculptures.

N° 21. Le député Manuel y habita et Géricault y est mort.

Le quartier de N.-D.-de-Lorette fut le centre des lorettes célébrées par Gavarni. Au 52 de la rue N.-D.de-Lorette mourut Armand Marrast.

En continuant la rue des Martyrs, de l'autre côté du boulevard de Glichy, on arrive rue Antoinette. Là, au 9, dans le couvent des Dames Auxiliatrices du Purgatoire, se trouve la chapelle dite du Martyre, construite en 1887 par les soins de l'abbé Le Rebours, curé de la Madeleine, sur l'emplacement même de la chapelle du Martyrium élevée par Ste Geneviève sur le lieu du martyre de St Denis, premier évêque de Paris, et détruite en 1795. Cette chapelle du Martyrium était dans l'enceinte de l'abbaye royale de Montmartre, fondée en 1134 par Louis VI et Adélaïde de Savoie. L'église St-Pierre-de-Montmartre, qui est le doyen des édifices religieux de Paris, servait de chapelle aux Bénédictines de l'abbaye. Elle fut consacrée en 1147 par le pape Eugène III, assisté de St Bernard; visitée en 1169 par St Thomas Becket et réparée en 1593 par Henri IV, sur la demande de Marie de Beauvilliers.

Rue de La Tour- d'Auvergne.

Doit son nom à une abbesse de Montmartre, morte en 1737.

N° 41. Victor Hugo y habita (entre cour et jardin).

N° 31. Emplacement des jardins dJ Alphonse Karr. Avait été loué primitivement pour les enfants du duc d'Orléans, élèves de Mme de Genlis. Aujourd'hui école au coin de la rue Milton.

N° 30. Béranger y habita. Sous l'Empire, Mlle Vadé de l'Opéra.

N° 22. Maison construite en 1882 sur l'ancienne Ecole lyrique.

N° 23. Maison mortuaire de Godefroy Gavaignac. Son frère, le général, habitait 29, rue de Londres.

Rue Victor Massé.

N° 20. La cité Malesherbes, qui débouche 29, rue des Martyrs, est sur l'emplacement de l'hôtel de Malesherbes, défenseur de Louis XVI.

N° 9. Sculptures remarquables (1840). Antiquaire.

Dans l'avenue Frochot, n° 1, Victor Massé est mort. (Inscription.)

Rue de La Rochefoucauld.

Se forma sur le domaine de l'abbaye de Montmartre, dont une La Rochefoucauld était abbesse (1737).

N° 19. Armand de Laporte, ministre de Louis XVI. La Valette, aide de camp de Bonaparte, auquel il resta dévoué pendant l'Empire. Condamné à mort après les Gent-Jours, il fut sauvé par le dévouement de sa femme, née Beauharnais, qui changea de vêtements avec lui dans sa prison. Autre entrée 6, rue La-Tour-des-Dames.

N° 13. La maréchale Ney y habita. Marquis de Custine (1834).

N° 7. Ancien hôtel Bougainville. Mlle Mars. Prince de Wa grain.

La rue d'Aumale a été ouverte sur les jardins du comte de Watteville, baron de Chauteauvillain. L'historien Mignet mourut au 14 en 1844. Au 22 se trouvait l'hôtel du comte Glary.

Rue de la Tour-des-Dames.

S'est appelée quelque temps rue Bougainville. La tour du moulin à vent, qui s'y trouvait dès le xve siècle et qui appartenait aux Dames de Montmartre, a été détruite en 1822.

N° 1. Hôtel Bougainville. Mlle Mars. Prince deWagram.

N° 3. Mlle Duchesnois, actrice rivale de Mlle Georges, y cacha la mère de LaValette et tenta de sauver Labédoyère.

Nos 5 et 7. Horace Vernet. Son gendre, Paul Delaroche, y est mort.

N° 9. Talma y est mort en 1826. (Inscription).

N° 12. Grisier, fameux maître d'armes sous Louis- Philippe.

Rue Pigalle.

Jadis Royale jusqu'à la Révolution, puis du Champd'Asile.

N° 17. Emplacement de la maison de Pigalle. Salle Lemoine.

N° 12. Scribe y est mort en 1861. (Inscription).

N° 34. Loge maçonnique des Amis réunis, à la fin du xvine siècle.

N° 67. Ancienne Poste aux Chevaux et à côté, au 69, hôtel Dailly, d'une famille de maîtres de postes

depuis 1786. Mlle Raucourt habitait à hauteur de la rue actuelle Victor-Masse.

Rue Blanche.

Jadis de la Croix-Blanche.

Nos 24-26. Ancien hôpital de la maison militaire de Louis XVIII, puis caserne de pompiers. Reconstruit (1902). Le Nouveau-Théâtre occupe l'emplacement des jardins de l'ancien pavillon secret du Maréchal de Richelieu (aujourd'hui Casino de Paris). La rue Moncey a été ouverte sur les dépendances.

N° 70. Maison de Manin, président de la République vénitienne, surnommé le Père du Peuple. Là eut lieu, le 2 décembre 1851, chez la baronne Coppens, la délibération des représentants du peuple.

Dans la rue de Calais, au 4, Berlioz est mort en 1869. (Inscription.)

Rue de Clichy.

Le Casino de Paris est sur l'emplacement de l'ancienne petite maison du duc de Richelieu qui, sous le Directoire, appartenait à la belle Mme Hamelin, puis fut la propriété de Caulaincourt, duc de Vicence.

La Folie Boutin, dont les jardins dits Tivoli allaient jusqu'à la rue St-Lazare, était sur l'emplacement de la rue de Londres et des Bureaux de la Compagnie des Chemins de fer d'Orléans. Le duc de Gramont avait une petite maison à l'emplacement du 57, aujourd'hui Cité Mouthiers. Il entretenait là Mlle Coupé, de l'Opéra, qui cacha dans son hôtel Vergniaud et Roger Ducos. En face se trouvait la prison pour dettes.

La barrière qui terminait la rue de Clichy fut défendue avec courage, en 1814, par la garde nationale, commandée par le Maréchal Moncey.

21e ITINERAIRE Quartier compris entre la Madeleine et l'Étoile.

Dans ce quartier relativement moderne, nous n'indiquons pas d'itinéraire proprement dit. Nous prendrons comme axe la rue du Faubourg-St-Honoré et nous dirons simplement quelques mots des rues intéressantes qui se trouvent au nord, puis au sud de cette artère.

Rue du Faubourg-St-Honoré.

Jadis chaussée du Roule.

N° 14. Ancienne mairie.

N° 24. Vieille maison au coin de la rue Boissy-d' Anglas.

N° 19. Cambacérès y habita.

N° 30. Le girondin Guadet y habita.

N° 32. Cité du Retiro.

N° 27. Hôtel du marquis de Feuquières (1740), époux de Mlle Mignard.

N° 29. Construit par Lassurance (1719), pour la duchesse de Rohan-Montbazon, veuve du duc, mort fou à Liège en 1699. Le fermier général Richard (1751), dont le fils le vendit en 1792 à Mme de St-Sauveur. M. de Lapeyrière (1819). Comte de la Panouse (1823).

N° 31. Élevé en 1718 pour Blouin, valet de chambre

de Louis XIV, puis gouverneur de Versailles et de Marly. Il avait été l'amant de Mlle Mignard, avant qu'elle mt sa voisine, comme marquise de Feuquières. M. de Marbeuf, gouverneur de Corse (1750). De Saliani (1789). Joseph Bonaparte (1800). L'Empereur le donna comme cadeau de noces à Suchet. Actuellement hôtel Pillet-Will. (Belles portes).

N° 33. Hôtel du président Chevalier (1714). Le président Montigny, avec le prince d'Egmont et M. de Guébriant comme locataires. Ambassade de Russie. Actuellement Rothschild. Les jardins de cet hôtel, comme ceux des voisins, s'étendent jusqu'à l'avenue Gabriel, ancien marais des Gourdes.

N° 35. Faisait corps avec le 33. Aujourd'hui hôtel Pereire. Remanié et terminé en 1858.

*N° 39. Hôtel du duc de Charost, construit en 1720 par Mazin. Princesse Pauline Borghèse (1810). Ambassade d'Angleterre depuis 1815.

N° 41. Hôtel Pontalba, construit par Visconti, sur l'emplacement de l'hôtel de M. de Morfontaine, époux de Mlle Le Peletier de St-Fargeau, surnommée « la Fille de la Nation ». Aujourd'hui Rothschild. (Restauré.)

N° 68. Ptestes de l'hôtel Duras, construit par Boffrand, hôtel qui s'étendait sous Louis XVI entre la rue d'Aguesseau et la rue de Duras. Aujourd'hui divisé. La rue de l'Elysée est sur l'emplacement de l'hôtel Sébastiani, jadis Xavier. A côté se trouvait l'hôtel de Me de Brunoi, dont les jardins étaient creusés de promenades souterraines pour ne pas nuir à la vue.

*N° 51. Hôtel construit sur les dessins de Mollet, pour le comte d'Evreux (1718). Mme de Pompadour (1745). Sous Louis XV, les Ambassadeurs extraordinaires. Garde-meuble pendant peu de temps. Le financier

Beaujon (1773). Duchesse de Bourbon (1789). Séquestré à la Révolution. On y donna des fêtes champêtres. Murât et sa femme Caroline Bonaparte (1803). Elysée- Napoléon (1810). Duc et duchesse de Berry. Elysée.

N° 94. M. de Ghavigny. Baron de la Fresnaye, son gendre. Dépendait de l'hôtel Beauveau.

#N° 96. Construit par Le Camus de Mézières. Prince de Beauveau. Municipalité en 1801. Duc de Noailles. La générale Duport. Ernest André. Ministère de l'Intérieur (1861).

N° 73. Fut pendant quelque temps le couvent des Sœurs de la Mère de Dieu (actuellement 18, rue de la Ville-l'Evêque). Le maréchal Moncey y est mort.

N° 116. La marquise de Louvois, née Monaco, avant la Révolution. Général Soulès (1808). A côté de là, au 17, rue de Matignon, hôtel habité au moment de la Révolution par le comte de Fersen, qui essaya de sauver Marie- Antoinette. Il était le fils du maréchal suédois.

N° 118. Ancien hôtel d'Entragues, puis d'Apchon. Lagrange y est mort (1813).

N° 85. Marquis d'Argenteuil (1720). M. de Chastenay (1738). Marquis de la Vaupalière (1775). Baron Rœderer, sénateur. Comte Mole (1810). Mme Lehon . Baron Gérard. Actuellement hôtel Foy.

N° 120. Construit sous Louis XVI. M. de St-Didier. Le comte Hocquart jusqu'en 1849.

N° 89. Hôtel du duc de Coigny, sur un ancien hôtel La Trémoïlle. Actuellement hôtel d'Aligre.

N° 132. Emplacement de l'hôtel du maréchal Mortier, duc de Trévise.

N° 107. Marquis de Thorigny. Maison des pages sous Louis XV. Le général Gardanne en était gouverneur sous l'Empire. Actuellement au marquis de Barthélémy.

* Eglise St-Philippe-du-Roule, construite de 1760 à 1784 par Chalgrin, agrandie en 1833 par Baltard, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, d'une maladrerie dite hôtel du Bas-Roller au xvnie siècle. Le Roule était un village comme la Yille-1'Evêque.

N° 156. Petit hôtel du xvme siècle.

N° 166. Emplacement d'un ancien hôtel disparu Dupetit-Thouars. qui avait été la maison de campagne de Mme de Maintenon.

*N° 170. Hôtel de St-Priest, ambassadeur. Mme de Genlis y est morte. Le maréchal Randon y habita.

N° 186. Le comte de Nogent, émigré, le vendit à M. Lorin.

N° 161. Vieille maison.

* N° 208. Hôpital Beaujon. fondé envlTSO, par Beaujon, conseiller d'Etat, qui habitait l'hôtel d'Evreux

Elysée). L'ancienne» folie Beaujon était sur l'emplacement de l'hôtel, portant le n° 11 de la rue Berryer, hôtel qui a englobé le petit hôtel de Balzac. Le pavillon de la Chartreuse Beaujon donnait. 10, avenue Friedland.

Dans ce quartier relativement moderne nous indiquerons sommairement quelques rues au nord, puis au sud du faubourg, en commençant par la rue Boissy-d'Anglas, qui coupe le faubourg.

Rue Boissy-d'Anglas.

Jadis de la Bonne-Morue, puis des Champs-Elysées. Ouverte au commencement du xvnie siècle.

N° 1. Ancien hôtel Grimod de la Reynière, administrateur des postes (1735). Ambassade de Russie, de Turquie. Cercle Impérial. Cercle de l'Union artistique (Épatant).

N° 10. Restes de l'ancienne maison d'éducation de Mlle Lorphelin, rivale de Mme Campan. Le maréchal Serrurier (1815). Le maréchal Marmont, duc de Raguse (1830). Les d'Andlau. Le comte Pelet de la Lozère (1841), ancien conventionnel.

* N° 12. Marquise de Cauvisson, sous Louis XVI. Général Junot, gouverneur de Paris et duc d'Abrantès.

N° 24. Cité Berryer. Marché d'Aguesseau (1723), qui jadis se trouvait au nord de la rue d'Aguesseau.

N° 35. Cité du Retire Voiries 13, 15, 19. (Ancien manège.)

N° 28. Emplacement d'une maison appartenant à Lully.

Av. nord de la rue Boissy-d'Anglas, nous trouvons la rue de l'Arcade.

Rue de l'Arcade.

Rue de Pologne, sous Louis XIV. Les deuxjardins des religieuses delà Ville-l'Evêque communiquaient par une arcade qui existait encore en 1850.

N° 12. Emplacement d'une ancienne petite maison du prince de Soubise.

N° 22. Emplacement de l'hôtel de Soyecourt, puis Caslellane, puis Lubersac, construit en 1780, par Cellerié, et où mourut le « très excellent prince maréchal de Soubise » en 1789. L'hôtel a été détruit par la rue de Castellane.

N° 57. Hôtel du comte de Pansemont, beau- père de M. de Tournon, gouverneur de Rome et sénateur sous l'Empire.

La rue de l'Arcade croise la rue des Mathurins.

Rue des Mathurins.

La rue Neuve-des-Mathurins s'étendait jadis jusqu'à la chaussée d'Antin. La rue Scribe a fait disparaître l'hôtel du maréchal Brune et l'hôtel de Manuel Godoï, prince de la Paix.

N° 32. Hôtel de François de Beauharnais, père d'Alexandre, mari de Joséphine. (Voir la plaque dans la cour.)

N° 34. Hôtel au fond de la cour.

N° 40. Emplacement de l'hôtel de l'amiral Baudin. Là jadis se trouvait l'habitation de Tristan l'Ermite, grand prévôt de Louis IX.

La Chapelle expiatoire fut construite sur les ordres de Louis XVIII par Perier et Fontaine. Le terrain dépendait autrefois du couvent des Bénédictines de la Ville- TEvêque, et fut un cimetière pour les victimes de la panique de la place Louis XV, lors du mariage du Dauphin Louis XVI. Celui-ci et Marie-Antoinette y furent inhumés ainsi que les Suisses du 10 août et de nombreuses victimes de la Révolution. En 1815 on retrouva quelques restes du Roi et de la Reine, qui furent transportés à St-Denis.

Rue d'Anjou-St-Honoré.

Jadis rue des Morfondus.

N° 4. Emplacement de l'hôtel Polignac (1780),

N° 8. Lafayette y est mort en 1834.

N° 11. Hôtel dit jadis de Lorraine. L'évêque de ce nom était évêque de Bayeux (1720). Le maréchal de Contades, doyen des maréchaux de France (de 1789 à 1793). Mairie.

N° 12. Emplacement de l'hôtel de Lassalle.

N° 22. Date de 1763. Famille Bourgeois.

N° 29. L'abbé Morellet, ami d'Holbach. Le général de Bouille. Le marquis d'Aligre (1810). Benjamin Constant y est mort. (Plaque.)

Le boulevard Malesherbes a détruit l'hôtel La Rivière, l'hôtel de la marquise de Gréqui, l'hôtel de Moreau, qui devint celui de Bernadotte, roi de Suède.

N° 42. Hôtel de Beauffremont. Mme de Boissy, sœur du marquis d'Aligre. (Remanié dernièrement pour la Compagnie du Creusot.)

N° 52. Hôtel remanié de Destutt de Tracy. Siège de la Compagnie des Eaux en 1880.

Dans la rue d'Anjou débouche la rue Lavoisier, où est morte Mlle Mars.

La rue d'Anjou aboutit rue de la Pépinière (ouverte en 1770), qui conservait jadis son nom jusqu'à St-Philippe-du-Roule. Au 24, se trouve la caserne construite par Goupil en 1760, pour servir de quartier aux Gardes françaises. Au nord s'ouvre la rue du Rocher.

Rue du Rocher.

S'appelait jadis rue des Errancis (estropiés) dans sa partie haute. C'était le faubourg de la Petite-Pologne, au xvine siècle.

N° 26. Emplacement d'une petite maison de Philippe- Egalité. Aujourd'hui lycée Racine.

N° 28. Emplacement de l'hôtel de Lucien Bonaparte. Propriété Riant. Le docteur Fauvel.

N° 61. Emplacement d'un ancienne petite maison d'un financier au xvme siècle, construite pour les sœurs Grandis, de l'Opéra, qui avaient le même amant : Bandieri

de Laval, maître de ballets du roi. Joseph Bonaparte acquit cette propriété quelque temps avant le Consulat. Mme Lœtitia l'habita ainsi que le maréchal Gouvion-St- Gyr. Les jardins s'étendaient sur l'emplacement des rues de Madrid et Portalis. Sous le deuxième Empire, la propriété est devenue l'institution Cousin, très en vogue, et l'hôtel actuel appartenant à Mme Hochon date de 1877.

Au haut de la rue et jusqu'aux Folies de Chartres, s'étendait un terrain vague qui en 1793 fut une voirie révolutionnaire. Là furent inhumés Philippe-Égalité, Charlotte Corday , les deux Robespierre, Couthon, St-Just, Henriot, le général La Valette, Simon, le geôlier de Louis XVII, et les membres de la Commune mis hors la loi par le 9 thermidor. Les folies de Chartres, dont le parc Monceau n'est qu'une réduction des jardins, avaient été construites en 1786, par Philippe-Egalité, sur les plans de Carmontelle.

La rue d'Anjou coupe la rue de Suresne et la rue de la Ville-l'Evêque.

Rue de Suresne.

N° 23. Hôtel de La Marck-Arenberg (1775).

N° 25. Petit hôtel du marquis de L'Aigle au xvine siècle. Le marché d'Aguesseau, ouvert en 1723 et transporté en 1745 Cité Berryer (rue Boissy-d'Anglas), se trouvait au nord de la rue d'Aguesseau. Sur son emplacement on construisit l'hôtel Choiseul-Meuse, qui devint hôtel d'Espagnac, qui ouvrait rue de la Ville l'Evêqueaux 5 et 7.

Rue de la Ville-l'Évêque.

Ne faisait qu'une autrefois avec la rue Cambacérès. Les évêques de Paris possédaient là une ferme ou villa

depuis le xnie siècle. Il se forma autour un bourg, que l'on appela la Ville-l'Evêque et qui fut enclavé dans Paris sous Louis XV. L'ancienne église de la Madeleine du xve siècle, était au coin de la rue de la Ville-l'Evêque et de la rue Boissy-d'Anglas. Elle a été détruite en 1772.

N° 3. Restes de l'hôtel de Rouault (1787).

Nos 5 et 7. Emplacement de l'ancien hôtel d'Espagnac.

N° 8. Presbytère de la Madeleine.

N° 16. Hôtel du maréchal Suchet. Le banquier Bartholdi. Aujourd'hui les Sœurs de la Mère de Dieu (au fond de la cour).

N° 18. Gracieux pavillon au fond de la cour.

Au coin de la rue de Suresne était le couvent des Bénédictines, fondé en 1613 par Catherine d'Orléans- Longueville. Supprimé en 1790 et démoli. Fabre d'Eglantine et le conventionnel Amar habitèrent la rue.

Rue d'Aguesseau (1723).

Ouverte sur des terrains appartenant au chancelier d'Aguesseau.

N° 1. Emplacement de l'hôtel de Gastries en 1789.

N° 5. Emplacement de l'hôtel d'Armaillé. Aujourd'hui Chapelle.

N° 18. Fut quelque temps mairie du Ier arrondissement en 1803.

N° 13. M. de Durfort-Duras (1773). Le maréchal de Castellane y habita.

Dans la rue Montalivet (jadis du Marché) se trouve, au 7, l'hôtel du duc d'Aumale, qui appartient aujourd'hui au duc de Penthièvre.

Rue des Saussaies.

Jadis des Carrières. Elle était bordée de saules sous Louis XV.

Nûs 8 et 10. M. de Faudoas-d'Esparbès (1787). Sa fille fut Mme Savary, duchesse de Rovigo.

N° 11. Porte de l'hôtel du prince de Beauveau, aujourd'hui ministère de l'Intérieur.

La rue de Miromesnil doit son nom à Hue de Miromesnil, garde des sceaux. Chateaubriand habita au 19, en 1804. La rue de la Bienfaisance, qui la croise, s'appelait autrefois la rue de l'Observance. Le ministre Chasseloup-Laubat y habita, ainsi que le docteur Goëtz, décédé en 1813, dont la bienfaisance fit donner un nom nouveau

à la rue.

Rue de Pentliièvre.

S'est appelée rue du Chemin-Vert, puis rue Verte et rue de Penthièvre en 1847. La rue de Matignon était Petite-Rue-Verte. A l'entrée, à droite, se trouvait l'hôtel de Ray (1780).

N° 28. Caserne construite en 1780 pour les gardesfrançaises, grâce à l'influence du maréchal de Biron.

* N° 26. Maison de Franklin en 1775. Lucien Bonaparte y habita avant l'Empire.

N° 35. Vieille masure ainsi qu'au 33.

N° 11. Maison avec sculptures du commencement du xixe siècle.

La rue Roquépine, qui fait suite à la rue de Penthièvre, doit son nom à Louis d'Astorg, marquis de Roquépine, lieutenant général en 1762.

Rue de Courcelles.

Se terminait sous le second Empire au boulevard de Courcelles, où se trouvait la barrière. Elle longeait le

Parc Monceau, dont elle est séparée maintenant par l'avenue Van-Dyck. La princesse Pauline Borghèse habita un hôtel qui fut plus tard la résidence de Dickens et du duc de Gambacérès. Marie-Christine d'Espagne y eut son palais. Tout a été bouleversé par le boulevard Haussmann, la rue de Monceau, l'avenue Hoche, etc.

L'avenue Van-Dyck mène au Parc Monceau, restes du jardin anglais créé par Carmontelle, auteur dramatique, pour Philippe-Egalité. La Convention créa divers établissements d'utilité publique dans ce parc immense, appelé les Folies de Chartres. Cambacérès en fut gratifié par Napoléon. Louis XVIII le restitua à la famille d'Orléans, entre les mains de laquelle il resta jusqu'en 1852. On appelle la Naumachie, le bassin ovale, bordé d'une colonnade corinthienne.

Visitons les rues au sud du faubourg St-Honoré.

Avenue d'Antin.

Plantée en 1723 par le duc d'Antin. C'était un endroit peu sûr avant 1830. Au rond-point se trouvait le bal de Flore. Plus bas florissaient le bal d'Isis, le bal des Nègres, etc. Plus récemment le jardin de Paris, qui a disparu lors de la création du Grand Palais (1900).

Avenue Montaigne.

Ancienne allée des Veuves, créée par Marigny, frère de Mme de Pompadour, qui créa également l'avenue Matignon et l'avenue Marigny. A l'extrémité, du côté de la Seine, se trouvait la chaumière de Mme Tallien.

Le bal Mabille était sur l'emplacement du 51 et du 53 actuels.

Rue du Colisée.

Jadis chaussée des Gourdes.

Le Colisée, bâti par Lecamus en 1770, se trouvait entre la rue et le rond-point. C'était un tivoli, fermé en 1779. Une des entrées en était au 44, où se trouvèrent plus tard les écuries de la duchesse de Berri, qui furent incorporées aux écuries impériales sous le second Empire.

Non loin de là, au 6 de la rue des Ecuries-d'Artois, est mort Alfred de Vigny, en 1863.

Rue La Boétie.

Naguère d'Angoulême-St-Honoré, puis rue de Morny.

*N° 111. Très bel hôtel construit en 1784 par l'architecte Boursier, pour M. Thiroux de Montsange, dont la fille épousa le vicomte Narcisse de Durfort. Hôtel du duc de Massa. La plupart des historiens prétendent que cet hôtel fut construit par le comte d'Artois pour Mlle Contât, de la Comédie-Française.

Avenue des Champs-Elysées.

Jadis Grande Allée du Roule puis Avenue des Tuileries. Dessinée par Lenôtre en 1670, concédée à la ville par Charles X. Avant 1830, c'était un endroit peu sûr. La Folie Marbeuf, devenue le bal d'Italie, s'étendait au sud de la rue de Chaillot. L'hospice Ste-Perrine se trouvait encore, au commencement du second Empire, au nord-ouest de la rue de Chaillot. La rue Marignan a détruit le jardin d'hiver. L'emplacement de l'ancien palais de l'Industrie, construit en 1855 et démoli en 1900, s'appelait le Grand Carré, et le terrain en fut rétrocédé à l'État par la Ville en 1852. Tout est moderne actuelle-

ment dans cette splendide promenade, sauf l'hôtel du duc de Massa, au coin de la rue de La Boétie. L'hôtel dit de la Païva, au 25, est un souvenir curieux du second Empire. La place de l'Étoile est le sommet de la montagne du Roule. Dès Louis XV on avait eu l'idée d'une décoration monumentale en ce point et on étudia plusieurs projets, notamment la construction d'un éléphant colossal, projet ébauché plus tard place de la Bastille. Napoléon décréta, le 18 février 1806, la construction de l'Arc de Triomphe en commémoration des victoires françaises. Ghalgrin en posa la première pierre le 15 août 1806, et il fut achevé en 1836.

Tous les jours de 10 heures à 6 heures en été et de 10 heures à 4 heures en hiver.

Rue de Chaillot.

Le village de Chaillot (Galeium au xie siècle) formait une seigneurie qui tomba dans le domaine de la couronne en 1450 et fut donnée par Louis XI à Philippe de Comrnines. Il fut réuni à la capitale en 1787. — Le château de Chaillot, construit par Catherine de Médicis, passa au maréchal de Bassompierre, à Marie de Médicis, et en 1651 à Henriette, veuve de Charles Ier d'Angleterre, qui y établit un couvent de Visitandines, où Mlle de La Vallière se réfugia quelque temps. (Détruit en 1790.) — Il ne reste rien également de l'hôpital Ste-Perrine, ancienne abbaye de Ste-Geneviève. — L'église St-Pierre existait au xie siècle : elle a été reconstruite vers 1750, et modifiée en 1887. — Tout a été transformée dans cette rue, qui fut habitée par Bailly, Me E. de Girardin, Cora Pearl, et où Barras mourut en 1829. Quelques bicoques subsistent pourtant entre le 3 et le 29 et aux : 49, 51, 53.

22e ITINERAIRE

Les quais et les ponts. Départ au pont de la Concorde. Rive droite et retour au pont de la Concorde par la rive gauche.

Quai des Tuileries.

Commencé sous Louis XIV.

Longe le jardin des Tuileries. Sous Henri III c'était un chemin marécageux garni de cabarets en planches. A l'emplacement actuel de l'Orangerie était, en 1652, le jardin de plaisance et le cabaret tenu par Regnard, valet de chambre du Roi, qui disparurent en 1665, quand Lenôtre dessina le jardin des Tuileries. Ce cabaret de Regnard fut le premier en date de nos casinos. Anne d'Autriche, au commencement de la Régence, y passait presque toutes ses soirées.

Pont de Solférino.

Date de 1858. Inscription des victoires d'Italie.

Pont Royal.

Construit de 1685 à 1689 par le père Romain e( Mansart. Sur la dernière pile sont indiquées les principales crues de la Seine.

Pont du Carrousel.

Ou des Sts-Pères; construit par Polonjceau en 1834.

Quai du Louvre,

Longe le Palais du Louvre et le jardin de l'Infante.

N° 8. Balcon avec balustres de fer. Edifié par Bordet, dentiste de Louis XVI. Ledru-Rollin y habita.

La place de l'École, qui s'appelait Place aux Marchands sous François Ier, doit son nom à l'école de chirurgie de St-Germain-1'Auxerrois. v^ ^ ^ ■

Pont des Arts. caJL,' ^. ^«^- «/^^ Date de 1802. ri à~~Gï. T^-^y

Pont-Neuf.

Commencé en 1578, sur la rive gauche, par Guillaume Marchand, continué par Androuet Ducerceau, il fut terminé en 1603 par Henri IV. Henri III voulut l'appeler le Pont des Pleurs, à cause des larmes qu'il avait versées pour la mort de Maugiron. Louis XIII y éleva la statue de Henri IV, qui fut détruite pendant la Révolution. La statue actuelle date de Louis XVIII. Les piles sont surmontées d'hémicycles, qui étaient jadis occupés par des boutiques : l'Académie de peinture et de sculpture en jouissait du loyer. En 1314 Jacques de Molay, grand-maître des Templiers, fut brûlé vif dans l'îlot des Juifs, qui forme aujourd'hui le terre-plein du Pont-Neuf et la place Dauphine. A côté de cet îlot des Juifs se trouvait l'îlot aux Bureaux. Le corps du maréchal d'Ancre fut brûlé devant la statue du Roi.

Quai de la Mégisserie.

Créé par Charles V : jadis quai de la Saunerie, puis quai de la Ferraille. La mégie est l'art de préparer les

peaux de mouton. Sur le quai, à l'endroit dit jadis Vallée

de

Misère, se tenait le marché à la volaille.

K° 2. Sur le théâtre du Châtelet, inscription rappelant que là se trouvait la maison où naquit le peintre David, en 1748.

La place du Châtelet est sur remplacement de l'ancien Grand Châtelet. Le Grand Châtelet, et le Petit Châtelet sur la rive gauche, étaient 2 tours pour la défense du grand et du petit pont. Le Grand Châtelet fut transformé en château fort sous Louis le Gros, et devint plus tard la maison de justice du prévôt de Paris. Louis XIV y incorpora toutes les juridictions particulières de la ville. Cette forteresse, qui était en même temps une prison et qui fut le théâtre de nombreuses tragédies sanglantes, fut détruite en 1802, et sur ses ruines on ouvrit la place actuelle. Le théâtre du Châtelet fut construit en 1861 par Davioud, ainsi que le théâtre Sarah Bernhardt, qui fut théâtre Lyrique, théâtre des Nations et Opéra-Comique.

Pont au Change.

L'ancien pont aux Changeurs du xne siècle se trouvait un peu en amont. Il était occupé par des orfèvres et des changeurs. Après plusieurs inondations et incendies, il fut reconstruit en pierre de 1639 à 1647; puis il a été refait en 1858 dans l'alignement du boulevard du Palais.

Quai de Gesvres.

Etabli en 1641 par le marquis de Gesvres, capitaine des gardes, sur des arcades qui existent toujours, mais sont masquées.

Pont Notre-Dame.

Occupe la place d'un des deux ponts de l'époque romaine. Avant 861 il était construit sur pilotis et on devait faire le transbordement des marchandises. Détruit par les Normands, il fut remplacé par le pont aux Meuniers de Charles le Chauve, qui traversait la Seine obliquement et était défendu par le Grand Châtelet. Rétabli sur son ancien emplacement après le départ des Normands, il prit le nom du pont Notre-Dame en 1413, après s'être appelé Grand Pont et Planche-Mibray. Il fut reconstruit plusieurs fois et en dernier lieu en 1853.

Pont d'Arcole.

Construit sous la Restauration. Doit son nom à un jeune homme tué le 28 juillet 1830. Reconstruit en 1855.

Quai de l'Hôtel- de -Ville.

Ancien quai de la Grève.

Bordait l'ancien port aux Blés et le port au Foin. Plusieurs maisons sont anciennes et curieuses (14, 12, 10, 2, etc.). A l'extrémité Est se trouvait la place aux Veaux.

Pont Louis-Philippe (1834).

Reconstruit eu 1862. S'est appelé pont de la Réforme.

Pont-Marie (1614-1628).

Doit son nom à son constructeur. Il était jadis couvert par cinquante maisons, dont une inondation emporta une vingtaine en 1658. Le reste des maisons fut démoli en 1788.

Quai des Célestins.

Doit son nom au couvent des Célestins, qui avait été construit sur une partie de l'hôtel royal St-Paul.

N° 58. Maison à mansardes.

N° 42. Maison avec sculptures.

N° 32. Emplacement de la Tour Barbeau de Philippe- Auguste et inscription rappelant l'emplacement du jeu de paume de la Croix-Noire, où la troupe de Molière, dit Illustre-Théâtre, joua en 1645.

N° 28. Inscription rappelant que Rabelais est mort dans une maison de la rue des Jardins-St-Paul.

N° 22. Hôtel de la Vieuville. (Voir rue St-Paul.)

N° 14. Faisait partie, et communiquait avec l'hôtel de la Vieuville.

N° 6. Restes de l'hôtel St-Mesmes (1728).

N° 4. Faisait partie jadis de l'hôtel Fieubet. La sœur du Chancelier, qui avait épousé Nicolas de Nicolaï, en hérita et le laissa à sa fille unique, la duchesse de Mortemart, qui elle-même le légua à Jean de Nicolaï, marquis de Goussainville. En 1854 c'était un atelier pour l'habillement de la garde impériale. Barye y est mort.

* N° 2. Construit sur une partie de l'emplacement de l'hôtel royal St-Paul, par Hardouin Mansart, pour Gaspard de Fieubet, chancelier d'Anne d'Autriche (1671). Boula de Mareuil en 1780. Acheté en 1850 par M. de Lavalette, publiciste, qui le restaura. Les Oratoriens en ont déshonoré les ailes : Collège Massillon.

En face de l'hôtel Fieubet, à côté du pont Sully, restes d'une tour de la Bastille mise au jour en 1899 par les travaux du Métropolitain et transportés en cet endroit. Pour nous rendre sur la rive gauche prenons le :

Pont de Sully.

Construit en 1874.

Quai de la Tournelle.

