IX
L'arabe se lit de droite à gauche. Son alphabet a vingt -huit lettres, dont voici la figure et le nom :
l«0«. VALBDk.
non. VAI.BUK.
UoUrt.
UilUk»
ÉHf,
PîmIm.
laitialr iM0
DliAd,
dh.
Bé,
Thâ,
tti
Té,
Zzà,
ZK.
ts.
'Ain,
Ha, Kha,
dj.
kh.
Ghaïn,
Fé, Qâf,
Dal,
Kef,
Jt
Zal,
Lam,
Ré,
Mim,
Zé,
cJ
Noun,
LT
lT
Sin,
Hé,
jL
Chin,
ch.
Ouaou,
ou.
SAd,
Yé,
Les Arabes comprennent habituellement le lam-éUf dans leur alphabet. 11 a les trois formes suivantes :
(1) Cette instruction a été soumise à l'examen de feu M. Marcel, ex-directeur de rimpriinerie impériale, par un de ses élèyes (M. A. Foumet), compositeur, qui nous a lui-même aidé dans la rédaction de ce travail.
Us donnent aussi fréquemment cette forme ( c^ ) au yé final.
Les Barbaresques, ainsi que les habitants d'Alger, ne mettent qu'un seul point sur le qâf ('9 ^ ij f^)y ^^ placent celui du /<? au-dessous de la lettre (? a wft ,^).
Les Arabes mettent souvent deux points sur le hé (^ l'i), pour donner à cette lettre la valeur du fé ( c:^); mais cela n*a lieu qu'à la fin des mots.
Outre le kef ordinaire ( sjS'), il y en a encore de deux autres formes ( >^ ^=> ) : le premier se met après une lettre qui , par sa forme, se heurterait contre la tête du kef ordinaire; le second s'emploie dans les vers pour élargir les hémistiches, comme dans le dernier exemple de la page 242.
Les Turcs, les Persans, les Malais, les Hindous, et plusieurs autres peuples, se servent des caractères arabes, en changeant la valeur de certaines lettres par l'addition d'un plus ou moins grand nombre de points. Voici quelques-unes de ces lettres :
ImU««. riMln.
MédUlei.
InilUIn
pé,
Tchin,
tch.
wê wi
Guef,
Gaef,
Ghi,
gh.
^ A * ^ Negâ, ng.
Gomme on vient de le voir, le plus grand nombre des lettres arabes ont quatre formes, qui diffèrent entre elles selon que ces lettres sont initiales, finales, médiates ou isolées.
n est donc très-important d'apprendre à les bien distinguer, afin de ne pas les confondre en composant.
Les initiales ont leur trait de jonction tourné à gauche (j 5 3 >), afin de se lier comme il suit :
