‹ Guide pratique à travers le vieux ParisChapitre 4 sur 8 · JtvS · texte numérisé non relu

JtvS

Ancien grand bureau des Vinaigrettes au£r^ Entre le 146 et le 148 : rue Portefoin. (Voir la notice

j' à la suite de la rue.)

uu*>

if' **<

Square du Temple. — La Tour du Temple fut élevée en 1212 et démolie en 1811. Suppression des Templiers ^/y ^U2c en- 1307.' Ordre de St-Jean de Jérusalem, appelé plus \ ': / tard ordre des chevaliers de Malte. L'enclos était un lieu }) ^ d'asile pour les insolvables. Le Grand Prieur seul y . exerçait la justice. Jacques de Souvré, Grand Prieur, construisit en 1667 un vaste hôtel détruit aujourd'hui qui

fut le théâtre des plaisirs de son successeur, Philippe de A^ Vendôme. Des fameux dîners qui eurent lieu au Temple tsw^iUp vient l'expression : Boire comme un Templier. Le dernier P^^i/^^ titulaire du prieuré fut le duc d'Angoulême, fils de r* Cn&rU Charles X, mais il n'eut pas le temps d'exercer ses fonc- J *+*£'*■ ?** tions. La famille royale fut emprisonnée dans le donjon y j le 13 août 1792. Le Dauphin y mourut. Les conspira- f 4»*/^ teurs royalistes Brotier, IVLontlosier, La Ville-Heurnois ^ ^~^& y furent enfermés ainsi que Sydney Smith, Toussaint ci^u / Louverture, Cadoudal. Pichegru y fut trouvé mort dans son lit. En 1814 l'hôtel du Prieuré fut un des quartiers généraux des Alliés. Louis XVIII le donna aux Bénédictines du St-Sàcrement, qui y demeurèrent jusqu'en 1848. Après avoir servi de caserne, le prieuré fut détruit en 1854 et sur son emplacement on a ouvert un square, où se trouve la statue de Béranger. L'article, dit de Paris, a été créé par les artisans établis jadis dans l'enceinte du Temple, et affranchis du dr*oit de maîtrise.

N° 193. Emplacement de la maison de Mme Dubarry. Une porte communiquait avec une tribune dans l'église ^ , ,. des filles de Ste-Élisabeth. | .<&. *»< *>**y. ^ Z ^ J^M/r

N° 195. Église Ste-Élisabeth, dont Marie de xMédicis ^fj/i\^x posa le première pierre en 1628. Portail à pilastres doriques et ioniques. Dans le pourtour du sanctuaire, boiseries du xvie siècle (scène de l'Ancien et du Nouveau Testament). La rue Turbigo, par son passage dans la rue y s,

du Temple, a détruit l'hôtel du marquis de l'Hospital, qui fut sous le Directoire le jardin de Paphos.

Rue de Braque. . ^ / , . . Aâ

[Entre le 68 et le 10 de la rue du Temple.) Les Chevaliers du Temple y eurent une boucherie depuis 1182 et la Gommanderieen percevait encore les droits en 1789. C'est pourquoi cette rue s'est appelée rue des Boucheries du Temple. Elle doit son nom à Germain de Braque, échevin sous Charles VII, enterré dans la chapelle des Pères de la Merci, qu'il avait fait construire (rue dec ^ Archives, 45). <***« *=S $HM {U.*lfa-MZ>

N° 8. Boiseries de porte. ^^ &,rf uify A* 6v~6.

N° 7. Petit hôtel de Mesmes, où habita en 1776 le ministre de Vergennes, qui fit ^reconnaître aux Anglais.. 1 indépendance des Etats-Ums.^£^ ^4^. -•£ ^>

* Nos 4 et 6. Hôtel de Joseph Le Lièvre, marquis der™/*

Lagrange (1690). La duchesse de Yicence l'habita

en 1820. Lebrun en fit les plafonds. Escalier et conr. H*f i ,.. , o briyiuli*. fdk ^^' f*j** ftp***-- A

Hôtel dit de Braque.* // w ^jTTlt^Œ^^ T^^^rs

J*tm <krrv>di*ïwi<^'Ûy « t/fy M* iJltU <* fit A>i^ "***'•£ * $* IÇr9* .*^ unywj: ^/^Rue des Haudriettes, ^y^/ïlr

&* tcxu eks [Entre le 82 et le 84 de la riie au Temple.) Jean Haudri, !^e*4 A ^w^>#7secrétaire de saint Louis, s'arrêta en Galicie au retour u ♦mT4 de Palestine. Sa fennne, attristée, fît vœu de chasteté et ***** s'enferma dans sa maison avec des compagnes veuves. tnfiUi Afin d'obtenir que sa femme fût relevée de son vœu/'^) Haudri, malgré son grand âge, offrit d'entretenir unet// . communauté de douze pauvres femmes dans son propre-^ fa logis. Les Haudriettes, religieuses hospitalières ainsi "^ d

ïxfa.

U *À*ffc* ?»**>- .<V^MvW^ \

créées furent converties en religieuses de l'Assomption par le cardinal de La Rochefoucauld en 1622, qui leur donna son hôtel qui occupait remplacement de l'église de l'Assomption, rue St-Honoré.

N° 11. Restes de l'hôtel de Trudaine (1718), conseiller d'Etat et prévôt des marchands, révoqué injustement par le Régent pour avoir refusé de tremper, dans, les^ y \j spéculations sur le Mississipi. ^^ è^ ^ €£^ J^fy^L^

Nos 4 et 6. Belle cour de l'hôtel de Maupeou (1760^ #£Çf«^

N° 2. Emplacement d'une ancienne maison appartè^ 1(^'/°^$

^v^nant à l'abbaye deSt-Denis, que le cardinal de Retz, en 'T**p** **"<-'

ce^qualité d'abbé commendataire, vendit aux Lefevre d'Or-/^^, £~.

-pnesson et d'Eaubonne. En 1728, hôtel Brodion. \ ; c**yA+*'y yl*

Au coin de la rue des Haudriettes et de la rue £ cfït r / ^ du Temple, s'élevait une échelle patibulaire haute de&cyùy 50 pieds pour les criminels de la juridiction du Grande Prieuré du Temple.

Rue Portefoin.

(Entre le lkQ et le lkS de la rue du Temple.} S'e appelée rue des Poules en 1280, des Poulies, d Enfants-Rou^esG^V^' Z <#- t^J. fi~ £X*J

N° 19. Famille parlementaire des Fraguiera SiJQu

N° 14. Restes de l'entrée de l'hôtel Le Tonnelier deT**»***^

Breteuil-Comte de Froulay./tfu^ a *ty»f*~ *«t âway- u^/r^^\ N° 12. Emplacement de l'hôtel de Turgot, prévôt de u^J^%

Paris (1730). yâ^v* ^W^ *y ^ - /v^r-^>

Rue Béranger. ^»«a^>^

Naguère de Vendôme. Le magasin de nouveautés : « Au Pauvre Jacques », à l'angle de cette rue et de la place de la

République, est sur l'emplacement de l'ancienne Rotonde de Paphos, lieu de divertissement au xvine siècle.

N° i 1 . Hôtel de Bertier de Sauvigny , gendre de Foulon et exécuté le même jour. — Habité sous l'Empire par le général Priant. — Mairie. — Aujourd'hui livré au commerce s%l & i^t {s** ^^' A^ a ^ ^ -^ vr

ofyl*- N° 16. Passage Vendôme, construit sur remplace^ ]J^ '£*}T\ ment de la communauté des Filles du Sauveur (asile de cJ^§^ J repentir des femmes de mauvaises mœurs). y{ N08 3 et 5. Hôtel dit de Vendôme. Peyrenc de Moras, maître des requêtes. Bergeret de Trouville, maître des **^ I , comptes. — Béranger y habita et y mourut. /, l '

^^/ ^ Naguère Beaujolais-du-Ternple. Ouverte en 1626, ^1 . ^^année où Marie de Montpensier apporta en dot le Beau- ^ ' jolais à Gaston d'Orléans.

N° 18. Maison d'Anaïs Régalas, poète du Marais.

Suivons un instant la rue de Bretagne et tournons à gaurhe par la : ^ ^-^ ^ ^ £vu**c ^ ^

*— ' Rue des Archives.

5^0 /^^^'^ppelait rue du Chaume au sud et rue du Grandr /«**; *y Chantier au nord.