La Porte St-Bernard de l'enceinte de Philippe-Auguste se trouvait à l'emplacement où aboutit le pont de Sully. Sous Louis XIV, Blondel en avait fait un arc de triomphe.

N° 15. Ancien restaurant de la Tour d'Argent.

N° 21. En amont se trouvait l'embarcadère des coches pour Fontainebleau, service qui se faisait* en douze heures pour 2 livres 10 sols.

N° 27. Hôtel construit par Leduc pour un Clermont- Tonnerre.

N° 37. Le président Rolland d'Erceville, ennemi des jésuites (1740). Restes de l'hôtel de Bouffret (1774).

* N° 47. Ancien couvent des Miramiones fondé en 1649 par Mme de Miramion, veuve à seize ans. Elle était la fille du financier Bruneau. Bussy-Rabutin la fit enlever sans succès. Devant l'hôtel était le lieu où le bourreau châtiait les filles avec des verges. Les Miramiones, qui s'occupaient des jeunes filles pauvres, avaient une barque pour les mener à N.-D. Le couvent fut supprimé à la Révolution. Pharmacie centrale des hôpitaux aujourd'hui. (Escalier, fenêtres avec croisillons, chapelle.)

*N0S 55 et 57. Ancien hôtel du Pain, puis de Bar et de Lorraine au xvine siècle. Président de Nesmond, surintendant de la maison du prince de Gondé. Il écrivit son nom sur son hôtel (Hôtel cy-devant Nesmond). « C'est la première inscription de ce genre », dit St-Simon. Le président de Nesmond épousa la fille de Mme de Miramion, sa voisine. Autres maisons anciennes et curieuses du quai : 59, 61, 63, 65, 67, 69, 71, 73.

Pont de la Tournelle.

De 1369 à 1620 c'était un pont en bois. 11 ne fut construit en pierre qu'en 1654 et refait presque entièrement sous Louis-Philippe. La Tournelle était un fort carré construit en 1359 pour défendre le pont. Depuis St Vincent de Paul et jusqu'en 1787 on y enfermait les galériens avant leur départ pour la chaîne, départ qui avait lieu deux fois par an.

Pont de l' Archevêché.

Doit son nom à l'ancien archevêché, détruit en 1831.

Quai de Montebello.

Jadis des Bernardins. La première pierre en fut posée en 1554, sous la prévôté de Christophe de Thou.

Pont au Double.

A remplacé en 1880 un pont de 1634, qui était un peu en amont et pour le passage duquel on devait payer un double tournoi.

Petit-Pont.

Occupe la place d'un des deux ponts des Romains, Iî était encombré de moulins et de maisons en bois, et les Parisiens élevèrent une Tour de Bois pour le défendre contre les Normands. Le nom des 12 héros parisiens qui périrent en 886 en défendant le pont est gravé sur une plaque posée sur l'Annexe de l'Hôtel-Dieu (place du Petit-Pont). La Tour de Bois fut remplacée en 1369 par le Petit Ghâtelet, qui fut démoli en 1782. Le Petit-Pont, souvent détruit par les inondations et le feu, fut recons-

truit une dernière fois en 1853. En contre-bas du quai, près du Petit-Pont, se trouvaient les Cagnards de l'ancien Hôtel-Dieu, qui ont disparu lors de la construction des nouveaux murs de soutènement. Les Cagnards étaient des souterrains pour les crues de la Seine et servaient de repaire à des gens sans domicile.

Quai St-Michel.

Les galériens renfermés au Petit Ghâtelet l'ont construit en 1558. 11 a été élargi en 1811. C'était jadis le quai de la Gloriette.

Pont St-Michel.

Doit son nom à une chapelle de St-Michel qui se trouvait à son extrémité nord. Construit en 1378, détruit en 1408, 1547, 1616, il fut reconstruit en dernier lieu en 1857 par Vaudrey.

Quai des Grands-Augustins.

Fut le premier quai construit dans Paris. A la fin du xvne siècle, on trouvait, sur le quai, des calèches tout attelées à louer à 20 sols l'heure. Les Augustins remplaçaient les Frères de la Pénitence de Jésus-Christ, dits Sachets, établis par Philippe le Bel. Leur église se trouvait à l'angle du quai et de la rue des Grands-Augustins. En ce monastère des Augustins, qui joua un si grand rôle politique, Marie de Médicis fut saluée régente; les assemblées du clergé s'y tenaient.

N° 17. Faisait partie de l'hôtel d'O, puis de Luynes, qui avait été auparavant l'hôtel de Gabrielle d'Estampes. (Voir 20, rue de l'Hirondelle.)

N° 25. Construit par François Ier, pour se rapprocher

de la duchesse d'Estampes. Bureaux de la salubrité sous Louis-Philippe.

N° 35. Ancien hôtel Feydeau et Montholon. Librairie Académique des Didot, imprimeurs. Laplace y habita sous le Directoire.

N° 51. Le comte de Bruillevert, grand-maître des eaux et forêts sous Louis XIV. Aujourd'hui restaurant Lapérouse.

Quai de Conti.

Jadis de Nesle , puis de Nevers, puis de Guénégaud.

N° 1. A l'angle de la rue Dauphine, café Anglais sous Louis XV; aujourd'hui modeste cabaret.

Sur le quai entre la rue de Nevers et la rue Guénégaud, et bordant la Seine, se trouvait le château Gaillard, octroyé par François Ier à Benvenuto Cellini. Démoli sous Louis XIV.

N° 3. Maison du bijoutier de Marie-Antoinette. Enseigne curieuse du Petit-Dunkerque.

* N° 5. Après sa sortie de Brienne (1785), Bonaparte y habita au cinquième étage.

N° 7. Construit en 1740 par Demay, joaillier de la couronne. Halbout, fabricant de croix de la Légion d'honneur.

N° 9. Emplacement de l'ancien théâtre des Marionnettes de Jean Brioché.

* N° 11. La Monnaie, construite en 1771, par l'architecte Antoine, sur l'emplacement du Grand Nesle, vendu à Philippe le Bel par Amaury de Nesle. Duc de Nevers (1600). Le secrétaire d'Etat de Guénégaud (1652) en fit un palais grâce à Mansart, Lenôtre, Jouvenet, palais qu'il céda à la princesse de Conti (1670). Garde-meuble de l'Opéra, puis hôtel des Monnaies (1774). Autrefois la monnaie se frappait dans le palais même du roi, puis

Charles le Chauve constitua une chambre des monnaies et un hôtel spécial fut affecté à la monnaie. Au commencement du xvnie siècle, cet hôtel était rue de la Monnaie. # Nos 23 et 25 . Palais de l'Institut, construit en 1672 sur l'emplacement de l'hôtel de Nesle. Le pavillon de gauche est sur l'emplacement même de la Tour (inscription). Le testament de Mazarin consacrait 45 000 livres de rente à l'érection d'un collège destiné à 60 gentilshommes pauvres d'Alsace, de France, de Pignerol et du Roussillon. Ce fut le collège des Quatre-Nations. Mazarin y eut son tombeau sculpté par Coysevox, Lenoir le fit transférer au musée des Monuments en 1793, et il est actuellement au Louvre. En 1793, ce collège fut une maison d'arrêt. Ecole des Beaux-Arts en 1801, et Institut en 1806.

On peut visiter tous les jours, sauf le dimanche jusqu'à deux heures.)

Quai Malaquais.

Jadis des Théatins. Construit en 1669. Les Théatins étaient des religieux que Mazarin fit venir de Rome en 1642. Ils furent supprimés à la Révolution. Les jardins de la Reine Marguerite de Valois, première femme de Henri IV, occupaient l'emplacement des premiers hôtels du quai.

N° 1. Emplacement d'un ancien hôtel Lautrec. Hôtel du marquis de l'Aubespine (1720). M. de Courmont. De Mirabeau (1770). Visconti y est mort en 1818.

N° 3. Mme d'Epinay, veuve de Dorât de la Rarre, conseiller au Parlement (1669). Julliot de Fromont (1790). Le girondin Ruzot. La Convention ordonna que cet hôtel soit rasé, mais il fut sauvé par le 9 thermidor. Le deintre Vien y mourut (1809).

N° 5. Le président de Bérulle (1690). Le maréchal de Saxe. M. de Vauxcelles, fermier général, mort sur l'cchafaud, dont la femme épousa Cuvier.

N° 7. Le marquis de Vassan (1680). Gharandon

de

St-Maur (1730).

N° 9. Loménie de Brienne, secrétaire d'État sous Louis XIV. Comte de Lautrec. Duc de Mazarin. Cet hôtel faisait corps avec le 11.

N° 11. Emplacement de l'hôtel du duc de Mazarin. Duchesse de Lauzun. Princesse de la Roche-sur- Yon (1733). Fouché et Savary y installèrent leur police. Beaux-Arts.

*N0S 15 et 17. Double hôtel de la Basinière (1688). La veuve de Charles Ier y habita. Marie Mancini, duchesse de Bouillon, qui y recevait Chaulieu et La Fontaine. Princesse Sobieska. M. de Rothenbourg. M. Pellaprat et sa fille, la princesse de Chimay. Hôtel de Chimay, annexé aux Beaux-Arts.

N° 19. Hôtel de Lannion (1763), gouverneur de Min orque.

N° 23. Hôtel du comte de Morstin (1687), de Sassenage (1710), du Hallay (1724).

Quai Voltaire.

Bâti par les soins de Mazarin. Faisait partie jadis du quai des Théatins. Quai Voltaire depuis 1791.

N° 1. Hôtel du maréchal de Tessé (1775). Le maréchal Bugeaud y est mort en 1849. Le sculpteur Pradier (1852).

Nos 3 et 5. Hôtel dit de Transylvanie à cause d'un ambassadeur d'Allemagne. Hôtel de la Briffe. Duchesse de Gramont (1723), puis famille Choiseul-Beaupré. Le

marquis de St-Aignan y habitait en 1788 et le conventionel Thibeaudeau en 1812.

N° 7. Hôtel d'Ancezune. — De Vaubecourt.

Nos 9 et 11. Le président Perrault, intendant du prince de Gondé. La duchesse de Portsmouth, maîtresse de Charles II (1690). Le ministre Chamillart (1734). Gluck, seigneur de St-Port, directeur des Gobelins. Prince de Beauffremont (1775). Fouchéy habita et Ingres y mourut. (Inscription.) Gustave Droz y est mort (1895).

N° 13. Faisait partie du couvent des Théatins. Le Moniteur universel. Le conventionnel Louvet habitait là en 1792.

N° 17. Emplacement de l'entrée du couvent des Théatins, qui avait une autre entrée rue de Lille, 26.

N° 23. Dépendait du couvent des Théatins. Musset y habita (1845).

N° 25. M. de Moras en 1650. Alfred de Musset y habita. Comte Vigier (1850). Pavillon au fond de la cour avec des têtes de chevaux sculptées.

N° 27. Hôtel de Bragelonne, sous Louis XIV. Le marquis de Villette, chez lequel mourut Voltaire (1788). En face se trouvait l'hôtel du marquis de Mailly, d'Aumont (2, rue de Beaune).

Quai d'Orsay.

Jadis de la Grenouillère. Achevé sous l'Empire.

N° 1. Emplacement de l'ancien café d'Orsay.

N° 3. Emplacement de l'ancien hôtel de Bellisle (1721). Caisse des Dépôts et Consignations, brûlé par la Commune et reconstruit depuis.

La nouvelle gare d'Orléans est sur remplacement de l'ancienne caserne des Gardes françaises, et le palais d'Orsay, incendié en 1871.

Palais de la Légion d'honneur (voir rue de Lille).

Les jardins des hôtels du Roure, de Saisseval, de Torci, de Charost, dont nous parlerons rue de Lille, s'étendaient jadis jusqu'au quai. Après le 17 nous voyons les jardins et une façade de l'ancien hôtel du Maine (rue de Lille, 78) et, entre le 25 et le 27, les jardins de l'ancien hôtel d'Humières, qui fut habité par le maréchal Mortier, duc de Trévise, tué en 1835 par la machine infernale de Fieschi. Le Cercle agricole, au coin du quai et du boulevard St-Germain, se trouve sur l'ancien hôtel Bentheim, qui fut divisé en trois hôtels. Masséna en occupa un, Mlle Lobau un autre et l'ambassade de Parme le troisième.

* Palais Bourbon. La princesse de Bourbon, fille de Louis XIV et de Mme de Montespan,fit construire l'hôtel par Girardini, en 1722. L'entrée principale subsiste encore rue de l'Université». Le prince de Gondé l'agrandit. Confisqué à la Révolution, on l'appela la Maison de la Révolution. Conseil des Cinq-Cents (1798). Le péristyle, de style grec, fut élevé en 1804. Le prince de Condé, auquel les Bourbons le rendirent, le revendit au gouvernement en 1827 et, en 1828, Joyet construisit la salle actuelle des séances.

# Palais de la Présidence. Ancien hôtel de Lesparre de Lassai (1722), de Lauraguais (1770). Incorporé en 1770 au Palais Bourbon par le prince de Condé. Petit Bourbon.

Pont de la Concorde.

Fat construit, de 1787 à 1790, par Perronet. Pont Louis XVI, puis pont de la Révolution. Les pierres de la partie haute proviennent des ruines de la Bastille.

Cet itinéraire, pour les infatigables, peut être allongé à l'ouest et à Test.

Quai de Billy.

(A Test, sur la rive droite.) S'appelait jadis quai des Bonshommes, à cause du couvent des Bonshommes, fondé par Anne de Bretagne. Plus tard, quai de Nijon, de Chaillot, de la Savonnerie. Doit son nom actuel à un général tué à Iéna. La St-Barthélemy y déposa 1800 cadavres. Les dépendances du couvent de Chaillot, où se réfugia Mlle de La Vallière, s'étendaient jusqu'au quai. Sophie Arnould habita une maison non loin de la rue de la Manutention (la maison au cèdre).

N° 10. Emplacement de la maison de Cadoudal, où il conspira avec Polignac, Pichegru et Moreau.

Nos 12 à 22. Emplacement du Pavillon de Mme de Pompadour.

N° 18. Manutention militaire. Ancienne Savonnerie, manufacture de tapis, créée par Henri IV et réunie aux Gobelins sous Louis XIV.

N° 2. Emplacement du bureau d'octroi, puis pompe à feu de Chaillot, établie par les frères Perier en 1778, et démolie en 1902.

Le pont de l'Aima date de 1854, celui d'Iéna de 1813.

Cours-la-Reine.

Créé par Marie de Médicis en 1618 sur d'anciennes cultures de maraîchers. Cette promenade était fermée par deux grilles et bordée de fossés creusés aux frais de Bassompierre, qui avait une maison de campagne à Chaillot.

*N° 16. Maison dite de François Ier. Sculptures de Jean Goujon. Rapportée pierre par pierre en 1826 de Moret.

Quai Henri-IV.

(A l'autre extrémité du parcours.) Occupe l'emplace-

ment de l'ancienne île Louviers, réunie vers 1840 à la rive droite, La Gare de l'Arsenal, qui forme l'extrémité du canal St-Martïn, occupe une partie des anciens fossés de la Bastille. Les magasins de la hanse parisienne se trouvaient au xve siècle à l'emplacement du boulevard Morland. La prison de Mazas s'élevait au nord-est du pont d'Austerlitz. Ce pont, construit en 1802, et rebâti en pierre en 1805, conserve dans ses ornements l'inscription des noms des officiers tués à Austerlitz.

Quai de la Râpée.

Doit son nom au sieur La Râpée, commissaire des guerres sous Louis XV, qui y avait une maison de plaisance, ainsi que le duc de Gesvres, le duc de Chaulnes, et Mme de Parabère. Le quai de Bercy, qui suit, doit également son nom à un propriétaire sous Louis XV.

Quai St-Bernard.

(Rive gauche, à l'est.) Doit son nom à la porte St-Bernard, de l'enceinte de Philippe-Auguste, qui se trouvait au point où le pont Sully débouche sur le quai.

La Halle aux vins, qui date de 1664, est sur l'emplacement d'une partie de l'ancienne abbaye de St-Victor, qui fut détruite en 1808. A cette époque l'entrepôt s'agrandit considérablement.

Le Jardin des Plantes. (Voir rue Geoffroy-St-Hilaire.)

Quai d'Orsay.

(Parlie occidentale.) Si on continue le quai d'Orsay, de l'autre côté de l'Esplanade des Invalides, on trouvera la manufacture des tabacs ; au 67, l'ancienne pompe à feu du Gros-Caillou, et, au 103, l'ancien garde-meuble et dépôt des marbres

23e ITINÉRAIRE Les Iles.

Ile St-Louis.

L'île St-Louis, formée par File Notre-Dame et l'île aux Vaches, était inhabitée avant 1614, époque à laquelle Marie, Poulietier et Le Regrattier obtinrent l'autorisation de l'approprier aux constructions. Le Chapitre de Notre-Dame consentit, à la condition expresse qu'on ne comblerait jamais le bras de Seine qui existe entre la Cité et l'île St-Louis.

Quai d'Anjou (1614).

*N° 1. Hôtel du président Lambert de Thorigny, construit par Le Vau (1680) et décoré par Lesueur et Lebrun. Fermier général Dupin (1720). Le marquis du Châtelet-Laumont (1750), prévôt des marchands. Voltaire fut l'hôte de la marquise. M. de Montalivet, sous l'Empire. Famille Gzartoriski depuis 1842.

N° 5. Petit hôtel de Poisson de Marigny, frère de Mme de Pompadour (1750). Le comte de Chemillé (1778). La famille Pincot depuis 1779 jusqu'en 1843.

N° 7. Faisait partie de l'hôtel Lambert, puis boulangerie de la ville.

Nos 11, 13. Hôtel de Louis Lambert de Thorigny (1720), fils du président. — Fougeroux, conseiller secrétaire du Roi. Famille de Borneville depuis 1825.

# N° 17. Hôtel du duc de Lauzun, mari de la Grande Mademoiselle, en 1657. Il y épousa sa seconde femme : Mlle de Durfort. Hôtel de Pimodan (1750). Baudelaire et Théophile Gautier y habitèrent. Le baron Pichon (1841). Acheté en 1900 par la Ville pour en faire un musée, qui n'est pas commencé.

N° 19. Hôtel de Tessé (1720), de Meilland. Bureau des saisies et recettes. Contre le fond de cet hôtel et donnant rue St-Louis se trouvait l'hôtel de Galard.

N° 21. Hôtel du xvne siècle, au coin de la rue Poulletier.

Nos 23 et 25. Bâtis sur pilotis et quatre puits.

N° 27. Gaillardon, intendant de Franche-Comté au xvine siècle. Séquestré à la Révolution.

N° 35. Edifié pour le carrossier de Louis XIV.

Quai Bourbon (1614).

S'appelait quai d'Alençon sous l'Empire.

N° 1. Ancien bureau de placement.

Nos 13, 15. Hôtel de Le Charron, intendant des finances (1630); de Vitry, au commencement du xvine siècle. Cour intéressante.

N° 17. Faisait partie de l'hôtel de Jassaud.

N° 19. Hôtel de Jassaud, d'une famille de robe (1640); de Maupas, conseiller au Parlement de Rouen. (Façade à trois frontons.)

N° 19 bis. Statue de la Femme sans tête, nom qui a été longtemps celui delà rue Le Regrattier.

N° 21. Hôtel de Jassaud d'Arquinviiliers (1692).

A TRAVERS LE VIEUX PARIS. 23l

Nicolas Poulet, secrétaire du roi, le vendit en 1700 à Le Boulanger, maître des comptes. (Restauré.)

N° 25. Fut un des hôtels du duc de Nevers.

N° 29. Très belle porte et escalier en fer forgé. Hôtel Roualle de Boisgelon (1750).

N° 45. Hôtel construit en 1659 par Le Vau. Les Le Boulanger le possédèrent. (Médaillon.)

Philippe de Champaigne, peintre du roi, habitait à côté.

Quai d'Orléans.

Jolis balcons aux : 28, 20, 18 (hôtel Rolland, du xvir9 siècle), 12.

N° 6. Bibliothèque polonaise depuis 1830. Porte sculptée.

Quai de Béthune (1640).

Jadis quai des Balcons, puis quai de Béthune, en souvenir de la prise de cette ville.

N° 36. Hôtel du président Perrault. Au temps de la Fronde, les caves servaient d'entrepôt d'armes qu'on faisait sortir la nuit par une gargouille donnant sur la Seine.

N° 32. Date de Louis XIV. Le chevalier Turgot, père du ministre.

N° 30. Faisait corps avec le 32. On a bouché en 1899 un souterrain qui, des caves, menait à la Seine.

N° 26. Hôtel de Binanville, au xvme siècle.

* N° 24. Construit en 1650 par Le Vau pour Denis Hesselin, panetier du Roi et prévôt des marchands. Un nonce y habita et y eut une chapelle sous Louis XIV. Hôtel d'Ambrun (1737). Famille Parent-Duchâtelet.

(Jolie cour en demi-lune, d'où on voit très bien l'église St-Louis. Balcon, portail avec têtes de bélier.)

Nos 20 et 22. Construit par Le Vau. Bel escalier. Lefeuve de la Malmaison, conseiller aux Aides, sous Louis XIV.

N° 18. Hôtel du duc de Richelieu, neveu du cardinal, puis de son fils Fronsac, qui épousa Mlle de Noailles. Ce dernier fut envoyé trois fois à la Bastille et devint le maréchal de Richelieu. (Voir la cour intérieure. L'entrée de l'hôtel était jadis 11, rue St-Louis.) Le 16 du quai faisait partie de l'hôtel Richelieu.

N° 14. Hôtel d'Astry (1680).

L'hôtel Bretonvilliers occupait toute la partie est de l'île. Maréchal de Tallard. Bureau général des Aides (1719).

Rue St-Louis-en-l'He.

Naguère rue Blanche-de-Castille.

* N° 2. Hôtel Lambert de Thorigny. (Voir quai d'Anjou.)

Nos 3 et 5. Restes de l'hôtel Le Ragois de Bretonvilliers, président de la Chambre des comptes (1670).

N° 7. Arcade de l'hôtel Bretonvilliers qui fut construit en 1640 par Ducerceau. L'entrée principale était au 1 de la rue Bretonvilliers. Ce magnifique hôtel, qui fut le bureau général des Aides en 1719, et manufacture d'armes sous la Convention, fut morcelé et détruit par le pont Sully.

N° 16. Emplacement de l'ancien hôtel Meilland.

N° 13. Le marquis de Fontenay, époux de Thérèse Cabarrus.

N° 19. R.estes de l'hôtel du président d'Aigremulle.

# N° 21. Eglise St-Louis, commencée en 1664 par Le Vau et achevée en 1726 par Jacques Donat. Vendue comme bien national en Tan VI et rachetée par la Ville en

N° 35. Bureau delà Confrérie des Parcheminiers, au commencement du xvme siècle.

N° 52. Hôtel de Valois de Lamarre (1750), antiquaire et académicien.

N° 58. Le général Gharton, en 1795.

*N° 51. Hôtel Ghenizot (1730). Archevêché (1830). On y apporta le corps sanglant de Mgr Affre (1848). Caserne de gendarmerie. Balcon porté par des chimères.

La rue des Deux-Ponts, qui coupe la rue St-Louis, date de 1614. Les 2 et 4 appartenaient au fils du président Lambert de Thorigny. Le 14, sans en avoir l'air, fut un hôtel Clermont-Tonnerre et, au 38, habita le poète Lagrange-Chancel, auteur des Philippiques contre le Régent.

La rue Le Regrattier, qui coupe également la rue St-Louis, s'est appelée longtemps la rue de la Femmesans-Tête, à cause de la statue mutilée qu'on voit encore au coin du quai d'Anjou. Le Regrattier, associé de Marie et de Poulletier, avait obtenu la concession des travaux dans l'île en 1642.

La rue Poulletier est sur l'emplacement du canal, qui séparait jadis l'île Notre-Dame cle l'île aux Vaches.

Le Pont St-Louis.

Nous mène à la Cité : berceau de Paris. Ce pont, jadis Pont-Rouge, fut construit en 1614, par Marie, en bois peint en rouge. Détruit pendant la Révolution par les glaces il fut reconstruit en 1862.

La Cité.

Le square qui se trouve au chevet de Notre-Dame était au moyen âge un terrain vague appelé « Motte aux-Papelards », où s'esbaudissait tout le personnel de l'église. Plus tard Boileau habita une maison qui se trouvait à la place de la fontaine actuelle du square.

Quai aux Fleurs.

Jadis quai Napoléon.

N° 9. Maison construite en 1849 sur l'emplacement de celle d'Héloïse et d'Abailard. (Inscription.)

L'hôtel des Ursins, habité par Juvénal des Ursins, prévôt des marchands et chancelier au xive siècle, s'étendait de la rue des Ursins jusqu'à la Seine, qui baignait les deux grosses tours de l'hôtel, démoli en 1563.

A l'angle de la rue d'Arcole se trouvait l'église St-Landry, et à l'angle de la rue de la Cité, l'église St-Denis de la Châtre.

Rue des Ursins.

L'hôtel de Juvénal des Ursins ouvrait rue des Ursins.

Nos 3, 5. Maisons curieuses.

N° 7. Emplacement de la maison de Racine, qui ouvrait également 16, rue Chanoinesse.

N° 9. Ancien logis de chanoine.

N° 19. Restes de la chapelle St-Aignan, fondée au xiie siècle par l'archidiacre Etienne de Garlande. St Bernard y prêcha et, pendant la Révolution, on y disait secrètetement la messe. Plusieurs pierres ont été transportées au musée Carnavalet.

Rue de la Colombe.

Existait en 1228.

N° 4. Maison du moyen âge qui avait comme enseigne St-Nicolas. Autres maisons anciennes : 5, 7, 9. En face de la rue Ghanoinesse se trouvait la porte des Marmousets, du cloître Notre-Dame. Dans l'ancienne rue des Marmousets, sur l'emplacement de l'Hôtel-Dieu actuel, un pâtissier faisait jadis des pâtés de chair humaine, de connivence avec son voisin, un barbier.

N° 6. Le tracé figuré sur le sol de la rue devant cette maison désigne l'emplacement des vestiges de l'enceinte gallo-romaine de la Cité, découverts en 1898.

Rue Chanoinesse.

N° 26. Restes de la chapelle St-Aignan (1120), une des vingt et une églises de la Cité. On voit encore les dalles. (Voir 19, rue des Ursins.)

N° 24. Ancienne maison de chanoine, ainsi qu'au 20 et au 19.

N° 17. Le cardinal de Retz, dit-on, y habita (?).

# N° 18. Tour dite de Dagobert, du xve siècle. (Du haut de la tour, très belle vue sur Notre-Dame.)

N° 16. Emplacement de la maison de Racine.

N° 14. Maison de Bichat. (Inscription posée en 1902.)

N° 12. Hôtel du xvne siècle, au coin de la curieuse ruelle des Chantres.

N° 10. Emplacement de la maison de Fulbert, oncle terrible d'Héloïse.

Rue Massillon.

N° 14. La Harpe y habita.

N° 8. Hôtel du xvne siècle.

Rue du Cloître-Notre-Dame.

Le cloître Notre-Dame formait une véritable cité avec quatre portes. Les chanoines y possédaient 51 maisons qu'ils se transmettaient; presque toutes sont détruites aujourd'hui. Les chanoines touchaient un rnéreau, ou jeton de présence, pour assister aux offices.

N° 14. Picot, chancelier de l'église, confesseur de la Brinvilliers.

N° 16. Le chanoine Feydeau, puis Jean de Hillerin.

N° 18. Maison de chanoine, puis bureau des Aides.

Place du Parvis.

Le Parvis, où se trouvaient jadis l'échelle patibulaire de l'évêque et la statue du Grand Jeûneur, était bien plus étroit qu'aujourd'hui et encombré de boutiques. La première pierre de l'église Notre-Dame (dont nous ne pouvons nous occuper ici) fut posée par le pape guelfe Alexandre III, sur une ancienne église de Childebert et un temple d'Apollon. L'église St-Jean-le-Rond était adossée à la tour nord de l'église, et St-Denis-du-Pas au chevet. St-Pierre-aux-Bœufs (portail transporté à St-Séverin) se trouvait à l'emplacement de l'angle est du nouvel Hôtel-Dieu et l'église St-Christophe à l'angle ouest. L'archevêché, détruit en 1830, était entre la basilique et le petit bras de la Seine (quai de l'Archevêché). L'Hôtel-Dieu, qui datait du xne siècle (démoli en 1878), s'étendait sur la partie sud du Parvis, le long du petit bras de la Seine, et était relié à l'Annexe (1606), qui existe encore, par le pont St-Charles, qui, lui aussi, était affecté à l'hôpital. L'Hôtel-Dieu actuel a été construit de 1868 à 1878.

Par le Parvis, la rue de la Cité, la rue de Lutèce, qui passe entre la caserne des pompiers et le tribunal de commerce (1860), nous arrivons au boulevard du Palais, jadis rue de la Barillerie. Là s'élèvent la Ste-Chapelle, chef-d'œuvre de Pierre de Montereau (1248), et le Palais de Justice, ancienne demeure des gouverneurs romains et des rois mérovingiens, que nous ne pouvons pas étudier dans ce guide. Rappelons seulement que le tribunal révolutionnaire siégea dans la salle du palais qui avait été la grand'chambre du Parlement, où Louis XIV entra en bottes et la cravache à la main. C'est aujourd'hui la première chambre civile, construite par St Louis et réparée sous Louis XII. (Elle a été remaniée.) Passant devant la cour de Mai, qui doit son nom à l'arbre que chaque année les clercs de la basoche y plantaient au mois de mai, et laissant à gauche la tour de l'horloge, qui date de 1298 (sculptures de Germain Pilon, restaurées en 1852) et qui contient la première horloge que l'on ait vue en France (1370), nous arrivons :

Quai de l'Horloge (1580-1611).

Jadis quai des Morfondus, à cause du froid, et quai des Lunettes, à cause des opticiens qui y habitaient. La tour du Trésor et la tour de César, qui encadrent maintenant l'entrée de la Conciergerie, commandaient jadis l'entrée du pont de Charles le Chauve. Fouquier-Tinville couchait au premier étage de la tour de César.

* La Conciergerie, aujourd'hui défigurée, est le dépôt pour les individus qui passent en cour d'assises. Le comte d'Armagnac y fut assassiné par les partisans du duc de Bourgogne (1413). Marie-Antoinette Bailly, Mme Roland, Robespierre, C. Desmoulins, Cadoudal

sA/it^i ~~4, Lavalette, etc., y furent enfermés et, en septembre, it To^^'^rs 288 victimes y furent massacrées. (Visiter le cachot de ~ttx^iu ***. Marie-Antoinette, la salle des Girondins, la salle des /wv^pe^ gardes de St-Louis, la fameuse grille et la fontaine dans

, y Ja cour des Femmes).

r?\* y jT N° 41. Maison où naquit et fut élevée Mme Roland, Aine d un graveur. (Inscription.)

Place du Pont-Neuf.

N° 13. Le Pelletier de La Houssaye, maître des requêtes au commencement du xvne siècle. Jadis à l'image : St-Jérôme.

Nu 15. Jadis à l'enseigne de la Coupe d'or (1600). Pierre de Greil, maître des Comptes (1667). Plus tard, l'opticien ingénieur Chevalier.

Entre ces deux maisons Tabarin érigeait ses trétaux et faisait ses farces.

Place Dauphine.

De Thionville, pendant la Révolution. Le président du Ilarlay obtint, en 1607, la concession du terrain formé par les deux îlots entre le Palais et le Pont-Neuf, pour y construire une place triangulaire, avec maisons en briques, chaînes de pierres blanches, et couvertes d'ardoises. La base du triangle a disparu et est remplacée par la rue de Harlay. — La fontaine Desaix a également disparu.

Les peintres qui n'étaient pas de l'Académie exposaient leurs tableaux place Dauphine, le jour de la petite Fête-Dieu. En 1788, à l'occasion du renvoi du ministre Brienne, la place fut le théâtre d'un attroupement précurseur de la Révolution.

N° 28. Faisait partie de la maison où Mme Roland, née Phlipon, fat élevée. Jadis maison de Nicolas de La Houssaye. La disposition intérieure a été modifiée.

N° 19. Maison jadis à l'enseigne du Saphir bleu.

N° 17. Maison jadis à l'enseigne de la Pomme d'orange. — Langlois, prévôt des marchands sous Henri IV.

N° 15. Mme de Béthune, née de la Porte-Père, au commencement du xvne siècle.

N° 11. Amorce d'une arcade qui reliait cette maison au côté démoli de la place.

Quai des Orfèvres.

Commencé en 1580 par le Président du Harlay, et achevé en 1643. L'ancienne Préfecture de police a disparu du quai en 1862.

N° 68. Balcon intéressant, ainsi qu'au 58.

N° 54. Date de 1603. Le lieutenant criminel Tardieu, homme très avare, assassiné, ainsi que sa femme, *n 1665.

N° 52. Du commencement du xvne siècle. Est le même que le 15, place Dauphine.

N° 2. Au coin du boulevard du Palais : curieuse masure,

Quai du Marché-Neuf.

N° 8. Emplacement de la maison dite du Grand Coq, qui ouvrait rue de la Calandre, et sortait au Marché- Neuf. Le médecin Théophrastc Renaudot y fonda la Gazette de France, le premier journal imprimé à Paris (1631). (Inscription.)

24e ITINERAIRE Faubourg St-Germain.

Dans le 24e et le 25e itinéraire nous visiterons le faubourg St-Germain, en voyant d'abord, dans le 24e itinéraire, les rues parallèles à la Seine. Cette promenade est plus longue que les autres. Se rendre au Palais-Bourbon et prendre la rue de Lille.

Rue de Lille (1640).

Jadis rue de Bourbon. Prit le nom de Lille en l'honneur du siège de cette ville (1792).

Le boulevard St-Germain a détruit l'hôtel de Bentheim (1775) qui fut divisé en trois hôtels habités par la maréchale Lobau, Masséna prince d'Esling, et le marquis de Yogùé. (Emplacement des 284 et 282 du boulevard.) Le 280 est l'ancien hôtel d'Humières (1728); de Montmorency (1788) ; maréchal Mortier, duc de Trévise (1812) ; duc de Mortemart, marquise de Croix (1879). — En face se trouvait l'hôtel Forcalquier, où se tenait la coterie dite du Salon-Vert, qui inspira le Méchant de Gresset.

