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^suffisance cardiaque et rénale, ai^iaque.)

EXAMEN DE LÀ PERMÉABILITÉ RÉNALE 2^ C'est donc cette valeur

qui fixera le pronostic de l'affection rénale; son maintien pendant plusieurs jours consécutifs au-dessous de 500 s'accompagne clinîquement d'accidents graves d'auto -intoxication, et comporte un pronostic presque toujours fatal.

C'est surtout dans les néphrites chroniques, dont les symptômes sont si souvent latents, que l'examen cryoscopique des urines pourra rendre des services.

La cryoscopie pourra donc, longtemps à l'avance, déceler les troubles fonctionnels précoces du rein que la clinique pourrait ne pas préciser.

Dans les néphrites aiguës, l'altération du rein n'étant qu'un des éléments de la maladie générale, et les troubles résultant de l'infection pouvant porter sur d'autres organes , l'interprétation des phénomènes par la cryoscopie est non seiilement plus difficile, mais aussi moins précise.

Le rein et le cœur sont toujours solidaires dans

leur fonctionnement, et les perturbations fonctionnelles de Tun amènent des perturbations fonctionnelles chez l'autre.

En clinique, on appelle cardio- rénaux des sujets chez lesquels ces troubles ont évolué depuis longtemps et sont assez avancés pour qu'une sorte d'entité clinique en résulte.

La lecture des tracés cryoscopiques sera facilitée par ce que l'on sait des cardiaux et des rénaux étudiés séparément.

Korany i a fait remarquer que , chez les brightiques, le rapport du A de l'urine au A du sérum s'abaisse souvent.

L. Bernard a basé sur cette constatation un mode d'examen de la perméabilité rénale, mais il n'est pas possible encore de formuler des conclusions fermes sur ces résultats; car certaines conditions, dont toutes ne sont pas exactement déterminées , . modifient les valeurs des deux (A, S) indépendamment de la perméabilité rénale.

Dans les néphrites, les indications fournies par la cryoscopie ne permettent pas de diviser ces affections en deux catégories , néphrites parenchymateuses et néphrites interstitielles; en

réalité , on constate Tinsuffisance plus ou moins accentuée de la dépuration urinaire.

Dans les néphrites aiguës graves, on peut observer une insuffisance épithéliale et glomérulaire; mais il est possible aussi qu'une néphrite aiguë ne s'accompagne à aucun moment d'insuffisance fonctionnelle , comme dans le cas, par exemple, de néphrite parcellaire (embolie microbienne).

D'autre part, souvent la fonction a paru normale parce que la lésion était compensée (dans les néphrites chroniques surtout).

En somme on constate, dans les néphrites, des périodes de perméabilité normale succédant à des phases d'insuffisance plus ou moins longues.

C'est plutôt le pronostic de la lésion rénale que fortifie la cryoscopie.

La cryoscopie est évidemment impuissante à constituer une entité morbide, qui ne s'établit d'ailleurs qu'en étudiant l'étiologie et l'anatomie pathologique d'une part, la symptomatologie et l'évolution de l'autre.

Elle nous renseigne uniquement sur le trouble de la fonction.

Un organe peut être atteint par un grand

nombre de causes morbides, et présenter alors des altérations morphologiques les plus diverses ; mais sa fonction n'est troublée , en général , que d'une façon très simple ; on observe Thyperactivité ou l'insuffisance fonctionnelles.

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