^^^'AlN° 78. Hôtel du maréchal de Tallard (1728). Au W a: fond de la cour, a droite, très bel escalier construit par C^w^. Bullet (l'un des plus beaux du xvme siècle). V- HtA4° 76. Le sieur La Chapelle (1642). Le Pelletier deV^W Souzy.Le père de Turgot. Mme de Creil. La duchesse** L+ de Beauvillier. ' jjv "kl.. TtfîZ

/ «* 7^/Xl A TRAVERS LE VIEUX PARIS. 35

V^ N° 72. Ancien hôtel des archives sous Louis XIII. ■3*Hôtel de Vilieflix (1728). Son gendre Michaut de Mon-

ge] ^">£oissons. Son gendre Montescot, conseiller d'Etat. /m^i^hôtel fut à Vilieflix. Lamennais y est mort en 1854. jjg; N° 68. Marquis de Vintimille du Luc. M. Pomponne j^de Refuge. M. de Vougny (1728).

f, et* N° 64. M. de la Michodière, prévôt des marchands sous $. Louis XVI. Comtesse de Bullion (1800). wfc- N° 63. Fut, dit-on, hôtel Voyer d'Argenson. W* >''<V^ * )%, lut. N° 62 Hôtel de Montgelas (1709). Le marquis de ki*?Vailière, lieutenant général d'artillerie sous Louis XV. y y? 0v*i^S 'eu, Le procureur Bellard, qui remplit le rôle d'accusateur *T^**h 'public dans les procès du maréchal Ney et des quatre d*^**. -

Beaupré (1720).

Duport en 1291. (Autr^ entrée rue des Quatre-Fils.

A l'aiigie de la rue/ des Haudriettes, fontaine cons- *>££\ AtrTiite/par ; le prince /de Rohan en 1705 (Naïade, par fff^^»-jf«

* N° 58. Très belle porte ogivale avec 2 tourelles. x)

Ancienne entrée du manoir du connétable de Glisson en

"fa

ree rue «**" du Paradis (aujourd'hui des Francs-Bourgeois). Bien que ^f F^LjUi.L, le roi l'eût aimée, la princesse de Soubise ne put faire recevoir son fils chanoine de Strasbourg, parce que de son côté sa grand'mère était fille d'un marmiton. L'hôtel fut pillé pendan! la Révolution et devint propriété nalio-

nale. Napoléon y transporta les Archives en 1808. (A

visiter.) ÀAAscby N° 45. Couvent des Pères de la Merci, congrégation !&*' ^tde gentilshommes venus d'Espagne en 1727, pour le £/ tfVt<nv,*4pachat des captifs d'Orient. L'ordre avait été fondé à Bar-

HAi ~*^k< celone au xme siècle. Salle de spectacle pendant la Xha àju Révolution.

ti^tf^firtif N°42. Porte d'entrée du xvme siècle (rue de l'Hornma-

Armé), ^^^k^^j^^t^^^

*-N° 24. Cloître du xve siècle, de l'ancieniie chapelle du couvent des Billettes/^^^1 îtyJyàJ:.

N° 22. Chapelle des Billettes, construite en 1754 sur l'emplacement d'une autre chapelle qui avait été édifié : à la place de la maison du juif Jonathas, accusé et con-/ vaincu d'avoir « fait bouillir Dieu » en brûlant une hostie consacrée. C'est un temple i>roiestant depuis 1808, (Visiter la sacristie.) ^Q0*- fa*f*^

of 2>i Twfc < »**"0&y

2e ITINERAIRE Le Marais.

Pour cet itinéraire, qui nous promène dans le centre du Marais, descendre à la station du Métropolitain Hôtel-de- Ville, et prendre la rue Vieille-du-Temple jusqu'à la rue de Poitou.

Prendre à gauche la rue de Poitou et remonter à droite par la rue de Saintonge.

Descendre à gauche la rue Chariot jusqu'à la rue des Quatre- Fils, qui lui sert de base. Suivre la rue des Quatre-Fils et la rue de la Perle, qui lui fait suite, jusqu'à la place de Thorigny.

Prendre la rue de Thorigny et la rue St-Anastase, qui nous mène à la rue de Turenne, que nous descendrons jusqu'à la rue St-Antoine, non loin de la station de St-Paul du Métropolitain.

Rue Vieille-du-Temple.

Jadis rue Vieille-Barbette.

N° 15. Hôtel de Vibraye (1650).

N° 20. Impasse d'Argenson, qui conduisait à l'hôtel du même nom au commencement du xyiii6 siècle.

N° 24. Hôtel du maréchal d'Effiat, père de Cinq-Mars. Le Peletier, prévôt des marchands en 1668, qui eut pour successeurs des Le Peletier de St-Fargeau, magistrats.

N° 36. Porte intéressante.

N° 43. Hôtel de Bragelonne.

N° 44. Porte. Escalier original.

* N° 47. Hôlel des Ambassadeurs de Hollande, cons-

truit en 1638, par Cottard, sur remplacement de l'hôtel de Rieux. A coté s'élevait la poterne Barbette, où fut assassiné le duc d'Orléans en 1407. (Porte en chêne avec bas-reliefs représentant Romulus et Rémus. 2 cours. Cadrans solaires.)

Marché des Blancs-Manteaux, inauguré en 1819.

* N° 54. Très jolie tourelle et logis construit en 1528 par Jean de la Balue, époux de la veuve de Jean Hérouet, secrétaire de Louis II d'Orléans. Les du Tillet de Villarceaux de 1740 à 1784.

N° 71. Maison de Jehan Le Blanc, argentier de la reine Isabeau de Bavière.

N° 75. Hôtel de la Tour du Pin-Gouvernet (1720). Dutartre, président des bâtiments du roi en 1787.

Nos 64-66. Hôtel des Pommereuil, famille de grande robe (1676). Le Chevalier du Guet (1691). C'était un curieux (amateur).

#N° 87. Hôtel de Rohan, construit en 1712. Trois R.ohan, évêques de Strasbourg, s'y succédèrent. Le dernier fut compromis dans l'affaire du Collier de la Reine. Le jardin était le même que celui de l'hôtel Soubise et public certains jours. Séquestré à la Révolution. Tallien y fonda un Club. Aujourd'hui Imprimerie Nationale. A visiter : le salon des Singes (peintures de Huet), table de Mme de Lamotte, etc. On a décidé, malheureusement, de démolir ce bel hôtel.

L'imprimerie est visible le jeudi à 2 h. 1/2, sur demande écrite. Pour les salons, tous les jours, en faisant passer sa carte.

N° 74. Hôtel de Perrocheî, époux de Marie de Lionne (1670). Bigot, père d'un contrôleur des gardes suisses (1676). Claude Menant, payeur des renies en 1740.

N° 86. Ancien bureau de placement des ouvriers maréchaux. A côté se trouvait un jeu de paume qui servit de théâtre aux comédiens du Marais Le Ciel y fut représenté pour la première fois.

Nos 102-104. Hôtel Caumartin et d'Épernon (1713).

N° 106. Dépendant de l'hôtel d'Épernon. Du Tillet de la Bouëxière (1728). Corbeau de St-Albin, fondateur du Constitutionnel, y mourut en 1847.

N° 110. Dépendant de l'hôtel d'Epernon (cour, escalier et boiseries de portes).

N° 127. Maison à pignon.

N° 137. Hôtel avec bas-reliefs et porte sculptée.

Tournons à gauche par la rue de Poitou et prenons la :

Rue de Saintonge.

N° 4. Hôtel de Vassé (1672).

N° 10. Porte. Le fermier général Gigault de Grisenoy.

N° 27. Porte et mansardes de la Fronde. Entrepôt pour le transport des paquets sous Louis XV.

N° 41. Porte. Boileau, peintre du duc d'Orléans.

N° 51c Vieille maison au coin de la rue de Normandie.

N° 64. Robespierre y habita d'octobre 1789 à juillet 1791. Merlin de Douai habita également la rue.

Rue Chariot.

Doit son nom au financier Claude Chariot, qui fît bâtir ses premières maisons.

* N° 83. Hôtel du marquis de Mascrani, président à la Cour des comptes (1750).

Au coin de la rue de Turenne, fontaine Boucherat (1735).

N° 62. Hôtel du colonel de Bragelogne. Michel de Venzel, oculiste de LL. MM. Impériales et Britanniques (1760).

i\Tos 58-60. Hôtel dit, à tort, du chevalier Bayard (1520). Durey de Sauroy, marquis du Terrail, le laissa à son neveu, le duc de Cossé-Brissac, gouverneur de Paris. Le baron de Venzel l'acheta en 1775. (Hôtel abîmé par M. Durand, ancien notaire.)

N° 57. Hôtel Boulainvilliers, où fut élevée Mme de Lamotte, descendante d'un fils naturel de Henri II, compromise dans l'affaire du Collier et enfermée à la Salpêtrière.

N° 50. Hôtel de l'Écluse (1700). — Du président Maupeou (1715). — Au coin de la rue de Bretagne, curieux marché des Enfants-Rouges, ouvert en 1628.

N° 38. Maison curieuse au fond de l'impasse.

N° 28. Hôtel de Bérancourt (1680). Marquise de Polignac (1745).

N° 24. Hôtel du maréchal Pérignon (1815).

N° 21. Emplacement de l'hôtel Golbert de Maulévrier (1695).

N° 12. Hôtel de Brossier. Actuellement école.