Nos 84, 82. Emplacement de l'hôtel du duc du Maine (1728) et de son fds le prince de Dombes. Cet hôtel, qui fut Ministère de la Guerre sous l'Empire, a été remplacé par l'ancienne Ambassade d'Espagne (25, quai d'Orsay) et l'hôtel de la comtesse Siméon, récemment remplacé lui-même par une maison de rapport.

N° 80. Hôtel de Seignelay (1728); d'Ancézune, de

Béthune Charrost (1804); maréchal de Lauriston (1842); hôtel de Nicolay.

# N° 78. Construit par G. Boffrand pour lui-même. Hôtel Colbert de Torcy (1714); duc de Villeroy (1780); Prince Eugène de Beauharnais (1803), vice-roi d'Italie, qui y dépensa 1 500 000 francs pour la décoration. Vendu au roi de Prusse (1815). Ambassade d'Allemagne.

IN0 72. Emplacement de l'hôtel de Saisseval, qui s'étendait jusqu'au quai.

N° 93. Hôtel décoré de statues.

N° 70. Restes de l'hôtel du Roure (1766). Le maréchal Ney y habita (1812). Le duc de Noailles (1846). Détruit en partie par la rue Solférino.

# N° 64. Hôtel du prince de Salm-Salm, construit par Rousseau (1790). Lieuteaud, dit marquis de Bouregard, arrêté comme faussaire (1793). Mis en loterie pendant la Révolution et gagné par un garçon coiffeur. Mme de Staël (1799). Palais de la Légion d'honneur (1802). Brûlé par la Commune et reconstruit aux frais des Légionnaires.

N° 79. Hôtel de Lannion (1758). Mis de Bissy (1788).

N° 77. Faisait partie de l'hôtel Lannion, puis famille Chevallier.

N° 71. Hôtel de Rouault (1775), de Puységur (1788). Marquis de Condorcet (1792); de Béthune.

N° 69. Hôtel de Mouchy (1728), de Carvoisin (1755).

*67. Hôtel construit en 1706 par l'architecte Prédot pour le président Duret. Marquis de Dangeau (1728). Sa petite-fille, veuve d'un Rohan, le vendit au comte d'Onzembray (1775). Comte de Nansouty, sous l'Empire. C'est aujourd'hui l'hôtel Pomereu, auquel a été annexé l'hôtel du prince de Monaco-Valentinois (1775), qui avait été antérieurement l'hôtel du maréchal de Maillebois, petit-fils de Colbert (1739), et qui fut plus tard hôtel

Villeneuve-Barcvemont. Cet hôtel Valentinois s'étendait

entre l'hôtel Dangeau et la rue de Poitiers. Là également avait habité M. Mandat, commandant la Garde nationale, assassiné le 10 août 1792.

N° 56. Hôtel construit par Bruand pour le maréchal de Belle-Isle (1720). Choiseul-Praslin (1784). Caisse des Dépôts et Consignations (1858). Brûlé par la Commune et reconstruit.

N° 36. Edifié par les religieux théatins.

N° 34. Hôtel du xvme siècle. Carie Vernet y eut son atelier.

N° 19. Jadis s'y élevait une chapelle succursale de St-Sulpice. Hôtel du duc de Brancas-Lauraguais (1789), protecteur de Sophie Arnoud. Séquestré et vendu par la Convention au libraire Wùrtz (1796).

N° 26. Entrée de la chapelle Ste-Anne, fondée par Anne d'Autriche, chapelle qui était celle des Théatins. (Voir 15, quai Voltaire.) Salle de spectacle pendant la Révolution. Café des Muses. Démolie sous la Restauration. Il n'en reste que la porte, surmontée d'un ange, porte qui devint l'entrée d'une hôtellerie.

]\ûs 13 et 18. Anciennes niches.

N° 9. Ancien hôtel. Ancelot y est mort (1854).

N° 3. Restes peu artistiques de l'hôtel de Créqui (1720), de Montmorency (1775). Général de Muy (1812).

N° 2. Ecole des Langues orientales, fondée par Louis XIV et réorganisée en 1795 sur l'emplacement de l'hôtel de Tessé.

N° 1. Ecuries de la comtesse d'Artois (Marie-Thérèse de Savoiej. Construit en 1660 par M. Pidoux. Comte Real, procureur de la commune (1812). Division militaire en 1850.

Rue de l'Université.

L'hôtel de l'Université, auquel la rue doit son nom, était sur l'emplacement des magasins du Petit-St-Thomas,

N° 3. Restes de l'hôtel Le Coq de Corbeville (1689). d'Arselot (1750).

N° 5. Hôtel de Bullion (1675), de Beaupréau (1775).

N° 7. Emplacement d'un hôtel Guéménée, qui avait été hôtel de Bérulle en 1639.

N° 9. Emplacement d'un hôtel dessiné par Le Vau pour Tombonneau, président en la Chambre des comptes (1639). Le prince des Deux-Ponts (1753); de Villeroi (1775). Détruit par la rue du Pré-aux-Glercs, jadis rue Neuve-de-1'Université.

N° 18. Demeure de Chauveau-Lagarde, avocat de Marie-Antoinette, de Charlotte Corday, de Brissot, etc.

N° 20. Sur l'emplacement des jardins de la reine Margot, dont le palais était rue de Seine, et qui furent mis en adjudication en 1623. M. de Vassan, qui en acquit une portion, revendit le terrain en 1668 à l'hospice des Incurables, qui construisit le 18 et le 20. Acheté en 1820 par M. du Tillet.

N° 11. Le président Séguier (1639). Le président R.ougeau (1750). (Restauré.)

* N° 13. Ancienne académie d'équitation. Hôtel du président Feydeau de Brou (1753). Ambassade de Venise (1772). Aujourd'hui dépôt de la Marine.

N° 24. Hôtel de Conflans et de la Monnoye (1700), de Clarembourg (1728). Le maréchal de La Ferté-Sénecterre. Mis en loterie à la Révolution, et acheté au gagnant par M. de La Balivière.

N° 15. Hôtel du fermier général Langeois d'Imber-

court (1685). Achille de Harlay (1712), d'Aligre (1716). Joseph de Beauharnais (1812). Revue des Deux Mondes,

N° 17. Hôtel Bochard de Saron (1753), père du président Saron.

N° 19. Hôtel de Morte m art (1775), de Mesgrigny (1789). Le maréchal de Bourmont, sous Charles X.

N° 21. Hôtel de Bragelonne (1639). Marquis de Fargès (1789).

N° 23. Hôtel de Livry (1723). Montyon y est mort (1820). (Inscription.)

N° 25. Aujourd'hui magasins du Petit-St-Thomas. Emplacement de l'hôtel de l'Université. Comte de Montsorreau (1666). Le duc de Valentinois, prince de Monaco. Maréchal Catinat (1699). Henri d'Aguesseau, conseiller d'Etat. Le 27 a également appartenu à l'Université, qui possédait presque tout le Pré aux Clercs.

N° 33. Hôtel de Cosnac (1730). Mme de Neshé (1753), de Montesquiou (1775).

N° 60. Hôtel d'Avejean (1725), de Belzunce (1775), de Montboissier (1780).

N° 47. Hôtel construit par Lassurance pour M. des Maisons, président à mortier. La marquise de la Belle- Forière (1708). Le ministre de la guerre d'Angervilliers.

N° 51. Emplacement de l'hôtel de Soyecourt (1775). Duc de Blacas. Hôtel Pozzo di Borgo avant 1789. A côté se trouvait l'hôtel de Mailly, qui avait été construit par Lassurance et Servandoni pour le comte d'Auvergne en 1725.

N° 72. Hôtel de Guise (1728). Le président Chauvelin (1753).

Nos 74 et 76. Le marquis de Senecterre, avant la Révolution.

N° 78. Hôtel de Laubespin, sur un terrain adjugé

en 1686 à Hardouin Mansart. Hocquart de Cueiliy, trésorier de l'artillerie.

N° 80. Hôtel de Stainville (1760). Lamartine y habita

N° 61. Restes de l'hôtel du maréchal de Broglie.

N° 82. Hôtel de Plouville (1753), de la Châtre (1789), Dubreton (1812).

N° 88. Hôtel du xvme siècle.

N° 102. Hôtel édifié par Dullin (1730) pour le marquis de Locmaria. Marquis de Lambert (1753). Duc d'Harcourt (1789). Vicomte de Thézan (1790). Dépôt de la Guerre.

Nos 77 et 79. Hôtel du Ministre de la Guerre. Ancien hôtel Bourbon-Gonti. (Voir 14, rue St-Dominique.)

N° 126. Palais-Bourbon. (Voir quai d'Orsay.)

N° 128. Hôtel de Lesparre de Lassay. (Voir quai d'Orsay.)

Plus loin, au 137, se trouve l'ancienne auberge du Cygne rouge où se cacha Coffinhal (1675).

Rue St-Dominique.

Prit ce nom en 1631. Avant c'était le Chemin-aux- Vaches. La partie située à l'ouest de l'Esplanade des Invalides est dans le quartier dit du Gros-Caillou, qui doit son nom au monument en pierre qui, jadis, servait de limite au territoire de l'abbaye de St-Germain-des- Prés. L'hôpital du Gros-Caillou, fondé en 1765 pour les Gardes françaises par le duc de Biron, hôpital aujourd'hui démoli, se trouvait à l'angle sud-ouest de l'avenue Bosquet. ^^u^a

Église St-Pierre-du-Gros-Caillou (1738), reconstruite en 1775 par Chalgrin.

N° 90 bis. Ecole gratuite La Rochefoucauld-Dou-

deauville, fondée en 1803 par la marquise de Yilleneuve- Trans. — En face, au 109, hôpital Leprince.

N° 81. Ancien cabaret du « Canon cy devant Royal », où se trama la Conspiration de Grenelle (1794).

Dans la partie de la rue à l'est de l'Esplanade, partie qui a beaucoup souffert par le percement du boulevard St-Germain, nous voyons :

N° 36. Emplacement de l'hôtel Mireporx, avant 1789. Merlin de Douai conventionnel, en 1798.

N°57. Hôtel de l'abbé Arnaud de Pomponne (1735), de Monaco (1783). Prince de Wagram, sous l'Empire. Baron Hope. Baron Seillière. Cet hôtel a englobé l'ancienne petite église de Ste-Valère »v1840).

N° 53. Hôtel de Kinsky (1780).

N° 49. Hôtel du xvine siècle, au fond de la cour.

* N° 28. Hôtel bâti en 1710 par Le Camus des Touches pour le comte d'Auvergne. Hôtel La Rochefoucauldd'Estissac. Fut nonciature.

N° 47. Restes de l'hôtel de Seignelay (1785).

* N° 45. Hôtel de Comminges (1728), d'Estouville (1752); du Roure (1787). Maréchal comte Reille (1842). Aujourd'hui hôtel Orloff.

N° 43. Hôtel deRavannes (1745).

N° 39. Emplacement de l'hôtel Dillon, avant 1789. Là habita Fanny de Beauharnais, et plus tard Davout, prince d'Eckmùhl. Le duc de Périgord (1860).

N° 35. Hôtel de Broglie (1739), de Lignerac (1775). Docteur Corvisart (1812). Hôtel Nicolaï.

* Nos 18, 16 et 14. Hôtel du président Duret, construit par Aubry (1714). Duchesse de La Vrillière, en premières noces duchesse de Mazarin (1728) Princesse de Bourbon-Conti (1733). Maréchal de Richelieu (1765). Le ministre Loménie de Brienne (1775 j. Le 24 août 1787,

des attroupements menaçants, précurseurs de la Révolution, se formèrent devant l'hôtel. Séquestré. Lucien Bonaparte, sous le Consulat. Palais de Madame Mère (1804). Hôtel du Ministre de la Guerre.

L'église Ste-Glotilde, qui donne place Bellechasse, a été commencée en 1846 et achevée dix ans plus tard, par Ballu.

Nos 8, 10 et 12. Ancien couvent des Filles de St-Joseph, fondé par Mlle de Létang et protégé par Mme de Montespan. Séquestré à la Révolution. Ministère de la Guerre.

N° 19. Habité par Mme du Deffant (?) et Mlle de Lespinasse, qui habita plus tard seule l'hôtel d'Asfeld, détruit par le boulevard St-Germain.

N° 13. Pavillon dit d'Orléans, du couvent de Bellechasse, qui s'étendait jusqu'à la rue du même nom. Ce pavillon fut habité par Mme de Genlis, qui y recevait les hommages de Péthion.

N° 4. Emplacement de l'hôtel de Broglie, qui s'étendait jusqu'à la rue de l'Université avant 1789. Le boulevard St-Germain a détruit l'hôtel Saumery, qui se trouvait entre l'hôtel de Broglie et l'hôtel Mole (aujourd'hui ministère des Travaux publics). Cet hôtel Saumery avait été l'hôtel du prince d'Auvergne (1712), du cardinal de Tencin et du maréchal de Nangis-Brichanteau.

Nos 3 et 5. Hôtel de Tavannes (1728); de l'évêque de Poitiers (1744). J.-B. Dumas, chimiste, mort à Cannes en 1884, y fut chez lui. (Inscription.)

* N° 1. Hôtel à cour ovale, construit par Germain Boffrand pour Amelot de Gournay, ambassadeur (1695). Le maréchal de Montmorency-Luxembourg (1725). Le prince de Tingry, son fils, le vendit au comte de Guerchy (1764), un des héros de Fontenoy, puis ambassadeur. D'Aguesseau (1804). D'Haussonville (1812).

La rue St-Dominique continuait jusqu'à la rue des St-Pères et, à coté de cet hôtel Montmorency, on trouvait l'hôtel Rupelmonde, qui fut plus tard hôtel d'Uzès, l'hôtel Chastillon, l'hôtel La Tremoïlle, en face du ministère des Travaux publics.

Traversons le boulevard St-Germain et, avant de prendre la petite rue de Yillersexel, jetons un coup d'œil à droite sur le 246 et le 244 du boulevard St-Germain.

* N° 246. Commencé par Lassurance et achevé par Leroux (1726) pour le maréchal de Roquelaure. Ses filles, les princesses de Léon et de Pons, le vendirent au président Mole (1740). Le duc de Béthune-Sully (1747). Cambacérès (1812). Ministère des Travaux publics.

* N° 244. Annexe du ministère des Travaux publics. Construit par de Cotte pour le président Duret. Duchesse de Roquelaure du Lude (1728). Bosnier, receveur général des États du Languedoc (1740). Maréchal Kellermann.

La petite rue de Yillersexel, jadis rue de Mailly, et la rue de Poitiers, nous mènent à la rue de Verneuil.

En passant par la rue de Poitiers, jeter un coup d'œil sur le 12, qui faisait partie de l'hôtel Dangeau (67, rue de Lille), et qui fut habité par le comte de la Béraudière, collectionneur éclairé.

Rue de Verneuil.

Ouverte en 1640 dans le Grand Pré aux Clercs, par le duc de Verneuil, fils de Henri IV et de la marquise de Verneuil. La mère de cette dernière, Mme d'Entraigues (née Marie Toucher , avait été la maîtresse de Charles IX.

*N°55. Hôtel d'Avejan(1750j, de Montboissier (1789). Autre entrée, 60, rue de l'Université.

N° 53. Dépendait de l'hôtel d'Avejean; de Belzunce (1775).

N° 58. Hôtel de Bercheny (1750). Le colonel de hussards Bercheny (1785). Intendance militaire.

N°47. Hôtel de St-Thierry ou St-Diffry (1713); de Montgeron (1715). Hubert de Ferrières (1736). De Montesquiou (1775).

N° 33. Restes de l'hôtel d'Aiguillon, ministre (1750). Cely d'Astorg (1785). En face était le quartier des Mousquetaires gris.

N° 30. Hôtel de la Guistade (1750).

N° 21. Hôtel de Montchevreuil (1785), qui occupait le 19 et le 17 également.

N° 22. Hôtel de Lionne (au coin de la petite rue Allent).

Nos 15 et 13. Ancienne académie d'équitation Dugast (1713). Académie royale Dugier (1750). Hôtel de Bouville (1785), puis mairie.

N° 5 et 3. Restes de l'hôtel du président de Morveau (1750).

N° 1. Emplacement de l'hôtel Chauvelin, avant 1789. En face, au 2, se trouvait l'hôtel de Fraignes.

Remontons quelques pas la rue des Sts-Pères jusqu'à la petite rue Perronet, qui nous mènera à la rue St-Guillaume, qui, elle-même, nous conduira rue de Grenelle.

Rue St-Guillaume.

Jadis de la Butte, puis des Rosiers.

N° 14. Construit par Marot pour le duc de Mortemart (1700). Comte de Guébriant (1792). De Montmorency (1812). Belle porte.

N° 16. Hôtel du Président Denis Talon (1710), de Créqui (1728), de Béthune (1775).

N° 28. Hôtel de M. cl'Aguesseau, député aux Etats généraux, puis ambassadeur. C'était le petit-fils du chancelier (1780).

N° 27. École libre des Sciences politiques.

N°3i. Hôtel d'Allemans.

N° 30. Ancien hôtel.

N° 32. Hôtel de Beaumont,

Rue de Grenelle.

N° 11. Restes de l'hôtel de Beauvais (démoli par la rue des Sts-Pères), où descendit le doge de Gênes lorsqu'il vint faire ses soumissions en 1686. En 1687. ce fut le couvent des Petites-Cordelières, puis mairie.

NoS 16 et 18. A appartenu au neveu de La Fontaine et fut habité par des Beauharnais. Hôtel meublé du bon La Fontaine, qui vient d'être démoli (mai 1902).

N° 15. Hôtel de Bérulle (1765): de Puybusque (1789).

N° 20. Petit hôtel du commencement du xvine siècle.

N° 25. Hôtel d'Estourmel, au xvme siècle.

N° 27. Emplacement d'un hôtel Béthune avant 1789.

N° 29. Mme de Courlavenne (1789). (Emplacement de l'hôtel de Béthune.)

N° 36. A la Petite-Chaise. ;Date de 1681.;

N° 35. Bas-reliefs.

N° 42. Porte surmontée de balustres.

N° 45. Le peintre Yien. Comtesse Ogier.

* Xos 57 et 59. Fontaine des Quatre-Saisons, construite en 1725 par Bouchardon et inaugurée par Turgot, prévôt des marchands. A. de Musset a habité le 59 de 1824 à 1840. En face se trouvait, en 1791 et 1793, l'ambassade de Parme.

N° 84. Hôtel de la Société d'agriculture, sur un ancien hôtel de Lisle-Mansart.

* N° 73. Hôtel du président Talon; de Galliffet. Ministère sous la République et l'Empire. Aujourd'hui ambassade d'Italie depuis 1894. Cet hôtel, à péristyle orné de 8 colonnes ioniques, faisait face à la rue du Bac, dont il est séparé maintenant.

* N° 75. Le cardinal d'Estrées au xvne siècle. Egon de Furstemberg. Maréchal de Tessé, général des galères. Les ministres de la Vrillière et Maurepas (1775). La duchesse du Plessis-Richelieu. Hôtel Ghabrillan, sous la Restauration; de Galliffet, prince de Martigues; Lafond.

N° 77. Hôtel de la princesse de Talmond. La Mothe- Houdancourt (1713).

N° 79. Construit par Gotte, pour la duchesse d'Estrées (1709). Son neveu, le duc de Biron (1753). Charlotte d'Orléans, duchesse de Modène (1754). Marquis de Beuvron-d'Harcourt (1775). Le duc de Feltre. Marquise de Tourzel, sous la Restauration. Duchesse d'Escars. Ambassade de Russie.

N° 81. Petit hôtel d'Estrées. Comte Annibal de Montmorency-Luxembourg. Marquis d'Harcourt (1775), qui le réunit au grand.

N° 83. Hôtel de Bonneval (1763), de la Salle (1771).

N° 102. Construit par Lisle-Mansart. Comte de Fontaine, lieutenantgénéral (1724). Prince de Rosbeck (1800).

N° 85. Hôtel d'Avaray (1718). N'a pas changé de nom.

N° 104. Faisait partie du couvent des Dames de Panthemont. Génie militaire.

N° 87. Hôtel de Seignelay, puis Maillebois (1789).

N° 93. Emplacement d'un hôtel Lamoignon avant 1789.

N° 106. Temple du Panthemont, bâti en 1755 par Goûtant d'Ivry. Les Dames du Panthemont venaient de l'abbaye de Panthemont, près de Beauvais. Temple protestant depuis 1804.

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N° 110. Construit sur le territoire des religieuses Je Bellechasse, par Lelion et Boffrand. Le maréchal Lannes ^1806). Augereau (1812). Ministère de l'Instruction publique.

N° 116. Jacques le Cogneux, président à mortier (1652). Le maréchal de Navailles. Le duc d'Elbeuf. Le maréchal de Villars (1735). Gossé-Brissac (1775). Ministère de l'Intérieur (1804). Ambassade ottomane. Mairie.

* N° 101. Construit par Lassurance. Hôtel d'Argenson 1700). Marquis de Rothelin (1713). Le financier Hoguier,

baron de Presles. Princesse de Charolais (1735). De Conti de la Marche (1750). Ministère de l'Intérieur, sous l'Empire. Aujourd'hui hôtel du Ministre du Commerce.

N° 118. Hôtel de Bonac (1758 , de Bourbon-Busset (1789), de Chabrillant (1812).

N° 103. Ministère des Postes, sur une partie de l'ancien hôtel La Marche.

N° 105. Hôtel de Berryer (1766). Lamoignon de Basville (1789). En face se trouvait l'ancien couvent des Carmélites.

N° 107. Ancienne ambassade de Portugal. Annexé aux Postes (1902).

N° 111. Cité Martignac, sur l'ancien hôtel Caumont- Laforce, où mourut en 1842 Mme de Balbi.

N° 115. Adrienne Lecouvreur y fut enterrée clandestinement par M. de Lambinière.

N 134. Hôtel de Duras, sous la Restauration.

* Xe- 138, 140. Construit par Cortonne. Comte de .Châtillon. Duc de Noirmoutiers (1719). De Matignon.

Comtesse de Sens (1733). Quartier des gardes du corps du comte d'Arlois. Ecole impériale d'Etat-Major. Général de Miribel.

N° 125. Hôtel construit sur l'emplacement de l'ancien

hôtel Rochechouart. '

# N° 127. Hôtel de Ghanac, abbé de Pompadour. Construit par Gherpitel (1740). La marquise du Chateiet (1775). Le duc de Guiche, sous Louis XVI. Le duc de Cadore, sous l'Empire. Bureaux de la liste civile, sous la Restauration. Ambassade d'Autriche, sous Louis-Philippe. Aujourd'hui Palais archiépiscopal.

N° 142. Petit hôtel de l'abbé de Ghanac de Pompadour. De Boufflers (1765). Baron de Bezanval (1789). Lucien Bonaparte. De Chabriilant (1804). A côté et à l'angle du boulevard se trouvait la petite église de Ste-Valère, disparue en 1840. \. -V~~

Rue de Varenne.

Ouverte au xvne siècle. L'ancienne rue de la Planche y a été réunie en 1850. Une varenne ou garenne est un terrain inculte fertile en gibier.

# j\jo 77. Construit par Gabriel et Aubert, pour Peyrenc de Moras, chef du conseil de la maison de Condé, et fils d'un barbier enrichi par le système de Law (1740). Duchesse du Maine, petite-fille de Gondé (1759), où elle vécut avec Moras. Maréchal de Matignon. Lauzun, duc de Biron (1788). Prison sous la Terreur. Couvent du Sacré-Cœur, dont les jardins s'étendent jusqu'à la rue de Babylone.

N° 75. Hôtel de Broglie (1775). Lebrun, duc de Plaisance (1815). Le petit hôtel de Broglie se trouvait en face, au coin de la rue de Bourgogne.

# N° 73. Hôtel Stourdza. (Très beau jardin.)

*N° 69. Construit en 1714 par Leblond pour le marquis de Seissac, époux de Mlle de Chevreuse. Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont. D'Orsay. Armand Seguin, économiste (1815). Bigot de Préa-

meneu, ministre. Barbet de Jouy (1838). Comtesse Duchâtel. Détruit en partie par la rue Barbet-de-Jouy.

N° 78. Construit en 1712 par Aubry pour Mlle Desmares, actrice. Baron Hoguier de Presles. Ambassade d'Angleterre. Le duc de Villeroy, ami de Mme de Caylus (1758). Séquestré à la Révolution. Préfecture de Police. Président du Conseil d'Etat. Aujourd'hui ministère de, l'Agriculture (1888).

N° 65. Hôtel de la marquise de la Suze (1787). Hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville.

N° 72. Hôtel de Dufour, seigneur de Nogent (1700). Marquis de Castries (1708). Saccagé par la populace le 13 mars 1790, à la suite du duel du marquis de Castries, mestre de camp, avec Charles de Lameth. La cité Vaneau, en face, a été ouverte sur l'emplacement d'un ancien hôtel Rohan-Chabot.

N° 64. Vieille auberge du Bourdon (1793). Grille curieuse.

N° 59. Hôtel de Tessé. Philippe de Vendôme, grand Prieur (1719). De La Tour-Maubourg (1733). Duc de Rohan, prince de Léon (1750). Prince de Monaco. Prince de Chimay, époux de Mme Tallien. Une autre partie, détruite par la rue Vaneau, fut hôtel Mazarin (1736), Rohan-Chabot (1750), et Lannec (1806).

N° 60. Hôtel Duprat (1728), de Montmorency-Tingry (1775.) Béthune Sully (1780).

* Nu 57. Dessiné par Cortonne pour le maréchal de Montmorency. Acheté inachevé en 1723 par Jacques de Matignon, comte de Thorigny. Grimaldi, prince de Monaco (1775). Le duc de Vauguyon.Talleyrand, prince de Bénévent (1812). Brongniard le remania. Princesse Adélaïde, sous la Restauration. Cavaignac (1848). Baroche. Duc de Galliera(1879). Comte de Paris (1884). Ambassade d'Autriche.

N° 58. Hôlel d'Auroy (1750). Comte de La Rochefoucauld (1775) .Le général comte Rampon, sous l'Empire.

*N° 56. Hôtel deGouffier, marquis de Thoix(1760). Marquis Chaumont de la Galaisière. (Portes et tympan remarquables.)

ÎN0 55. Hôtel d'Angennes (1699), de Roise (1728), de Vérac, de Rougé.

N° 51. Cité de Yarenne, ouverte sur l'emplacement d'un ancien hôtel de Boisgelin, archevêque d'Aix (1788).

N° 48. Hôtel de Charles Skelton, maréchal de camp (1700), d'Aubeterre (1728). Les Baignières. Mgr de Ségur y est né (1820).

N° 47. Ancien hôtel de Jaucourt (1788). La Rcchefoucauld-Doudeauville.

N° 45. Hôtel de la duchesse de Narbonne, née Sérant (1765).

N° 46. Petit hôtel de Narbonne-Pelet.

N0s 41 et 43. Ont été réunis jadis.

N° 23. Restes de l'hôtel St-Gelais.

N° 21. Hôtel de Narbonne-Pelet. En face se trouvait l'hôtel Biron.

N° 19. Hôtel de Chantérac.

N° 8. Ancien hôtel du xvme siècle. Hôtel Valanglart.

Le boulevard Raspail a détruit l'ancien hôtel du président Novion, et l'ancien hôtel de Raphaël de la Planche, trésorier des bâtiments du roi, où habita Eiisa Bacciochi. Le portail d'église qui se trouve dans la cour du 16 est moderne.

Rue de la Chaise.

Doit son nom à l'enseigne du 36, rue de Grenelle. N° 1. Hôtel du vicomte de Brosses (1760). Marquise de Massol, sa fille.

N° 3. Hôtel du comte de Vertus, de la princesse de Courthenay (1650), de Chemilly (1664). Béthune Pologne, famille alliée aux Sobiesky (1787).

N° 7. Comte de Vaudreuil (1750), grand fauconnier, émigré, puis gouverneur du Louvre et pair de France (1814). Prince Aldobrandini Borghèse (1809). Duc d'Uzès. Dames de la Retraite. Dominicains.

N° 9. Porte du xvne siècle.

Rue de Babylone.

Jadis rue de la Fresnaye. Le séminaire des Missions étrangères est bâti sur les terrains de Bernard de Ste-Thérèse, évêque de Babylone : de là, le nom actuel de la rue.

N° 22. Séminaire des Missions étrangères, fondé en 1663. Petite statue de N.-D. de la Paix, avec inscription.

N° 21. Couvent des sœurs de St- Vincent-de-Paul. Ancien hôtel La Vallière et Châtillon.

N° 32. Petit hôtel Matignon (1750). Prince de Ligne.

N° 33. Propriété des sœurs St- Vincent-de-Paul.

N° 36. Entrée des jardins de l'hôtel Matignon ou Galliera (57, rue de Varennes).

N° 49. Ancienne caserne de Gardes françaises (1780). Le 29 juillet 1830 les Suisses la défendirent contre les émeutiers. Vaneau, élève de l'Ecole polytechnique, y fut tué.

Maison de style exotique, au coin de la rue de Monsieur.

Au coin de la rue de Babylone et s'ouvrant 35, boulevard des Invalides, se trouve l'hôtel Verteillac, construit

sur l'emplacement de la résidence du naturaliste Adanson. C'est aujourd'hui l'hôtel du duc de Rohan.

Si nous continuons la rue de Babylone par ,1a rue d'Estrées (jadis rue Neuve-de-Babylone), nous arriverons, après avoir traversé l'avenue de Breteuil, qui fut percée en 1680, à :

* L'École militaire. Ce bel édifice, construit par Gabriel en 1752 pour 500 gentilshommes se destinant à la carrière des armes, fut agrandi en 1856. L'école militaire fut supprimée eu 1787. Aujourd'hui, c'est une caserne.

Champ de Mars.

Fut dès 888 le théâtre d'une lutte entre les Parisiens et les Normands. Ces derniers, refoulés par Eudes et l'évêque de Paris, reparurent au milieu d'une fête, déguisés en pénitents, et se jetèrent sur la foule. Une sortie d'Eudes les mit en fuite. Sous Louis XV : revue des Gardes françaises et des élèves de l'Ecole militaire. Le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération, où Talleyrand dit la messe, après l'avoir apprise de Mirabeau. Le 17 septembre 1791 : La Fayette et Bailly font charger la foule qui demande la déchéance du roi. Le 8 juin 1794 : Fête de l'Être Suprême. En 1804 le Champ de Mars devient le Champ de Mai : Napoléon y distribue les aigles et les insignes de la Légion d'honneur. En 1815, renouvellement de cette fête. Sous la Restauration on y fait la petite guerre en souvenir de l'expédition d'Espagne. La colline d'en face figure le Trocadéro, défendu par les Espagnols, et en conserve le nom. Premières courses de chevaux. En 1837 on y célébra le mariage du duc d'Orléans et une panique y amena des désastres. Là fut préparé le second Empire dans une revue passée par le Prince Président. Quatre Expositions y eurent lieu.

Esplanade des Invalides.

# Etait jadis une plaine dite des Prés-St-Germain. Louis XIV fit bâtir l'hôtel des Invalides par Bruant et l'établissement destiné à recueillir les soldats blessés, mutilés ou vieillis dans la carrière des armes, fut inauguré en 1674. Il fut restauré sous Napoléon Ier et Napoléon III. Le dôme a été construit par Hardouin Mansart, au commencement du xvme siècle, et contient les restes de l'Empereur, de son frère Joseph, de Vauban, de Turenne, etc. L'église St-Louis renferme les sépultures d'un certain nombre de maréchaux ou gouverneurs des Invalides, et de plusieurs héros de l'Empire.

L'hôtel est visible tous les jours de midi à 4 heures ; le dôme et le tombeau de Napoléon, tous les jours de midi à 4 heures, sauf le mercredi et le samedi. Le Musée d'artillerie peut être visité les mardis, jeudis et dimanches, de midi à 3 heures, et jusqu'à 4 heures en été. Le Musée historique de l'Armée : les mardis, jeudis et dimanches, de midi à 3 heures et jusqu'à 4 heures en été.

Le boulevard nous ramène à notre point de départ.

25e ITINERAIRE

Faubourg St-Germain. Rues perpendiculaires

à la Seine.

Départ : du Palais-Bourbon.

Rue de Bourgogne.

Doit son nom au petit-fils de Louis XIV : Louis de Bourgogne. Ouverte en 1707 sur des terrains provenant du Pré aux Clercs et de la communauté des filles de St-Joseph. La place du Palais-Bourbon est due à Louis de Bourbon, prince de Condé (1776).

N° 13. Emplacement de l'ancien hôtel Lignerac, avant 1789. ^ ^û^<l&M (k

N° 10. Emplacement de l'ancien hôtel Dillon, avant 1789.

N° 25. Emplacement de l'hôtel de la duchesse de Valmy.

N° 37. Hôtel de Duras, ouvrant 134, rue de Grenelle. ^ -

N° 46. Hôtel d'Antzy (1777). Le maréchal Oudinot, duc de Pveggio.

N° 48. Ancien hôtel Praslin. Fitz-James. Hôtel Pomereu.

N° 45. Ancien quartier des Gardes sous l'Empire.

N° 50. Edifié sous Louis XVI. Pension sous la Repu-

blique. Duchesse de Damas, sous la Restauration. Comte de Fermon (1828).

N° 52. Construit en 1772, par Jean Joliy, intendant du prince de Condé.

Tournons à gauche par la rue de Yarenne et jetons un coup d'œil à droite sur la rue Vaneau.

Rue Vaneau.

Jadis rue Mademoiselle.

N° 24. Ancienne maison de campagne construite pour le duc du Maine, qui y abritait ses galants rendez-vous. Le parc s'étendait jusqu'au boulevard des Invalides. Petite maison du marquis de Barbançon, puis hôtel de Thérèse Cabarrus (Mme Tallien). C'est là qu'elle divorça et devint princesse de Chimay, après avoir été la maîtresse d'Ouvrard. Hôtel de Chanaleilles depuis 1840.

Remarquer en passant les 34, 32 et le 18, et descendons par :

Rue de Bellechasse.

Ouverte sur les débris du couvent-prieuré des Chanoinesses du St-Sépulchre, dites Dames de Bellechasse. S'appelait rue Hillerin-Bertin entre les rues de Varenne et de Grenelle.

