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Gr. puits Carré.
Puils Chomel . .
Grande-Grille. .
Idem, nouvelle
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Puits Lardy....
30,000 lit.
On voit, d'après ce tableau, que les sources d'eau minérale de Vichy ont très-peu varié sous le rapport de leur volume, et que l'augmentation qui est indiquée dans les dernières colonnes doit être attribuée aux grands travaux de captage, habilement exécutés en 1854 par M. l'ingénieur François, et plus tard par M. Pigeon.
Des propriétés physiques et chimiques des eaux de Vichy en général.
Les propriétés physiques des eaux alcalines de Vichy sont d'abord d'être chaudes, excepté
celles de la source des Célestins ; claires, limpides et gazeuses : la quantité de gaz acide carbonique que ces eaux renferment est si considérable, qu'en s' échappant, ce gaz les rend bulleuses et bruyantes, comme l'eau qui bout. Elles ont un goût piquant, aigrelet, d'une saveur légèrement alcaline, lixivielle, au dire des anciens, caractère distinctif et dominaut de toutes les fontaines minérales de Vichy. Cette saveur alcaline n'a d'ailleurs rien de désagréable, à cause de l'acide carbonique qui se dégage lorsqu'on la boit. Cet acide se trouve mélangé avec une certaine quantité d'air atmosphérique, plus oxygéné que celui de l'atmosphère. Les médecins qui ont écrit anciennement sur les eaux de Vichy s'accordent pour attribuer à toutes les sources l'odeur d'hydrogène sulfuré. Cette odeur n'existe plus aujourd'hui d'une manière sensible, si ce n'est à la source Lucas, à la source Chomel, et au puits Lardy. Elles laissent déposer sur les bords des bassins du sous-carbonate de chaux, tenu en dissolution par l'acide carbonique libre, avec quelques traces d'oxyde de fer et d'arsenic. On remarque également une matière verte de nature végétoanimale qui se développe à la surface de l'eau, sous l'influence directe des rayons solaires, et qu'on ne remarque pas dans le sein de la terre ; elle est surtout très- apparente à la source de l'Hôpital ; Berzélius l'a trouvée aussi dans les
eaux de Carlshad. Elle a été décrite sous le nom de tremella thermalis, parce qu'on la rencontre dans toutes les eaux minérales chaudes ; on y aperçoit en outre de la glairine et de la sulfuraire. Elles colorent en bleu le papier de tournesol rougi par un acide faible ; mais il faut attendre, pour que l'effet soit complet, l'entier dégagement de l'acide carbonique libre.
Voici, d'après l'analyse qui en a été faite en 1825 par M. Longchamps, les substances qu'elles contiennent par litre :