N° 9. Hôtel à double cour. Pierre de Gondi de Retz l'habita en 1652. Puis les Créquy, les Bligny, les Marolles, les Gharnacé avant la Révolution. — Nestor Roqueplan.

N° 8. Hôtel de M. de Turmenies; de M. Leleu, conseiller sous Louis XV. Président Debelleyme. L'hôtel fut envahi en 1848.

N° 7. Hôtel de Brévannes, ayant appartenu à Claude Corneille en 1634.

Eglise St-Jean-St-Francois, ancienne chapelle des capucins du Marais, fondée par le frère du président

Mole. — Au 7 bis de la rue du Perche, qui se trouve au nord de l'église, maison de la veuve Scarron (reconstruite).

Nos3-5.HôteldeSourdis(1650).M.deGruyn,cabaretier enrichi. LemarquisdeCambis(1766).D'Ormesson(1789). — Curieux aspect de la ruelle Sourdis.

R,ue des Quatre-Fils.

Doit son nom à une enseigne.

N° 24. Hôtel de Le Picard, au xvie siècle, puis de Guitaut.

N° 22. Hôtel du président Thiroux d'Arconville. Mme du Deffant en fut locataire et y recevait Voltaire, Montesquieu, d'Alembert, etc.

N° 20. Hôtel des Le Féron; Barbançois (1747); de Sèze, avocat de Louis XVI (portes).

N° 18. Hôtel Le Rebours. Vendu nationalement, après séquestration, au citoyen Gondoin.

N° 16. Hôtel de Gigault de Grisenoy, fermier général.

N° 10. Emplacement de la maison où furent arrêtés le prince de Polignac et le duc de Rivière, complices de Gadoudal (1804).

N°2. Restes de l'hôtel du Comte Le Camus.

Rue de la Perle.

Doit son nom à un jeu de paume de ce nom.

N° 11. Porte du xvnie siècle.

N° 22. Maison du xvne siècle.

N° 9. Porte du xvine siècle.

N° 14. Tallien y habitait au 9 thermidor.

N° 3. Entrée remarquable.

N° 6. Porte du xvme siècle.

N° 1. Dans la cour, fronton clans lequel deux génies sont assis sur des cornes d'abondance.

Rue de Thorigny.

Doit son nom au président Lambert de Thorigny (1713).

N° 4. Hôtel de Pracomtal (1714).

N° 8. Hôtel de Bercy.

#N° 5. Magnifique hôtel, construit par Aubert de Fontenay, enrichi par la gabelle, d'où le nom d'Hôtel Salé, donné par le peuple à son habitation. M. Le Camus, le maréchal de Villeroi et Mgr de Juigné, archevêque de Paris (1789), l'habitèrent. L'hôtel fut pendant quelque temps l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures. Actuellement occupé par M. Viand, bronzier, qui en a respecté autant que possible l'intérieur. Voir l'hôtel dans la rue des Coutures-St-Gervais (très belle salle à manger, et escalier monumental).

Rue St-Anastase.

N° 9. Mme de Maillé, sous Louis XIV. Hôtel de Turgot, marquis de St-Clair.

Rue de Turenne.

Naguère rue St-Louis-au-Marais ; des Nouveaux- Égouts, en 1560.

N° 95. Au coin de la rue de Poitou, ancien hôtel du xvne siècle.

N° 85. Porte ornée d'un mascaron.

N° 80. Hôtel du chancelier Voysin (1613); du marquis de Jumilhac (1791).

N° 76. Hôtel de M. de Launay, dernier gouverneur de la Bastille (bas-reliefs).

N° 68. Église de St-Denis-du-St-Sacrement (1835). Peintures de Delacroix.

Entre le 66 et le 70, emplacement de l'hôtel du duc de Bouillon, puis du maréchal de Turenne, son fils.

N° 64. Hôtel du président de Tanlay (1789).

* N° 60. Hôtel du chancelier Boucherat (1713); d'EcquevilIy^TTôè). Hôtel dit du Grand Veneur. Couvent de Ste- Elisabeth jusqu'à la loi contre les congrégations (1901),

N° 56. Scarron et sa femme (1G54 à 1660). Grébillon y mourut.

#N° 54. Hôtel du président de Gourgues (1707). Aujourd'hui école communale.

N° 50. Porte et balcon.

N°41. Fontaine de Joyeuse 1687, sur l'emplacement de l'hôtel du même nom, qui s'étendait du 37 au 43,

N° 36. Emplacement de l'hôtel du maréchal Gatinat.

N° 34. Hôtel de Tresmes (1650).

* N° 23. Hôtel de Colbert de Villacerf (1740). Jeanne d'Albret y accoucha d'un fils en 1558. (Cour avec fontaine et colonnes.)

N° 18. Dépendance de l'hôtel Villequier, 13, place des Vosges.

N° 12. Derrière de l'hôtel de Chaulnes, 9, place des Vosges. Au bas de la rue de Turenne, à droite : rue de Jarente, avec l'impasse de la Poissonnerie, où se trouve une jolie fontaine.

Nous traversons le marché Ste-Catherine, construit sur l'emplacement de Ste-Calherine-du-Val-des-Ecoliers, église démolie en 1782, et nous sommes rue St-Antoine, tout près de la station St-Paul du Métropolitain.

3e ITINÉRAIRE Le Marais.

Descendre à la station du Métropolitain Hôtel-de-Ville et prendre devant la caserne Napoléon la rue Bourg-Tibourg, puis la rue des Guillemites. Laisser à gauche l'église des Blancs-Manteaux et traverser la rue des Francs-Bourgeois, pour se rendre rue Vieille-du-Temple devant l'entrée de l'Imprimerie Nationale, où on prendra la rue Barbette. Descendre la rue Elzévir, remonter la rue Payenne, tourner à droite par la rue de Sévigné jusqu'à la rue du Roi-de- Sicile, que Ton suivra jusqu'au point de départ rue du Bourg- Tibourg.

Rue du Bourg-Tibourg.

Tire sa dénomination d'un bourg appelé Petil-Bourg, dont le colon principal était Thibourg.

Nos 15, 17, 19, 21. Emplacement du séjour des Nicolaï, présidents de la Chambre des Comptes. Une autre entrée donnait rue de Moussy. Nicolas d'Argouges, lieutenant général des armées du roi (1728); d'Ouhremont, conseiller au parlement.

N° 33. Porte de l'hôtel du duc de Vendôme, petit-fils de Henri IV. (Au fond de la cour, à gauche, escalier en pierre avec rampe en fer forgé.)

Dans cette rue s'élevait l'hôtel de Pierre de Craon, rasé en 1392, après son attentat contre O. de Clisson.

Rue des Guillemites

Doit son nom aux religieux des Blancs-Manteaux, qui avaient leur église à gauche.

N° 14. Restes du couvent des Blancs-Manteaux. En face, un demi-cercle sur le pavage de la rue indique l'emplacement d'une des tours de l'enceinte de Philippe- Auguste.

N° 6- Curieux passage menant rue Vieille-du-Temple.

# Eglise des Blancs-Manteaux. Les bâtiments du monastère ont été englobés dans le Mont-de-Piété. Le portail provient de l'église des Barnabites, dans la Cité, et l'église, reconstruite en 1687, a été agrandie par Baltard. Le chancelier Le Tellier en posa la première pierre.

Rue Barbette.

Doit son nom à la célèbre courtille Barbette, qui appartenait à Etienne Barbette, prévôt des marchands et maître des monnaies sous Philippe le Bel. Le peuple, mécontent des altérations des monnaies, saccagea, en 1306, son hôtel, qui était immense. Réédifié par Jean de Montaigu, l'hôtel devint le petit séjour de la reine Isabeau de Bavière, qui y inventa les bals masqués et y noua des relations illégitimes avec son beau-frère, le duc d'Orléans, frère du roi. Le duc fut assassiné par les gens de Jean Sans-Peur en sortant de l'hôtel (1407). — Diane de Poitiers, épouse de Louis de Brézé, y recevait Henri II. L'hôtel fut divisé en 1561 et la rue ouverte à cette époque.

N° 17. Porte avec médaillons.

N° 15. Présidente de Quincy. — Lefevre d'Ormesson

(1730). Lemarié d'Aubigny (1736). Dupuis, membre du Conseil des Cinq-Cents.

N° 11. Emplacement de l'hôtel Le Meyrat (1685), conseiller sous Louis XIV, qui le tenait de demoiselle Parfait des Tournelles. Celle-ci l'avait loué à Louis Mole, fils de Mathieu. M. de Clermont, négociant.

N° 9. La présidente de Pommereuil. — Turgot, frère du ministre. Celui-ci étant présumé émigré, l'hôtel fut confisqué et acquis par M. Deschamps.

# N° 8. Hôtel du maréchal d'Estrées, père de Gabrielle, sur l'emplacement de l'ancien hôtel Barbette, qui s'étendait sur le 6, le 4 et le 2. Reconstruit en 1660 pour M. de Choisy. Le procureur de la Briffe (1689). Bourée de Corberon. Confisqué à la Révolution. L'Etat en fit une succursale d'Ecouen. Charles Camus, commisionnaire en produits chimiques, acquit la propriété en 1851 (8, 6, 4, 2). (Bel escalier. Restes de la chapelle de la Légion d'Honneur.)