N° 70. Hôtel du maréchal de Mac-Mahon.

N° 68. Hôtel construit sur l'emplacement de l'hôtel du maréchal de Castries, qui s'étendait depuis la rue de Varennes. En face se trouvait l'hôtel Tingry.

N° 66. Administration des Cultes.

N° 39. Comité du Génie. Faisait partie du couvent de Panthemont.

#N°37. Caserne. Ancien couvent des religieuses de Panthemont (1671). En face de la caserne était l'ancien couvent de Bellechasse.

N°50. Princesse de la Paix (1830), seconde femme de Manuel Godoy.

N° 17. Restes de l'hôtel du maréchal de Broglie, séquestré à la Révolution et détruit par le boulevard St-Germain.

N° 15. Séquestré à la Révolution. Acquis par Berthollet, le célèbre chimiste. Bernardin de St-Pierre y habita. Légué à la Société philanthropique par la comtesse de Noise.

Suivons un instant à droite le quai d'Orsay et prenons la rue du Bac.

Rue du Bac.

Un bac fut établi en 1550 sur le quai des Théatins, par , \, la confrérie des Maîtres Passeurs, pour faciliter la cons- «*^ truction des Tuileries.

Du 1 au 11 s'étendait, avant 1789, l'ancien hôtel de Mailly. Jean Goujon a demeuré en face (à l'emplacement du 4). ^«wl- i

Du 13 au 17 étaient les mousquetaires gris. Le quartier fut détruit en partie en 1780.

N° 27. Emplacement de l'hôtel de l'Université de Paris. Petit St-Thomas depuis 1820, sur les jardins de l'hôtel.

N° 30. Petit hôtel Nicolaï.

N° 34. Hôtel de Valbelle, protecteur de Mlle Clairon (1775). Fouché, duc d'Otrante (1810). Le comte Lanjuinais, ancien conventionnel, y mourut (1834).

N° 41. Curieuses fenêtres à 60 carreaux.

N° 40. Montalembert y est mort (1870).

* N° 46. Hôtel Le Vayer. De Boulogne, fermier général, père du chevalier de St-Georges, fameux escrimeur (1735). Le ministre Chaptal, protecteur de Mlle Bourgoin, de la Comédie-Française qui fut également la maîtresse du duc de Berry et fut surnommée « la déesse de la joie et des plaisirs ». Barras (1812). Louis Veuillot. Sculptures sur la porte. Belle cour.

En traversant le boulevard St-Germain, visiter à gauche la place St-Thomas-d'Aquin. L'église fut commencée en 1682 sur les dessins de P. Bullet, terminée en 1770 par le frère Claude, dominicain. La duchesse de Luynes (Anne de Rohan-Montbazon) en posa la première pierre. C'était alors la chapelle des Jacobins, ou Dominicains réformés, arrivés à Paris sous Philippe- Auguste. Le comité d'Artillerie (1, place St-Thomas) occupe l'ancien bâtiment du noviciat des Jacobins. Les jacobins de la Révolution, expulsés de la rue St-Honoré et de la salle du manège des Tuileries, y transférèrent leurs séances que Fouché ferma. La rue St-Thomasd'Aquin était l'avenue de la Chapelle et, en face, sur le boulevard St-Germain actuel, se trouvait le bel hôtel de Luynes ou de Chevreuse, qui avait été construit en 1650 par Le Muet (rue de Luynes).

N° 84. Emplacement de l'hôtel Berwick. A côté se trouvaient l'hôtel Galliffet, qui fut ministère des Relations extérieures sous l'Empire, et l'hôtel Dillon, au coin de la rue de Varenne, qui a disparu.

N° 85. Ancien monastère royal de l'Immaculée-Conception, dit des Récollettes. Ouvert en 1637 et supprimé en 1792. Théâtre, sous la Révolution, où débuta Potier. Bal du Salon de Mars. Concert dit du Pré-aux-Clercs. Le bal n'existe plus depuis peu.

N° 102 Ecole St-Germain. Joli tympan moderne.

N° 97. Le prince de Salm, botaniste, et sa femme, surnommée la Muse de la Raison (Porte et balcon.)

N° 108. Laplace y mourut en 1827. (Inscription.)

N° 99. Porte et balcon.

Nu 110. Mme Dorval, actrice célèbre (1848).

N° 101. Marquis d'Aubusson de la Feuillade (1789). Mme Goustou, parente du sculpteur. Baron de Boutray.

Nos 105 et 107. Le député Quinette (1792). Ministère des Cultes sous l'Empire.

N° 116. Fut habité par le président Dupin.

*N0S 118 et 120. Hôtel de Clermont-Tonnerre (1789). Portes dessinées par Toro. Chateaubriand y est mort. (Inscription.)

N° 128. Séminaire des Missions étrangères, fondé en 1663 par Bernard de Ste-Thérèse, évêque de Babylone.

N° 136. Ancien hôtel de Crouseilhes.

N° 140- Hôtel Le Blanc de La Vallière. Duchesse de Châtillon, sa fille (1760). Sœurs de St- Vincent-de-Paul. Avant le duc de La Vallière, c'était une maladrerie.

Suivons un instant la rue de Sèvres à gauche et descendons par la rue des Sts-Pères.

Rue des Saints-Pères.

Jadis des Jacobins-Réformés, puis de St-Pierre et des Sts-Pères par altération.

N° 56. La maréchale de la Meilleraie (1640). Claude Pécoil, maître des requêtes (1701), le restaura. Timoléon de Cossé-Brissac, son gendre. De Collande (1766).

Nos 52 et 50. M. de Creil (1643). Duchesse de Villars (1658). Marquis de Cavoie (1687), de Pons (1750).

Le boulevard St-Germain a détruit l'hôtel La Force, dont une partie devint l'hôtel du duc de St-Simon, plus

tard hôtel d'Augereau. Cet hôtel se trouvait à l'emplacement de la statue de G happe. Le boulevard a également fait disparaître en ce point la vieille rue Taranne, où habitèrent Diderot et le baron d'Holbach.

* N° 49. Chapelle des Frères de la Charité, construite par de Cotte en .. 1732.JPendant quelque temps : Académie de médecine. Le petit square est un ancien cimetière de protestants au xvie siècle.

N° 38. Curieuses fenêtres à l'entresol. M. de La Mazelière (1750).

N° 28. Hôtel de Fleury (1768), construit par Antoine. Ministère des Cultes sous Louis XVIII. École des Ponts et Chaussées. En face se trouve l'hôpital de la Charité, fondé en 1602 par Marie de Médicis (entrée 47, rue Jacob).

N° 13. Dépendait des Petits-Augustins. Hôtel de Bernage (1740). Police générale, sous l'Empire. (Remanié aujourd'hui.)

N° 10. Restes de l'hôtel de Chauvelin (1728), qui fut hôtel du Rumain (1783).

N° 6. Écuries de Marie-Thérèse de Savoie, comtesse d'Artois (1775). (Balcon.) A côté et jusqu'à la rue de Verneuil s'élevait l'hôtel de Gamaches (1728), qui devint l'hôtel de Fraignes (1775).

Nos 7 et 7 bis. Entrée de l'ancien hôtel de Créqui, de Chabannes, sous Louis XVI, et de Vertillac.

Sur le quai, avant 1789, l'angle ouest de la rue était occupé par l'hôtel de Tessé et l'angle est par l'hôtel Morstin.

Avant de quitter cet itinéraire, visiter la petite rue de Bcaune, qui se trouve sur le quai Voltaire, entre la rue du Bac et la rue des Sts-Pères.

Rue de Beaune.

N° 1. Maison où mourut Voltaire en 1778. Appartenait au marquis de Villette, dont Voltaire avait aimé la mère. Le marquis appela son fils Voltaire-Villette et fut conventionnel. L'appartement de Voltaire, dont les croisées restèrent fermées trente ans, fut occupé ensuite par la baronne Ghampi, puis par le sénateur baron de Bourgoing, et en 1845 par Arsène Houssaye.

N° 2. Hôtel de Mailly-d'Aumont, du marquis de Nesle, dont les trois filles furent maîtresses de Louis XV. Mme de la Tournelle, la dernière, y mourut. Duchesse de Mazarin, née Mailly. Cercle agricole en 1835. Considérant y habita au second et, en 1848, l'hôtel fut le but de plusieurs manifestations.

N° 3. Ancien hôtel meublé du Colisée, où descendait Dumont-d'Urville. Ecuries de Villette.

N° 5. Ancien hôtel de France et de Lorraine où descendit Chateaubriand en 1804, lors de sa démission après l'exécution du duc d'Enghien.

N° 10. Restes du quartier des mousquetaires gris, qui s'étendait, avant 1775, jusqu'au 16 inclus.

Du 17 au 25 inclus habitèrent les ancêtres de Carnot, avec porte cochère rue de Verneuil. Pierre Carnot de Barville, enseigne des vaisseaux du Roi, en avait hérité de son père (1679), bourgeois de Paris. Propriété morcelée aujourd'hui.

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26e ITINERAIRE

Rues de Sèvres, du Cherche-Midi, de St-Sulpice, de Vaugirard, etc.

Départ du carrefour de la Croix-Rouge, qui est un point de concentration de nombreuses lignes d'omnibus (entre autres, omnibus de la gare des Batignolles à la gare Montparnasse, par la gare St-Lazare, la Madeleine, la Concorde). Retour au même point.

Rue de Sèvres.

Jadis rue de la Maladrerie, puis rue de l'Hôpital des

Petites-Maisons.

N° 11. Entrée de l'ancien couvent des Prémontrés réformés, dits du St-Sacrement, fondé par Anne d'Autriche. Confisqué et vendu nationalement en 1793.

* N° 16. Couvent de l'Abbaye-aux-Bois, établi à Paris en 1658, sous les auspices de Charlotte de Bavière, mère du Régent. Ces religieuses, de l'ordre de Cîteaux, étaient établies près de Xoyon depuis 1207. Au xvine siècle, les abbesses s'appelaient : de Harlay, Richelieu, Chabrillant, etc. Mme Récamier y habita les trente dernières années de sa vie et y eut un salon célèbre qui fut l'antichambre de tous les académiciens. Elle y mourut en 1849. — Congrégation de Notre-Dame.

X0 17. Fut habité par Ballanche. Il y mourut en 1847.

Nos 25 et 27. Couvent des Hospitalières de St-Thomasde-Villeneuve, ordre fondé en 1659 par le Père Ange Proust, augustin réformé. Ce couvent fut le seul qui resta ouvert sous la Terreur. La chapelle renferme une Vierge noire qui fut l'objet de la vénération de St François de Sales.

Le square des Ménages, qui se trouve en face, est sur remplacement d'une ancienne maladrerie de lépreux qui existait déjà sous Philippe-Auguste : plus tard, ce fut l'hospice des Ménages ou des Petites-Maisons, transféré à Issy en 1865. ^^ J^^ÂJ

N°35. Hôtel del'Aubespine(1785). Les Jésuites (1823). Au 9 de la rue St-Placide, qui s'ouvre à côté, est né, en 1810, le poète Hégésippe Moreau.

N°83. Hôtel de Prunelé, puis les Dames de St-Maur, dont le couvent s'ouvre également, rue de l'Abbé-Grégoire, sur l'emplacement d'un ancien hôtel Jumilhac.

# N° 42. Hospice des Incurables, fondé en 1634, grâce aux libéralités de Marguerite Roullié, par le cardinal de La Rochefoucauld, pour les deux sexes. Aujourd'hui, hôpital Laënnec. (Voir la cour, la chapelle.) Fontaine égyptienne, rue de Sèvres. (Date du 1er Empire.) N° 91. M. de Gaignières, sous Louis XV. N° 95. Ancien hôtel du duc de Lorges (1788). Couvent des Lazaristes, depuis 1816. St Vincent de Paul est enterré dans la chapelle. Avant le duc de Lorges, ce fut une petite maison du prince de Rohan-Guéménée.

Au coin de la rue St-Romain, hôtel du ministre Choiseul, qui s'ouvre 4, rue St-Romain. La porte qui s'ouvrait rue de Sèvres a été fermée, à cause du voisinage de Laval, salpêtrier du roi (1752). La rue St-Romain doit son nom à un prieur de l'abbaye St-Germain-des- Prés. L'hôtel Ghoiseul fut habité ensuite par le marquis

de St-Simon. M. de Querhoënt (1780) et Mme Andanson, femme du naturaliste. Entre la rue St-Romain et la rue de la Barouillière, se trouvait jusqu'en 1778 un cirque où on donnait des combats d'animaux.

N° 64. Maison ornée de bas-reliefs.

N° 86. A appartenu à Pigalle. Ancienne Ecole des Orphelins militaires (1773). Prison sous la Terreur. Ambulance en 1814. Couvent des Oiseaux (1819), ainsi nommé parce que Pigalle fit peindre sur les murs une foule d'oiseaux.

N° 149. Ancienne communauté des gentilshommes, maison d'éducation pour les filles de la noblesse pauvre, sous la protection de Marie Leczinska. Hôpital des Enfants-Malades depuis 1802.

N° 90. Ancienne maison de campagne du prince de Cellamare. Pension de l'abbé Rollin, puis couvent des sœurs de la Croix-St-André.

N° 151. Ancien couvent des Bénédictines de N.-D. de Liesse (1636). Supprimé en 1779. Mme Necker, avec l'aide de Louis XVI et du curé de St-Sulpiee, y établit l'hôpital qui a pris le nom d'hôpital Necker.

N° 157. Ancienne maison de santé tenue par les sœurs Oblates, depuis peu.

Revenons sur nos pas jusqu'au boulevard des Invalides, que nous descendons un peu.

Boulevard des Invalides.

N° 56. Institution nationale des Jeunes Aveugles, fondée en 1791 par Louis XVI. Valentin Haùy, minéralogiste, dont nous voyons la statue, en fut l'initiateur.

* N° 52. Hôtel édifié sous l'Empire par Brongniart, pour le prince de Masseran, sur un ancien hôtel d'Entra-

gues, et sur les jardins de la maison de campagne du duc de Cellamare. Ce prince de Masseran était, en 1805, ambassadeur d'Espagne près Napoléon Ier, puis fut grand-maître des cérémonies du roi Joseph Bonaparte, mais il ne quitta pas son hôtel, qui ouvre également 11, rue Masseran.

N° 50. Hôtel Richepanse (1804).

Prenons à droite la rue Oudinot, dans laquelle s'ouvre la rue Monsieur.

Rue Oudinot.

Jadis rue Plumet.

N° 27. Hôtel Montmorin (1787). Le général Rapp y habita. Etablissement des Frères. En face, hôtel Abrial, habité en 1789 par le comte de Fezensac.

N° 21. Etablissement des Frères de St-Jean-de- Dieu, congrégation fondée à Grenade au xvie siècle, et venue à Paris par les ordres de Marie de Médicis.

N° 17. Vieille maison au coin de la rue Rousselet, qui s'appelait jadis le Chemin des Vachers.

N° 8. Derrières de l'ancienne caserne des Gardes françaises de la rue de Babylone.

Rue Monsieur.

Dite de Fréjus pendant le premier Empire. Ouverte en 1780 sur un terrain acheté par Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI, pour y construire ses écuries.

N° 20. Couvent des Bénédictines, qui s'étend jusqu'au boulevard des Invalides, sur l'emplacement de l'hôtel du comte de Montesquiou, député aux États généraux, pre-

mier écuyer de Monsieur. Cet hôtel avait été construit par Brongniart, en face des écuries.

N° 12. Construit par Brongniart pour Mlle de Bourbon- Condé, abbesse de Remiremont, qui est enterrée sous la chapelle des Bénédictines (1789). Comte de Beaumont (1842). Collège Arménien. Comte de Chambrun, fondateur du Musée social.

N° 8. Construit par Legrand pour le comte de Jarnac (1789). Comte de Villèle (1829). Couvent des Barnabites, puis hôtel Beaussier.

N° 7. Emplacement des écuries de Monsieur, construites par Brongniart, qui s'étendaient sur presque tout le côté des numéros impairs.

N° 3. Restes de l'hôtel du duc de St-Simon, aujourd'hui divisé.

Regagnons le boulevard des Invalides, pour le remonter jusqu'au point où il est traversé par la rue du Cherche-Midi. Sur le boulevard Montparnasse, au 25, entre les rues de Vaugirard et du Cherche-Midi, se trouve l'hôtel du duc de Vendôme (1728), petit-fils de Henri IV, qui passe pour un hôtel de Turenne. Cet hôtel fut sans doute l'endroit où Mme de Maintenon éleva les premiers bâtards de Mme de Montespan.

Rue du Cherche-Midi

Doit son nom à l'enseigne du 19. S'appelait, au xvie siècle, rue du Chasse-Midi.

N° 95. Date de 1750. Restauré par Le Normant, imprimeur du Journal des Débats (1850; .

# N° 89. Faisait partie de l'hôtel Clermont-Tonnerre avant son démembrement. Lucas de Montigny, petit-fils de Mirabeau (1850).

*N° 87. Hôtel de Perusse des Cars (1789). Maréchal Lefebvre, duc de Dantzick (1812).

N° 83. Au coin de la rue de Bagneux (voir la note plus bas), hôtel Clermont-Tonnerre, qui s'étendait jusqu'au 95. Divisé aujourd'hui. Le propriétaire fut massacré sous sa porte le 10 août. Le savant Cabanis, beaufrère du maréchal de Grouchy et de Condorcet, médecin de Mirabeau, y résida.

N° 44. Construit en 1770. Garât, ministre de la justice (1793). Grégoire, évêque constitutionnel.

N° 42. Fut chef du district du Bonnet-Rouge. Le peintre Léon Cogniet y est mort (1794). (Inscription.)

N° 40. Hôtel du comte de Rochambeau et de son fils le général. (Visiter ici la rue du Regard : voir la note plus bas.)

N° 38. Ancienne communauté du Bon-Pasteur pour les protestantes converties, fondée par Mme de Combé (1669). Subsistances militaires. Démoli en 1851. Prison militaire.

* N° 37. Hôtel de la comtesse de Verrue, fille du duc de Luynes (1713); de Toulouse-Lautrec (1750). Siège du Conseil de guerre.

N° 18. Hôtel de Lambrechts, ministre sous le Directoire.

N° 23. Ancien couvent des religieuses Bénédictines (1634). Vendu par lots en 1798.

N° 19. Enseigne « Au Cherche-Midi ». Astronome.

N° 14. Appartenait aux Prémontrés de la Croix-Rouge.

N° 15. Hôtel du comte de Montmorency (1710). Avant les évêques de Viviers.

N° 13. Ancien couvent des religieuses du St-Sacrement. M. Voysin, conseiller d'Etat (1706). Le général Hullin.

N° 11. Les députés d'Artois. Hôtel Sully-Charost au xvine siècle. Comte de Nicolay. (Rampe d'escalier.)

N° 9. Écuries de l'hôtel Montmorency, n° 15 (1710). Marquis de Monteclère. Maillé de St-Priest.

N° 5. Hôtel Bullion de Gallardon, garde à la prévôté (1670). Claude Le Roy, écuyer. Peyrenc de Moras, conseiller du roi (1726). Marquis de Parabère (1738).

N° 4. Emplacement de l'ancien couvent des Prémontrés de Ste-Anne, dits de la Croix-Rouge.

Dans la rue du Cherche-Midi, visiter la rue de Bagneux et la rue du Pvegard.

Rue de Bagneux.

N° 4. Duplessis de Brioché, magistrat (1748).

N° 11. Ancien refuge au xvine siècle pour les repenties sortant de St-Lazare.

A0 13. Mme de Chalot, veuve, en premières noces, de Talma. En face, à l'emplacement du 16, se trouvait un cimetière, de la paroisse St-Sulpice.

Rue du Regard.

Le regard était une fontaine au coin de la rue N.-D.des-Champs (1680) (transportée derrière la fontaine Médicis).

*N° 1. Petit hôtel de Verrue (1700). Docteur Récamier, parent de la belle dame (1821).

N° 3. Construit par les Carmes. Mlle du Gué, puis les évêques comtes de Châlons. De Dreux Brézé (1789).

N° 6. Ecuries de Crôy.

* N° 5. Hôtel de M. de Rothenbourg, général prussien au service de la France (1710). Hôtel de Croy (1760). Acheté par Chevet, marchand de comestibles.

N° 7. Construit par Victor Dailly sur un terrain appartenant aux Carmes. Hôtel de Beaune (1720).

Prince de Robecq, grand d'Espagne (1770). Le maréchal de Bellune (1810),

N° 13. Petit hôtel de la Guiche. Comte de Chalons (1789). Orphelinat des Enfants de la Providence.

■# N° 15. Construit en 1711 pour le comte de Lespari r. Comte de la Guiche (1754), époux de Mlle de Verneuil, fille légitimée du prince de Condé. Ecole égyptienne, puis couvent des Dames de St-François-Régis. Hôtel Devillas (1803). Mont-de-Piété depuis 1886. (Voir la plaque indiquant le plan de l'hôtel dans la cour.)

Après avoir visité la rue du Cherche-Midi, nous sommes arrivés au carrefour de la Croix-Rouge ; nous prenons la :

Rue du Vieux-Colombier.

Doit son nom à un colombier qui s'y trouvait sur les dépendances de l'abbaye de St-Germain-des-Prés.

N° 11. Ancien établissement des Orphelins de la Mère de Dieu, créé en 1650, par le curé de St-Sulpice. Supprimé en 1791. Caserne de pompiers (1813).

N° 1. Bas-reliefs. Voir 74, rue Bonaparte. En face, à l'emplacement des 4 et 6, se trouvait le couvent de N.-D. de la Miséricorde, supprimé en 1797, et qui fut la loge du Grand-Orient pendant la première République.

Place St-Sulpice.

L'église, commencée en 1646 sur les plans de Gamare, fut continuée sur les dessins de Le Vau, par Giltard. Les tours et la façade sont de Servandoni, qui fut remplacé par Maclaurin et plus tard par Chalgrin. Anne d'Autriche en posa la première pierre. Temple de la Victoire sous la Convention. On y donna, le 15 brumaire

an VIII, un banquet par souscription au général Bonaparte. Une ancienne église existait déjà là au xne siècle. N° 9. Séminaire de St-Sulpice, qui occupait jadis presque toute la place. Il a été transporté dans le couvent des Filles de l'Instruction chrétienne, fondé en 1659. Les bâtiments actuels, dus à l'architecte Godde, datent de 1820.

Rue St-Sulpice.

Ancienne rue des Aveugles, puis du Petit-Bourbon. Le Palais du Petit-Bourbon, dont l'entrée était rue de Tournon, occupait l'espace entre cette rue et la rue Garancière.

N° 27. Porte à fronton sculpté. Appartient à Tordre des avocats. Autres maisons curieuses et anciennes : 23, 12, 6, 4.

Nous arrivons au carrefour de l'Odéon et nous prenons la :

Rue Monsieur-le-Prince.

Doit son nom à l'hôtel du prince de Condé, sur remplacement duquel fut bâti l'Odéon sous Louis XVI. S'est appelée rue des Francs-Bourgeois-St-Michel entre la rue de Vaugirard et l'ancienne place St-Michel. Rue de la Liberté sous la Révolution.

N° 4. Belle porte.

N° 10. Maison où habita et mourut, en 1857, Augusle Comte, le grand prêtre du positivisme. (Visiter sa chambre.) Inscription.

N° 22. Buste de Jean Goujon au-dessus de la porte. Date seulement de 1821. Mlle Dugazon habitait, à l'angle de la rue Racine, une maison démolie par l'Ecole de Médecine,

N° 53. Ancien hôtel qui servait jadis à l'entrée du collège d'Harcourt.

Nos 58 et 60. Bureau des impositions sous Louis XVI. Le comédien Dazincourt.

N° 65. Bas-reliefs au 3e étage.

Rue de Vaugirard.

N° 9. Emplacement de l'ancien jeu de paume du Bel- Air, qui devint école d'équitation de la Guérinière, salle provisoire de l'Opéra, et hôtel La Rochefoucauld- Bayers. Aujourd'hui, école primaire.

* Théâtre de l'Odéon. Construit en 1779 sur l'emplacement de l'hôtel de Gondé. Théâtre-Français en 1781. Théâtre de la Nation. Théâtre-Egalité. Fermé à la suite d'une comédie de François de Neufchâteau, qui fut incarcéré. Opéra-Gomique. Conseil des Cinq-Cents. Odéon. Incendié en 1799. Théâtre de l'Impératrice (1808). Second Théâtre-Français en 1819, après un second incendie.

N° 34. Hôtel de du Lau d'Allemans, gouverneur de Doullens (1751).

* Le palais du Luxembourg (dont nous ne pouvons nous occuper dans cette nomenclature) fut construit par Salomon de la Brosse de 1615 à 1620, par les ordres de Marie de Médicis.

* N° 17. Petit-Luxembourg, inauguré par le cardinal de Richelieu. Duchesse d'Aiguillon, sa nièce, en 1640. Le prince de Bourbon-Condé le laissa à sa veuve, la princesse Palatine Anne de Bavière. Mlle de Clermont (Marie-Anne de Bourbon-Condé). Marie-Anne de Savoie. Le comte de Mercy-Argenteau. Le comte de Provence (1784). Les Directeurs. Le Premier Consul. Joseph

Bonaparte. Ney et plus tard les ministres de Charles X y furent détenus pendant leur procès. Hôtel du président du Sénat.

* N° 36. Construit par Boisfranc pour les officiers de la maison de la princesse Palatine. L'ancienne cuisine communique par un souterrain avec le Petit-Luxembourg. Marino, directeur de la prison du Luxembourg (3 000 prisonniers) en fit son repaire en 1793 et y commit des monstruosités. Aujourd'hui, communs du Petit-Luxembourg.

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* N° 19. Ancien monastère des Dames Bénédictines du Calvaire, fondé en 1619, par Marie de Médicis et le Père Joseph du Tremblai. La première pierre de la chapelle, dont nous voyons la jolie façade, fut posée en 1625. Le cloître sert de serre à la présidence du Sénat.

*. Le musée du Luxembourg, avant d'être la salle d'attente du Louvre, en a été le berceau, dit Paul de St- Victor. 100 tableaux du roi furent exposés là pour la première fois en 1750. Le musée fut ouvert en 1803.

N°50. Hôtel de La Trémoïlle (1735).

Nûs 54 et 56. Hôtel Kervessan (1700). Duc d'Elbœuf (1740). Robillard, trésorier des troupes de la gênéralité de R.ouen (1750). Pierre de Villette (1752), qui alla habiter ensuite rue de Beaune. Famille de Rastignac. Acquis en 1860 par le séminaire de St-Sulpice.

^N° .58. Hôtel Guistel au xvine siècle. Boulay de la Meurthe (1849).

* N° 70. Couvent des Carmes déchaussés (1613), sur une ancienne propriété de Nicolas Vivien, maître des comptes. Marie de Médicis posa la première pierre de l'ôglise en 1614. Les Carmes débitaient de l'eau de mélisse. Très belle chapelle qui renferme le cœur de Mgr Affre. Aujourd'hui, Institut catholique. 200 prêtres

y furent égorgés par la bande de Maillard dans le jardin» On retrouve quelques traces de ce massacre et les ossements des victimes dans la crypte. Mme Tallien, la duchesse d'Aiguillon et Joséphine de Beauharnais, etc., y furent enfermées. (Visiter la cellule où on voit une inscription de la main de cette dernière; la cellule du Père Lacordaire, et la chapelle dite de Mlle d'Hinisdal, le jardin, etc.) (Premier dôme construit à Paris.)

L'abbé de Rancé est enterré dans la crypte, ainsi que Frédéric Ozanam. tMâj^+ ^ »^ \ l \\Ïi\âA\*

Rue d Assas.

N° 28. Inscription sur une maison moderne construite sur l'emplacement d'un hôtel où mourut Foucault en 1868. Dans cet hôtel, il réalisa, en 1851, la célèbre expérience qui démontre la rotation de la terre par l'observation du pendule.

N° 44. Maison mortuaire de Littré (1881).

N° 76. Maison qui fut habitée par Michelet.

Rue Cassette.

Doit son nom à un hôtel Gassel du temps de François 1er.

N° 29. Lebrun, duc de Plaisance. Le comte de Montalivet. Mlle Corneille sous Louis-Philippe. Reconstruit en partie en 1847.

* N° 24. Construit en 1704. Marquis de Sachet (1740). Maréchal de Brissac. D'Hinnisdal (1808). Institut catholique.

N° 25. Petit hôtel Cossé-Brissac, puis pension.

N° 23. Hôtel Mole, puis Dodun. Appartenait en 1677 à l'hôpital de Ste-Reine en Bourgogne. (Bel escalier.)

N° 20. Belle rampe en fer forgé. (Visiter en face la rue Honoré-Chevalier.)

N° 21. Propriété, au xvme siècle, des Jésuites, qui avaient leur noviciat rue Bonaparte.

N° 12. Ancien couvent des Carmélites avant la Révolution.

Du 10 au 4 inclus s'élevait le couvent des Dames de l'Adoration perpétuelle, établi rue Cassette en 1654, sous les auspices d'Anne d'Autriche, et où habitait Mme Guyon, la quiétiste.

N° 5. Hôtel où habita l'académien Patin.

N° 1. Ancienne maison au coin de la rue Pape-Carpentier.

Rue Honoré-Chevalier.

S'appelait rue du Chevalier-Honoré sous Henri IV. Nos 8 et 10. Du xvie siècle. Puits et vieux escaliers. N° 3. Fut habité par le Père Lacordaire.

Rue de Rennes.

A droite :

Ne 76. Ancien hôtel de Mario Zoccoli. Baronne de Piobiecq, sous-gouvernante des Enfants de France. Couvent des religieuses de N.-D. de St-Joseph. Détruit en partie.

* N° 50. Entrée monumentale de la cour du Dragon (à cause du support du balcon ; commencement du xvine siècle). Là jadis s'élevaient les dépendances du couvent des Chanoines du St-Sépulcre, puis l'hôtel des Taranne, argentiers des Valois depuis Charles VI. Manège de la Baume-Pluvinel (1652). Académie royale pour les jeunes gentilshommes (1691). Acheté par Mme Crozat, mère de la duchesse de Choiseul, qui fit

construire l'entrée. Tours servant de cage d'escalier au fond de cette curieuse cour, qui depuis son origine fut habitée par des marchands de fer et qui, le 27 juillet 1830, servit d'abri aux premières bandes d'insurgés du faubourg St-Germain.

Traversons la cour et prenons la :

Rue du Dragon

Jadis rue du Sépulcre.

N° 2. Maison du xvie siècle.

N° 10. Hôtel du xvne siècle. Le ministre Lacave Laplagne (1828).

N° 7. Entrée de la cour du Dragon.

N° 18. Jean Girard, architecte du duc d'Orléans (1686). Philippe de Loménie, écuyer. Baron Boyer, chirurgien de l'empereur.

N° 20. Rampe de fer Louis XIII.

N° 24. Hôtel meublé qui, dit-on, fut la demeure de Bernard Palissy en 1675 (terre cuite). Jeter un coup d'œil en face sur la curieuse rue Bernard-Palissy et la rue du Sabot, où se trouvent d'anciennes maisons.

N° 31. Raveneau, carrossier de la cour (1734).

Nous sommes revenus au carrefour de la Croix-Rouge.

27e ITINÉRAIRE

Quartier compris entre la rue des Sts-Pères à l'ouest, la rue de Vaugirard au sud, les rues de VOdéon et de l' Ancienne-Comédie à Test, le quai Malaquais au nord.

Départ : rue Bonaparte, sur le quai, et retour au même point.

Rue Bonaparte.

Jadis de la Petite-Seine, puis des Petits-Augustins en 1664.

Nos 1 et 3. Hôtel de Ghevandon (1785). Vicq d'Azyr, un des fondateurs de l'Académie de médecine, y mourut (1794). Vicomte de Beauharnais, député aux Etats généraux et époux de la future impératrice (1787). Hôtel divisé.

N° 5. Ancien hôtel Bessan, puis Cercle de la librairie.

N°s 7 et 9. Hôtel du marquis de Persan (1789). Mlle Clairon et Monge y habitèrent.

N° 10. Dépendances du couvent des Augustins, au xvne siècle.

N° 12. Le trésorier des religieux, au xvne siècle.

* N° 14. Ecole des Beaux-Arts. Ancien couvent des Petits-Augustins, fondé par Marguerite de Valois en 1613.

Séquestré à la Révolution. Désigné par la Constituante comme lieu de dépôt des ruines des monuments. Inauguré en 1795, sous la direction de Lenoir. Supprimé en 1817. Ecole des Beaux-Arts (1820), construite par Debret et Dauban. L'arc de triomphe de la cour provient du château de Gaillon (1500). On a incorporé à l'école, en 1860, l'ancien hôtel Gonti et plus tard l'hôtel Chimay, qui donnent quai Malaquais. (A visiter.)

Ouvert au public le dimanche de midi à 4 heures; en semaine, de 10 heures à 4 heures, avec un gardien.

N° 13. Dépendances de l'hôtel La Rochefoucauld, sur lequel la rue des Beaux-Arts a été ouverte en 1825.

N° 19. Hôtel de Rohan-Rochefort (1789). Dans cette maison sont nées deux filles d'une liaison du duc d'Enghien avec Mlle de Rohan. Emigré à Ettenheim il revenait souvent incognito à Paris voir son amie. Il fut arrêté à Ettenheim et fusillé à Vincennes.

N° 20. Hôtel de César, duc de Vendôme, fils d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Il y mourut en 1666. Bastide, tailleur de Napoléon. (Visiter en face la rue Visconsti. Note plus bas.)

N° 21. M. Prévost de St-Cyr, au xvine siècle.

N° 26. Cour assez curieuse.

N° 28. Dépendait de l'abbaye de St-Germain, mais avait des locataires laïques.

Visiter ici la rue Jacob, puis la rue de V Abbaye, avec ses dépendances (Furstenberg, Buci), et la rue du Four.

Dans sa partie méridionale, la rue Bonaparte s'appelait rue des Jésuites, puis rue du Pot-de-Fer.

N° 74. Denis du Chesne (1610). Les Jésuites en 1617. Claude Foucauld, conseiller au Parlement (1648), qui le reconstruisit. Hôtel Louvencourt.

