‹ Guide pratique des malades aux eaux de Vichy [electronic resource]Chapitre 19 sur 39 · CATARRHE VÉSICAL AVEC PARALYSIE DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

CATARRHE VÉSICAL AVEC PARALYSIE DE LA VESSIE

M. X***, âgé de soixante ans, vint en 1847 à ^ichy, pour un catarrhe vésical qui avait résisté depuis cinq ans à tous les traitements ordinaires ; depuis deux ans il ne pouvait plus uriner, si ce n'est à l'aide d'une sonde. Quinze jours après s'être soumis à l'usage des eaux, ce malade vit disparaître comme par enchantement

(c'était son expression) les mucosités épaisses, gluantes, collant au fond du vase, qu'il rendait journellement, et la paresse de la vessie cessa en même temps. Au bout de trente jours, ce malade quitta Vichy, heureux d'être délivré de son infirmité.

Deux mois après, à l'entrée de l'hiver, la vessie revint à son état catarrhal, mais dans des proportions infiniment moindres qu'avant la cure. M. X*** est venu pendant trois saisons, et chaque fois les résultats ont été les mêmes, c'est-à-dire que le catarrhe a disparu au bout de dix à quinze jours.

Revenu à Vichy en 1850, il en est reparti après trente jours de traitement, radicalement guéri, malgré les fréquentes promenades à âne qu'il faisait pendant la saison, enin'assurantque, depuis sa première cure, il n'avait plus eu besoin de faire usage de la sonde, et que sa santé générale s'était, en outre, parfaitement rétablie depuis cette époque.

Je conseillai à ce malade, puisque le froid humide de l'hiver l'exposait au retour du catarrhe, phénomène qui se produit généralement à l'égard de tous les catarrhes, bronchiques ou autres, de passer l'hiver dans une province du Midi, ce qu'il me promit de faire, et sa guérison, depuis lors, a été durable.

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