N° 5. Emplacement de l'hôtel Thumery de Boissise, président au Parlement. Auparavant Le Coigneux et Gilbert des Voisins.

Rue Elzévir.

Autrefois des Trois-Pavillons, jusqu'en 1860.

N° 8. Joli hôtel.

N° 7. M. de Nicolaï, marquis de Goussainville, et sa iille la marquise de la Châtre, qui habitaient place Royale, étaient propriétaires de cet hôtel au xvme siècle. Le comte de Gaucourt (1789).

?SUS 1 au 5. Hôlel de la marquise de Louvois, femme du ministre, fille de Marguerite Barentin, veuve en premières noces de Charles de Souvré (1650). Marquis de Courchamp (1740).

N° 2. Hôtel dit de Lusignan. Habité par le poète Pajot de Linières, qui avala un jour tout le contenu d'un bénitier, parce qu'il avait vu l'eau bénite frissonner de plaisir au contact des doigts gantés de sa maîtresse. « Ce fut, dit Boileau, le seul acte de piété de sa vie. »

Après avoir fait quelques pas à gauche dans la rue des Francs-Bourgeois, tourner à gauche par la rue Payenne, qui longe les derrières du musée Carnavalet.

Rue Payenne.

Doit son nom à Jean Payen, écuyer de Charles VI, qui avait une maison dans le voisinage.

A l'angle de la rue, à gauche (2 et 3), emplacement de l'ancien couvent des filles de la Nativité de Jésus. Hôtel Rouillé en 1728.

Nos 11 et 13. Hôtel du duc du Lude, grand-maître de l'artillerie en 1675, un des adorateurs de Mme de Sévigné. La veuve Scarron, protégée de Ninon de Lenclos, y habita. Plus tard, l'hôtel appartint au maréchal de R.oquelaure, à la duchesse douairière de Châtillon. M. d'Argouges en fut locataire. Hôtel Maupeou (1728). Hocquart, procureur général à la Cour des Aides (1785).

Rue du Parc-Royal (1563).

Doit son nom au Parc Royal des Tournelles.

N° 16. Hôtel de Bonneval (1780). Vicomte de Grandeffe. Gabrielle d'Ëstrées aurait, dit-on, habité là. (Buste de Henri IV dans la cour.)

N° 10. Hôtel de M. de Vigny (1770).

N° 8. Hôtel construit au xixe siècle par Graux Marly, fabricant de bronzes, dont on revoit le chiffre sur la porte.

N° 5. Hôtel des Château-Giron, avec une arcade charretière (1755).

N° 4. Hôtel Auget de Montyon (1760).

N° 2. Emplacement de l'hôtel de la présidente Bordier des Fusées 1652), puis hôtel Canillac (1700). Montboissier (1772).

Tourner à droite par la :

Rue de Sévigné.

Jadis rue Culture-Sainte-Catherine.

*N° 52. Rinceaux, urnes, mascarons et amours dus à l'architecte deLisle. Flesselles, dernier prévôt des marchands, tenait cet hôtel de sa femme Ursule Frajot, qui le vendit à Anne Labbé, veuve de M. Santeuil. Aujourd'hui Compagnie de l'Air comprimé.

N° 29. L'ancien arsenal de la ville occupait cet emplacement, et Michel Lepeletier de Souzy, conseiller au Parlement, fit construire par Bulet, en 1687, l'hôtel où résidait Lepeletier de St-Fargeau quand il fut tué par Paris. Bibliothèque historique de la Ville (1898).

Nos 25 et 27. Emplacement du couvent des Annonciades Célestes ou des Filles Bleues, fondé par la marquise de Yerneuil, maîtresse de Henri IV, et la comtesse des Hameaux. Aujourd'hui lycée Victor-Hugo.

#N° 23. Hôtel Carnavalet (voir rue des Francs-Bourgeois ), construit par Jacques de Ligneris (1550). Kernevenoy, dit Carnavalet (1600j. Mme de Sévigné (1677 à 1697). De Pommereul (1789). Séquestré à la Révolution. Ecole des Ponts et Chaussées (1808). Musée depuis 1871. On y a transporté des boiseries et des plafonds provenant de l'hôtel Dangeau (place des Vosges). (A visiter.)

N° 13. Emplacement de l'hôtel du minisire Chavigny (1635).

N° 11. Emplacement d'un ancien petit hôtel Lamoignon. Beaumarchais y construisit un théâtre en 1790 avec les matériaux provenant de la Bastille. Le 1er septembre 1791 on y joua la Métromanie. On y voit encore un mur de l'ancienne prison de la Force. (Aujourd'hui établissement de bains.)

Nos 7 et 9. Hôtel de Nicolas Pinon, conseiller du roi. Pinon de Quincy; de l'Àvor, son neveu; Bouthillier; Ghavigny. Confisqué à la Révolution. Pompes funèbres. Aujourd'hui caserne de pompiers. (Voir la jolie façade de l'hôtel dans la cour du 9. Plafonds transportés à Carnavalet.)

N° 5. Plaque indiquant que là le docteur Raspail donna ses soins gratuits aux malades de 1840 à 1848.

Le connétable de Clisson fut assailli dans cette rue par Pierre de Craon, en 1392, et Charles VI vint rendre visite au blessé dans la boutique d'un boulanger.

Tourner à droite par la :

Rue du Roi-de-Sicile.

Dite des Droits-de-1'Homme pendant la Révolution.

Charles d'Anjou, frère de St Louis, couronné à Rony roi de Naples (1266), avait un palais dans ce quartier, palais qui, après plusieurs remaniements, était devenu l'hôtel de la Force, aujourd'hui démoli.

N° 10. A l'angle de la rue Pavée, hôtel des Desmarets, famille des contrôleurs des finances de Louis XIV. L'hôtel principal était au 7 et au 11 de la rue Pavée.

N° 22. Ancien pied-à-terre de Gabrielle d'Estrées (?).

N° 30. Très ancienne maison au coin de la rue des Ecouffes.

N° 40. Bas reliefs.

Dans la rue du Roi-de-Sicile nous devons visiter les rues transversales : Malher, Pavée, Ferdinand-Duval, des Ecouffes.

Rue Malher.

Ouverte sur l'emplacement de l'ancien hôtel de la Force. La princesse de Lamballe fut massacrée le 2 septembre au coin de la rue du Roi-de-Sicile et de l'ancienne rue des Balais, ainsi que 167 détenus royalistes. La Force fut une prison politique après 1782. — 73 députés girondins y furent enfermés, ainsi que Mme Dubarry, le duc de Yilleroy, etc. Sous l'Empire, Mallet y alla chercher ses complices. Plus tard, elle renferma Godefroy Cavaignac, Blanqui, Barbes, etc.

Rue Pavée.

Nos 11 et 13. Hôtel du marquis d'Herbouville, guidon des gendarmes, qui le tenait de sa femme, petite-fille de Desmarets, grand fauconnier. Avant, l'hôtel avait été la propriété de Savoisy, favori de Charles VI; de l'amiral Chabot, compagnon de captivité de François Ier, et de Charles III de Lorraine, en 1657.

N° 12. Ancien petit hôtel de Brienne, avant il était hôtel Chavigny.

N° 16. Emplacement d'un hôtel de Moussy au xvne siècle.

# N° 24. Hôtel dit Lamoignon, bien que le Président ne l'acheta qu'en 1655. Autrefois la maison avait apparenu aux religieux de St-Antoine et se nommait la Por-

chérie de St-Antoine. — Robert de Beauvais. — Diane de France, duchesse d'Angoulême, fille légitimée de Henri II, l'occupa, ainsi que l'atteste le chiffre de Diane de Poitiers, sa mère (croissants, attributs de chasse et des D). — Le duc d'Angoulême, célèbre par ses brigandages, était fils de Charles IX et de Marie Touchet. Son épouse, Diane, fut un exemple de vertu, et l'hôtel fut « un gynécée de pudeur » pendant son veuvage. Après elle l'hôtel fut habité par Mme de la Roche-Guyon et son poète suivant, Benserdide. La première bibliothèque de la ville y fut installée en 1762. Le vertueux Malesherbes y V est né Idù* t^^k. ttfittM >*< <k font d,s>.P+~~j. *$

** S SE >~s & w Hue Ferdinand-Duval.

S'appelait encore en 1900 rue des Juifs.

N° 20. Cour et façade du xvie siècle d'un hôtel dit des Juifs (1728), où habitaient des Lefèvre de Lézeau et de Jéminy (1728). Hébert demeurait rue St-Antoine, à peu près en face de la rue Ferdinand-Duval, dont l'extrémité sud formait alors un passage dit St-Antoine.

Rue des Rosiers.

N° 14. Hôtel de Ghabenat, seigneur de Bonneuil.