N° 80. Hôtel Mézières, donné aux Jésuites comme

noviciat par Madeleine de Sainte-Beuve (1610). Loge maçonique des Neuf-Sœurs, où Voltaire fut reçu en 1778. N°s 88 et 90. Le cardinal de Polignac, académicien, y mourut en 1741. Roger Ducos. Pensionnat.

Rue Visconti.

Naguère des Marais-St-Germain.

N° 23. Le président Langlois, au xvine siècle.

* N° 21. Hôtel de Ranes, bâti sur l'emplacement du Petit Pré aux Clercs. En face habita le poète des Yveteaux. La Champmesié et Hippolyte Clairon habitèrent l'hôtel, ainsi que J. Piacine, qui y mourut en 1697. À. Lecouvreur y mourut en 1730. Pension de jeunes filles.

N° 17. Imprimerie fondée en 1825 par Honoré de Balzac, qui s'y ruina. M. Deberny. P. Delaroche y eut son atelier.

Nos 15 et 13. Filles de la Visitation de Ste-Marie, au xvine siècle. En face sont les anciens hôtels St-Simon et de Louvencourt.

Presque toutes les maisons de la rue sont anciennes

et curieuses.

Eue Jacob.

Doit son nom à l'autel de Jacob que fit élever Marguerite de Valois, première femme de Henri IV, et qui devint le couvent des Petits-Augustins.

Visiter la rue d'abord à droite, puis à gauche de la rue Bonaparte.

Au coin droit de la rue St-Benoît habitait Marc Orry, célèbre imprimeur du temps de Henri IV. Cette rue St-Benoit , qui s'appela rue de l'Egout, fut habitée par Diderot. Sa maison a été détruite par le boulevard St-Germain.

N° 39. S'étendait jusqu'au coin de la rue St-Benoît : ancien hôtel d'Anspach, dit de Danemark. Institut normal pour jeunes filles, fondé par Mlle Désir en 1853.

N° 46. Orné de statues. Date du Directoire.

N° 52. M. Le Pescheur (1750).

N°56. Hôtel du Président Rosambo (1753). (Surélevé.) Les Didot.

* N° 47. Hôpital de la Charité, fondé par Marie de Médicis. Cinq religieux des Frères de St-Jean de Dieu s'établirent en 1602, dans la rue de la Petite-Seine (aujourd'hui Bonaparte), et, en 1607, rue des Sts-Pères. Telle fut l'origine de l'hôpital chef-lieu de l'ordre de St-Jean de Dieu.

Dans la partie de la rue Jacob à l'est de la rue Bonaparte, qui s'appelait jadis rue du Colombier :

N° 32. M. Prévôt de St-Cyr au xvme siècle. (Fenêtres curieuses.)

N° 26. Hôtel Lefèvre d'Ormesson, magistrat (1710). Leduc Decazes et M. Bixio, anciens ministres.

N° 22. Au fond de la cour, de l'hôtel meublé d'Angleterre, temple dit de l'Amitié (xvine s.).

Nos 13, 11, 9. Le conseiller Chabenat de la Malmaison (1700).

N° 7. Hôtel St-Paul (1690). Escalier du xvc siècle

N° 12. Le maréchal de Saxe y habita.

A l'angle de la rue Furstemberg, restes d'un pilier d'une porte de l'abbaye de St-Germain des Prés.

N° 3. Hôtel du xvme siècle.

Rue de T Abbaye.

Dite de la Paix en 1802; ouverte à travers l'ancien cloître.

* Eglise 'St-Germain des Prés. Appartenait avant la

Révolution à l'abbaye de St-Germain des Prés, fondée en 557 par Gbildebertet soumis à la règle de St-Benoît en 1513. Dévastée par les Normands en 885. La base du clocher est de cette époque. Au xie siècle, l'abbaye était une véritable forteresse entourée d'une enceinte qui disparut au xvne siècle, pour faire place à des logements d'artisans. Les Mérovingiens sont enterrés dans l'église, ainsi que Casimir de Pologne, mort en 1672, abbé coramendataire de St-Germain. La Révolution dévasta la vieille église, brûla la belle bibliothèque, et le fameux réfectoire de Pierre de Montereau. La prison de l'Abbaye, qui était affectée aux Gardes françaises, fut le théâtre des massacres du 2 septembre 1792 (270 victimes). Là fut emprisonné M. de Sombreuil, sauvé pour quelques jours par le dévouement de sa fille, qui est enterrée à Avignon. La prison, qui s'étendait sur l'emplacement de la place Gozlin, jadis place Marguerite, fut démolie en 1854.

* N° 3. Palais abbatial (en briques rouges et blanches) de l'abbaye. Le dernier abbé fut Casimir, roi de Pologne. Le palais avait été construit en 1586 par le cardinal Charles de Bourbon, proclamé par Mayenne, roi de France, sous le nom de Charles X (1590). Il fit battre monnaie et mourut prisonnier à Fontainebleau en 1590. Vendu comme bien national en 1797. Les dépendances, qui se trouvaient en face, communiquaient par un souterrain avec le palais abbatial.

Rue de Furstenberg.

Ouverte dans l'enclos abbatial en 1699, le cardinal Egon de Furstenberg étant abbé. S'est appelée rue de Werlingen de 1805 à 1815.

Nos 8 et 6. Dépendances de l'abbaye. Le peintre Delacroix habita le 6 jusqu'à sa mort (1863). (Inscription dans la cour.) Paul de St- Victor y est mort (1881).

La porte de l'abbaye était rue Furstenberg. Au coin de la rue Jacob on en revoit un pilier.

Rue Cardinale.

Ouverte en 1700 sur les communs de l'abbaye. S'appelait rue de Guntzbourg de 1808 à 1814. C'est une curieuse petite rue tournante, continuée par le passage de la Petite-Boucherie. (Maisons intéressantes.)

Rue de TÉchaudé.

Jadis « Ruelle allant au guichet de l'abbaye » ou culde-sac du guichet. S'appelait rue de Durnestein en 1806. Presque toutes les maisons sont anciennes et curieuses.

Rue Bourbon-le-Cïiâteau.

Ouverte vers 1669. S'appelait rue du Petit-Bourbon au xvuie siècle, et rue de Lucrèce Vengée en 1793. Le terrain avait appartenu à François de Bourbon, abbé de St-Germain. Cette rue, qui prolonge la rue de l'Abbaye, nous mène rue de Buci.

Rue de Buci.

Ouverte en 1351. Doit son nom à Philippe de Buci, premier président au Parlement, qui, en 1352, prit à bail la porte dite St-Germain, de l'enceinte de Philippe- Auguste, porte qui était surmontée d'un logis et flanruée de deux tours. Cette porte de Buci fut livrée aux

Bourguignons par Perinet le Clerc; démolie en 1G72. Dans cette rue se trouvait le pilori de l'abbaye.

N° 4. Ancien cabaret de Landelle, où se réunissaient au xvme siècle les beaux esprits : Grébilïon, Gresset, etc.

En face se trouve la rue Grégoire-de-Tours, jadis de l'Écorcherie et des Mauvais-Garçons, dont les maisons sont curieuses et anciennes (au 6, sauvage sculpté; au 8 et au 3, ferrure de balcon).

N° 17. Ancien jeu de paume de la Croix Blanche, où joua l'Illustre Théâtre.

N° 18. Maison à pignon au coin de la rue de Seine.

Au carrefour de Buci, en 1792, se dressa le premier échafaudage sur la voie publique pour les enrôlements volontaires. Là aussi eurent lieu les premières scènes des massacres de septembre. En 1848, une barricade s'y éleva.

Traversons le boulevard St-Germain et prenons la :

Rue du Four.

Dans cette rue se trouvait le four banal de l'abbé de St-Germain. Elle a été bouleversée par le boulevard St-Germain et les maisons ont été reconstruites.

?S° 1. Au Vieux Satyre. Entresol assez curieux.

N° 15. Emplacement de l'ancien hôtel de Jeanne de Navarre, épouse de Philippe le Bel. Louis, bâtard de Bourbon, comte de Roussillon. Reconstruit en 1650 pour le seigneur de la Guette. Marquis de Brûlart. Boudet, maître maçon en 1754. Ledru-Rollin (1850). Le passage qui attenait à l'hôtel et qui menait à la foire St-Germain (marché St-Germain) est devenu la rue Mabillon.

Au coin de la rue Princesse se trouvait l'hôtel Mole-

Champlâtreux, qui avait été auparavant au sire de Montbrisson.

N° 16. Emplacement de l'ancien collège des Ecossais de 1662 à 1847. La Vue des Ciseaux, qui le longeait, contient plusieurs maisons anciennes, entre autres le 5 et le 6, du xvie siècle.

A l'extrémité de la rue du Four, du côté des chiffres impairs et donnant sur le carrefour de la Croix-Rouge, se trouvait l'académie d'équitation de Del Capo en 1650, qui avait été caserne de mousquetaires.

Une fois arrivés à St-Sulpice nous prenons la rue du même nom en visitant à droite et à gauche les rues qui lui sont perpendiculaires.

Rue des Canettes.

A gauche. Naguère rue Neuve-St-Sulpice.

N° 26. Denis de Marsollier, membre du grand conseil et grand-oncle de l'auteur dramatique. Marquis de Gambais (1735). A côté se trouvait l'académie royale d'équitation de Vendeuil, détruite par la rue St-Sulpice.

N° 19. Jean Barbot, dit St-Georges, sergent aux Gardes françaises (1716).

N° 20. Dépendait de l'abbaye. Caffieri y habita.

# N° 18. Bas-relief représentant des canes à l'eau, enseigne qui a été la cause du nom de la rue en 1651.

N° 17. Petite statuette de la Vierge.

N° 15. Les religieuses du Précieux-Sang, au xvm siècle.

Jeter un coup d'œil sur le 11 et le 9.

La petite rue Guisarde nous mène à la rue Princesse.

Rue Princesse.

Tracée, ainsi que la rue Guisarde, sur le territoire de l'hôtel Pioussillon, où la fille du duc de Guise, princesse de Montpensier, avait réuni les partisans de la Ligue, dits guisards. Rue de la Justice de 1793 à 1807.

Maisons datant de la Ligue et même antérieures : 12, 10, 3, etc. Mlle Clairon habita la rue, ainsi que le poète de Belloy.

Rue Mabillon.

Rue moderne, qui doit son nom à un savant bénédictin de l'abbaye, au xvne siècle; longe à l'ouest le marché St-Germain, construit par Blondel en 1813 et ouvert en 1818. Ce marché a été construit sur l'emplacement de la célèbre foire St-Germain, qui fut l'embryon de nos expositions universelles. Là jadis s'élevait un palais habité par Philippe le Bon et Charles le Mauvais. En 1486 les religieux de l'abbaye firent contruire 140 loges, qui furent remplacées en 1511 par une construction couverte très belle : c'était un bâtiment très vaste divisé en deux halles, qui ne constituaient qu'une seule et même enceinte. Les constructions furent incendiées en 1762 et rebâties la même année.

Au sud de St-Sulpice nous trouvons la rue Férou.

Rue Férou.

Doit son nom au procureur Férou, sur les terrains duquel la rue a été ouverte sous Louis XII.

N° 4. Hôtel de Mahé de la Bourdonnais, gouverneur des Iles de France (1750).

N° 5. Restes de l'hôtel du comte de Champagne (1750). En face se trouvait le cul-de-sac Férou, qui, au au xvine siècle, servait d'entrée au petit séminaire de St-Sulpice, dit la communauté des robertins.

N° 6. Maison de Mlle Luzy, de la Comédie-Française (1770 à 1785). Jolis bas-reliefs.

N° 8. Petit hôtel de La Trémoïlle, qui communiquait avec le grand, 50, rue de Vaugirard. Dans la rue Férou s'ouvre la rue du Canivet.

Rue du Canivet.

Doit son nom à une enseigne du Petit Canif. N° 2. Ancienne communauté de religieuses. N° 3. Bâti pour le prince de Beauveau. De Breteuil (1730). M. Cochin, membre de l'Institut. (Belle porte.)

Rue Servandoni.

Jadis du Pied-de-Biche, du Fer-à-Cheval, puis des Fossoyeurs.

N° 1. Là habita le fossoyeur de St-Sulpice. En face habita Servandoni.

N° 9. Maison à une fenêtre par étage. Institution Ste-Paule.

N° 10. Ancien Asile des enfants de la paroisse, dits Enfants de la mère de Dieu sous Louis XIV. A la même époque le 12 était une communauté de filles.

N° 15. Condorcet y trouva un asile en 1793 et y composa Y Esquisse du progrès de l'esprit humain, (Inscription.)

Nos 18 et 20. Le duc de Boutteville, avant la Révolution.

Rue Palatine.

N° 5. Porte de l'hôtel construit pour la princesse Palatine de Bavière. L'archevêque de Sens. M. de Bonald. (Ancien puits dans la cour.)

Rue Garaneière.

Ouverte au xvie siècle, sur un ancien hôtel Garaneière et un ancien cimetière.

N° 2. Porte donnant accès à la chapelle de communion de St-Sulpice. Numéro 1096 : Essai de numérotage des maisons au xvine siècle.

N° 4. Haute maison édifiée en 1624 et possédée de 1633 à 1674 par Mme de Saujon, qui y établit une communauté dite les Filles de Mme de Saujon. (Inscription haut placée.) En 1750 cette propriété fut vendue par Elisabeth de Beauvau , veuve du duc de Rochechouart, au marquis de l'Aubespine, lieutenant des gendarmes écossais.

* N° 8. Hôtel à deux faces, avec têtes de bélier, reconstruit en 1640 par Bobelini, pour René de Rieux, évêque et comte de Léon en Bretagne. Antérieurement ce fut un hôtel de Marsac 1595), de Roquelaure, et sous Henri IV une maison Garance (teinturerie). A l'évêque de Léon succéda son neveu, seigneur de Sourdéac, qui le vendit à Pierre de Paris, conseiller au Parlement. De la Sordière. Montaigu. Lubersac, à la Révolution. Mairie. Imprimerie Pion.

N° 9. Revers de l'hôtel du Maréchal d'Ancre (10, rue de Tournon).

* N° 12. Fontaine construite en 1715 par la princesse Palatine.

N° 17. Hôtel de du Lau d'Allemans, gouverneur de Doullens (1751).

Passons devant le Sénat et descendons la rue de Tournon.

Rue de Tournon.

Jadis du Ghamp-de-Foire. Au xvie siècle, c'était un terrain où se tenait le marché aux chevaux, qui s'appelait le Pré-Crotté. Ouverte en 1540, le cardinal de Tournon étant abbé de St-Germain des Prés.

N° 33. Hôtel meublé de Joseph II (aujourd'hui Foyot), frère de Marie- Antoinette, qui venait incognito à Paris rendre visite à Rousseau, à Buffon, etc.

N° 16. Maison de Mallet du Pan, rédacteur au Mercure de France (1792).

N° 12. Grand hôtel d'Entraigues (1730). L'architecte Neveu, sous Louis XVI, qui le reconstruisit. Comtesse d'Houdetot (1765). Amédée Thierry y est mort en

N° 27. Emplacement de la maison dite du Cheval d'airain, cadeau de François Ier à Clément Marot.

*N° 10. Provient d'un démembrement de l'hôtel Garancière. Louis de l'Estoile (1543). Mme dePecquigny. Charles du Plessis, seigneur de Liancourt (1595), qui le vendit à Concini. Hôtel de Concino Concini, maréchal d'Ancre, fils d'un notaire de Florence (1617). Il épousa la fille de la nourrice de Marie de Médicis. L'hôtel fut pillé après son assassinat. Louis XIII l'habita quelque temps pour se rapprocher de la Reine mère, qui habitait le Luxembourg. Concédé à Charles de Luynes. Hôtel des Ambassadeurs extraordinaires (1630), sous la direction du duc de Bellegarde, à qui Henri IV avait enlevé la belle Gabrielle. Restauré par Peyre l'aîné. Mancini Mazarini,

duc de Nivernais, ambassadeur (1789), qui y mourut en 1798. Séquestré à la Révolution. Contentieux des domaines nationaux sous l'Empire. Duchesse douairière d'Orléans (1814). Caserne de la Garde municipale (1830).

N° 8. Hôtel construit par GuyChartrairedeSt-Aignan, conseiller au Parlement de Dijon (1717), sur l'emplacement d'un ancien hôtel Ventadour. Chartraire, marquis de Ragny (1735). Du Lau d'Allemans, curé de St-Sulpice (1789). Théroigne de Méricourt y habita et y ouvrit un club en 1793. Jules Janin (1830).

N° 6. Reconstruit par Bulet sous la Régence. Hôtel de Terrât, marquis de Chantosme (1696), chancelier du duc d'Orléans. Académie d'équitation de Lamartinière (1730). Buguet, intendant de M. de Creil (1752). Duc de Brancas (1775). Les libraires Bossange et Masson. Le bibliophile Renouard. Le marquis de Laplace (1806). Le docteur Ricord.

Avant la reconstruction par Bulet, l'hôtel primitif avait été construit en 1540 pour Louis de Bourbon, duc de Montpensier, prince de la Roche-sur- Yon, mari de Catherine de Lorraine, sœur du duc et du cardinal de Guise. La duchesse de Montpensier y reçut la nouvelle de l'assassinat de ses frères et y mourut en 1596.

N° 5. Maison habitée en 1793 par Hébert, dit le Père Duchesne, et sa maîtresse, devineresse en renom, Mlle Lenormand, qui y mourut en 1843.

N° 4. Hôtel de Jean de Palaiseau, sous Louis XIV. Montmorency, sous Louis XV. Lamartine. Renan.

N° 2. Hôtel Chatillon, au xvne siècle. Cet hôtel ainsi que le précédent ont été pris l'un et l'autre sur l'hôtel de Savoie, qui appartenait sous Charles IX à Marguerite de France, femme du duc Emmanuel de Savoie. Balzac y habita en 1825.

Rue de Condé.

Ouverte en 1500, jadis Neuve-de-la-Foire, et de l'Égalité sous la Révolution.

N° 1. Ancienne académie d'équitation. Gadoudal a été arrêté, le 9 mars 1804, au coin de la rue des Quatre- Vents.

N° 10. Machelet de Velye (1779). Collège Sévigné aujourd'hui.

N° 12. Hôtel Sourdiac (1713).

N° 9. M. Gravier, pair de France sous Louis-Philippe. Le cardinal Dupont, archevêque de Bourges. Construit sur les dépendances de l'hôtel Condé, ainsi que le 11, le 13, le 15.

Le palais de Condé, dont l'entrée principale ouvrait en face du 20 actuel de la rue de Condé, avait été primitivement bâti pour Antoine de Corbie. Il fut acheté par Gérôme de Gondi, duc de Retz, qui le céda à Marie de Médicis, qui elle-même en gratifia Henri de Bourbon, prince de Condé, pour le récompenser d'avoir épousé Mlle de Montmorency, dont Henri IV était amoureux. Les Condé habitèrent, jusqu'à Louis XVI, cet hôtel, qui s'étendait entre la rue de Condé et la rue Monsieur-le- Prince. L'Odéon a été construit sur l'emplacement des jardins.

N° 14. Quatremère de Quincy (1850). Le critique Gustave Planche.

N° 18. Le marquis Delarue de Mareilles (1789). Orfila, médecin sous Louis-Philippe. (Pensionnat.)

N° 20. Claude Veillard, seigneur de Malassis (1612). François de la Chapelle, seigneur de Senant (1767).

N° 22. Lucile Desmoulins y habita avant son mariage, au 2e étage.

N° 24. Hôtel Grammont-Caderousse.

N° 26. Beaumarchais en fut locataire.

N° 28. Le Président Le Rebours (1789). Il émigra, mais, rentré en France pour sauver ses biens, il fut exécuté.

N° 30. Le conventionnel Alquier, ami de Danton et du duc d'Orléans.

Place de l'Odéon.

N° 1. Café Voltaire, fréquenté au xvme siècle par les encyclopédistes. La plaque rappelant le séjour de Camille Desmoulins devrait (selon Lenôtre) être placée sur le 2.

N° 2. Fut habité par Camille Desmoulins pendant la Révolution, avec entrée 22, rue de l'Odéon.

Descendons par la rue de l'Odéon, ouverte au milieu de l'ancien hôtel Condé et première rue pourvue de trottoirs (1782), en jelant un coup d'œil sur les 16, 12, 11, 9, 5, 1, et prenons la rue de F Ancienne-Comédie.

Rue de l'Ancienne-Comédie.

Jadis des Fossés-St-Germain-des-Prés, puis du Théâtre-Français.

N° 21. Le docteur Guillotin, député à l'Assemblée nationale (1789). Cette maison tenait à un ancien jeu de boules établi dans l'ancien fossé de l'abbaye, qui est devenu la Cour du Commerce.

* N° 14. Ancienne Comédie-Française. Les jansénistes du collège Mazarin voyaient d'un mauvais œil les comédiens du roi, installés rue Mazarine (au 12). Ces derniers furent exilés et achetèrent le jeu de paume de l'Etoile, qu'ils inaugurèrent le 18 avril 1689 par Phèdre et le Médecin malgré lui. Les comédiens de l'hôtel de

Bourgogne leur avaient été réunis en 1680, par ordonnance royale. Le Théâtre-Français resta là jusqu'en 1770. Horace Vernet y eut son atelier ainsi que Gros, qui y est mort. (Statue couchée de Minerve entre le 2e et 3e étage.)

N° 13. Emplacement de l'ancien Café Procope, fréquenté par Voltaire et les encyclopédistes. Ce premier café de Paris avait été fondé, en 1689, par le Sicilien Procopio Cultelli, dans un ancien établissement de bains.

N° 12. Fabre d'Églantine y habita.

N° 5. Cambacérès y habita, avant d'aller à l'Elysée.

N° 4. Destouches, auteur dramatique (1727).

Rue Mazarine.

Jadis des Buttes, puis Mazarine, lors de la construction du collège Mazarin. (Maisons anciennes.)

N° 42. Ancien jeu de paume de la Bouteille, appartenant à la famille Laffemas, transformé en théâtre pour les premiers essais de l'Opéra (1671 à 1672). Théâtre Guénégaud, où jouèrent les Comédiens du Roi, c'està-dire la troupe du Marais et celle de Molière, réunies après la mort de Molière (1673 à 1680). Comédie-Française après la réunion de cette troupe avec celle de l'hôtel de Bourgogne (1680 à 1689). (Inscription). La porte d'entrée du théâtre est remplacée par le curieux passage actuel du Pont-Neuf.

N° 5. Habité par la Champmeslé.

N° 30. Hôtel des Pompes, où mourut, en 1723, Du Mouriez du Périer, créateur du corps des pompiers à Paris. (Inscription.)

N° 20. Fut habité par Barbaroux.

N° 12. Ancien jeu de paume des Métayers, où la troupe

de Molière ouvrit, en 1643, avec les Bejart, l'Illustre Théâtre. (Inscription.)

N° 10. Maison où logea Molière.

Nous sommes revenus à notre point de départ. Avant de partir jetons un coup d'œil sur la rue de Seine.

Rue de Seine.

Nos 2 et 4. Dépendait du palais de la reine Margot. Acheté par le marquis de Mirabeau, père de l'Orateur (1760), à Gilbert des Voisins.

N° 6. Marguerite de France, fille de Henri II et épouse répudiée de Henri IV (la reine Margot), après avoir quitté l'hôtel de Sens, se fit construire, sur cet emplacement, en 1608, un grand hôtel, où elle mourut en 1615. Hôtellerie. Habité par le chancelier Séguier. Démembré au xvnc siècle. Reconstruit en 1717, par le marquis de Courmont.

N° 10. Hôtel de Gamaches. Vendu nationalement à l'éditeur Le Normant, dont la femme fut la fondatrice du journal des Débats.

N° 12. Restes de l'hôtel La Roche-Guyon et Turenne (1620), duc de La Rochefoucauld -Liancourt (1725). Pelotte, conseiller au Parlement. La rue des Beaux-Arts a été ouverte sur cet hôtel, qui avait abrité : David, Talma, David d'Angers, etc.

N° 31. Le tabellion Lecointre, sous Louis XV.

X°26. Cabaret du Petit Maure (1618), fréquenté par le poète St- Amant, qui y mourut.

X°41. Hôtel du xvne siècle. Habité par ArmandeBéjart.

N° 45. Passage du Pont-Xeuf, sur l'ancienne entrée du Théâtre-Français (42, rue Mazarine).

N° 42. Très ancienne maison, au coin de la rue de l'Echaudé.

N° 57. Ancien hôtel du xvne siècle. Très curieuses mansardes.

La rue de Seine s'arrêtait primitivement au carrefour de Buci. Elle n'a rejoint la rue de Tournon qu'après 1811. Elle doit subir des mutilations prochaines, lorsqu'on mettra, à exécution le projet du prolongement de la rue de Rennes, prolongement qui va bouleverser, hélas! ce coin si pittoresque du Vieux Paris!

28e ITINÉRAIRE

Quartier compris entre les rues Mazarine, de l' Ancienne-Comédie , Monsieur-le-Prince, Racine, le boulevard St-Michel et les quais des Grands- Augustins et Conti.

Se rendre à l'Institut (station du Métropolitain la plus proche : le Louvre) et prendre successivement les rues perpendiculaires à la Seine.

Impasse Conti.

Ou cul-de-sac de la Monnaie.

N° 2. Petit hôtel Guénégaud. Sillery-Genlis (1714). Le marquis Brûlart de Sillery (1780j en loua un étage à M. de Permon, qui y recevait, de 1785 à 1789, Napoléon Bonaparte à ses jours de sortie de l'Ecole militaire. Le baron Larrey y habita (1805 à 1832). La chambre du futur empereur était au 3e étage.

Rue G-uénég-aud.

Ouverte en 1641.

Henri de Guénégaud, ministre et secrétaire d'Etat, acheta (1652) l'hôtel de Nevers, à la princesse Marie de Gonzague de Clèves et y fit de grandes restaurations. L'hôtel Nevers devint Conti (1670), et fit place ensuite

à l'hôtel des Monnaies (1750), dont l'abbé Terray posa la première pierre. Cet hôtel occupe une grande partie du côté ouest de la rue.

N° 1. Restes de l'ancien théâtre des marionnettes de Jean Brioché.

N° 9. Camus, garde des Archives nationales (1789).

N° 12. M. de Blégny, médecin du Roi avec Fagon. C'était un curieux, c'est-à-dire un amateur d'objets d'art.

N° 29. Au fond de la cour, tour de l'enceinte de Philippe-Auguste. Entrée rue de Nevers , comme pour presque toutes les maisons de ce côté de la rue Guénégaud. Dans cette rue se trouvait l'hôtel Britannique, où Mme Roland tenait son salon avant que son mari fût ministre.

Rue de Nevers.

Cette ruelle si pittoresque servait de limites à l'hôtel de Nevers. Presque toutes les maisons sont curieuses, entre autres : 2, 4, 8, 15, 18, etc.

Rue de Nesle.

S'appelait d'Anjou-Dauphine en 1607.

N° 13. On a comblé le souterrain qui, au-dessous de cette maison, menait Marguerite de Bourgogne du palais de la reine Blanche à la Tour de Nesle. On voit encore la margelle d'un vieux puits.

N° 12. Hôtel du xvne siècle.

N° 8. Là se trouvait, dit-on, le palais de la reine Blanche.

N° 3. Maison moderne, sur l'emplacement d'un lieu de rendez-vous de Henri IV et de la belle Gabrielle.

Rue Dauphine.

Dite de Thionville en 1792. Percée en 1606, en partie sur les jardins des Grands-Augustins et du collège St-Denis. Le côté droit de la rue longe l'ancien fossé de la muraille de Philippe-Auguste.

N° 16. Ancien rendez-vous de chasse. Hôtel du capitaine La Curée, fidèle compagnon d'armes de Henri IV. Henri de Lorraine, marquis de Moùy (1660). Hôtellerie de Moùy. Les Rochebrune, au xvme siècle. Salle des ventes.

N° 18. Ne faisait qu'un, jadis, avec le 16. Il a été refait en 1826.

Société savante dite du Musée de Paris (1780). Cette société se transporta, en 1787, au couvent des Cordeliers, dans la salle théologique où se tint le fameux Club. En 1787 : Loge maçonnique des Neuf-Sœurs, sous la présidence du duc d'Orléans. Ecole dramatique de Cailhava, dont Dorfeuille fit le Théâtre des Jeunes Elèves (1799). Virginie Dejazety débuta. Le théâtre fut fermé en 1807 et devint salle de danse, jusqu'en 1826.

Nos 24 et 26. Maison moderne, sur l'emplacement d'une maison qui servait jadis de rendez-vous à Henri IV et à Gabrielle d'Estrées. Communiquait par un souterrain avec le 3 de la rue de Nesle. Les Genlis, au xvne siècle. Maison de jeux.

N° 31. Hôtel du xvne siècle. Jolies ferrures.

N° 30. Passage Dauphine, aboutissant rue Mazarine.

N° 34. A l'enseigne du Coq (1750). Dans les caves se trouvent une portion de l'enceinte de Philippe-Auguste et les restes d'une tour.

N°41. Balcon du xvme siècle dans la cour.

N° 44. Emplacement de la porte Dauphine, rasée en 1672, ainsi que le rappelle une inscription en noir sur la façade.

N° 46. Ancienne maison.

N° 48. A l'angle de la rue Mazarine. Construite par Desmaisons.

Rue Mazet.

S'appelait rue de la Basoche en 1636, puis Contrescarpe- Dauphine. Ouverte en aile de la porte de Buci, dans l'enceinte de Philippe-Auguste.

* N° 5. Auberge du Cheval blanc. Sous Louis XIV, départ des carrosses d'Orléans une fois par semaine. Les bâtiments de la cour, si pittoresque, dépendaient de ^ l'hôtel des archevêques de Lyon (56, rue St-André-des- Arts). A l'entrée, montoirs à l'usage des cavaliers.

N° 11. Niche au coin de la rue St-André-des-Arts.

Le débouché de la rue Mazet sur la rue St-André-des- Arts indique l'emplacement de la porte Buci, livrée par Périnet-Leclerc aux Bourguignons et abattue en 1672.

Rue des Grands-Augustins.

Jadis des Ecoliers-de-St-Denis.

N° 1. Le comte de Bruillevert, sous Louis XV. Restaurant Lapérouse. Mascarons et gracieux appuis de fenêtres en fer forgé.

N° 3. Les Dupré de St-Maur, maîtres des requêtes. L'un d'eux fut maître des comptes et académicien au xvine siècle.

* Nos 5 et 7. Hôtel dit d'Hercule (à cause des peintures et des tapisseries mythologiques). Le chancelier Duprat, sous François Ier. Les prévôts de Nanlouillet de 1547

à 1588. Le 7 n'est qu'âne aile de l'ancien hôtel d'Hercule, qui avait été construit sous Louis XI, et acheté par Charles VIII, qui l'avait donné à Guillaume de Poitou. A côté se trouvait l'hôtel de Nemours, vendu, en 1670, par la duchesse de Savoie à une compagnie d'entrepreneurs qui perça la rue de Savoie sur son emplacement. Le 5 fut hôtel Conflans-Carignan. Entre la rue du Pontde-Lodi, ouverte en 1801, et la rue Christine, au 3 de la rue du Pont-de-Lodi, se trouvent les restes du réfectoire des Grands-Augustins.

N° 10. Petite terrasse avec initiales E. B. dans la grille. Hôtel de Bussy, dont l'entrée était rue Christine.

N° 14. Provient du collège de St-Denis.

N° 18. Le janséniste Mathieu Feydeau, curé.

N° 23. Maison du trésorier du collège de l'Abbaye, établi par Mathieu de Vendôme, abbé de St-Denis, et qualifiée d'hôtel des Charités-St-Denis. Au xvme siècle on appelait cette maison, qui n'en faisait qu'une avec le 21, hôtel St-Cyr, parce que l'intendant de la maison fondée par Mme de Maintenon à St-Cyr y logeait.

N° 26. Barberie de St-Contest, protégé de Mme de Pompadour et ministre.

Dans la rue des Grands-Augustins nous devons visiter les rues Christine et de Savoie.

Rue Christine.

Ouverte en lb'07, sous le patronage de Christine de France, deuxième fille de Henri IV et de Marie de Médicis, épouse du duc de Savoie, sur les terrains du collège St-Denis.

N° 1. Provient du collège de St-Denis et faisait corps jadis avec le 2, jusqu'en 1607. On en a fait

à tort la demeure de la reine Christine de Savoie. (Rampes d'escaliers. Portes du xviie siècle.)

N° 3. Lanefranque, médecin de la famille impériale

N° 4. Denis Allain, médecin de Louis XIV. Jean-Louis Garnot, commissaire des guerres de l'artillerie à Toulon (1780). Le 6 faisait partie de cette propriété.

N° 5. Pierre de Greil, conseiller du roi (1702).

N° 9. Appartenait en 1728, au chancelier d'Aguesseau.

Rue de Savoie.

Doit son nom à l'hôtel des ducs de Savoie, divisé en 1670 et démoli.

N° 13. Sophie Germain, philosophe, y est morte en 1831. (Inscription.) Anciens hôtels : 3, 4, 9, 19.

Rue Séguier.

Naguère Pavée-d'Andouilles et Pavée-St-André.

N° 2. Hôtel des Didot, imprimeurs.

Au coin nord de la rue de Savoie, restes de l'hôtel de Nemours du xvne siècle. Cette encoignure appartint ensuite à la famille de Montholon.

N° 14. Date de 1590. En 1617, ce fut l'hôtel meublé St-François, et on dit que St François de Sales y habita. Maison du garde-minutes de la Chancellerie. Reconstruit en partie au xvme siècle.

Nos 9, 11 et 13. Ancienne communauté des frères cordonniers de St-Crépin, fondée en 1645.

N° 16. Hôtel de Moussy; d'Argouges (1695). Marquis de la Housse, ambassadeur de Danemark. Marquis de Flamarens, chancelier de France (1728). La veuve de

Marigny. Le baron Séguier, premier président, y mourut

Nç 17. Maison du janséniste J. de Ste-Beuve. Il y naquit en 1613 et y mourut en 1677.

* N° 18. Restes de l'ancien hôtel de Nevers sur remplacement de l'ancien hôtel des comtes d'Eu (1350) et des comtes d'Artois en 1423. Duc de Clèves (1481). Louis de l'Estoile (1566). Le chancelier d'Àguesseau. M. de La Houssaye. Le cardinal de la Roche-Aymon.