234 CHAPITRE V, PABAGRÂPHE IX.
U faut en excepter Vélif, le dal, le zal, le rë, le zé et le ouaou, qui^ dans ce cas^ n'ont psis de trait de jonction^ et se disent isolées :
yj^-i^-JI l^Lv^ >^3 ^v^j ij'^j Orr^j
Les finales ont leur trait de jonction tourné à droite ( vju v^ J. *), pour se lier avec les lettres qui les précèdent :
Mais lorsqu'une finale se trouve après Vélify le dal y le zal, le r^, le zé et le emaou^ elle perd son trait et devient isolée :
Les médiales ont deux traits de jonction^ l'un à droite et l'autre à gauche (:: a 1 y) ^ pour se joindre avec les lettres qui les précèdent et les suivent :
excepté Yélif, le dal^ le zal, le ré, le zé et le (maou, qui n'ont jamais de trait à gauche^ mais qui^ dans ce cas ^ de même que lorsqu'ils terminent un mot^ en prennent un à droite :
Lorsqu'une médiale à deux traits de jonction se trouve précédée d'une des lettres élij, dal, zal, ré, zé, ouaou, elle perd son trait de droite et devient initiale :
Les isolées^ ainsi que leur nom l'indique, n'ont aucun trait de jonction :
Lorsque quelques-unes des lettres élif, dal, zal, ré, zé, cnuwv,
COMPOSITION DE L ABABE. 235
se trouvent à côté Tune de l'autre au commencement d'un nK>t^ elles sont toujours isolées :
mais lorsqu'elles sont groupées an milieu ou à la fin d'un mot^ celle qui suit immédiatement une autre lettre se joint avec elle par la droite :
^t^jLj (^^^^i SIâJI ïj'ji^3I j^^i^
Lorsqu'un mot se trouve entièrement formé des lettres ci-dessus^ elles sont toutes isolées, et ne prennent par conséquent aucune liaison :
bl :>jb jb 9^jj
Toutes les lettres de l'alphabet^ excepté Vélif, le dal, le zal, le ré, le zé et le ouaou, ainsi que plusieurs ligatures, sont supérieures :
^ m j :: j !i 3 ^ ^s- â.ar â^À> ^.M« ^ Lk ^^ ^>a ^ Aa h XL h )a & x & x 3À ilii Ta il ^ ^ i k »^
elles sont appelées ainsi ^ parce qu^elles se joignent avee le djim, le Aa, le kha, le tchin (médiaux)^ dont le trait de jonction^ dans nos fontes^ se trouve au haut de la lettre, au Heu de se trouver au bas comme aux autres lettres (i) :
*' Jlar^ J^âr^. i.l^.sK'^l
(1) Il en est autrement dans les Tontes d'Allemagne et dans celle gravée et Tondue, dans le seizième siècle, par le célèbre Le Bé : le trait de jonction se trouve ramené au bas de la lettre par une légère courinire. Cette forme , moins gracieuse , il est vrai, a le grand avantage, en dehors de l'économie de fonte, de sim|)lirier la composition, en diminuant de beaucoup le nombre des cassetins; mais peutêtre n'a-t-elle point été admise, par le grave inconvénient de faire douter, dans certains cas, si cette lettre est simple, ou si elle est précédée d'un bé, d'un fé, d'un noun ou d'un.y«^, dont les points auraient été cassés.
Ces lettres ne diffèrent des autres qu'en ce que tout leur talus est par en bas. Elles se placent dans le haut de casse ^ et n'ont pas d'autre application que celle que nous venons de dire.
Lorsqu'une de ces lettres prend place au côté droit d'une lettre à liaison haute ^ il faut nécessairement que toutes les lettres qui se joignent à cette première supérieure le soient aussi :
Il y a cependant, dans certaines fontes, quelques lettres qui ont deux alignements diflTérents, le ... (^) (i), le kef(K), le lam ( -l ) , le mim ( v^ ) , etc. (2) , afin de pouvoir à la fois se joindre aux lettres qui ont leur trait de jonction en tête et qui les suivent, 6u à quelque lettre supérieure, et ramener les lettres qui les précèdent à l'alignement ordinaire :
*3r\lxJ -arOl ^^^cr^e^
Lorsque ces caractères n'existent pas, on est dans la nécessité d'employer un bien plus grand nombre de lettres supérieures :
Les doubles lettres ou ligatures sont assez nombreuses dans les fontes arabes. Les plus usitées sont :
Dal-hé isolé (pmir Si).
Kef-élifmédial ou final.
di
DaMié final.
KeMam initial.
Zal-hé isolé.
Kef-Uun médial.
Zal-bé final.
js:
Kef-lam final.
Fé-yé (se met bKgouTs ainsi) .
KeMam isolé.
Kef-4lif initial.
Lam-^f isolé (le plusemployé) .
(1) Ce signe, fondu sans points avec intention, sert pour former les lettres W(^), yé{-^), pé('^)j wottn(-s), té{^), tsé{^)y yé'hamzé i^).