N° 23. Hôtel de Mme d'Estat, femme d'un colonel arrivé, grâce à sa femme, qui n'était pas une rosière (1750). Cette rue est presque entièrement habitée par des Juifs : c'est le ghetto parisien

Rue des Écouffes.

Synonyme de Mont-de-Piété. On prêta sur gages dans cette rue que Philippe de Ghampaigne habita (au 14), ainsi que Baraguey d'Hilliers, pendant sa minorité. Au 25, hôtel du xvne siècle, au fond de la cour.

4e ITINERAIRE

Église St-Merri. Les Blancs-Manteaux.

Rues de Venise et Quincampoix.

Descendre à la station du Métropolitain Hôtel- de-Ville et prendre à quelques pas de là la rue des Mauvais-Garçons, qui nous mène à la rue de la Verrerie, la première à gauche.

Rue de la Verrerie.

Doit son nom à la Confrérie des Verriers et des Peintres sur verre qui s'y était établie en 1187 et qui devint la Compagnie des Vitriers, à la fin du xvne siècle.

N° 2. Emplacement d'un hôtel Salignac-Fénelon.

N° 22 bis. Maison à pignon.

j\t°s 55-54-56. Maisons curieuses ainsi qu'au 34, rue du Renard.

X° 60. Hôtel du xvme siècle. Famille Arnauld de Pomponne. Curieux aspect de la rue des Juges-Consuls, où se trouvait, de Charles IX à Charles X, le siège de la juridiction consulaire.

N° 76. Ancienne façade de l'hôtel Suger, puis presbytère de St-Merri. La façade a été restaurée au xvme siècle (amours). La rue St-Bon, en face, doit son nom à l'ancienne chapelle de St-Bonnet.

* Église St-Merry (1520 à 1612). Style gothique. Les

statuettes des voussures au portail ont été faites d'après des moulages pris à Notre-Dame. Eudes le Fauconnier, un des fondateurs de l'église, est enterré sous le chœur. Verrière remarquable. Crypte où se trouvent les restes de St Merri, renfermés dans une châsse. Pendant la Révolution, Temple du Commerce.

Jeter un coup d'œil sur la rue du Cloître-St-Merri et prendre la rue Taillepain et la curieuse rue Brise-Miche. Au coin de la rue Brise-Miche, ancienne maison faisant jadis partie du cloître St-Merri. Ces deux rues doivent sans doute leur nom à une boulangerie du Chapitre St-Merri. C'était jadis, sous Louis XI, un repaire de femmes « folles ou ivrognesses de leur corps », et ces rues étaient soumises à une police spéciale. Presque toutes les maisons sont pittoresques, et au 29 de la dernière on voit encore un crochet pour la chaîne qui fermait la rue au moyen âge.

Rue St-Merri.

N° 42. Passage Jabach, conduisant rue St-Martin, sur l'emplacement de l'hôtel du financier de ce nom.

La belle collection de tableaux réunie par ce fameux banquier, et rachetée en 1671 par Colbert, devint le noyau de nos trésors du Louvre.

N° 13. Restes de l'hôtel de Marillac.

Entre le 14 et le 12. Rue Pierre-au-Lard (très pittoresque).

N° 12. Hôtel du président Le Rebours (1685).

N° 9. Hôtel de Blancmcsnil, chancelier de Marie de Médicis.

N° 10. Cul de-sac du Bœuf.

Rue Ste-Croix de la Bretonnerie.

Doit son nom à une église de religieux originaires de Liège, établis dans la rue de la Grande-Bretonnerie, sous le titre de l'Exaltation de la Ste-Croix. On voit encore quelques traces des bâtiments conventuels dans le passage Ste-Croix-de-la-Bretonnerie (35).

N° 47. Tourelle carrée de 1610.

N° 42. Restes d'un ancien tribunal de commerce installé en 1570 dans l'hôtel du président Jaillet.

?s° 35. Maison ayant appartenu au Chapitre de Ste- Croix.

N° 26. Hôtel du fermier général Romans, puis de Le Pelletier de Morfontaine, conseiller d'Etat et ami de la duchesse de Mazarin sous Louis XV. Ancienne Mairie du IVe arrondisement.

X° 22. Ancien hôtel : aujourd'hui bureau de l'Assistance publique.

N° 20. Hôtel datant de 1696. Fut pendant quelque temps mairie.

N° 19. A l'angle de la rue de Moussy habitait J. Cauchon, évêque de Beauvais, qui condamna Jeanne d'Arc.

N° 18. Entrée d'un hôtel du xvme siècle.

N° 16. Hôtel de l'astronome Lalande-d'Amblemont.

Xos 2 et 3. Curieuses maisons.

Rue Aubriot.

Doit son nom à Hugues Aubriot, prévôt de Paris sous Charles V, qui inaugura le pont au Change, le pont St-Michel et la Bastille, où il fut enfermé d'ailleurs un des premiers.

N08 3 et 9. Portes.

N° 10. Hôtel d'Havis, du xvne siècle.

Rue des Blancs-Manteaux.

Cette rue s'appelait, avant Philippe- Auguste, rue de la Parcheminerie. Le papier d'alors s'y fabriquait. Louis IX y établit des frères mendiants, dits serfs de la Ste-Vierge, porteurs de longs manteaux blancs. Ces religieux fusionnèrent sous Boniface VIII avec les Guillemites, et Charles VI leur concéda, pour bâtir, une tour de l'enceinte de Philippe-Auguste et 40 toises. Les bénédictins de St-Maur furent envoyés dans le couvent par ordre du cardinal de Retz, malgré le général des Guillemites, qui résidait à Liège.

N° 10. Les Guillemites y habitèrent ainsi qu'au 4.

* N° 12. Eglise des Blancs-Manteaux (voir rue des Guillemites).

N° 14. Les Bénédictins, successeurs des Blancs-Manteaux. Simon Hennequin, greffier au Parlement sous Henri IL Plus tard l'abbé de Rancé.

* N° 16. Mont-de-Piété, avec un reste d'une tour de Philippe- Auguste.

N° 22. Hôtel appartenant avant 1460 à demoiselle Denise Baguier, veuve de sire Jean Le Vavasseur, maître des Comptes. Il a appartenu à plusieurs Séguier. (Très joli escalier en fer forgé.)

N° 25. Cabaret de l'Homme-Armé, qui existait déjà en 1432. Enseigne du xvme siècle. Ange Pitou chantait devant ce cabaret ses chansons réactionnaires.

ÎS° 25. Escalier en pierre au fond de la cour à droite.

N° 34. Passage Pecquais : doit son nom à Jean Pecquet, qui y fit construire un hôtel sur l'emplacement du 7, où habitèrent également des Novion, famille de robe au crédit de laquelle la rue devait 3 lanternes.

N° 35. Grille et enseigne en fer forgé.

On voit encore de jolis escaliers en fer forgé au 3S5 au 37 (du xviie siècle), au 40 et au 47.

N° 47. Emplacement de l'hôtel du marquis de Favras. Ce gendre du prince d'Anhalt-Schauenbourg fut pendu place de Grève en 1790 et son dénonciateur, Turcati, se pendit dans sa chambre, après une nuit de débauche.

Traversons la rue du Temple et prenons :

Rue Simon-le-Franc.

(Pittoresque.)

N° 4. Emplacement de l'hôtel de Mesmes, habité par Gassini de Thury, maître des Comptes et fds de l'astronome du Roi.

N° 9. Habitation de M. Robert, procureur du Roi en

N° 17. Maison de M. du Buisson, intendant des finances en 1692.

Presque toutes les maisons sont curieuses dans le haut de la rue, et servent maintenant de logements à la nuit. — Avant de prendre l'intéressante rue de Venise, jeter un coup d'œil sur la rue Geoffroi-Langevin, qui se trouve au nord de la rue Simon-le-Franc, avec laquelle elle avait et a encore plusieurs maisons communes.

Rue Geoffroy-Lange vin.

A pour parrain Geoflroi, dont la famille était d'Anjou, avant 1273.

Nos 4 et 6. Ancienne communauté de veuves dite des Bonnes-Femmes de Ste- Avoye, fondée par Jean Séquence

en 1293. L'entrée était rue Rambuteau. En 1621, ces religieuses furent transformées en Augustines et achetèrent presque toute la rue. Elles dépendaient de St-Merri.

N9 7. Emplacement de l'hôtel de Simon le Franc. M. de Mesmes, sous Henri IV. Ce fut peut-être la demeure de Largillière, qui habita par là (au 7 ou au 3).

N° 17. (Mansardes.) Gabrielle d'Estrées y aurait habité. L'abbé de La Bletterie.

Rue de Venise.

La rue de Venise est certainement une des plus curieuses du vieux Paris. Elle a conservé tout son cachet, du xive et du xve siècle. Une enseigne « A l'Écu de Venise » lui a valu son nom. Au moyen âge c'était la ruelle des Usuriers, et au temps de Law, on s'y volait, on s'y battait et on s'y tuait dans la folie de l'agio. Aujourd'hui la rue est occupée par des bouges et des hôtels borgnes.

