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CELLULES

Les cellules comprennent des cellules épithéliales , des cellules, néoplasiques , des globules sanguins, des leucocytes, des globules du pus.

L^épithélium vésical se distingue par de grandes cellules plates, irrégulières, polygonales ou arrondies, pourvues d'un noyau bien distinct,

L'épithélium du bassinet présente des formes très irrégulières et des cellules à queue, ovales avec de gros noyaux, et réunies en groupe à la façon des tuiles d'un toit.

L'épithélium rénal , qui se rencontre rarement dans l'urine normale, est fréquent dans les cas de néphrite, surtout dans la forme aiguë; ses cellules sont petites , rondes ou angulaires, avec protoplasma granuleux et gros noyau brillant.

La présence, dans le dépôt d'une urine, de quelques éléments épithéliaux n'a pas grande valeur pour le diagnostic pathologique; car, normalement, la mue physiologique des épithéliums des organes urinaires l'explique.

Mais si ces éléments épithéliaux sont abondants, et surtout s'ils sont associés à des cylindres , leur signification pathologique devient réelle et importante.

Ce n'est que rarement que l'on trouve des parcelles néoplasiques.

Dans l'hématurie ( néphrite cantharidienne , hémorragie des tumeurs et des cystites, déchi-

nires dues à un calcul, traumatismes de toutes sortes), les globules sanguins sont toujours plus ou moins déformés et presque complètement décolorés.

Labadie-Lagrave a fait quelques remarques importantes au sujet des hématuries.

Dans les hémorragies de Turètre, le sang apparaît, au début de la miction, en petite quantité, et peut s'écouler dans Tintervalle des mictions; les globules sanguins seront peu déf camés et bien colorés.

Dans les hémorragies du col de la vessie, le sang n'apparaît qu'à la fin de la miction; les globules sanguins seront peu déformés égaleraient.

Dans les hémorragies de la vessie , l'urine est alcaline, mélangée de caillots; les globules sanguins sont plus déformés, et souvent déjà d'autres signes de cystite ont été constatés.

Dans les hémorragies des uretères et des bassinets, les caillots sont cylindriques.

Dans les hémorragies du rein, le sang est bien mélangé à l'urine, les globules sanguins sont assez altérés et les cylindres nombreux.

Dans l'hémoglobinurie (maladies infectieuses,

brûlures, intoxications), Furine est rouge groseille, d'une couleur allant du vin de Porto au vin de Malaga, ne contient pas de globules sanguins, mais présente de Fbémoglobine dissoute, comme le montre l'examen spectroscopique.

Les leucocytes sont souvent nombreux; souvent aussi ils sont dégénérés, infiltrés de graisse , et deviennent les globules du pus (corpuscules de Gluge); ils sont associés à des cristaux de phosphates de chaux et a mmoniaco- magnésien et d'urate d'ammoniaque, signe de la fermentation et de la purulence.

Le cytodiagnostic des urines a été esquissé par Milian , qui a montré , comme on pouvait s'y attendre, que, dans les formes aiguës de certaines infections (tuberculose, diphtérie, et aussi dans le rhumatisme articulaire), l'on retrouvait la même formule cytologique du sang correspondant.

Dans un cas d'hématurie par tuberculose rénale, l'hémorragie s'accompagna d'une élimination marquée de mononucléaires et de lymphocytes; les polynucléaires étaient l'exception.

Dans les cas d'hématurie ou d'albuminurie

par néphrite aiguë (diphtérie, rhumatisme), on retrouve une leucocytose abondante avec prédominance de polynucléaires; dans d'autres cas, on a signalé la présence à'éosinophiles.

Dans r albuminurie par stase sanguine (insuffisance cardiaque), on ne constate d'autres éléments que des hématies.

Dans l'albuminurie typhique et dans l'albuminurie pneumonique , on peut ne pas trouver d'éléments migrateurs.

Le diagnostic de l'infection urinaire^ la pyurie^ peut s'établir cliniquement (Bazy, Deschamps) par la réaction de Bouchard. Dans un tube à essai contenant de l'urine purulente à examiner, on verse quelques gouttes de liqueur de Fehling, jusqu'à coloration verdâtre on agite le tube, à petits coups secs; il se forme alors des globules d'air qui, au lieu de se porter rapidement à la surface, comme cela se produit normalement lorsque l'urine est saine, montent lentement ou restent en suspension dans le liquide, à des hauteurs variables, adhérant probablement aux leucocytes dégénérés.

En chauffant progressivement le tube et en évitant l'ébullition , on voit se former un magma

englobant les bulles d'air et ressemblant à une sorte de crachat nummulaire qui surnage.

La clinique a, en outre, le plus grand intérêt à savoir si le pus provient de la vessie ou du bassinet.

Guyon a, depuis longtemps, signalé la polyurie trouble comme le symptôme cardinal de la pyélite; mais, dans des cas de pyélonéphrite légère, avec peu de pus par conséquent, la polyurie trouble manque le plus souvent.

La polyurie trouble se retrouve, au contraire, chez des malades atteints de cystite chronique intense et ancienne donnant une suppuration abondante.

Rosenfeld, de Breslau, a trouvé dans les caractères même de l'urine purulente les éléments du diagnostic causal de la pyurie.

La réaction de l'urine purulente, l'état des globules blancs et rouges qu'elle contient, et enfin le rapport entre la teneur en albumine et la quantité de pus, constituent les éléments de ce diagnostic différentiel.

Dans la pyélite, la réaction de l'urine fraîchement émise est toujours acide.

Les globules blancs sont altérés et irrégu-

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lièrement déformés; les globules rouges sont crénelés et presque toujours complètement décolorés.

Enfin, pour un dépôt purulent faible (1 à 2 millim., par exemple), le taux de l'albumine peut atteindre jusqu'à 2 grammes par litre.

Dans la cystite ^ la réaction est ordinairement alcaline; cependant la cystite tuberculeuse et la cystite par calculs uratiques donnent une réaction urinaire acide.

On peut donc poser en principe qu'une urine non acide permet d'éliminer le diagnostic de pyélite pure non compliquée de cystite.

Les globules blancs présentent des contours nettement arrondis, de même que les hématies, qui sont encore assez franchement colorées.

Enfin T pour un dépôt purulent de plusieurs cenlimèlres de hauteur, on trouve une proportion d albumine très faible relativement, un gramme par litre au maximum.

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