(2) Les lettres bé, té, noun, yé, penchées (a X à a), qui se trouvent dans quelques fontes, n'ont, que nous sachions, aucune application motivée.
Lam^riaolé (pea nnpioyé).
Lam-élif final.
Lam-kef initial.
Jl
Lam-lam initial.
Um-mim initial.
Lam-yé isolé.
Làro^yé final.
£Iif-lam-yë.
ÉliMam-éUf (1).
Lam-lam-hé isolé (dans t\)t ).
Celles qui suivent (dont nous ne donnons pas la liste pour coniplète)^ se remplacent ordinairement par des lettres détachées; et il est à présumer que^ de même qu'il en a été pour les doubles lettres firançaises, et notamment pour les ligatures grecques^ elles disparaîtront un jour entièrement des fontes :
Ha-4jim initial.
Mim-mim isolé.
Ha-faa initial.
Hfnim initial.
Kha-ba initial.
-mim médial.
Ha-djim médial.
Ghayn-yé isolé.
Ha-bamédial.
'Ayn-yé isolé.
Ha-kha médial.
Yé^lif isolé.
Djim-mim initial.
Fé-yé allongé.
Ha-miro initial.
Pé-ha final.
Kha-mim initial.
Noun-tchin final.
Mim-djim paédial.
Lam-pé-tchin initial.
Mim-ha médial.
Bé-noun final.
Mim-kha médial.
yA
Bé-ré final.
Mim-tchin médial.
Ti
Pé-ré final.
Mim-kha initial.
cT-
YéHioun final.
Minh4iim-mim initial.
Yé-ré final.
Mim-ha-mim initial.
Lam-ghi initial.
Mim^ha-mim initial.
Um-ha-tchin initial.
(1) Lorsque le hamzahrdhammah se trouve sur ces lettres, il doit être placé Aur la partie dv second ^/i/qui ressort à droite, ^
Les Arabes ont des signes particuliers pour indiquer la numération. En voici la figure :
niais ils emploient aussi ^ pour le même usage ^ les lettres de leur alphabet; seulement^ se rapprochant en cela des Hébreux^ ils les rangent selon Tordre de Tancien alphabet, et, pour ainsi dire, selon Tordre des Grecs : #
Lorsqu'un nombre est écrit avec ces lettres, on place toujours un maddah ( '" ) sur la première lettre :
Les Arabes emploient, pour indiquer les voyelles dans leurs mots, les signes suivants :
hefathah ou nasbéh ( ' ), qui se prononce comme aone, et s<» place au-dessus de la lettre;
Le kesrah ou khoufdah (J, qui se prononce t, et se place audessous de la lettre ;
Le dhammah ou rouf a' h (0^ qui donne à la lettre la prononciation de 0, ou, et se place au-dessus de celle-ci ;
Enfin le tenouyn (*), qui se joint aux trois signes précédents, en leur ajoutant la prononciation de la lettre n, et qui se place tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de la lettre :
* k&srah-tenoiiyn , x
fathah-tenouyn, ^ dhainmah-tenouyn.
Ils emploient aussi les signes orthographiques suivants :
Le djesm ou sokoun (*'), qui indique que la consonne qui le porte n'a point de voyelle y et qu'on la prononce jointe avec la suivante. se place au-dessus de la lettre;
Le techdyd (*)^ qui indique que celle-ci doit se doubler dans la prononciation 9 et qui se place aussi au-dessus de la lettre;
Le maddah (^)^ qui se place presque toujours au-dessus de Vélif pour en allonger la prononciation^ surtout lorsque celui-ci termine un mot; et sur la première lettre d'un nombre, pour indiquer que c'est un chiffre;
Le tmasl ('^), qui se place aussi sur Vélif, indiquant que celui-ci disparaît dans la prononciation, et que le mot dont il fait partie doit être réuni au précédent ;
Le hamzah ou qaita'h ( • »), qui accompagne très-souvent Vélif; cependant on le trouve aussi au milieu d'un mot, et alors il a la valeur et la prononciation de cette lettre. — La première forme est la plus usitée.