L'impasse de la Baudroirie donnait son nom, jadis, à la rue.

*N° 27. Ancien cabaret de l'Épée de Bois. De Horn, membre d'une famille princière d'Allemagne et deux gentilhommes y assassinèrent en plein jour le capitaliste Lacroix, pour lui voler son portefeuille. Ils furent arrêtés tous les trois et roués en place de Grève. Les beaux esprits comme Marivaux et L. Racine fréquentaient ce cabaret. Mazarin y avait accordé des lettres patentes à une compagnie de maîtres à danser et de musiciens, dont le chef s'appelait « le Roi des Violons », et c'est là l'origine de notre Académie nationale de Danse!

La rue de Venise se prolonge de l'autre côté de la rue

St-Martin, et portait dans cette partie le nom de « Bertaut-qui-dort ». Elle débouche dans la :

Rue Quincampoix.

Une des plus anciennes de Paris (jadis rue Quinquempoït). L'abbaye de Livry y était propriétaire d'un four avant 1210. Le corps des Merciers s'est formé dans cette rue et y maintint son bureau pendant plus de cinq siècles. En 1718, ce fut une ville capitale de l'agio. La banque de Law était installée dans l'hôtel de Beauffort, qui devint un tripot au commencement du xixe siècle (détruit par la rue Rambuteau). Chaque maison, chaque échoppe, toutes les caves et les greniers se mettaient aux enchères et étaient enlevés à des prix fabuleux.

N° 90. Le Guet y sonnait la cloche pour avertir la foule d'évacuer la rue.

N° 91. Hôtel avec porte sculptée.

* N° 82. Ancienne salle Molière (aujourd'hui Corderie) (voir rue St-Martin, 157).

N°62. Hôtel de Sémonville.

N° 60. Vieil hôtel.

N° 54. Cabaret de l'Epée de Bois (voir rue de Venise).

N° 43. Actuellement Bouillon Moderne. Maison d'un savetier qui louait son échoppe 100 livres par jour à des joueuses, au temps de Law.

N° 36. Actuellement hôtel à la nuit. Anciennement communauté des Merciers.

N° 34. Habitation de La Reynie, lieutenant général de police.

N° 33. Maison de l'abbé Hamelin, curé de St-Josse (église démolie en 1792 . Ancien bureau des Layetiers, Tabletiers, Eventaillistes.

N° 31. Emplacement de l'église St-Josse.

N° 26. Appartenait à Vannelin, geôlier du G liât el et.

N° 22. Curieuse ruelle de la Reynie, jadis rue Troussevache.

Nos 14, 12 et 10. Vieux hôtels avec sculptures.

N° 4. Maison qui surplombe.

Traverser la rue des Lombards^ qui vit naître Boccace et fut la patrie des prêteurs sur gages ou lombards, jeter un coup d'oeil sur le 28 (balcon), et par la petite rue Nicolas-Flamel, qui continue la rue Quincampoix, on débouche rue de Rivoli à la Tour St-Jacques, près de la station du Métropolitain Chatelet.

Tour St-Jacques.

Est tout ce qui reste debout de l'ancienne église St-Jacques la Boucherie (qui occupait l'emplacement du square), reconstruite de 1501 à 1522 sur l'emplacement d'une autre église carlovingienne. Aujourd'hui Observatoire. Statue de St Jacques le Majeur et les trois symboles des évangélistes : l'aigle, le lion et le bœuf. (Ce sont des reproductions ; les originaux sont aux Thermes.) Sous la clef de voûte, au rez-de-chaussée, se trouve une statue de Pascal, qui renouvela sur cette tour ses expériences barométriques.

5e ITINERAIRE Rue des Francs-Bourgeois. Place des Vosges.

Descendre à la station du Métropolitain Hôtel- de-Ville et prendre en face la rue des Archives, qui nous mènera à la rue des Francs-Bourgeois, que nous suivrons jusqu'à la place des Vosges. ê/fcJ/%t' f*-* u^j^ U^aj /o-t***** «j>*r *^

Rue des Francs-Bourgeois.

Au moyen âge, les petits bourgeois restaient serfs en ce qui concernait leur domicile; les grands bourgeois pouvaient changer de place, pourvu qu'ils demeurassent justiciables de la même seigneurie locale; les francs bourgeois étaient tout à fait libres. Au xiïie siècle, la rue s'appelait rue des Vieilles-Poulies.

jk^Ç r *N° 60. Hôtel Soubise (voir rue des Archives).

Ouvert le dimanche de midi à 3 heures, ainsi que le jeudi. ' Pour les autres jours, demander au Directeur.

4^m N° 55. Mont-de-Piété, fondé par Louis XVI en 1777

l, ^^O/'oQt réorganisé en 1804 par Napoléon. Dans la cour de

jlf Y Horloge on voit le tracé de la muraille de Philippe-

*^f Auguste et au 57 on aperçoit la base d'une des tours

W de l'ancienne enceinte,-m3relev%e~THrrbin^ttoo. pi* ' lac^ t* uUfK

***3*4 N° 58. Ancienne École des Chartes (transférée

actuellement à la Nouvelle-Sorbonne). Entre le 58 et

le 60, ancien hôtel de Chavandon, puis d'Assy. Annexé

aux Archives en 1845. A côté du 55, église des Blancs-

Manleaux (voir rue des Guilleiniles)r/ *+& *"^Tj£r£

4 < « Slj/Si ,

N° 58. Hôtel le Tonnelier de Breteuil (176^^^^^^^L p*^t,N° 54. Hôtel de la comtesse de Jaucourt, née Ni-^^

i^colai (1789). SXJ .A& ^ ^é^ê^^^0^t^Û. N° 44. Maison de Jehan le Blanc, argentier de la reine Isabeau de Bavière. Tout près delà habitait la belle

erronniere. ' ^£tfi ç^ .f* i[ * **~*,.é ^^/^,«^ *N°42. Tourelle de 1528 de l'ftôtèl Hérouët. yte^ • N° 47. Restes de l'Ancien hôtel d'Adjacet, qui s'éten &w 4. ^>^ dait également sur une partie du Marché des Blancs-^1 /a,\J^ Manteaux. Pavillon de l'hôtel d'O. — François de t^Tf^-^c:.

#*!*•) OJV/*.

Fresnes, marquis d'O, était surintendant des finances *ms% ^jA^ sous Henri III. Détesté de tous, il mourut en 1594 ruiné T? Â malgré ses concussions. Les dames de St-Gervais y ^'^\M- .""" restèrent jusqu'à la Révolution. Autre façade rue du/^^/vuJ/L, Marché-des-Blancs-Manteaux (2). (Lucarnes finement f*%7; Z"2* sculptées.) T^f&A^i

N° 40. Marquis de Greil, lieutenant général des^^ armées du R.oi (1701). Aujourd'hui c'est une masure. * A***'**»** ^

N° 38. Impasse où se trouvait la poterne Barbette,**- 3t~^V qui fut le théâtre de l'assassinat du duc d'Orléans par fAZ*'. Jean Sans-Peur, le 22 novembre 1407. La victime sortait de l'hôtel Barbette, où résidait la r.eine Isabeau, sa bellesœur et maîtresse, vu <^^y c^ffr **&-£> **■ ****- -

N0S34 et 36. Hôtel de 1603. Nicolas leBaillifen 1789.

Sous Louis-Philippe, un pas de muje montait encore ses//^

trois marches entre le 34 et le 36.* / ^- •* ^'^ ^ jf^A1^

^, N° 30. Hôtel de Jean de Fourcy (1570). Quelques'^^J *» £?

^'auteurs en font un séjour de Gabrielle d'Estrées. — S^a- ^ ^ï£/H,

^ft^tç de Henri IV dans la cour. — Mascarany de la Z;*£^"^*

fti*JK Valette en était propriétaire en 1789. — Barras y habita. -^' ,

,^3L N°35. Hôtel du président Devin de Fontenay (1780). £j jfrjjfë ft£ N° 26. Les présidents LeVallier (1696) et Le MayraT^f ^^ avant 1789. $L /Uluu /. ^/ * /'^^ /^y^

"\ ?;^ ^ ^ ^r - 4/ ^^^ te «&~; £^ ^ ^^

^Jîâ. / ', /.^ A TRAVERS LE. VIEUX PARIS. | ; ~ n Q y , ^

#N° 31. Hôtel d'Albret, dont la première pierre fut posée parla connétable Anne de Montmorency vers 1550. Restauré au xvine siècle. — M. de Guénégaud. — Pliœbus d'Albret, gouverneur de Bordeaux, puis maréchal en 1613. — Mme Scarron y fréquentait, et c'est là qu'elle connut Mme de Montespan, qui lui confia ses enfants à élever. — Président Dutillet. , . . ' i

>y *f *N° 25. Hôtel Lamoignon (voir rue Pavée). «£**£

-*- N° 24. Hôtel de la marquise de Louvois, née Barentin, u^J

et veuve du ministre. — Courchamp, capitaine aux gardes \f'*;|

y françaises (1740). — L'hôtel s'ouvrait 5, rue Elzévir. ^u.jÇï

\j~£ *^os 14 et 16. Ancien hôtel des Ligneris (1550), à^%

* ftlj^Kernevenoy dit Carnavalet, de Sévigné (1677). — Musée A^f*

^'f^tf (Voir rue de Sévigné.) Dans la rue des Francs-Bourgeois, __2j|

T \ l'entrée de l'hôtel est formée par une arcade dite arc d<

h stf. Nazareth, qui enjambait la rue de Nazareth sous Henri II.