Rue Git-le-Cœur.

Doit son nom à Gilles Cœur ou Gilles, queux du roi (Gilles le Queux).

N° 5. Restes et porte de l'hôtel d'O, qui s'était détaché en 1671 de l'hôtel de la duchesse d'Étampes, rue de l'Hirondelle. Une autre partie était devenue hôtel de Luynes (17, quai des Grands-Augustins.) Berrier, lieutenant de police.

N° 12. Maison habitée par Gabrielle d'Estrées.

Rue de l'Hirondelle.

N0s 23, 25 et 27. Ancien collège d'Autun, fondé en 1341 par le cardinal Bertrand. (Réuni plus tard à Louis-le-Grand.) Ecole gratuite de dessin de 1767 à la fin du règne de Louis XV.

N° 20. Ancien séjour des évêques de Chartres, qui s'étendait jusqu'à l'encoignure de la rue Git-le-Cœur. Le connétable Louis de Sancerre. Les évêques de Clermont. François 1er l'acheta pour la duchesse d'Etampes et le fit reconstruire. Le chancelier Séguier, pendant la Fronde. Sa fille épousa le duc de Luynes. L'hôtel se divisa en hôtel d'O (5, rue Git-le-Cœur) et en hôtel de

Luynes (17, quai des Grands-Augustins) et fut détruit. La maison actuelle n'est pas plus ancienne que le xvne siècle. Les salamandres, armes de François Ier, que l'on voit dans la cour et au-dessus de la porte, proviennent de l'ancienne demeure. En 1788, c'était l'hôtel meublé de la Salamandre.

Place St-André-des-Arts.

L'église St- André, construite en 1210 et démolie pendant la Révolution, se trouvait sur la place actuelle. Voltaire y fut baptisé. La place fut formée en 1809.

Rue St-André-des-Arts.

S'appelait rue St-André-des-Arcs à cause des nombreux marchands d'arcs, qui étaient paroissiens de l'église St-André, ou à cause du pèlerinage des Ars.

N° 22. Ange Pitou y habita. « ,

N° 21. Vieille maison qui touchait à l'église St-André des-Arcs.

N° 23. Restes de l'hôtel de la Verrière. Dufresne, seigneur du Gange, fils de l'historien glossateur dont la statue est à Amiens. Les maisons en face appartenaient en partie au collège d'Autun.

N° 27. André Duchesne, historien, mort en 1640. Joli balcon Louis XV.

N° 30. Hôtel des Montholon, gardes des sceaux au xvie siècle. Billaud-Varennes y fut locataire en 1793. Aujourd'hui hôtel meublé de la Nouvelle-France.

N° 33. Façade Louis XV.

N° 41. Comtesse de Bonamour (1754).

N° 43. Lycée Fénelon (moderne), premier lycée de filles à Paris.

N° 52. Hôtel des du Tillet de La Bussière, famille parlementaire. Charlotte de La Chesnaye, femme de François de l'Hôpital, marquis de St-Mesme. Cherin, généalogiste du roi. (Balcon Louis XV.)

N° 54. Cabaret de la Croix d'or. (Grille.)

N° 58. Emplacement d'une partie de l'ancien séjour de Navarre (1304), puis hôtel de Buci (1350), puis hôtel des archevêques de Lyon de 1523 jusqu'en 1650, qui forma deux hôtels, qui s'ouvraient également 5, rue Mazet. Au 58 actuel, belles portes sculptées (style Louis XIV).

# N°s 47 et 49. Emplacement de l'ancien hôtel de Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel (1292), hôtel qui fut ensuite le séjour des ducs d'Orléans (1330), dauphins de France, ou frères du roi. Louis XII y habita avant son avènement jusqu'en 1484. Il en fit plusieurs lots, dont les particuliers s'arrangèrent. L'un d'eux fut Jacques Coytier, ancien médecin de Louis XI, qui appela son habitation l'Abri-Cotier (1490). Le 47 appartint aux La Vieuville de Villayer au xvne et au xvme siècle et le 49 fut hôtel Châteauvieux-Dutillet. Ils avaient été réunis jadis et avaient formé l'hôtel de Jacques de la Guesle. Ils furent de nouveau réunis en 1728, et possédés par Renouard, comte de Villayer et d'Auteuil. De nouveau séparés, ils furent occupés par des librairies. L'hôtel des ducs d'Orléans s'étendait jusqu'à la rue de l'Eperon. Sur le 49, où se trouvent de belles ornementations : inscription.

: N° 61. Passage du Commerce. Ouvert en 1776. A l'entrée se trouvait une maison de jeux publique. Danton y habitait une maison démolie par le boulevard St-Germain. (Emplacement de sa statue.) Au 8 du passage, ancien cabinet de lecture fondé par la veuve du girondin

Brissot, cabinet qui exista jusqu'en 1880. Dans la même maison se trouvait en 1793 l'imprimerie de Y Ami du Peuple de Marat, qui était dirigé par Brune, futur maréchal. Aujourd'hui encore c'est une imprimerie. Dans le passage du Commerce s'ouvre la cour de Bouen.

* La cour de Bouen (et non Bohan) dépendait de l'ancien hôtel des archevêques de Bouen au xve siècle. Sur ces restes Henri II construisit, pour Diane de Poitiers, l'hôtel sous lequel passe la voûte. La terrasse sur laquelle se trouve un jardinet est une portion importante des remparts de Philippe-Auguste, avec les bases d'une tour.

Nous sortons de la cour de Rouen par la rue du Jardinet et nous prenons la rue de l'Eperon.

Rue de l'Éperon.

Dite Chapon au xve siècle et précédemment Gauvain. Au coin de la rue du Jardinet se trouvait le collège de Vendôme, du xive au xvne siècle.

N° 12. Leroux de Plemone, trésorier de France au xviii6 siècle.

N° 10. Bâti sous Louis XVI, aux dépens d'un ancien hôtel de Crémone.

N° 5. Provient de la fabrique de l'ancienne église St-André des Arts.

N° 3. Lefebvre d'Eaubonne, président au Grand Conseil, mort en 1735.

N° 1. Communs de l'hôtel Châteauvieux. Comtesse de Bonamour (1754).

Rue Suger.

S'est appelée rue des Sachettes, à cause d'un couvent de femmes au xive siècle, puis des Deux-Portes, puis

du Cimetière-de-St-André, et enfin Suger en 1844, en souvenir d'une propriété que ce ministre de Louis VI y possédait en 1150.

N° 13. Ancienne entrée du cimetière de l'église St-André. Petite cour avec fontaine.

N° 7. Maison qualifiée d'hôtel Serpente.

N° 12. Hôtel du président Nicolas Cottignon, sieur de Chauvry, beau-frère de Tallemant des Réaux (1625).

Nos 5 et 3. Collège de Boissy, fondé primitivement en 1360 par Godefroy de Boissy, chanoine de Chartres, pour 7 écoliers pauvres. L'hôtel fut dit Château-Gaillard, et le collège fut réuni à Louis-le-Grand en 1764. Le Château-Gaillard fut vendu à Le Juge de Bonzonville en 1764.

N° 3. Au premier on voit l'ancienne chapelle du collège de Boissy.

N° 2. Curieuse maisonnette au coin de la place St- André-des- Arts .

Arrivé place St-André-des-Arts, remonter la rue Hautefeuille en jetant un coup d'œil, quand nous les rencontrerons, sur les rues Serpente et des Poitevins.

Rue Hautefeuille.

Quicherat prétend que le nom vient du château Hautefeuille (Altum folium), ouvrage romain, dont il est question dans les chansons de geste.

N° 8. Hôtel de Sallier, membre du Grand Conseil (1700), au coin de la rue des Poitevins, jadis rue Guile-Queux sous St Louis et Gaillard-aux-Poitevins ensuite. A l'extrémité ouest de cette petite rue, à l'emplacement de l'Hôtel des Sociétés savantes, qui donne rue Danton, se trouvait l'hôtel de Thon, qui fut l'hôtel

des Élats de Blois sous Louis XV, hôtel Mesgrigny et hôtel Panckoucke en 1819.

*N° 5. Hôtel des abbés de Fécamp de 1330 à 1523. Très jolie tourelle au coin de l'impasse Hautefeuille, jadis rue Percée-St-André. Ste-Croix, le complice de la Brinvilliers, y habita. Archives de l'administration de Lorraine au xvme siècle. L'hôtel s'étendait jusqu'à la rue Serpente.

Cette petite rue Serpente doit son nom à la portion de l'abbaye des religieux de Fécamp donnant sur la rue, portion qui avait l'enseigne d'une sirène ou « de la serpent ». Le père du philosophe Helvétius habita ce manoir, qui fut aussi librairie Panckoucke. Entre ce manoir et le boulevard St-Michel se trouvait le collège de Tours, fondé au xive siècle, et au coin de la rue Mignon, jadis ruelle de la Semelle, était le collège Mignon, fondé en 1343 par Jean Mignon, archidiacre de Chartres. Ces deux collèges de la rue Serpente ont disparu.

# N° 9. Hôtel à façade ornée de créneaux et de 3 tourelles peu saillantes, dont la construction est attribuée aux Chartreux, au xve siècle. Cramault, archevêque de Reims. M. de Villevaut, maître des requêtes au xvn« siècle. Silvestre de Sacy, orientaliste sous l'Empire.

Au coin du boulevard St-Germain la librairie Hachette occupe l'emplacement des anciens hôtels de Forez, de Beaulieu et de Longueii.

N° 21. Collège de Damville, fondé au xive siècle par Gérard et Jean de Damville, et réuni à Louis-le-Grand en 1762. La tourelle appartint sans doute à Pierre Sarrazin, bourgeois du xive siècle. L'établissement des Prémontrés, ordre de Picardie, était en face, sur l'emplacement de l'École de médecine. Leur église a été démolie en 1889.

Rue de l'École-de-Médecine.

Formée par l'ancienne rue des Cordeliers et une partie de l'ancienne rue des Boucheries, ainsi appelée à cause des 22 étaux de bouchers qui s'y trouvaient, dont celui de Legendre.

La maison où fut tué Marat se trouvait sur l'emplacement de la statue de Broca. (Jeter un coup d'œil sur la rue Dupuytren, dont la notice est plus bas.)

L'Ecole de médecine, siège de la Faculté de médecine de Paris, est sur l'emplacement des bâtiments d'habitation des Jacobins, de l'ancien collège royal de Bourgogne, qui avait été fondé par Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe le Long, et de l'ancienne chapelle Ste-Anne des Prémontrés Y^<- /f*r\"'.^ \^T?yk^<J %

Bâtie en 1769 par Gondouin. Louis XVI posa la pre- /tf/' mière pierre de l'amphithéâtre en 1774. Les nouveaux ^9 ; bâtiments en bordure du boulevard St-Germain et de la S. Ly. j rue Hautefeuille ont été commencés en 1878. '$£ * ^*f '

"Z /Ult L'église des Cordeliers s'élevait sur la place actuelle

Ute~J~"i' ., de l'École-de-Médecine : là furent enterrées des reines ./—j 'n?) uty.de r rance et le connétable de St-Pol. ^ ï oc, X <ri 9 ^ j. Les bâtiments neufs de l'Ecole pratique de médecine, «^x^ en face de l'Ecole, remplacent l'ancien hôpital des Cli- , t'o^ê, niques, qui lui-même avait remplace les restes du A^^'r, cloître des Cordeliers, qui était devenu une prison. Cï&3t *N° 15. Ancien réfectoire des Cordeliers, construit

( */ ' par Anne d'Autriche sous la forme d'une église. Le

/,*/-.. \<jl corps de Marat y fut transporté et déposé sur un autel.

l'ty Le club des Cordeliers (1790) se tenait dans la Salle

j^- Jmi»/. théologique où s'était transporté en 1787 le musée de

yfc ^ Paris de la rue Dauphine. Danton et C. Desmoulins

étaient les orateurs du club, qui était présidé par le bou-

cher Legendre, Sous Charles X le réfectoire des Cordeliers fut manufacture de mosaïques. Depuis 1840, il est devenu le musée Dupuytren. On peut en revoir un ^^ *«autre aspect au 10 de la rue Racine, rue ouverte en 1780, %J *ï*~ q jusqu'à la rue Monsieur-le-Prince et achevée en 1832. fe-^Xjj± N° 7. Voir dans la cour l'aspect du Réfectoire. ^

N° 4. On y trouve des traces dans les caves de l'ancien collège de Damville, dont la grande porte ouvrait au 13 de la rue Pierre-Sarrazin.

# N° 5. Ancienne école de chirurgie créée par St Louis sur la sollicitation de son chirurgien Jean Pitard, sous la forme d'une confrérie dite de St-Gome et St-Damien. Le premier amphithéâtre fut édifié vers 1561 par le clergé de la petite église de St-Gome qui y attenait, et reconstruit en 1694. Académie royale de chirurgie en 1731, qui fut transportée sous Louis XV à l'Ecole de médecine. Ecole gratuite de dessin (1767), puis Ecole des Arts décoratifs. ^ £ ~~^ /^~w* ^c^^y ^

<+*> j™^,, Rue DupUytren. ^

Dite de Touraine au xvne siècle. Sur l'ancien cimetière des Gordeliers.

N° 4. La veuve de Molière, née Réjart, y habita, après s'être remariée à Guérin d'Estriche.

N° 6. Appartenait au baron Dunoyer. Aujourd'hui hôtel meublé de Rochefort.

N° 7. Ancien collège des Gordeliers, ainsi qu'au 9. Le 7 devint école gratuite de dessin pour les filles (1803), école qui fut dirigée depuis 1849 par Rosa Ronheur. Nous revoyons les restes de l'ancien collège des Gordeliers au 4 et au 6 de la petite rue Antoine- Dubois, jadis de l'Observance, qui est parallèle à la rue Dupuytren. L'entrée du couvent des Gordeliers était

en face de la maison portant le n° 4 de la rue Antoine- Dubois.

La rue de l'Ecole-de-Médecine nous a mené au boulevard St-AJichel, non loin du boulevard St-Germain et de la place St-Michel, centre de nombreuses lignes d'omnibus et de tramways. La station du Métropolitain la plus proche est le Châtelet.

La fontaine St-Michel, qui se trouve sur la place, a été inaugurée en 1860. Le groupe de St Michel terrassant le dragon est de Duret.

29e ITINÉRAIRE

Quartier compris entre le boulevard St-Michel à l'ouest, la rue des Écoles au sud, la Halle aux vins à Vest et la Seine au nord.

Départ de la place St-Michel, point terminus de l'itinéraire précédent, et retour au musée de Cluny, non loin du point de départ.

Rue de la Harpe.

Bâtie au xine siècle. S'est appelée rue aux Hoirs

d'Harcourt, à cause du collège de ce nom, et rue de la Vieille-Bouclerie dans sa partie basse. Elle doit son nom à une enseigne. C'était une ancienne voie romaine dont on a découvert les substructions en 1839. Le boulevard St-Michel a absorbé la plus grande partie de cette rue et elle ne conserve plus rien d'intéressant. Jeter un coup d'œil sur les : 11, 19, 35, 41 (petite statuette de la Vierge).^ ~^ 1 1 l

Rue de la Huchette.

Ouverte au xne siècle. Presque toute la rue jadis était occupée par des rôtisseurs et des lapidaires diamantaires.

N° 13. Ancien bureau des Apothicaires à l'image de la Lamproie.

N° 11. « Café anglais des Indigents ou Purotins », d'après Huysmans.

N° 4. Maison à l'enseigne de la Hure d'or (1729). f,y ■ f-

Dans cette rue s'ouvrent deux ruelles très curieuses et pittoresques : la rue du Chat-qui-Pêche, qui n'est qu'une fente bancroche pratiquée entre deux murs, et la rue Zacharie, qui au moyen âge s'appelait Sac-à-lie. Cette curieuse ruelle, qui était déjà malpropre au moyen âge, et où nous jetterons un coup d'œil en passant sur les 5, 18, 13, 15, nous mène à la rue St-Séverin.

Rue St-Séverin.

N° 2. Maison du théologien Fromageau, confesseur des condamnés à mort au xvne siècle. Aujourd'hui Triperie St-Séverin.

N° 3. Porta l'enseigne de la Galoche, puis de l'Ile

d'Amour; appartint au président Lefeuve de la Fal-

luère, au comte de Mauron et à Pierre du Sable (1721).

N.°J>. Impasse Salembière, jadis Saille-en-Bien, au

xine siècle.

N° 13. A l'enseigne du Cygne de la Croix. Le 34 est également curieux.

* Eglise St-Séverin. Eglise gothique, la plus intéressante peut-être de Paris. Reconstruite partiellement à différentes époques sur l'emplacement d'un ancien oratoire du temps de Childebert Ier, où St Cloud, fils de Clodomir, avait pris l'habit monastique. Le portail latéral, et le porche sous la tour, les voûtes des premières travées du premier collatéral de droite, les trois premières travées de la grande nef sont du commencement du xme siècle. La tour et le second collatéral de la nef à droite sont du xive siècle, le reste du xve siècle. Sur le porche de la tour carrée de gauche on lit cette

inscription en caractères du xve siècle : « Bonnes gens qui par cy passées, priez Dieu pour les trépassés ». Le portail actuel provient de l'église St-Pierre-aux-Bœufs, fondée dans la Cité en 1220. Dans la porte nord on a replacé deux lions en pierre entre lesquels les curés de St-Séverin rendaient la justice. L'ancien cimetière, dont on revoit les charniers, occupait l'emplacement du jardin actuel du presbytère. De 1794 à 1802 l'église fut une poudrière.

Rue des Prêtres- St-Séverin.

Le presbytère actuel est sur l'emplacement de l'ancien cimetière St-Séverin. En 1461, on y fit publiquement la première opération de la pierre sur un condamné à mort, qui guérit et qui fut gracié par Louis XL

N° 5. Restes de l'ancien collège de Lisieux, fondé en 1414 par trois frères de la maison de Touteville. Il resta là jusqu'au xvie siècle.

N° 8. Avait pour enseigne : Au Vert galant, avant Henri IV.

Rue Boutebrie (1240).

Dite au moyen âge Erembourg-en-Brie, du nom d'un de ses habitants. Au xvie siècle : rue des Enlumineurs. Le côté gauche est moderne.

N° 6. Maison à pignon avec escalier du xve siècle.

Rue de la Parcheminerie.

Très curieuse. Toutes les maisons sont anciennes.

N° 29. Jolie façade Louis XV.

Nos 6 et 7. Appartenaient au xme siècle à la cathé-

drale anglaise de Norwich, qui y entretenait des écoliers, puis à l'abbaye des Echarlis, du diocèse de Sens et de l'ordre de Gîteaux.

N° 12. Passage qui conduit aux charniers de St-Séverin, où se tinrent des assemblées séditieuses qui précédèrent la Ligue (aujourd'hui occupés par une école).

Descendons un peu la rue St-Jacques, qui est continuée par la rue du Petit-Pont, ouverte au xne siècle et reconstruite au xvine siècle, où nous voyons au 10 un bel hôtel style Louis XIV, orné d'un balcon et prenons la :

Rue de la Bûcherie.

Doit son nom à de nombreux marchands de bois qui y demeuraient au moyen âge et qui au xvie siècle émigrèrent à la Râpée. Elle est traversée par une passerelle qui réunit les deux annexes de l'Hôtel-Dieu.

* N° 13. Cloître à arcades ogivales. Ancienne salle des cours de la Faculté de médecine de 1369 à Louis XV. L'amphithéâtre fut construit en 1617 sur l'emplacement d'une maison qui, à l'enseigne du Cheval-Blanc, appartenait aux religieux de Ste-Geneviève dès 1430. Ecole d'anatomie sou.s l'Empire. Acquis par la Ville, qui semble l'oublier. En face, le 14 et le L6 sont anciens et étaient jadis à l'image des Trois-Poissons.

Dans la rue de la Bûcherie visitons la rue St-Julien-le- Pauvre.

Rue St-Julien-le-Pauvre.

#N° il. L'église doit son origine à un établissement hospitalier du vie siècle où logea St Grégoire de Tours. L'église primitive fut ruinée par les Normands en 886, et reconstruite. Au xne siècle elle dépendait de l'abbaye

de Longpont. L'église actuelle, de nouveau reconstruite à cette époque, devint le siège des assemblées de l'Université, jusqu'à la création des écoles de la Montagne Ste-Geneviève. Elle fut délaissée, et achetée au xvne siècle par l'Hôtel-Dieu, qui en fit une simple chapelle. Magasin sous la Révolution. Rendue au culte en 1826. Depuis 1889, elle est affectée au culte catholique grec. Montyon y est enterré. Dans la petite cour qui précède nous voyons un vieux puits.

Au sud, entre l'église et la rue Galande, se trouvait l'ancienne chapelle St-Blaise, disparue aujourd'hui.

N° 14. Hôtel d'Isaac de Laffemas, gouverneur du Petit-Châtelet et lieutenant civil au xvne siècle, chez lequel les écoliers venaient vider leurs démêlés. Porte surmontée d'une Justice. (?P/i '^ *L

La rue St-Julien-le-Pauvre nous mène à la rue Galande.

Rue Galande.

Percée en 1202 sur le clos Mauvoisin, qui confinait au fief de Garlande, possédé en 1200 par Mathilde de Garlande, épouse de Mathieu de Montmorency. C'était il y a quelques années une des plus curieuses de Paris et elle faisait partie de la tournée classique dite des « Grands Ducs ». Elle conserve encore, malgré des démolitions récentes, des maisons anciennes et curieuses.

N° 65. Hôtel des seigneurs de Châtillon au xvne siècle. Frises gracieusement sculptées.

N° 58. Curieuses mansardes.

N° 57. Emplacement de l'ancien bouge du Château- Rouge, ou de Guillotine, que l'on vient de démolir.

N° 48. Entrée de l'ancien couvent des Augustines, dont on retrouve les traces au sud de St-Julien-le-Pauvre.

N° 41. Curieux passage menant 12 bis, rue Domat. (Escalier dans le passage.)

Nos 31 et 29. Maisons à pignons.

Au nord de la rue Galande se trouve la rue du Fouarre.

Rue du Fouarre.

S'est appelée rue du Trou-Punais dans sa partie basse. Le nom de fouarre ou feurre était synonyme de paille ou fourrage, et la paille servait de siège aux écoliers des nombreux collèges qui étaient installés dans cette rue au moyen âge, entre autres les écoles des Quatre-Nations (France, Normandie, Allemagne, Picardie). Le Dante fréquenta une de ces écoles en 1304. La maison de Buridan se trouvait sur l'emplacement de l'annexe de l'Hôtel-Dieu, près de St-Julien-le-Pauvre.

Toutes les maisons sont modernes aujourd'hui.

Nous pouvons sortir de la rue Galande par le passage qui existe au 41, qui nous mènera rue Domat.

Rue Domat.

Naguère du Plâtre-St-Jacques. Toutes les maisons sont curieuses.

N° 16. Vieille masure dont le numéro est indiqué par un simple morceau de carton.

N° 12 bis. Passage aboutissant 41, rue Galande, sur l'emplacement de l'ancien collège de Cornouailles, fondé en 1317 par Nicolas de Grève, clerc de Bretagne, et réuni plus tard à Louis-le-Grand.

Rue des Anglais.

Doit son nom aux écoliers anglais qui y demeuraient au moyen âge.

N° 4. Cabaret du Père Lunette (truqué aujourd'hui).

De l'autre côté de la nouvelle rue Lagrange, la rue des Anglais est prolongée par la rue de l'Hôtel-Colbert.

Rue de l'Hôtel-Colbert.

Doit son nom à un simple hôtel meublé et non à l'hôtel dit de Colbert à tort, et qui appartenait à la famille des Isalis, greffiers au Parlement avant 1789. Ce bel hôtel, construit en 1650, et qui fut imprimerie sous l'Empire, se trouvait à l'angle ouest de la rue Galande. Il a été démoli. La rue s'est jadis appelée rue d'Arras, puis rue des Rats de 1300 à 1829.

N° 13. Ancienne maison au coin de la rue des Trois-Portes, qui renferme également plusieurs maisons curieuses.

N° 10. Amphithéâtre de l'ancienne Faculté de médecine. (Voir 13, rue de la Bûcherie.)

La rue de la Bûcherie ou la rue des Trois-Portes nous mènent à la :

Place Maubert.

La place Maubert doit son nom à Jean Aubert, deuxième abbé de Ste-Geneviève. C'était jadis le lieu de rendez-vous des écoliers, et un lieu d'exécutions. Là furent brûlés comme hérétiques : Alexandre d'Evreux, en 1533; Claude Lepeintre, orfèvre, en 1540; Etienne Dolet, imprimeur, dont nous voyons la statue, en 1546. A chaque époque troublée, pendant la Fronde, comme en 1848, des barricades s'y élevèrent, et avant d'être aérée par le boulevard St-Germain et la rue Monge, la place Maub, comme on l'appelait, était le repaire des escarpes et des assassins.

L'impasse Maubert, naguère d'Amboise, occupe la place d'un ancien hôtel d'Amboise antérieur au xive siècle, et d'un collège grec du xine siècle.

Rue Maître-Albert.

Jadis rue Perdue jusqu'en 1844. Doit son nom au professeur, le Maître Albert, qui, au xme siècle, donnait ses leçons en plein air sur la place Maubert. Aujourd'hui c'est une rue d'hôtels garnis du dernier ordre, où les vagabonds logent à la nuit. La plupart des logeurs sont Auvergnats.

iS° 13. Là mourut en 1820 Zamor, le page nègre de Mme Dubarry. Maisons curieuses, entre autres : 15, 14, 10, 7, 3, etc. Dans la rue des Grands-Degrés, qui se trouve au bas de la rue Maître-Albert, Voltaire travailla comme clerc dans l'étude de Me x\lain, procureur.

Rue de Bièvre.

La Bièvre se jetait jadis dans la Seine, à l'endroit où passe la rue de ce nom. Sous Louis XII, par l'entremise de St Bernard, les chanoines de St-Victor obtinrent l'autorisation de dériver la rivière pour la faire passer dans leur enclos. Le Dante, proscrit, habita la rue et y composa une partie de la Divine Comédie. Crébillon y travailla comme clerc chez un procureur. Jadis cette rue n'était habitée que par des bateliers.

N° 6. Dépendait du collège St-Michel.

N° 12. Collège St-Michel, fondé en 1348, par l'évêque de Paris Guillaume de Ghanac, pour 12 boursiers pauvres du diocèse de Limoges. Il en reste une petite statuette de St Michel terrassant le dragon. Le cardinal

Dubois y fut domestique et élève. Les numéros 22, 24, 27, 30, sont curieux.

N° 28. Mlle Dreux d'Aubray, qui devint la marquise de Brinvilliers, la célèbre empoisonneuse, y habita. (Voir la cour et l'escalier.)

Rue des Bernardins.

S'appela rue de St-Bernard de 1246 à 1425. Longeait l'enclos du couvent des Bernardins, dont il reste le réfectoire visible dans la caserne de la rue de Poissy. Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet, construite sur l'enclos du même nom, qui était très abondant en chardons. Elle fut bâtie sur les dessins de Lebrun, enfant de la paroisse, de 1656 à 1709. La tour, construite par Charles Comtesse, juré du roi, est plus ancienne (1625). Le peintre Lebrun y est enterré, ainsi que le conseiller d'Etat Jérôme Bignon.

L'hôtel de Torpanne (1566), démoli en 1830, et dont on voit des restes aux Beaux-Arts, était rue des Bernardins

Rue St- Victor.

L'abbaye de St-Victor, avec son enclos et son église, occupaient l'emplacement actuel de la Halle aux vins. Cette abbaye, fondée par Guillaume de Champeaux, sous les auspices de Louis le Gros, fut rendue célèbre par ses écoles avec Abailard, St Thomas de Cantorbéry, St Bernard, etc. Supprimée en 1790, elle fut démolie dans le courant du xixe siècle. L'entrée principale se trouvait en face de la rue des Boulangers

N° 34. Curieuse échoppe au pied de St-Nicolas-du- Chardonnet ainsi qu'au 30.

N° 32. Entrée de l'église St-Nicolas-du-Chardonnet.

Nos 26 et 24. Séminaire de St-Nicolas-du-Chardonnet, fondé en 1620, sur l'initiative d'Adrien Bourdaise, de Gompain, et grâce aux largesses du prince de Gonti. Fermé à la Révolution et rétabli en 1811.

N° 14. Hôtel construit sous Louis XIV, par Jacques Auvray, maître couvreur. L'échevin Jacques Pyard.

Les 8, 6, 4, sont assez curieux.

Rue <ie Pontoise.

Percée en 1772 pour y établir une halle aux veaux et, comme les environs de Pontoise fournissaient des veaux recommandables, on lui donna le nom de cette ville. L'inscription de l'entrée de la halle aux veaux (démolie) est à Carnavalet.

N° 19. Emplacement de l'église des Bernardins, aujourd'hui fourrière.

N° 21. Emplacement du couvent des Bernardins, aujourd'hui école primaire.

Rue de Poissy.

N° 18. Restes du couvent des Bernardins.

* N° 24. Caserne des Pompiers. Réfectoire à trois nefs de l'ancien couvent des Bernardins. Ce couvent fut fondé par l'Anglais Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, sous les auspices d'Alphonse de France, frère de St Louis, en 1245. L'ordre de Cîteaux s'y établit au xive siècle. En 1792 de nombreux prêtres y furent massacrés.

Rue du Cardinal-Lemoine.

La partie comprise entre la Seine et la rue des Ecoles a été ouverte au xixe siècle, à travers les terrains du

collège du Cardinal-Lemoine, collège fondé en 1302 et supprimé à la Révolution. A côté du collège se trouvait la chapelle St-Firmin, fondée en 1248.

Rue des Fossés-St-Bernard.

Tracée sur l'enceinte de Philippe-Auguste. Au bout de la rue du côté de la Seine se trouvait la porte St-Bernard, qui avait remplacé, en 1670, la porte de la Tournelle. A l'autre extrémité, du côté de la rue des Ecoles, se trouvait la porte St- Victor, démolie en 1684. L'abbaye St- Victor occupait l'emplacement de la Halle aux vins, construite de 1813 à 1819. En face du 30, se trouvait jusqu'en 1837 l'hôtel de Bazancourt, communément appelé l'hôtel des Haricots et qui servait de maison d'arrêt.

Revenons par la rue des Ecoles.

Rue des Écoles.

Percée en 1854.

N° 2. Emplacement de la porte St-Victor de Philippe- Auguste. (Inscription.) Dépôt du mobilier de l'Etat.

A peu près en face, au coin de la rued'Arras, se trouvait le collège des Bons-Enfants, fondé en 1290, qui devint le séminaire de St-Firmin et, pendant la Révolution, prison des prêtres insermentés. Plus tard ce fut une institution déjeunes aveugles.

Le petit square Monge, que nous rencontrons sur notre gauche, dominé par la muraille de l'Ecole polytechnique, renferme, sans parler de la statue de Voltaire, érigée en 1872, une jolie fontaine Louis XV, qui avait été construite en 1714, rue Ghildebert, et les deux statues de J. Aubry et de P. de Viole, qui proviennent de l'ancien hôtel de ville.

N° 33. Passage du Clos-Bruneau (jadis rue de Judas).

.* Collège de France, fondé en 1530 par François Ier, dit le Réformateur des lettres. Sous Henri IV, ce n'était encore qu'un collège, dit des Trois Langues. L'édifice primitif, commencé en 1610, fut détruit et remplacé par l'édifice actuel, terminé en 1778 par Chalgrin. Agrandi de 1831 à 1842. Le nombre des chaires est actuellement de 40.

Un peu à l'est du Collège et traversant la rue des Écoles, nous trouvons la :

Rue Jean-de-Beauvais.

Doit son nom à la chapelle de St-Jean du collège de Dormans-Beauvais, qui transformée est devenue la chapelle roumaine du 9 bis. Robert Estienne y créa sa maison. Elle longeait jadis l'église St-Jean-de-Latran et la Gommanderie des Frères hospitaliers de Jérusalem. Elle est méconnaissable aujourd'hui et, sauf quelques maisons, comme le 23, le 33, tout y est moderne.

Rue Du Sommerard.

S'appelait rue des Mathurins dans sa partie comprise entre la rue St-Jacques et le boulevard St-Michel. Elle possédait une église, qui se trouvait sur l'emplacement de la rue de Gluny. La partie Est, comprise entre la rue St-Jacques et la rue Jean-de-Beauvais, est sur l'emplacement de St-Jean-de-Latran.

* Musée de Cluny et Palais des Thermes. Constance Chlore construisit le palais des Thermes et son petit-fils Julien y fut proclamé empereur romain en 360. Habité par les empereurs romains et par plusieurs rois francs

de la première race. Sous Philippe VI, Pierre de Châlons, abbé de Gluny, acheta les restes du vieux palais en 1340, et à sa place s'éleva le bel hôtel gothique de Gluny, qui fut achevé en 1490 par Jacques d'Amboise. Les abbés de Cluny habitèrent peu ce palais qu'ils louèrent. Jacques V d'Ecosse, Marie d'Angleterre, troisième femme de Louis XII, dite la Reine Blanche (à cause de la couleur de son deuil), y habitèrent. Au xvie siècle, une troupe de comédiens s'y installa, mais les Confrères de la Passion, installés à l'hôtel de Bourgogne, firent fermer le théâtre. Vendu comme bien national. M. du Sommerard, collectionneur éclairé, en fut locataire trente ans. Acquis par l'Etat sous Louis-Philippe.

Dans le frigidarium se trouvent les premiers monuments de l'histoire de Paris.

Tous les jours, sauf le lundi, de 11 heures à 4 heures et jusqu'à 5 heures en été. (Le dimanche on ferme toujours à 4 heures.)

A l'est du jardin se trouve la rue de Gluny.

Rue de Cluny.

S'est primitivement dite : rue Fontane.

Avant la Révolution s'élevait dans cette rue une église dite des Mathurins qui, séquestrée, servit d'atelier à David. Nous en revoyons l'amorce d'une arcade au 7. Le théâtre de Gluny (1865), à l'angle du boulevard St- Germain, est sur l'emplacement du couvent des Mathurins dits Frères aux Anes. Le cloître de ce couvent servit de chef-lieu à l'Université de Paris, jusqu'à l'expulsion des Jésuites. Elle prit possession alors du collège Louis-le-Grand.