Tous ces différents signes se combinent entre eux.
Ainsi le hamzah se joint avec lefathah, le kesrah, le dhammah et le tenouyn :
Hamzab-fathah.
Hamzah-tenouy n-fathah .
*Hamzab-kesrah.
Hainzab4eiiouyii-kesrab.
< Hamzab-dhaminati.
S Hamzah-tenouyiiHlhamniali.
n Hamzah-4iesiii.
Le techdyd se joint aussi avec les points-voyelles, absolument comme le hamzah :
s Tecbdyd-fatbah. Il ^ Tecbdyd-dhammali.
s Teclidyd4enoayii-fathah. Il ff Techdy«l-tenouyn-dhamroah.
L'on joint aussi les points-voyelles {fathah, dhammah et ipnùuyn) avec un, deux ou trois points :
Fathah un point.
Fathah deux poinU.
Fatliah trois points.
Tenouyn-fathah un point.
Tenoay n-fathah deux points.
Tenouyn-fathah trois points.
no CHAPITRE V, PARAGRAPHE IX.
r Dhamuiali un point.
£ Dhammah deux points.
/ Dbammah trois points.
Tenouyn-dbaminah un point.
Tenouyn-dhammab deux points.
Tenouyn-dhammah trois points.
Tous ces signes sont fondus sur un corps beaucoup plus petit que celui du caractère ordinaire; cependant toute la combinaison avec le hamzah se trouve aussi fondue sur le corps du caractère, pour le cas où ils se trouvent placés après un eUf :
.Uà .1^^ ,LjJt
Les signes orthographiques et les points-voyelles sont fondus de deux manières : les uns, avec tout le talus par en haut, sont dits inférieurs; les autres, avec tout le talus par en bas, sont dits supérieurs.
Les premiers s'emploient pour les lettres courtes par en haut :
les seconds s'emploient pour les lettres longues par en haut :
jUio iy.^1 Jar<*
Les signes fathah ( ' ) et tenouyn-fatkah ( * ) servent pour le kesrah ( J et le tenouyn-kesrah (^); mais il faut avoir le soin de les mettre cran dessus ou cran dessous, selon qu'ils se trouvent au-dessus ou au-dessous de lettres longues par en haut ou par en bas :
U résulte nécessairement de là que ces divers signes offrent^ souvent dans le même mot, un alignement horizontal irrégulier :
COMPOSITION DE l' ARABE. 241
On trouve aussi des points fondus séparément sur corps plus petit :
' Un point. •* Deux points. <^ Trois points.
Ils servent pour former diverses letti*es qui ne sont pas fondues avec ces points, comme, par exemple, le guej{^)y que Ton fait avec le kej ( >^) en le surmontant d'un trois-points; le té à deux alignements (-v), avec deux points, et le/<^ ( ,^^), avec un point dessous.
Lorsque la lettre i se rencontre dépourvue de point, elle doit toujours être surmontée du signe orthographique hamzah (^)y^X elle prend alors le nom de yé hamzé :
Les Arabes ne font pas usage de majuscules : on emploie pour les titres des caractères d'une force de corps supérieure, comme on en peut voir l'exemple, page 245.
Les alinéa ne se renfoncent généralement pas.
Les mots ne se coupent jamais au bout des lignes; il y a des traits horizontaux plus ou moins larges, appelés allonges (- -), qui se placent entre certaines lettres, et de préférence entre celles qui peuvent se heurter par en haut, ou se confondre par la forme et le nombre de points :
yj^S^'S ï-iT-.!^ tvr-t"f ^-'^-n*^
Il est quelquefois nécessaire, dans des fontes mal faites, de jeter une espace plus ou moins forte entre certaines lettres isolées qui ne peuvent prendre d'allonges, afin d'éviter qu'elles ne se brisent par en bas :
L'italique se marque par un filet maigre que Pon met soit audessus, soit au-dessous du passage ou du mot que l'on veut faire ressortir :
.1^1 L:pL^fr
2^2 CHAPITIU: V, PARA(iHAPHE l\.