^*3 Grille moderne. — Le pavillon en face de la grille vient

i-^" - d'un hôtel Choiseul et à gauche, dans la cour, s'élève la

façade de l'ancien Bureau des Drapiers, jadis rue des

Déchargeurs.

T \ (Ouvert les mardis et dimanches de midi à 4 heures et de 11 heures à 5 heures en été. Les autres jours, s'adresser à l'Administration.)

Place des Vosges.

Une partie de l'hôtel royal des Tournelles occupait cet emplacement avant 1565. Puis ce fut un marché aux Chevaux, dans lequel eut lieu le duel des Mignons et des partisans du duc de Guise. Henri IV créa cette place, dite Royale, qui fut au xvnG siècle le centre à la mode. Au sud se trouve le Pavillon du Roi, avec porches sur la rue St-Antoine, et au nord le Pavillon de la Reine. Autour 26 pavillons brique et pierreyâ'un plan uniforme

eA

A TRAVEft^LE VIEUX PARIS. G3

avec galeries voûtées/La statue cle Louis Xlîl (1818) au milieu de la place en remplace une autre qui avait été élevée par Richelieu (1639) et renversée à la Révolution.

N° 21. Hôtel du cardinal de Richelieu (1615). Le maréchal de Fronsac (1750). Devant cet hôtel eut lieu le duel (1627) de Montmorency-Boutteville et des Chapelles contre Bussy et Beuvron. ^^ fi*<*™o^y «*~* ^4^\,X

N° 19. Hôtel d'Étiaux (1751), de Mello (1789). Lègue' ' ^T^^ au Bureau de bienfaisance du VIIIe arrondissement par^ Victor Bellanger (1852). v^w «^yd cL ^ *•" 4» *.7>*~a.

N° 17. Hôtel de Chabannes (1752). Marquis de Fiers (1788). Ïï+L*^ S. àÛ *~x /â^t^

N° 15. Habité par Marguerite d'Orléans, grandeduchesse de Toscane, fille de Gaston d'Orléans (1715 à 1721). D'Ormesson (1752). De Boisboutron (1789).

N° 13. Hôtel des Hameaux (1648), de Rohan-Chabot (1728). Rachel la tragédienne y est morte. £**«#& &&* *~,/t*Jruj>

N° 11. Hôtel de Colbert de Villacerf (1710), de Voisenon (1789). %J*^ «~^ A^^ 3^ *^ "4^*-

N° 9. Maréchal de Ghaulnes, le vainqueur d'Arras (1625), de Nicolaï (1728). A. de Montaiglon jusqu'en 1895.

N° 7. Gagné au jeu par Galet, riche partisan. Hôtel Sully. — Turgot (1770). Il communiquait avec l'hôtel Sully, rue St-Antoine. (Voir l'orangerie.)

N° 5. Hôtel de Rotrou, conseiller au Grand Conseil (1752).

N° 3. Hôtel d'Estrades (1752). Durand, secrétaire du Roi (1789). Aujourd'hui Bibliothèque de l'Union Centrale des Arts décoratifs. £yy Jf**^ A ^(^A J J f**~+ '">*^^Z/

N° 1. Hôtel de Coulanges (1606), de Bussy-Rabutin (1626). Mme de Sévigné naquit à côté (11 bis. rue de y

Birague); de la Croix (1789). fa&r» >~^4 ^^J^^i

N° 2. Hôtel de Boisgelin de la Vieuville (1789). ^.A^^

N° 4. Hôtel de Breteuil (1728).

N° 6. Maréchal de Lavardin (1610). Il était dans le

A carrosse de Henri IV lorsque celui-ci fut assassiné par Ravaillac. Marion de Lorme. Hôtel de Rohan-Guéménée (1652), Victor Hugo y habita de 1833 à 1848. C'est aujourd'hui (1902) le Musée du Poète, qui mourut avenue Victor-Hugo, 124.

* °T/^' N° 8. Hôtel du marquis de Dangeau, dont deux plafonds L^t ■ et des boiseries ont été transportés au musée Carnavalet.

N° 10. Hôtel de Chétainville (1787), de Gagny (1752).

Nu 12. Hôtel de Mainville (1752). Mairie sous le deuxième Empire. W dL<* ^/i^<- /l ?UY

N° 14. Hôtel de Canillac, brûlé pendant la Commune et reconstruit. C'est aujourd'hui la demeure du grand rabbin. ^loM^ A ^^y -fa' LL^ 2 £j*n^ .

No 16. Mlle du Châtelet (1752). X^ iJc^ f.M>*<4*&-

N° 18. Maréchal-Marquis de Tessé (1752). ***• LL^

N° 20. Hôtel de la Ferté-Meung (1789), de Menou (1752).

N° 22. Prince de Talmont. Cn^ ^ Al ^"^ ^^ijU^

N° 24. M. de Vitry, premier habitant de la place. Son fils arrêta le maréchal Concini. Hôtel de la Guiche (1650), de Boufflers (1720). c3U4 ^ 4 Wu^'^A

No 26. Hôtel dé*tresmes (1620). Camusat, fermier général (1753); de Gourgues (1789).

N° 25. Hôtel de Lescalopier de père en fils depuis 1610. Seul hôtel de Paris resté dans la même famille depuis trois siècles. (i*o /wfi^ //*> ^ /^-LÂy ■

De l'autre côté de la place des Vosges, la rue des Francs-Bourgeois est continuée par la rue du Pas-de-la- Mule. « Par là passait tous les jours, dit Victor Hugo, le premier président au Parlement en 1560, Gilles le Maistre, monté sur une mule, suivi de sa femme en charrette. »

Sortir au nord de la place des Vosges par la :

Rue de Béarn.

Ancienne Chaussée des Minimes. A droite, dans la rue, Impasse de Béarn, qui mène à l'hôpital Andral.

N° 12. Ancien couvent des Minimes, aujourd'hui caserne de gendarmerie. Voir le cloître dans la cour.

Rue St-Gilles. ' -v 7^j0>

La rue a été ouverte sur le parc de l'hôtel des Tour-^ A ^Au^Jz,

nelles, qui remplaça l'hôtel St-Paul comme séjour royal j!ZuL.cMi%lii

Une statue de St Gilles, qui se trouvait dans ce parc, a^ 'Jfa ,#j~jL

donné son nom à la rue. — Le Sage logea dans la rue. ^T^'Jt'T*'1'

aiaalJ^0 12. Ancienne cour de Venise. L'ambassadeur de^ &U, ***\

*-la Sérénissime République y habitait un hôtel qui devint Up 5, c*^,^

^-en 1720 la propriété des comtes de Morangis. Il vient /CJ^Vwl^

d'être démoli. En face de l'entrée, statuette de la n^^t-^e^

Ste Vierge sur le mur de l'ancien couvent des Minimes. ^ ^^J^"^

N° 18. Hôtel de Pinon. Comte de Brissay. — Marquis^ de Courquetaine. JUi^££tr. 3aA,*u. t&+« eu )*A * j" N° 22. Ancien pavillon de l'hôtel Morangis. Acquis É1 par Delisle Mansart, qui en fit un joli hôtel. — Marquis

de Vaucel de Castelnau,, grand-maître des <eaux et forêts * ^

N° 17. Hôtel du marquis de Vaux, au xvjne siècle. i /

Prendre la petite rue Yillehardouin, qui nous mène rue de

/y^^^J^^ Rue Villehardouin.

Naguère des Douze-Portes.

N° 4. Dans l'impasse, Brillon-Duperron, secrétaire du Roi (1750). #^ *~i~ ' £*'•"* l *?X ^^^

N03 13-15-17. Proviennent des maisons de Nicolas de Jay. Aul7 habitèrent Scarron et sa femme de 1654 à 1660. if y mourut. L'académicien Jacques de Tourreil. Le Sage. Crébillon père y mourut (1762). r

^/U^^^N0 7. Président de Meslay, sous Louis XV.

N° 24. Au coin de la rue de Turenne, statuette de L / /*V^a Ste- Vierge dans l'arête de la maison qui fut à Louis- " Achille de Harlay, conseiller d'Etat au milieu du xvine siècle.