30e ITINERAIRE La montagne Ste-Geneviève.

Se rendre à la place Maubert et prendre la rue de la Montagne-Ste-Geneviève.

Rue de la Montagne-Ste-Geneviève.

N° 34. Hôtel d'Albiac jusqu'en 1540. Collège des Trente-Trois, fondé par Claude Bernard, avec l'aide d'Anne d'Autriche, pour 33 élèves pauvres déjà clercs, ou prêts à recevoir la tonsure. Reconstruit en 1740. Le duc d'Orléans, fils du Régent, y rétablit les bourses. Séquestré et vendu nationalement en 1797.

N° 40. Enseigne à Ste Geneviève.

Après avoir jeté un coup d œil sur les 42, 44, 46, 48, nous arrivons sur une petite place ornée d'une fontaine en face de l'Ecole polytechnique.

N° 58. A l'angle de la rue Laplace, porte basse et escalier à vis.

Nos 43 à 51. Ancien collège de l'Ave Maria, fondé par Jean de Hubant, conseiller de Philippe VI, pour quatre écoliers du Nivernais. Aliéné par l'Etat en 1810.

N° 43. Grille et enseigne des Trois-Lurons.

N° 47. Balcon en fer forgé.

N° 51. Grille à l'enseigne de St Etienne.

# St-Étienne-clu-Mont. Date du xvie siècle. La façade si curieuse, et le jubé, le dernier de Paris, furent construits en 1610, par Marguerite de Valois (la reine Margot). La construction dura 107 ans. L'église était accolée à l'ancienne église Ste-Geneviève^ reconstruite en 1170, par l'abbé de Tournay, et démolie de 1801 à 1807, et qui se trouvait sur l'emplacement de la rue Clovis actuelle. Pendant longtemps l'église Ste-Geneviève servit d'entrée à son annexe, l'église St-Etienne. En 1795, St-Etienne-du-Mont fut le Temple de la Piété filiale accordé aux Théophilanthropes. Mgr Sibour fut assassiné au grand autel de St-Etienne par l'abbé Verger (1857). Le cimetière était derrière le chœur, et les charniers sont encore bien conservés. J. Racine et Pascal furent inhumés dans l'église.

Rue St-Étienne-du-Mont.

Jadis rue des Prêtres-St-Etienne-du-Mont. Presque toutes les maisons sont anciennes et on y voit des crochets du moyen âge aux 18, 10, 8.

N° 14 Dépendait du collège de l'Ave Maria.

Rue Descartes.

Rue Bordet de 1250 à 1809, à cause de la porte de ce nom démolie en 1685.

N° 15. Appartenait aux comtes de Bar. Restauré au xvme siècle.

* N° 21. Ancien collège de Navarre, fondé en 1304, par Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, pour 70 écoliers pauvres (20 en grammaire, 30 en philoso-

phie, 20 en théologie). Reconstruit sous Louis XI. Gerson, Henri III, Henri IV, Richelieu, Bossuet, etc., en furent les élèves. Séquestré à la Révolution. Caleographie des frères Pyranési en 1792. L'Ecole polytechnique, fondée en 1794, y fut transférée en 1805. L'hôtel du Général commandant l'Ecole avait été, avant la Révolution, le collège de Boncourt, fondé au xvie siècle. Jodelle y avait fait jouer ses pièces en présence de Henri II et Voiture y fit ses études.

N° 30. Construit par le fils du Régent, lorsqu'il se retira à l'abhaye Ste-Geneviève.

N° 23. Enseigne peinte : Au roi Glovis. Ce cabaret joua un rôle dans l'affaire des Sergents de la Rochelle.

N° 50. Emplacement de la porte St-Mareel de l'enceinte de Philippe-Auguste, dite porte Bordet. Cette porte fut démolie en 1685 par Jean de Fourcy, prévôt des marchands. Au 52 et au 51 : grilles de cabaret.

Avant de quitter la rue Descartes nous devons visiter la rue Clovis.

Rue Clovis.

Percée en 1804 sur les terrains de l'abbaye Ste-Geneviève.

N° 7. Portion considérable de l'enceinte de Philippe- Auguste.

* N° 23. Lycée Henri IV (1795); Napoléon sous l'Empire. Occupe l'emplacement et une partie des bâtiments de l'abbaye Ste-Geneviève, fondée par Clovis. Celui-ci, vainqueur d'Alaric, fît construire sur le mont Leucotitius, une chapelle appelée église St-Pierre, qui devint Ste-Geneviève, quand la patronne de Paris y fut inhumée à côté de Clovis et de Clotilde. Elle était desservie par

les chanoines de l'abbaye. Cette première église fut incendiée parles Danois en 857, et reconstruite en 1170 par l'abbbé Etienne de Tournay, sur l'emplacement de la rue Glovis. Le clocher, dit tour de Glovis, fut relevé sur ses anciennes fondations. Cette nouvelle église, qui contenait la célèbre châsse de Ste-Greneviève et qui touchait à St-Étienne-du-Mont, fut démolie de 1801 à 1807. Le cloître de l'ancienne abbaye (voir rue Clotilde), le dortoir et le réfectoire sont du xvne siècle.

A l'extrémité de la rue Descartes prenons la rue Blainville.

Rue Blainville.

Jadis Contrescarpe-St-Marcel.

La place de la Contrescarpe, dans la rue Mouffetard, a été formée en 1853 au détriment de la rue Blainville. Au 3 de cette place une inscription en lettres gothiques nous rappelle que là se trouvait le cabaret de la Pomme de Pin, vanté par Rabelais et illustré par la pléiade de Ronsard.

N° 1. Curieuse et ancienne maison au coin de la rue Mouffetard.

N° 9. Maison à huit étages, qui fut filature sous l'Empire.

N° 11. Maison à façade percée d'une petite niche. Faisait partie sans doute de la caserne des Gardes françaises de la rue Tournefort.

La rue Blainville est continuée par la rue de l'Estrapade. Sur la petite place où elles se marient, vient mourir la petite rue T/iouin, naguère de Fourcy-St- Jacques, qui fut ouverte en 1685 par le prévôt des marchands Fourcy. Le coté nord était occupé en partie par un jeu de paume où se trouvait le théâtre des Turlupins. Par ordre de Richelieu les trois acteurs bouffons qui

composaient la troupe (Turlupin, Gros Guillaume, Gautier Garguille) furent réunis aux comédiens de l'hôtel de Bourgogne.

Rue de l'Estrapade.

De sinistre mémoire ; se termine à la place de la Vieille- Estrapade, où se tenait le théâtre des Muses, fermé en 1792.

Nos 5 et 7. Belles portes et bel escalier au 7. Construits en 1727. Hôtel particulier, puis pension Jubé jusqu'en 1869. Librairie Magnier.

N° 11. Maison du xvme siècle.

La rue d'Ulm, que nous prenons à droite, possède, au 43, l'Ecole Normale, fondée en 1841 et construite par Givors, sur l'ancien enclos St-Joseph, et, au 14, les grands jardins du couvent des Dames St-Michel.

Place du Panthéon.

Achevée en 1856.

N° 13. Mairie du Ve arrondissement

* N° 10. Faculté de droit, construite par Soufflot et terminée en 1772. (Joli bas-relief.)

# N° 8. Bibliothèque Ste-Geneviève depuis 1844, contenant plus de 200 000 volumes. La bibliothèque des Génovéfains, fondée en 1624, y fut transféré, en 1850. Autrefois c'était le collège Montaigu jusqu'en 1792. Ce collège avait été fondé par le chancelier de Montaigu, archevêque de Narbonne et persécuteur des Templiers. Ignace de Loyola, Érasme et Calvin y avaient fait leurs études. Hôpital après 1792, puis prison militaire surnommée l'hôtel des Haricots. Bibliothèque en 1844.

# Église Ste -Geneviève, commencée en 1757 sur les plans de Soufflot. La Constituante en fît le Panthéon (1791). La Restauration le rendit au culte (1822). Panthéon après 1830. Ste-Geneviève en 1851, enfin Panthéon de nouveau en 1885, à l'occasion des funérailles de Victor Hugo.

Derrière le Panthéon, dans la rue Clotilde, nous voyons la façade latérale de l'ancien cloître de l'abbaye Ste-Geneviève (lycée Henri IV). En face s'ouvre la rue Soufflot.

Rue Soufflot.

N° 14. Emplacement du couvent des Dominicains ou Jacobins (1217 à 1790), célèbre par l'enseignement d'Albert le Grand et de St Thomas d'Aquin, par ses sépultures royales et par celle du dauphin Humbert II, qui, en se faisant dominicain, donna le Dauphiné à la France. (Inscription.)

N° 20. Emplacement de l'ancien Parloir aux Bourgeois. (Inscription.)

Au milieu, du côté nord de la place du Panthéon, s'ouvre la rue Valette.

Rue Valette.

Jadis des Sept-Voies (7 rues y aboutissaient). Construite en partie à la fin du xie siècle.

N° 4. Collège Ste-Barbe, construit sur la plus grande partie de l'ancien collège de B.eims. Il fut fondé en 1460 et s'annexa par la suite les collèges de Beims, de Coquerel, de Bethel. Les bâtiments actuels, construits par les frères Labrouste, sont modernes, mais c'est le plus ancien établissement d'instruction publique en France.

N° 21. Bestes intéressants de l'ancien collège Fortet,

fondé au xive siècle par Pierre Fortet, archidiacre de Gussac. Il s'annexa en 1564 l'ancien hôtel des évêques de Nevers, qui s'ouvrait rue Laplace. Ce collège fut le premier rendez-vous des Ligueurs et du conseil des Seize. En 1764, il fut réuni à Louis-le-Grand.

N° 3. Emplacement du Collège-Hospice de la Merci, fondé en 1515 et supprimé en 1793.

Les 13, 11, 7, sont curieux.

Dans la rue Valette s'ouvre la rue Laplace.

Rue Laplace.

Naguère des Amandiers-Ste-Geneviève.

Presque toutes les maisons sont anciennes et curieuses (11-20).

N° 12. Ancien collège des Grassins, fondé, en 1569, par Pierre Grassin, sieur d'Ablon, conseiller au Parlement, el son frère Thiéry, avocat, pour 6 boursiers pauvres du diocèse de Sens. Chamfort y fit ses études. Fermé à la Révolution. Sur son emplacement s'élevait jadis l'hôtel d'Albret, dit de Blois au temps de la guerre des Deux Jeannes.

N° 14. Restes de l'ancienne chapelle du collège des Grassins.

Au nord-ouest de la place du Panthéon prenons la rue Cujas.

Rue Cujas.

Naguère des Grès.

N° 2. Collège Ste-Barbe (voir 4, rue Valette).

N° 4. Collège Louis-le-Grand (voir rue St-Jacques).

L'église St-Etienne-des-Grès, fondée par St Denis et démolie en 1792, ouvrait rue St-Jacques et rue Cujas. La bibliothèque de l'Ecole de droit est sur l'emplace-

ment de l'habitation des membres du chapitre de St-Etienne-des-Grès.

Le couvent des Jacobius occupait une partie de l'espace compris entre la rue St-Jacques et la rue Victor- Cousin.

Rue Victor-Cousin

Naguère de Cluny; ouverte au xnie siècle.

Le collège de Cluny, fondé en 1269, qui en longeait la partie ouest, s'étendait de la place de la Sorbonne à la rue Cujas. Ce séminaire ne fut fermé qu'en 1790 et la chapelle servit d'atelier à David avant d'être utilisée par la librairie Hachette. A l'angle de la rue Soufflot et de la rue Victor-Cousin se trouvait le Parloir aux Bourgeois.

Place de la Sorbonne.

(Victor Hugo prétend que le nom de Sorbonne vient du latin Soror bona.) La place était occupée jadis par le collège des Dix-Huit et le collège de Calvi, jeté bas au xvne siècle.

# La Sorbonne. Le premier fondateur en fut réellement Robert de Douai, médecin de la Reine, femme de St Louis. En exécution de son testament, Robert de Sorbon, aumônier de St Louis, fonda en 1253 l'humble collège de théologie qui devint la Sorbonne. En 1470, ce collège fut le siège de la première imprimerie en France. En 1622, Ptichelieu fut élu grand-maître de la Sorbonne et fit reconstruire par Lemercier l'église et les bâtiments qui tombaient en ruines. La chapelle, dont Ste Ursule est la patronne, est décorée par Ph. de Champaigne et renferme le tombeau du cardinal de Richelieu, œuvre de Girardon, d'après Lebrun. La tête du cardinal de Puchelieu fut volée en 1793, lors de la violation des

tombeaux, emportée dans un petit village de Bretagne et fut rapportée sous Napoléon III. La chapelle a survécu seule à la vieille Sorbonne, car les bâtiments actuels, commencés en 1884, ont été terminés en 1901. La Nouvelle Sorbonne a absorbé, au nord, le cloître et l'église St-Benoist, dont nous voyons le portail transféré dans le jardin du musée de Cluny. C'est dans l'enclos de cette église que François Villon assassina Chermoye par rivalité d'amour. L'église, fermée à la Révolution, ne fut démolie qu'en 1854, après avoir été transformée en dépôt de farines en 1813 et en théâtre du Panthéon en 1832. Au sud, du côté de la rue Cujas, la Nouvelle Sorbonne a fait disparaître l'hôtel meublé de St-Quentin, qui fut habité par J.-J. Rousseau, Gresset, Condillac, son frère Mably, Hégésippe Moreau, etc.

La rue de la Sorbonne, qui se trouve en face, fut habitée par le maréchal Gatinat et le peintre Greuze.

Sur la place de la Sorbonne s'ouvre la rue Champollion.

Rue Champollion.

Naguère des Maçons-Sorbonne. Tracée au xie siècle sur les dépendances du palais des Thermes. Elle fut le siège de la confrérie des maçons, avait une chapelle St-Blaise et 3 collèges (Bagneux-Narbonne-Seez), qui furent plus tard réunis à Louis-le-Grand.

Au coin de la place se trouvait avant 1848 le restaurant Flicoteau, illustré par Balzac et chanté par Musset. C'est aujourd'hui le café d'Harcourt.

N° 17. Le naturaliste Bosc, de l'Institut, à la fin du xvme siècle. (Porte.)

N° 15. Passage de la Sorbonne (1853).

N° 13. Porte sculptée.

Nos 7 et 5. Ancien hôtel d'Harcourt, puis de la Perrière (xvine siècle). Aujourd'hui cabaret dit des Noctambules.

N° 1. Maison moderne, sur remplacement de la maison de Treilhard, membre de la Convention et négociateur du traité de Campo-Formio. Il y est mort.

Prenons le passage de la Sorbonne (15, rue Champollion) et entrons dans la cour de la Sorbonne par le 17 de la rue de la Sorbonne. Nous verrons la face latérale de l'église et sur le pavé de la cour des lignes noires indiquent l'emplacement de l'ancienne Sorbonne. Sortons par la rue des Ecoles et, après avoir traversé la place du Collège-de-France, nous prenons à l'est de celle-ci la petite rue de Lanneau, qui se trouve à l'extrémité sud de la rue Jean-de-Beauvais.

Rue de Lanneau.

Jadis St-Hilaire.

Vieilles maisons : 7, 8, 6. (Bal musette.)

Dans cette rue s'ouvre la petite rue Fromentel et, au 2 de cette dernière, nous voyons une vieille maison avec une statuette de Jeanne d'Arc.

Puis Y impasse Ckartière. Au coin de la rue Fromentel se trouvait encore sous Louis XVI une statue de Henri IV, qui avait dans ces parages un de ses lieux de rendez-vous avec la belle Gabrielle. Au 2 de l'impasse, où habita Mlle de Scudéry en 1681, nous voyons encore une enseigne du Roi et, au 11, une porte d'entrée avec coquille. Là étaient les écuries du rendezvous. Plus tard cette porte servit d'entrée au collège de Cocquerel, et, en 1779, à une manufacture de carton. A côté de la statue de Henri IV se trouvait le puits Certain, foré sous Henri II par Robert Certain, curé de St-Hilaire. Du 13 au 19, toujours dans l'impasse,

nous voyons les derrières du collège Ste-Barbe. Là était l'ancien collège de Reims, reconstruit en 1747, qui s'étendait jusqu'à la rue Valette. Il avait été fondé par Guy de Roye, archevêque de Reims, sous Charles VI. En face, sur l'emplacement du 8, aujourd'hui lycée Louis-le-Grand, se trouvait le collège de Noirmoutiers, fondé en 1329.

Uq peu plus loin, dans la rue de L anneau, à droite, nous trouvons la :

Rue d'Ecosse.

Aujourd'hui impasse. Maisons du xve siècle. Très ancienne rue, habitée par des chaudronniers. C'était autrefois une partie du cimetière de l'église St-Hilaire. Au fond s'élevait le collège de Cocquerel, qui a été englouti dans Ste-Barbe en 1556. Du côté gauche s'élevait un grand logis dit du Chaudron, qui fut donné à Sle-Barbe en 1556 par Robert du Guast, curé de St-Hilaire. Au 3, se trouvait l'ancienne entrée de l'église St-Hilaire, supprimée en 1790.

La rue de Lanneau est continuée parla rue de l'Ecole- Polytechnique. L'impasse des Bœufs, qui s'ouvre sur cette dernière, a été ouverte sur les dépendances de l'hôtel d'Albret. Au fond du cul-de-sac était le séminaire de St-Hilaire.

Rue des Carmes.

Percée en 1250 sous le nom de clos Bruneau. Toutes les maisons sont curieuses dans le haut de la rue, notamment les 21, 19, 17, etc.

* N° 15. Ancien collège des Lombards, fondé en 1334 par le cardinal André de Chini, et reconstruit, sous

Louis XIV, par deux prêtres irlandais. L'architecte Rosery refit la chapelle et les bâtiments en 1760. L'écusson gratté portait les armes de l'abbé de Vaubrun. Annexe du collège des Irlandais. Séquestré à la Révolution, Rendu aux Irlandais par Louis XY1II. Aujourd'hui Cercle catholique (1872). Un peu plus bas nous rencontrons, à droite, le passage du Clos-Rruneau, jadis rue de Judas.

Du même côté de la rue des Carmes, à l'emplacement de la rue des Ecoles, se trouvait le collège de Laon, fondé par Gui, chanoine de Laon, en 1305, et supprimé en 1763. En face, du côté des chiffres pairs (8), se trouvait le collège de Presles, fondé en 1313 par Raoul de Presles, qui fut accusé injustement de l'empoisonnement de Philippe le Rel. Dans ce collège fut assassiné Ramus, le jour de la St-Rarthélemy. Il fut réuni à Louis-le- Grand en 1764.

Le marché des Carmes a été construit en 1811 sur l'emplacement du couvent des Carmes .de la place Maubert (1318). Gilles Corrozet, premier historien de Paris, fut enterré dans le cloître.

Nous sommes revenus à noire point de départ : la place Maubert.

oo

31e ITINÉRAIRE

Les rues St-Jacques, Mouffetard, Tournefort, Lhomond. Boulevard St-Michel, etc.

Départ rue St-Jacques, près de la Sorbonne, dans la rue des Écoles.

Rue St-Jacques.

La partie de la rue située au nord de la rue des Ecoles s'appelait jadis : Grant Rue oultre Petit-Pont. A l'est de cette partie s'étendait le clos de Garlande au moyen âge. La chapelle St-Yves, patron des gens de basoche, était située du côté des chiffres impairs de la rue, à l'endroit où elle est traversée par le boulevard St-Germain. Plusieurs maisons sont anciennes dans ce tronçon de rue. Prenons-la en remontant à partir de la Sorbonne, que nous trouvons à notre droite (pour la Sorbonne, voir place de la Sorbonne); à gauche, le Collège de France (voir rue des Ecoles). Du même côté que le Collège de France, après la rue du Cimetière-St-Benoist, s'étendent les bâtiments du lycée Louis-le-Grand.

N° 123. Lycée Louis-le-Grand sur l'emplacement de l'ancien collège de Noirmoutiers. Fondé par les jésuites en 1564. Les jésuites, chassés de France après l'attentat de Jean Châtel, n'y rentrèrent qu'en 1618. En 1682, ce

collège, dit de Glermont, fut érigé en fondation royale sous le nom de Louis-le-Grand, et en 1763 il devint le siège de l'Université et s'adjoignit les différents collèges cl'Arras, d'Autun, de Cornouailles, de Damville, des Cholets, etc., qui ne pouvaient plus garder leurs boursiers.

N° 151 bis. Hôtel Louis XIV.

N° 163 bis. Au coin de la rue des Fossés-St-Jacques, cabaret avec grille à l'enseigne : Au Port Salut.

N° 218. Emplacement de la maison où Jean de Meung, ditClopinel, composa le Roman de la Rose. (Inscription.)

N° 193. Ancien couvent des Dames Visitandines. Depuis le Consulat, Sœurs de N.-D. de la Charité du Refuge, dites Dames de St-Michel ou du Silence. Les jardins s'étendent jusqu'à la rue d'Ulm. Mme de Grignan fut élevée dans ce couvent, et Mme de Sévigné, petitefille de la fondatrice des Visitandines, Ste Jeanne de Chantai, venait souvent s'y retirer et écrire ses lettres.

* N° 252. Église St-Jacques du Haut-Pas, bâtie de 1630 à 1683, grâce aux largesses des paroissiens et de la duchesse de Longueville. Gaston d'Orléans en posa la première pierre (1630). La tour carrée est de Daniel Gittard et, en 1653, au haut du clocher, Biaise Pascal renouvela ses expériences sur la pesanteur de l'air.

* N° 254. Ancienne commanderie des Frères Hospitaliers de St-Jacques du Haut-Pas, ordre militaire et religieux. Le berceau de l'ordre était Alto Passo (Haut Pas), près de Lucques. Ils fondèrent là, à la fin du xive siècle, un hôpital. Couvent de St-Magloire en 1572. Les Pères Oratoriens (1618) y fondèrent un séminaire. Institution des sourds-muets, un an après la mort de l'abbé de l'Epée (1790). Les bâtiments ont été reconstruits en 1823 par Peyre. L'orme de la cour a été planté par Sully (1605).

La rue des Ursulines, qui s'ouvre en face, a été percée au commencement du xixe siècle. Le couvent des Ursulines, fondée par Mme de Ste-Beuve, sous la minorité de Louis XIII, est devenu le Musée pédagogique et se trouve 41, rue Gay-Lussac.

N°262. Ancienne vacherie cite de la Ferme St-Jacques.

N° 266. Ancienne cour des diligences d'Orléans. Puits dans la cour. En face s'ouvre la rue des Feuillantines, où nous revoyons, au 10 et au 12, les restes de l'ancien couvent fondé en 1622 par Anne d'Autriche. Victor Hugo habita, en 1808, au 12, avec sa mère. C'est actuellement un établissement de bains.

N° 282. Ancien passage du couvent des Carmélites.

* N° 284. Porte entre deux colonnes, occupée aujourd'hui par un maréchal ferrant. C'était l'entrée du Carmel au xvne siècle. Par cette porte, le 21 avril 1674, Louise de la Vallière, à l'âge de trente ans, pénétra dans le couvent pour n'en plus sortir. Elle fut la sacristaine du couvent. Son oratoire est visible encore, 17 bis, rue Nicole.

* Nos 269 et 269 bis. Maison de la Schola, oeuvre fondée pour la restauration de la musique religieuse. Ancien monastère des Bénédictins anglais, qui, en 1640, achetèrent là une maison appartenant aux Feuillantines. En 1674 ils y élevèrent des bâtiments nouveaux et une chapelle, qui fut achevée en 1677 et consacrée à St Edmund, roi d'Angleterre. Le corps de Jacques II, en 1701, et celui de Louise-Marie Stuart, sa fille, en 1712, y furent déposés. La première pierre des bâtiments fut posée par Marie-Louise d'Orléans, qui épousa Charles II d'Espagne. La maison est encore la propriété des évêques anglais. A l'intérieur se trouvent un beau salon Louis XIV, un bel escalier, un oratoire, et une chapelle

A TRAVERS LE VIEUX PARIS. 3il

mutilée. Le mur du fond séparait cette propriété du couvent des Feuillantines.

* Nos 277 et 279. Au commencement du xvne siècle : Petit Bourbon. Congrégation de l'Oratoire fondée en 1611 par M. de Bérulle, qui, en 1618, alla s'installer presque en face, à St-Magloire (au 254), Anne d'Autriche y installa les Bénédictines du Val Parfond, chassées du faubourg St-Marceau par un débordement de la Bièvre. Ces religieuses avaient comme patronne Notre-Dame du Val de Grâce depuis Louis XII. De là le nom de Val-de-Grâce donné à cette abbaye royale, qui devint par la suite hospice de la Maternité et hôpital militaire en 1793. (Visiter l'église, avec son dôme peint par Mignard, le salon d'Anne d'Autriche, le musée, etc.) Louis XIII enfant posa la première pierre de l'église en 1645 qui fut achevée en 1662 (Mansart et Le Muet). Le dôme est la réduction de celui de St-Pierre de Rome. Le Val-de- Grâce est un hôpital militaire et contient depuis 1850 une École de médecine et de pharmacie militaires.

N° 289. A été bâti par Catherine de Médicis. Ancienne dépendance du Val-de-Grâce. Distribué en hôtel particulier sous Louis XV, et habité par Mme Dubarry. Aujourd'hui lavoir, après avoir été pensionnat. Tout ce quartier est construit sur les Catacombes.

N° 334. Maison avec statuette mutilée de la Vierge.

Contournons le Val-de-Grâce à gauche en suivant le boulevard du Port Royal, qui longe les jardins de l'hôpital, et prenons la première rue à gauche, qui est la rue Berthollet. Cette rue s'appelait naguère des Charbonniers- St-Marcel. Tout y est moderne actuellement. Elle est percée à droite par la petite rue des Lyonnais, qui est assez curieuse, et par la rue de l'Arbalète, que nous allons suivre.

Rue de l'Arbalète.

Les archers y avaient leurs jardins sous Louis le Gros.

N° 39. Emplacement de l'ancien couvent des Filles du Silence ou de la Trappe, supprimé en 1753. Plus tard ce fut la maison de refuge des bonnes sans place, tenue par les Sœurs de la Croix. En face, se trouvait la chapelle des Sœurs de la Providence, où St Vincent de Paul dit sa première messe.

Au coin de la rue Claude-Bernard, du côté des chiffres impairs, se trouvait sous Louis XIV la maison de campagne des Génovéfains.

N°s 21 au 9. Hôpital de la Charité chrétienne, fondé en 1578 par Nicolas Houel. Jardin des Jeunes Apothicaires. Ecole de pharmacie (1627). Ecole supérieure de pharmacie (1804). Institut agronomique, fondé en 1848.

La rue de l'Arbalète nous mène à la rue Mouffetard.

Rue Mouffetard.

Le nom Mouffetard dérive de Mons Cetarius. (?) Avant la construction de l'avenue des Gobelins, la rue s'étendait jusqu'à la place d'Italie. Elle se termine actuellement à l'église St-Médard. Toutes les maisons ont des boutiques et des enseignes qui sont restées assez curieuses.

* Eglise St-Médard. Construite au xvc siècle. Saccagée par les protestants en 1561. Le tombeau du diacre Paris, Jans le cimetière attenant à l'église, fut le théâtre des extases des convulsionnaires jansénistes. Le cimetière, qui fut fermé à cette époque, par ordre du roi, a été transformé en square en 1875.

N° 116. Curieuse grille au coin delà rue de l'Arbalète.

N° 108. Cour curieuse. Ancienne vacherie.

* N° 99. Curieux passage des Patriarches, sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Chanac, au xive siècle, qui fut habité par Guillaume de Chanac, évêque de Paris et patriarche d'Alexandrie, et par Bertrand de Chanac, patriarche de Jérusalem. Après, cet hôtel fut un prêche calviniste, dont les fidèles eurent des démêlés sanglants avec les paroissiens de St-Médard. Au sac de l'église St-Médard, en 1561, les catholiques répondirent en mettant le feu au prêche, et le connétable de Montmorency en fit raser le corps de logis. Ce qui reste du séjour des patriarches fut habité en 1660 par Jean de Canaye, par Etienne de Canaye en 1698, et par l'abbé de Canaye en 1761. Le maréchal de Biron était propriétaire, sous Louis XVI, de cette maison à grande cour, où il y avait déjà marché aux légumes depuis 1684, deux fois par semaine. Cette cour est devenue le marché des Patriarches en 1830.

N° 89. Entrée curieuse.

N° 81. Fut, dit-on, une chapelle au xvne siècle.

N° 69. A l'enseigne du Vieux Chêne. Lavoir. Ancien bal, fermé en 1882.

N° 61. Ancien petit séjour d'Orléans, du temps du duc d'Orléans, frère de Charles VI. Couvent des Filles de la Miséricorde (1653). La veuve de Scarron s'y retira quelque temps. Caserne Mouffetard, bâtie sous la Restauration et occupée aujourd'hui par la Garde Républicaine.

N° 60. A l'angle de la rue du Pot-de-Fer, fontaine de 1671.

La rue St-Médard, qui s'ouvre un peu au-dessus, à droite, possède de vieilles maisons curieuses (20, 18, 13. 9,7).

N° 6. Ancienne boucherie, avec deux bœufs comme enseigne.

i\° 4. Ancienne maison.

Tournons à gauche par la petite rue Blainville et prenons encore à gauche la rue Tournefort.

Rue Tournefort.

Jadis rue Neuve-Ste-Geneviève.

N° 1. Magasin d'habillement des soldats en 1795.

Nos 7, 9, 11. Caserne des Gardes françaises avant la Révolution.

En face, se trouvait le jeu de paume de la Mort-qui- Trompe, qui, en 1663, devint le tripot de la Grande- Roche.

N° 17. Restes misérables d'un hôtel dit de Ron-Air, où habita Charlotte de Rrancas, princesse d'Harcourt (1730).

Nd 19. Chapelle protestante. Œuvre évangélique.

En face s'ouvre la rue Amyot, qui s'appelait naguère la rue du Puits-qui-parle, dès Henri III. Ce puits, bouché aujourd'hui, était à l'angle de la petite rue Laromiguière, qui, elle-même, s'est appelée rue des Poules, puis rue du Châtaignier pendant la Ligue, et rue du Mûrier pendant la Fronde. La rue Amyot a été ouverte, ainsi que la rue Laromiguière, sur un ancien cimetière de protestants,

N° 16. Couvent des Rénédictines.

N° 18. Marquise de Vaugremont sous Louis XIV. Etienne de Hutteaux, maréchal de camp (1737). L'abbé Grisel (1753). Communauté de Ste-Aure (1765), fondée par l'abbé Gardeau, curé de St-Etiennc-du-Mont, et transformée en Augustines par le Dauphin, père de Louis XVI. Mme Dubarry, alors Jeanne Vaubernier, y fut pensionnaire. Vendu nationalement en 1795. Dames

du St-Sacrement, qui, avant la Révolution, étaient rue de Turenne.

N° 22. Maison jadis à l'image de St-Claude. Lagan7 écuyer (1755).

N° 24. Hôtel jadis à l'image de la Rivière. Hôtel Roylève de Chambellan (1777). Vieux puits dans la cour.

Rue Lhomond.

Naguère des Postes.

N° 46. Ancien collège Rollin (transporté actuellement, 12, avenue Trudaine), sur l'emplacement de deux anciens couvents : les Rénédictines de Notre-Dame, fondées par Mme de Garouge en 1649, et les Augustines de N.-D. de la Charité. Aujourd'hui école municipale de Chimie.

A gauche s'ouvre la rue Rataud, jadis impasse des Vignes, dans laquelle, au 3, se trouve le couvent de l'Enfant-Jésus, tenu par les religieuses de St-Thomas-de- Villeneuve, pour les jeunes filles pauvres de la campagne (1712). Les grands jardins que l'on aperçoit à l'extrémité de la rue Rataud sont ceux de l'Ecole normale. A droite de la rue Lhomond, la rue Rataud est prolongée par la rue du Pot-de-fer.

* N° 28. Ancienne propriété de Montgirault, sous Louis XIV. Séminaire, dit du St-Esprit, fondé par Poullart-Desplaces, jeune prêtre breton, avec les libéralités du duc d'Orléans, de Mmes de Chevreuse, de Lévis, etc. (1731). Chalgrin construisit la chapelle, dont M. de Sartines, ministre de la Marine, posa la première pierre en 1769. Fronton de Duret. Supprimé à la Révolution. Rétabli en 1805. Hôpital militaire pendant le choléra de 1832. Le comte d'Argout, ministre de la

marine, en refit un séminaire, dit aujourd'hui des Missions des Colonies françaises.

Nos 29 et 27. Ancienne communauté de Ste-Aure, puis religieuses de l'Immaculée-Conception depuis 1854. Au 7 de la rue Amyot, on aperçoit la façade de ce couvent ornée de jolies ferrures.

N0S 24 et 18. École Ste-Geneviève.

X° 10. Ancien couvent des Eudistes, fondé par Eudes, frère de l'historien Mézerai.

En face s'ouvre la rue des Irlandais, où nous voyons, au 5, le collège des Irlandais, fondé en 1775 pour les écoliers et les prêtres irlandais, écossais ou anglais.

N° 6. Ancienne maison de correction du couvent des Dames de St-Michel (1819). Aujourd'hui Sœurs de St- Joseph de Cluny.

N° 1. Emplacement de l'ancien jeu de paume, dit du Grand Braque, au xvie siècle.

Rue des Fossés-St-Jacques.

A l'endroit où cette rue se joint à la rue de l'Estrapade (place de la Vieille-Estrapade) se trouvait la porte papale de l'abbaye Ste-Geneviève.

N° 13. Mme de Plane, à la fin du xvine siècle. Charles X l'acheta pour y placer des missionnaires. Acquis par la Ville à la révolution de Juillet : bibliothèque municipale. Bel escalier.

N° 2. Enseigne : Au Port Salut, à l'angle de la rue St-Jacques.

La rue Royer-Collard dolis mène au boulevard St-Michel.

Cette petite rue Royer-Collard s'appelait jadis rue St-Dominique-d'Enfer, et l'illustre philosophe et homme

politique qui lui donna son nom actuel habita en face une maison qui fut celle de la maréchale Lannes et du comte Béranger.

Maisons intéressantes : 4, 9.

Boulevard St-Michel.

A englobé une partie de l'ancienne rue de la Harpe, de la rue d'Enfer, et la rue de l'Est.

N° 60. Aujourd'hui École des Mines, fondée en 1783, supprimée par le Consulat et réorganisée en 1816. Les bâtiments ont été agrandis en 1860. C'était autrefois l'ancien couvent des Chartreux, qui était devenu l'hôtel de Vendôme au xvme siècle, puis de Chaulnes et d'Anhalt. ^ba propriété des Chartreux était immense et occupait l'emplacement de l'ancien hôtel Vauvert, qui avait été élevé par Robert II, fils de Hugues Capet.

Les collections sont visibles les mardis, jeudis et samedis, de 1 heure à 4 heures.

Au 95, en face de l'Ecole des Mines, a vécu et est mort César Franck.

* Lycée St-Louls. Ancien collège d'Harcourt, fondé par Pvaoul d'Harcourt, docteur, et son frère Robert, évêque de Coutances. Diderot y fit ses études. Fermé à la Révolution et démoli. Le lycée actuel, reconstruit et ouvert en 1820, occupe l'emplacement des anciens bâtiments d'un ancien hôtel de l'évêque de Clermont, et des jardins des Cordeliers. Sous ce lycée se trouvent les ruines d'un ancien théâtre gallo-romain dit Théâtre de Lutèce, dont l'architecte Vacquer a relevé les plans en 1861.

La rue Monge et les rues qui y aboutissent. La Salpêtrière, le Jardin des Plantes.

Départ au square Monge dans la rue des Ecoles, e suivre la rue Monge comme axe, en visitant à droite et à gauche les rues indiquées dans l'ordre.

Rue d' Arras.

Jadis des Murs.

A l'angle de la rue des Ecoles, se trouvait le collège des Bons-Enfants, fondé en 1290, qui devint le séminaire de St-Firmin et, pendant la Révolution, prison des prêtres insermentés, puis institution des jeunes aveugles. Sous Henri IV la rue d' Arras possédait également une caserne d'hommes d'armes qui s'étendait jusqu'à la petite rue Clopin, ainsi nommée parce qu'on devait y boiter pour y monter. Tout est moderne actuellement.

Rue du Cardinal-Lemoine.

(A droite.) Dans sa partie qui s'appelait jadis rue des Fossés-St-Victor et rue Louslalot en 1792. Doit son nom actuel au collège du Cardinal-Lemoine, fondé en 1302 et supprimé à la Révolution.

* jNJo 49 Hôtel du peintre Lebrun, élevé par Boffrand. Lebrun posséda également le 51, où il habita. Il fut enterré en 1690 à St-Nicolas-du-Chardonnet. (Entrer dans la cour.)

N° 65. Collège des Ecossais, fondé par Barclay, évêque de Murray (1665) et supprimé en 1792. Aujourd'hui Institution Chevallier. La chapelle existe toujours et renferme le tombeau de Jacques II par Garnier, une plaque en l'honneur de Marianus O'Cruoly, et une autre en l'honneur de la duchesse de Tyrconnel (1731), bienfaitrice du collège. Prison pendant la Terreur (St-Just).

Nicolas de Fourcy, prévôt des marchands, fit abaisser la rue en 1685, de sorte que le rez-de-chaussée des Ecossais est devenu le premier. (Voir la porte.)

Le poêle Baïf habitait une maison voisine des Ecossais.

Rue des Boulangers.

(A gauche.) Jadis rue Neuve-St-Victor.

N° 19. Emplacement du couvent des Anglaises. Aujourd'hui, école communale de filles.

N° 34. Emplacement de la maison où Louis XIV mit en nourrice les enfants de Mme de Montespan.

Plusieurs maisons sont anciennes (13, 6, 4, 2, etc.).

Rue de Navarre.

(A gauche.) Faisait partie de la rue Rollin et s'appelait ruelle Montauban.

# Arènes de Lutèce. Datent du ne ou ine siècle. Les chrétiens, après la domination romaine, renversèrent les Arènes et employèrent les matériaux. C'est pourquoi on a retrouvé des gradins dans les fouilles du Parvis

Notre-Dame, qui peuvent provenir de ces Arènes. Chilpéric, au vie siècle, fit restaurer un édifice romain, mais rien ne prouve que ce soit ces arènes. En 1883 on a découvert l'amorce d'un aqueduc qui devait conduire les eaux des Arènes vers le nord, peut-être vers la Bièvre. La moitié des Arènes est encore enfouie sous les bureaux de la Compagnie des Omnibus.

Rue Rolltn.

(A droite.) Séparée de la rue Monge par un escalier. S'est appelée rue Tiron, des Morfondus et Neuve- St-Étienne.

N° 2. Emplacement de la maison où mourut Pascal (1662). (Inscription.)

Nos 6 et 7. Belles portes.

N° 8. Rollin y habita. Dans la cour il y a laissé un distique au-dessus d'une porte. Aujourd'hui, Ecole Ste-Geneviève, tenue par les Sœurs depuis 1889.

N° 10. Ecole communale de garçons, jadis école des Frères.

N° 14. Descartes y habita.

N° 19. Restes de l'hôtel de M. de Caumartin, évêque de Blois et fils du garde des sceaux.

Mme Roland fut élevée dans le couvent des Augustines, qui se trouvait dans cette rue, qui fut habitée également par Bernardin de St-Pierre.

Rue Lacépède.

(A gauche.) S'appelait rue Copeau avant 1853.

N° 9. Très ancienne maison.

# N° 7. Très joli hôtel, dans la cour. Construit en 1761.

N° 4. Ancien hôtel Montauban, devenu tripot ensuite. Acheté en 1673 par Imbert Porlier, recteur de l'Hôpital général, pour les chanoinesses de la rue des Jeûneurs, autrement dit les Augustines de Notre-Dame. De 1821 à 1846, couvent des Visitandines. S'ouvrait également, 9, rue Linné.

*N° 1. Hôpital de la Pitié, fondé en 1612 par ordre de la Régente Marie de Médicis, sur l'emplacement d'un ancien jeu de paume, dit de la Trinité, pour y garder de vieux mendiants, bientôt appelés « les Enfermés ». On y reçut ensuite les enfants pauvres, puis la Pitié devint l'hôpital des vieilles femmes infirmes.

La rue Quatrefages, jadis rue du Battoir, séparait la Pitié de la prison de Ste-Pélagie. Là furent enfermés Joséphine de Beauharnais, Ouvrard, Béranger, P.-L. Courier, Armand Garel, Gavaignac, Félix Piat, etc. Au coin de la rue du Puits-de-1'Ermite se trouvait le pavillon réservé aux détenus politiques. Tout est démoli maintenant de cette ancienne prison, qui avait été primitivement une institution charitable, fondée en 1660 par Mme de Miramion, et qui n'était devenue prison qu'en 1790. Elle ouvrait rue de la Clef et rue du Puits-de-l'Ermite. Là jadis s'élevait l'hôtel Zaulne, dit la Gueuserie. Dans la rue Quatrefages se trouvait le sérail du maréchal de Saxe, qu'il emmenait à la guerre en trois coches, appelés les fourgons à femmes du Maréchal.

Rue Gracieuse.

A Test de la place Monge.

Doit son nom à un propriétaire du xme siècle. Elle longe la caserne Mouffetard, qui est sur l'emplacement de l'ancien petit séjour d'Orléans, et du couvent des religieuses de la Miséricorde. Anciennes maisons : 57, 20.

Rue de l'Épée-de-Bois.

N° 5. Asile Ste-Rosalie.

N° 10. Vaste cour qui semble être celle d'une ferme lointaine de Paris.

Rue Daubenton.

Jadis d'Orléans. Ouverte au xne siècle. L'ancien séjour d'Orléans s'étendait entre le cimetière St-Médard, la rue Censier, la Bièvre et la rue du Fer-à-Moulin. Ce séjour avait été primitivement l'hôtel des Carneaux, de Dormans (1380), d'Isabeau de Bavière (1387), puis Séjour d'Orléans. Après la mort du duc, amant de sa belle-sœur Isabeau, le Séjour passa à Louis XII, roi de Sicile, puis à Marguerite d'Anjou, veuve de Henri VI d'Angleterre.

En, 1645, ce fief, qui consistait en un gros pavillon, quantité de jardinages et plusieurs censives, appartenait au président de Mesmes, chancelier de la reine Louise, veuve de Henri III; et en 1663 aux religieux de Ste- Geneviève, puis il fut divisé en plus de 40 héritages.

Nos 43 et 41. Presbytère et entrée latérale de St- Médard. C'était jadis l'entrée du célèbre cimetière où avaient été inhumés le diacre Paris et le janséniste Nicole. On sait qu'un plaisant écrivit sur la porte du cimetière, fermé par l'autorité :

De par le Roi, défense à Dieu De faire miracle en ce lieu.

Nos 13 et 11. Sur l'emplacement du Séjour d'Orléans. Succursale du couvent des Filles de la Croix (1656), établies impasse Guéménée.

N° 9. Ancienne porte.

En face s'étendent les murs de la Pitié, depuis la rue Geoffroy-St-Hilaire, jusqu'à la petite rue de la Pitié. Au 3 de cette dernière mourut la sœur de Robespierre, qui avait été demandée en mariage par Fouché.

Rue Censier.

(A gauche.) S'appelait Vieille-Rue-St-Jacques en 1668. Elle est parallèle au cours de la Bièvre.

Nos 23 et 21. Ancien hôpital des Cent Filles ou de N.-D. de la Miséricorde, fondé en 1624 par le président Séguier et supprimé à la Révolution.

N° 19. Emplacement de la brasserie du père de Santerre, qui, lui, avait une autre brasserie dans le faubourg St-Antoine.

N° 17. Fut brasserie pendant plus de deux siècles. C'est une peausserie aujourd'hui, comme presque toutes les maisons du quartier.

N° 15. Orné d'un mascaron Louis XIV. Fut caserne d'une compagnie sous Louis XV.

La rue Censier est coupée par la rue de la Clef.

Rue de la Clef.

N° 25. Ancienne pension Savouré, où Jérôme Bonaparte, l'amiral Baudin, Gay-Lussac furent élevés. Appartient encore aujourd'hui à la famille Savouré.

Dans le bas de la rue, partie qui s'appelait rue du Pont-aux-Biches, se trouve la Halle aux cuirs, qui ouvre également rue Santeuil, qui s'est appelée primitivement rue de la Halle-aux-Cuirs. Henriot, l'homme des journées de Septembre, habita la rue de la Clef, à peu près à l'emplacement du 43 actuel.

Abandonnons notre axe, la rue Monge, au point où elle se termine dans l'avenue des Gobelins, entre la rue Censier et la rue du Fer-à-Moulin, au lieu dit jadis Pont-aux-Tripes, et prenons à gauche la rue du Fer-à-Moulin.

Rue du Fer-à-Moulin.

Jadis rue au Comte-de-Boulogne, rue Richebourg, rue de la Muette.

A droite, s'ouvre la rue de la Collégiale, sur l'emplacement de l'ancien bailliage des Chanoines St-Marcel, L'église St-Marcel, bâtie au xie siècle, sur l'emplacement où St Marcel, évêque de Paris, avait été inhumé en 436, et supprimée à la Révolution, a disparu complètement lors du percement du boulevard Arago.

* A l'angle de la rue Scipion, ancien hôtel de Scipion Sardini, construit en 1565 en briques et pierres et orné de médaillons en terre cuite. Scipion Sardini était Toscan et de la famille des Interminelli. Il vint en France à la suite de Catherine de Médicis et fît une fortune scandaleuse. Il épousa Isabelle de Limeuil, fille de Gille de Latour, de la maison des comtes d'Auvergne. Elle avait été la maîtresse du duc d'Aumale, de Claude de La Châtre, de Ronsard, de Brantôme et de Condé. Elle avait accouché d'un garçon à Dijon en audience solennelle, alors qu'elle faisait partie de l'escadron volant de Catherine de Médicis. Enfermée aux Cordelières d'Auxonne, elle s'évada grâce à Condé, et quand celui-ci se remaria avec Mlle de Longue\ille, elle épousa Sardini, le plus opulent financier de ce temps et premier fermier du royaume. Sardini devint baron de Chaumont-sur- Loire et mourut en 1609. Son hôtel devint hôpital en 1614. C'est aujourd'hui la boulangerie des hôpitaux de Paris depuis 1742.

N° 17. Emplacement de l'ancien hôlel de Coupeaux (1423), qui appartint ensuite aux seigneurs de Boulogne et aux sires de Dormans, seigneurs de Clamart. En 1646, le jardin de l'hôtel Clamart devint un cimetière pour les morts de l'Hôtel-Dieu et les victimes de la guillotine jusqu'en 1833. Là furent déposés les restes de Mirabeau, proscrit du Panthéon. C'est, aujourd'hui, l'Amphithéâtre d'anatomie, ou Clinique de dissection.

La rue Poliveau, qui continue la rue du Fer-à-Moulin, nous mènera à la Salpêtrière. Si on veut éviter ce crochet assez long, prendre de suite la rue Geoffroy-St-Hilaire.

Rue Poliveau.

Jadis des Cendrées, puis de Pont-Livau.

N° 1. Dépendait sous Louis XVI du jardin des Chevaliers de l'Arc.

Nous sommes arrivés boulevard de l'Hôpital.

Boulevard de l'Hôpital.

Terminé en 1760.

* La Salpêtrière. Hospice de la vieillesse pour les femmes, fondé en 1632, comme dépôt de mendiants, à la place d'un dépôt de poudres, ou salpêtrière, du temps de Louis XIII. Dessiné par Libéral Bruant en 1657. Les bienfaiteurs furent : Louis XIV, Mazarin, la duchesse d'Aiguillon, la marquise de Lassay, etc. L'église, au dôme octogonal, est dédiée à St Louis; le maître-autel en occupe le centre. On y gardait des pauvres et des fous, ainsi que les femmes et les filles incorrigibles.

Théroigne de Méricourt y fut détenue, et Mme de Lamotte y fut enfermée pour l'affaire du Collier. Trentequatre détenues y furent massacrées par les septembriseurs, qui rendirent la liberté à 183 prostituées. Aujour-

d'hui c'est l'hospice de la Vieillesse-Femmes, recevant les femmes âgées et indigentes et les folles. ;Plus de 5000 lits.)

N°s 52 et 50. Marché aux chevaux depuis 1639. Là fonctionnait, de 1687 à Louis XVI, l'estrapade, qui était une punition corporelle des soldats.

Revenons à la rue Geoflïoy-St-Hilaire, qui sépare la rue Poliveau de la rue du Fer-à-Moulin.

Rue Geoffroy-St-Hilaire.

>s0 35. Enseigne : A la Biche.

N° 36. Maison de Buffon.

N° 37. Maison de Daubenton.

* Le Jardin des Plantes. La fondation du Jardin du roi est de 1626. Le terrain en fut donné au roi par Guy de la Brosse, médecin de Louis XIII. Ouvert au public en 1650, sous le nom de Jardin des Herbes médicinales. Fagon en est nommé surintendant; Buffon en 1730. En 1793, un décret organise l'établissement sous le nom de Muséum d'histoire naturelle et y crée 12 chaires.

Bernardin de St-Pierre y transféra la Ménagerie de Versailles en 1793. La rue de Buffon, qui longe les jardins au sud, contenait des pavillons servant de logements aux employés. Ces pavillons servent d'annexé au Jardin et forment actuellement, au 55, le laboratoire d'anatomie comparée.

Au nord-est du jardin, nous trouvons la :

Rue Cuvier.

Jadis rue Derrière les murs de St-Victor (1552), puis rue du Ponceau ; rue de Seine-St- Victor; Cuvier. Les numéros pairs dépendaient de l'abbaye de St-Victor. Le> numéros impairs appartenaient au séminaire des

Nouveaux Convertis, établissement fondé dans la Cité par le capucin Hyacinthe de Paris et transféré là plus tard.

N° 61. Habité par Laurent de Jussieu en 1793, puis par Chevreul. Annexé au Jardin (1787). A côté se trouvait la chapelle des Nouveaux Convertis entre le 61 et le 57.

* N° 57. Hôtel de Jean Debray (1650). Reconstruit sur les plans de Bulet. L'abbé Le Pileur (1690). M. Chomel (1701). M. Voullous (1707). De Vauvray (1708). M. de Magny, conseiller d'Etat (1721). Annexé au Jardin des Plantes (1787). Lacépède, Daubenton, Fourcroy y habitèrent.

N° 47. Entrée de la maison de Cuvier, qui est dans le Jardin, appuyée contre la grande galerie d'anatomie comparée.

N° 43. Hôtel du recteur de la communauté des Nouveaux Convertis, puis grand bureau des fiacres à la fin du xvme siècle. Annexé au Jardin des Plantes.

Rue Linné.

Jadis rue du Faubourg-St-Victor.

A l'angle de la rue Cuvier, fontaine construite en 1840 par Vigouroux. (Le crocodile tourne sa tête d'une façon impossible.) Cette fontaine, dite de Cuvier, en a remplacé une autre de 1711, qui se trouvait dans une tourelle de l'abbaye St-Victor.

N° 9. Restes de l'hôtel Montauban, acquis en 1673 par Imbert Porlier, recteur de l'Hôpital général, pour les religieuses Augustines de la congrégation de Notre-Dame, qui achetèrent la propriété adjacente, dite le Champ des Oiseaux (autre entrée, 4, rue Lacépède).

Par la place de Jussieu et la rue de Jussieu nous revenons à notre point de départ.

33e ITINERAIRE Observatoire. Port-Royal. Les Gobelins.

Départ gare Montparnasse. Faire cette excursion un mercredi ou un samedi, jours où on peut visiter les Gobelins, de 1 heure à 3 heures. L'Observatoire est visible le premier samedi de chaque mois, à 2 heures. (Demander d'avance l'autorisation par écrit au Directeur.) Les Catarombes sont visibles les premier et troisième samedis de chaque mois, à midi trois quarts. S'adresser à la Direction des Travaux de Paris, à l'Hôtel de Ville.

Boulevard du Montparnasse.

N° 85. Ancienne maison de campagne du peintre Rigaud (R dans le balcon). Aujourd'hui Compagnie de tramway.

N° 87. Ancien pavillon de chasse. Pierre Leroux, fondateur avec George Sand de la Revue Indépendante, Mme Azaïs.

Visiter ici la rue du Montparnasse à gauche (note plus bas).

Église N.-D. des Champs construite de 1867 à 1876.

N° 95. Chapelle de N.-D. de Nazareth (1850). (Patronage.)

Au coin du boulevard Raspail (jadis boulevard d'Enfer)

et du boulevard que nous suivons, du côté des chiffres pairs, se trouvait le fameux bal de la Grande Chaumière.

La rue de Chevreuse à gauche est sur l'emplacement d'un ancien hôtel Chevreuse et Rohan-Guéménée.

N° 126. Aujourd'hui Cercle catholique d'ouvriers depuis 1863 et musée Maurice Maignen, renfermant des souvenirs historiques des corporations, des outils, une collection de travaux des corporations, des archives intéressantes, un fragment de la bible de Gutenberg (1440), etc., etc. Ce petit musée, inauguré en 1872, se nomme le Musée historique du Travail.

Le 136 est l'Ecole spéciale d'architecture et le 140 l'école d'application du génie maritime (modernes).

Rue du Montparnasse.

N° 11. Ste-Beuve y est mort (1869). (Inscription).

N° 28. Hôtel de la princesse de Belgiojoso, actuellement englobé dans le collège Stanislas.

N° 32. Maison où habita Edgar Quinet de 1840 au 2 décembre 1851. (Inscription.)

La rue Montparnasse aboutit à la rue N.-D.-des-Champs.

Rue N.-D.-des-Champs.

Jadis Chemin herbu.

N° 16. Ancien hôtel de Mailly(1753), puis brasserie. Aujourd'hui collège Stanislas. Sous Louis-Philippe ce collège occupait, sur l'emplacement de la rue Stanislas, un hôtel qui avait été construit sous Louis XV par l'abbé Terray et qui appartint ensuite à la marquise de Fleury, qui avait été la courtisane Dutresne.

N° 61. Couvent de N.-D. de Sion, construit en partie par Vavin en 1790. Rosa Bonheur y eut son atelier.

Avenue de l'Observatoire (1807).

Sur remplacement de l'ancien couvent des Chartreux.

A l'endroit où se trouvait la statue de Ney par R.ude, au carrefour de l'Observatoire, le maréchal a été fusillé le 7 décembre 1815. Non loin se trouve le bal Bullier, jadis Closerie des Lilas.

* L'Observatoire, fondé par Golbert, fut construit entièrement en pierres de taille (sans bois ni fer) en 1667, d'après les dessins de Perrault, et inauguré par Cassini. La méridienne de Paris, déterminée en 1667, le coupe en deux parties égales, et il est orienté.

Rue Denfert-Rochereau.

Jadis d'Enfer. C'était la rue Inférieure (via Infera).

La rue d'Enfer s'était ainsi appelée parce que, lorsque les Chartreux s'y installèrent dans l'hôtel Vauvert, jadis lieu de plaisance élevé pour Robert II, fils de Hugues Capet, les diables, dit-on, y faisaient un tintamarre d'enfer (?)

N° 1. Inscription encastrée dans le mur : Regard des eaux d'Arcueil, à l'usage des sourds-muets, réédifié en 1846.

N° 19. Emplacement de l'hôtel du duc de Chaulnes (1775), colonel, puis physicien distingué. Aujourd'hui École Lavoisier.

N° 25. Emplacement d'un ancien temple de Mercure ou de Cérès. Ancien oratoire du prieuré de N.-D.-des- Champs, puis couvent des Carmélites depuis 1605, jusqu'à la loi contre les congrégations (1901). Sous l'ancienne chapelle des Carmélites se trouvait la crypte où St Denis, dit-on, venait prêcher. Sous Hugues Capet

l'abbaye était desservie par les moines de Noirmoutiers. La duchesse de Longueville fut inhumée dans l'église des Carmélites et Mlle de La Vallière se retira dans ce célèbre couvent, qui, avant la Révolution, s'étendait jusqu'à la rue St-Jacques. Séquestré à la Révolution, il fut vendu nationalement, et quand les Carmélites y rentrèrent leur propriété avait beaucoup diminué. Elles viennent d'être exilées de nouveau, et le couvent a été racheté par un particulier.

N° 68. Couvent de la Visitation. A la même origine que le 72.

Nos 72 et 74. Ancien couvent des Oratoriens (1650), dû aux munificences de Pinette, trésorier de Gaston d'Orléans. Ce monastère servit de lieu de retraite à l'abbé de Rancé, au chancelier de Pontchartrain, au marquis d'Urfé, etc. Sous l'Empire, le couvent devint une succursale de la Maternité. C'est aujourd'hui l'hospice • des Enfants-Assistés.

N° 71. Couvent du Bon Pasteur pour les filles pénitentes, œuvre fondée sous Louis XIV par Madeleine de Ciz, veuve d'Adrien de Combé. La ville a acheté le couvent en 1819.

N° 92. Infirmerie Marie-Thérèse, appelée ainsi en l'honneur de la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI. Chateaubriand et sa femme habitèrent cette propriété de 1826 à 1829, ainsi que le 88, où se trouve l'institution tenue par les sœurs-aveugles de St-Paul.

Au bout de la rue Denfert-Rochereau les deux pavillons qui sont à l'entrée de l'avenue d'Orléans servaient de bureaux aux employés de l'octroi en 1784 (Barrière d'Enfer). Le pavillon de droite sert d'entrée aux Catacombes, qui furent jadis d'immenses carrières exploitées dès le temps des Romains, pour la construction de

Paris, et qui sont maintenant un immense ossuaire où on a entassé les ossements provenant des anciens cimetières de Paris. (A visiter.)

Le lion dit de Belfort est une réduction en bronze du lion sculpté à Belfort par Bartholdi.

L'hospice de La Rochefoucauld, qui se trouve à gauche, dans l'avenue d'Orléans (continuation de la rue Denfert- Rochereau), fut fondé par les Frères de la Charité comme maison royale de santé et érigé, en 1781, en maison de retraite pour les employés des hospices. Antoine a reconstruit les bâtiments en 1802.

Revenons au carrefour de l'Observatoire et prenons le boulevard de Port-Royal.

Boulevard de Port-Royal.

A remplacé la rue de Bourbe et la rue des Bourguignons. A la rencontre des boulevards d'Enfer et de Montparnasse un corps de garde empêchait de passer, au xvme siècle, toutes les voitures indignes de figurer sur l'élégante promenade qui allait du Port-Royal aux Invalides. Au 17 bis de la petite rue Nicole, qui s'ouvre à notre gauche, se trouve le petit oratoire de Mlle de La Vallière, qui resta au Garmel les trente-six dernières années de sa vie sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde. La porte est surmontée d'un arc sculpté, et c'est maintenant une simple maison d'habitation.

*N° 119. Ancienne abbaye de Port-Royal de Paris (1625). Port-Royal des Champs avait été fondé par Philippe-Auguste dans la vallée de Ghevreuse. Ces deux abbayes étaient occupées par des religieuses Bernardines, dont l'ordre fut réformé par la mère Angélique Arnaud en 1603. Port-Royal des Champs, à partir de 1636,

servit de retraite à de savants solitaires, tels que les Arnaud, Lemaistre de Sacy, Nicole, visités souvent par Pascal; les bâtiments en furent rasés en 1710, lors de la querelle des Jésuites et des Jansénistes. Les religieuses restèrent dans Port-Royal de Paris jusqu'en 1790, époque à laquelle elles furent supprimées. Prison de Port-Libre pendant la Convention, communément appelée la Bourbe. Lavoisier, Mlle de Sombreuil, etc., y furent détenus. Hospice de la Maternité en 1814, appelé aujourd'hui Maison d'accouchement. EUe est longée par la rue du Faubourg-St-Jacques, que nous devons visiter ici. (Voir note plus bas.) En face, nous voyons les jardins du Val-de-Grâce.

N° 111. Ancien couvent des Capucins, fondé en 1610. En 1782, les Révérends quittèrent leur monastère, qui tombait en ruines, pour aller s'installer dans leur nouveau couvent de la Chaussée d'Antin (lycée Condorcet). Leur couvent du faubourg St-Jacques devint un hospice civil en 1792. Après avoir été l'hôpital du Midi ou Ricord, c'est aujourd'hui l'annexe de l'hôpital Cochin.

La rue de la Santé, à côté, à droite, longe la prison de la Santé, construite en 1865, sur l'ancien enclos dit de la Charbonnerie, et plus loin l'hôpital de Ste-Anne, fondé dans ce quartier par Anne d'Autriche (1652). Le baron Haussmann a fait construire en 1861 sur cet emplacement l'Asile actuel des Aliénés, sur 14 hectares de superficie (entrée rue Cabanis).

N° 55. Caserne de sapeurs-pompiers (moderne). N° 37. Caserne de Lourcine, au coin de la rue Broca, jadis de Lourcine, dont Fétymologie est Locus cinerum (lieu des cendres). Au 111 de la rue Broca se trouve l'ancien couvent des Cordelières, fondé en 1284 par Marguerite de Provence, sœur de St Louis. La princesse

Blanche, fille de St Louis, y prit le voile. Séquestré à la Révolution. Hôpital de Lourcine en 1829. Aujourd'hui hôpital Broca.

Nous sommes arrivés avenue des Gobelins.

Rue du Faubourg-St-Jacques.

N° 47. Hôpital Cochin, fondé en 1789 par M. Cochiri. curé de St-Jacques du Haut-Pas.

En face s'ouvre la petite rue Cassini, où Balzac habita au 6, enl829. La maison de Cassini, aujourd'hui démolie, était en face.

N° 57. Institution déjeunes gens sous l'Empire, puis maison d'éducation des Sœurs de St-Joseph, communément appelées Dames de la rue Méchain.

La place St-Jacques fut lieu d'exécution avant la Roquette, de 1832 à 1851. Masséna eut une propriété à l'angle nord-est de la place. De l'autre côté de la place, la rue du Faubourg-St-Jacques est continuée par la rue de la Tombe-Issoire. La Tombe-Issoire était un fief appartenant à St-Jean de Latran. Il y avait là de nombreuses tombes, entre autres une, longue d'une quinzaine de pieds, qui, d'après la légende, recouvrait le corps du géant Isoré ou Isoïre, qui était venu assiéger Paris sous Charlemagne, à la tête d'une armée de Sarazins

Avenue des Gobelins.

Sur une partie de l'ancienne rue Mouffetard. L'église St-Marcel, supprimée à la Révolution, se trouvait à l'endroit où l'avenue des Gobelins donne naissance au boulevard St-Marce!. Cette église, qui a donné son nom à tout ce quartier de Paris, avait été construite au xie siècle

sur les ruines d'une chapelle où avait été enterré St Marcel en 436.

* N° 42. Manufacture des Gobelins. Les frères Gobelins étaient des teinturiers d'une grande réputation, qui, à la fin du xve siècle, habitaient la Folie Gobelin, sur la Bièvre. Ils furent remplacés par deux Flamands : Marc de Gomans et François de la Planche (1601), puis par Gluck et Julienne. En 1662 l'Etat acquit la teinturerie, qui devint la Manufacture royale des Meubles de la Couronne. Colbert en confia la direction à Lebrun (1667), qui y mourut en 1690 et fut remplacé par Pierre Mignard. On y réunit, en 1827, la Savonnerie, créée au Louvre en 1605, par Henri IV, et transportée ensuite à Chaillot, dans une ancienne fabrique de savon. La Commune incendia une partie des bâtiments : il en reste deux ailes du xvne siècle, un corps de logis central et une chapelle Louis XV désaffectée.

L'avenue des Gobelins se termine place d'Italie, où se trouvait jadis la grande guinguette des Fêtes de Momus. Là aussi se trouvait la barrière de Paris, qui fut brûlée en 1789 sur l'instigation de Mirabeau.

A peu près en face de la manufacture des Gobelins s'ouvre la rue de la Reine-Blanche et, au fond de la cour du 15, qui ouvre également 20, rue Lebrun, nous trouvons un charmant pavillon, restes de l'hôtel de Jean Julienne, célèbre manufacturier, auquel Louis XV conféra des lettres de noblesse. Il avait épousé Marie- Louise de Brécy en 1720 et il hérita de ses oncles Gluck et François Julienne leur hôtel, 3, rue des Gobelins.

Rue des Gobelins.

Au bas de l'avenue, à droite.

N° 3. Restes d'un hôtel qui fut Mascarini et le berceau de la manufacture des Gobelins. En 1686, il avait été la propriété de Jean Gluck, qui épousa la sœur du teinturier François Julienne. Au commencement du xvnie siècle, il était occupé parle marquis de l'Hôpital-Ste-Mesme, époux d'Elisabeth Gobelin. Ce qui en reste est occupé aujourd'hui par une crèche.

N° 5. Curieuse entrée d'un lavoir, que nous traverserons tout à l'heure.

* N° 17. Sur cet emplacement se trouvait un hôtel qui, dit-on, fut habité par la reine Blanche, mère de St-Louis. Il est plus que probable que ce fut la résidence de la fameuse Blanche, fille de Louis IX, qui avait pris le voile aux Cordeliers, et non celle de sa grand'mère. Démoli en partie en 1393, il fut remplacé au xvie siècle par le Gastel actuel, qu'on nomme encore à tort le logis de la Reine, et qui fut, sous Louis XV, le siège de l'administration des Gobelins. Les agitateurs du faubourg St-Marceau, dont faisait partie l'ex-abbé de La Reynie, s'y réunirent pour préparer la journée révolutionnaire du 20 juin 1792. La banque territoriale en lit une brasserie sous l'Empire. C'est aujourd'hui une tannerie.

Dans la rue des Marmousets-St-Marcel se trouvait une maison du commencement du xvie siècle appelée communément Hôtel de la Reine Blanche. Elle a été démolie par le percement du boulevard Arago, et quelques fragments ont été déposés au musée Carnavalet. — Le nom de la Reine Blanche s'est transporté au bâtiment d'allure seigneuriale du 17 de la rue des Gobelins.

Le fameux bal des Ardents (1394), qui faillit coûter la vie à Charles VI, eut lieu dans ce faubourg St-Marceau lors du troisième mariage de Catherine de Haînserville.

La rue des Gobelins se termine dans la ruelle des Gobelins par un petit pont sur la Bièvre; mais, pour bien se rendre compte de ce coin si curieux de Paris, et si bien décrit par Huysmans, entrons par la porte du lavoir, 5, rue des Gobelins, d'où nous pourrons nous rendre compte du bâtiment d'apparence seigneuriale, flanqué d'une tour carrée, que nous venons de voir de face au 17. La sortie du lavoir nous amène ruelle des Gobelins.

Ruelle des Gobelins.

Une des plus curieuses de Paris.

N° 19. Entrée du passage Moret. C'est une simple porte sans battant. Le passage à travers des fabriques de peausserie conduit à la rue des Cordelières.

* N° 7. Charmant pavillon de chasse de M. de Julienne, avec fenêtres et portes sculptées. On chassait alors à la Butte-aux-Cailles. A côté se trouvent les jolis jardins des Gobelins, arrosés par la Bièvre, et où chaque ouvrier a son petit coin à cultiver.

Les amateurs de promenades pittoresques pourront continuer la ruelle des Gobelins jusqu'à la rue Croulebarbe, qui suit le cours de la Bièvre, et qui se termine rue Corvisart, en face du 52. Nous voyons là un vieil hôtel tout délabré, ouvrant également 68, boulevard d'Italie. Cet hôtel, orné de statues et d'une colonnade, fut construit en 1762 sur le clos Payen, par Peyre l'aîné, pour M. de Neufbourg; il servit plus tard de blanchis-

série aux hôpitaux. Dans la rue Croulebarbe, nous recommandons également la visite de la Ruelle des Reculettes (entrée, 49, rue Croulebarbe). Cette ruelle, ignorée des Parisiens, est encore éclairée par des quinquets, et nous y voyons inscrit, sur une porte, ces mots eu lettres noires : « Respecta la loi et aux propriétés ». Elle se termine 28, rue Abel-Hovelacque, jadis rue de Gentilly, à côté d'une masure qui possède encore des fenêtres ogivales.

Nous sommes à deux pas de la place d'Italie, en haut de l'avenue des Gobelins.

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