Remonter un peu la rue de Turenne à droite, passer devant l'église St-Denis-du-St-Sacremeut et prendre la première rue à droite, Tqui est la : [ . v /i . ' ïryU- dL^.-.^ FU&l Aje/c fitm^o **• a>^L*'ê*>

Rue St-Claude.

f«*4r ^+A<* Les jardins des Tournelles avaient absorbé tout ou

*^ une partie du Clos Margot, propriété des Gélestins.

/> ^r- La rue fut tracée sur la lisière de ce terrain en 1640.

rx </*yï Dans l'impasse St-Claude, restes des dépendances de

U^tAAA^o m l'hôtel de Claude Guénégaud, parrain de la rue.

g=l N° 10. Construit par le vicomte d'Argenlieu. — • J Lefeuve de la Malmaison (1;2/). 3 ^ u £^Q % ^/^ 1 N° 6. Restes des dépendances de l'ancien hôtel de *^A, Turenne au xvne siècle. (<£7 /**- A *-> ^ *l//^- *t jf jt^. /^/^ tf 71 °L N° 1. Hôtel où habitèrent Cagliostro et sa femme "<%? 4*^^ ax. Seraphina Feliciani. L'hôtel avait été construit par Bou- *> J<^ thillier-Chavigny, capitaine des vaisseaux du Roi, et la :>î^gf ' marquise d'Orvillé, sa fille, le loua à l'aventurier. En face

habita Mme de Lamotte. 77^v c^Dt toi'^^J^

Jeter un coup d'œil sur la petite rue des Arquebusiers à "*? : droite. Descendre quelques pas le boulevard Beaumarchais fyf*£ et prendre à droite la : ^ '^^W£ '

*>>«*£ 3*/*^- Rue des Tournelles.

l 9* t<v'i^A Jadis rue Jcan-Beausire. Le palais royal des Tour-

uty» .&^4gelles, construit en 1390, fut habité par Charles VI, le

c^^ duc de Bedford, régent, Charles VII, Louis XI, qui y par-

tageait son lit avec Philippe de Gomines, Louis XII et Henri II, qui y moururent tous deux. Catherine de Médicis, pour oublier la mort de son époux, tué dans le tournoi de la rue St-Antoine par Montgomery, fit démolir ce palais en 1565.

N° 37. Derrières de l'ancien couvent des Minimes, aujourd'hui caserne de pompiers.

N° 35. Hôpital Andral. Ancien couvent des Hospitalières de la Charité Notre-Dame, fondé en 1629.

N° 56. Maison de Ninon de Lenclos. Elle y avait sa fameuse chambre jaune, et y mourut nonagénaire en 1706.

N° 50. Hôtel dit Pompadour (?). Comte de Denonville.

N° 48. Comtesse de Francivez, au xvine siècle. Escalier.

N° 21. Temple israélite, construit sur l'emplacement de l'ancien hôtel Dangeau, et Canillac (place des Vosges, 14).

* N° 28. Hôtel construit par Jules Hardouin-Mansart, fils adoptif du grand architecte. Autre entrée 43, boulevard Beaumarchais. Ninon de Lenclos en fut locataire. Molière y fit la lecture de Tartuffe (plafonds de Mignard et Lebrun).

On arrive rue St-Antoine, près de la statue de Beaumarchais, par CLausade. Station du Métropolitain Bastille,

JPÇ £ 4 & ^K-

U'INERAIRE

Quartier St-Paul, au sud de la rue St-Antoine.

Descendre à la station du Métropolitain St-Paul. Descendre x par la rue du Prévôt et la rue du Figuier, qui lui fait suite, jusqu'à la place de FAve-Marïa, où se trouve l'hôtel de Sens. Remonter par la rue du Fauconnier jusqu'à la rue Charlernagne. Descendre la rue des Jardins-St-Paul. Remonter la rue St-Paul en visitant, à> droite : 1° la rue des Lions; 2° la rue Charles-V; 3° le passage St-Pierrev.

Arrivé rue St-Antoine par le passage St-Pierre, suivre un peu la rue St-Antoine vers la Bastille et prendre la première rue à droite qui est la rue Beautreillis, et descendre par cette rue jusqu'au quai des Célestins. Remonter par le boulevard Henri-IV jusqu'à la Bastille et prendre la rue . St-Antoine jusqu'au point de départ : Station de St-Paul.

Rue du Prévôt.

kij

N° 12. Ancienne porte-4e-s-dépendanccs de l'h-ète-l-dy— > Prévôt (voir passage Gharlemagne). %~^è & , ^*Y* & N° 5. Énorme arcade charretière. û t**********^ ^fe^

Rue du Figuier.

Doit son nom à un arbre qui s y trouvait au coin dp l'ancienne rue delà Mortellerie.

N° 19- Ancienne maison de procureur (entrée 25, rue harlemagne). Jolie porte à fronton en pierre sculptéc^*^

N° 15. Maison des Miron, seigneurs du Tremblay ^^fa" ''^fy médecins du Roi de 1550 à 1680.* l/hït^U à^t'Â^ t^Jifeu>> s N° 22. Le Pileur de Brévannes. * J/A^ - h*X fk&J+k* hlc«y<^ * N° 20. Relevait de l'abbaye de Tiron. Adjugé en 1645 •

à Christophe Oger, trésorier des vivres en BerH. ^*^y^»'7. Maison du marquis de Conflans. Le cardinal de Luynes disait à ce dernier : « Votre famille est devenue si pauvre que mon gentilhomme cauclataire est un Conflans. » Le marquis répondit : « Il y a longtemps que / / / nous tirons le diable par la queue. » &£&&)• ®*&7 * ^,t%,

N° 5. Ancienne porte, et, dans la cour, puits à margelle sculptée. . .

N° 3. Maison où habita le tailleur de Louis Xl.^^^/yt ffi*£

N° 8. Charles Nodier y voyait la demehre de Rs&e^yèJSc'*

i\u o. L^nanes rsoaier y voyait la demeure cie rtaoe-^

lîs. a * fa^^fotytÇ^^tfa*)- \) \ f xp : À

N° 4. Très ancienne maison. JJ^\ \ J e/U J

lais. À s^^fo^L^i^). g \ p Tv y ZJ£?}'

* Hôtel de Sens, construit par Tristan de Salazar pour -fitôj f*^ les archevêques de Sens (1474 à 1519). Paris était suffragant de cette métropole. Ce Tristan de Salazar, fils d'un capitaine espagnol et archevêque, avait suivi Louis XII dans ses campagnes d'Italie. L'hôtel fut habité par le cardinal Duprat, qui l'acheva, par Louis de Bourbon, Louis de Guise, cardinal de Lorraine, par le cardinal de Pellevé, qui y mourut de saisissement en apprenant que les portes de Paris s'ouvraient devant le Béarnais. Marguerite de Valois, épouse répudiée de Henri IV, en fit son séjour jusqu'en 1606. Le 5 avril de cette année, son page Julien, qu'elle aimait, fut tué d'un coup de pistolet dans son carrosse par un rival jaloux, le comte de Vermond, et la reine Margot abandonna

l'hôtel. En 1622 les métropolitains de Sens perdirent leur suprématie sur l'évêché de Paris et ils quittèrent l'hôtel pour le louer. Après avoir été le dépôt des coches de Bourgogne, c'est aujourd'hui une verrerie.

Le boulet de canon que l'on voit dans le mur est de 1830. l*^) <â /a y--^ .

Rue du Fauconnier.

Cette petite rue était autrefois classée comme val d'amour et habitée par tolérance par les femmes de mauvaise vie. Les Béguines de l'Ave Maria y avaient néanmoins une maison, ainsi que le grand gouverneur des oiseaux de proie. £4 W^T^i jUU Z/LZm. ■ t^<T ***|

Rue Cliarlemagne.

Ancienne rue des Prêtres-St-Paul i avant 1844). N° 25. Jolie porte. Ancienne habitation de procureur (refaite en 1890).!- tô^ & i1%* S'y^'tUr*. y fi4fvU- y^o 21. Gilles Charpentier trésorier de l'ordre de ^^l ( St-Louis. Charpentier de Foissel, Charpentier de

MSainsot (1700). Dans la cour, jolis mascarons,- <?7^ A 4^~-~j. N° 18. Hôtel du président de Châteaugiron (1708), seigneur breton qui se faisait donner par les plaideurs des petits cadeaux, dits pots-de-vin aujourd'hui^/^ £?£*,,■£ *Ljl

* X° 16. Entrée du passage Charlemagne, qui aboutix^l*^4 rue St- Antoine, 119, et dans lequel se trouve l'hôtel du-^y Prévost. eh»tît

* Hôtel; dit du Prévost. Hugues Aubriot, prévôt du R.oi, grâce aux largesses de Charles Y, acheta l'hôtel des Marmousets à Jacques de Paci. Charles VI confisqua l'hôtel et le vendit à Pierre de Giac. chancelier de France. Il fut habité par Louis, duc d'Orléans, qui donna

Y* U ?** wrA <^-

Page 1