Les Arabes n'ont aucune ponctuation régulière; seulement ils font usage de plusieurs signes arbitraires^ tels que les suivants :
.1!^ , î /, etc.
Dans la poésie, rhémistiche des vers se marque par Tun des signes ci-dessus, qui prend le même espacement que les mots :
^L^l J ^jjj] lit « -.UJt pj-^Jû-ft ^J ou bien par deux filets placés verticalement au milieu des vers :
ou, encore, chaque hémistiche forme une ligne séparée^ le premier ressortant à droite de la ligne ^ et le second à gauche :
Lorsque les vers sont disposés de c«tte manière, il faut avoir le soin de rendre tous les hémistiches égaux entre eux en largeur, en jetant avec discernement des allonges entre certaines lettres, comme on le voit dans le précédent exemple.
Mais, le plus ordinairement, l'hémistiche est indiqué par un alignement vertical, et par un blanc plus fort à cet endroit :
jUt .LjJU ^ly ^^ôLj ^^Ll^' L. Jjlc^\ ^jJI^ UI
COMPOSITION DE L ARABE. Uli
Il y a quelques ouvriers qui composent l'aral)e le cran en dessous^ ce qui les oblige à commencer les lignes par Textrémité droite du composteur^ en le tenant un peu incliné par en basi de ce côté; mais le plus grand nombre préfèrent composer le cran dessus^ et conmiepcer les lignes de gauche à droite ^ comme pour les langues occidentales.
Lorsque la ligne de texte est terminée de cette manière^
et qu'on l'a lue avec la plus grande attention, on met une interligne par-dessus, et l'on compose (également le cran en dessus) la ligne qui contient les différents signes détachés qui se trouvent Slip certaines lettres, en ayant le soin de bien ajuster chacun d'eux au milieu de la lettre à laquelle il appartient,
puis on met cette ligne de signes dans là galée , en la retournant. On enlève ensuite la ligne de texte du composteur, pour l'y replacer le cran- en dessous, et l'on compose de la même manière qu'il vient d'être dit^ le cran aussi en dessous, la ligne des signes détachés qui sont sous les lettres :
puis l'on place ces deux lignes ensemble dans la galée ; ce qui donne le résultat suivant :
U est utile de faire un petit trait à la copie à chaque ligne de texte que l'on termine, lequel sert de point de rappel pour retrouver plus facilement l'endroit où l'on s'est arrêté.
Lorsque, dans un ouvrage mélangé de français et d'arabe, on se trouve dans le cas de couper une ligne entre des mots arabes
qui forment une phrase, il faut avoir soin de ne pas prendre le mot qui suit immédiatement le français pour terminer la ligne^ mais celui qui semble, par sa position, être le dernier de la citation ; parce que, l'arabe se lisant à l'inverse du français, on ferait, en agissant ainsi , commencer la pbrase par le dernier mot. Nous allons rendre ceci plus sensible par un exemple. Supposons le passage suivant à composer :
Le célèbre émir Abd-d-Kader porte le samoni de ^v jJ' .<*^ (J^ ' c'est-à-dire, fils de Mabi-ed-lMn;
On ne devra pas coliper ainsi :
Le célèbre émir Abd'el«^ader porte le surnom de /^«>Jf
^j^ ^ , c'est-à-dire, fils de Mabi-ed<^Dln;
non plus que de cette manière :
.... Le célèbre émir Abd-d-Kader porte le surnom de ^ jJ I ^s^ ^ , c'est-à-dire, fils de Mahi-ed-Din; ^
ce qui, évidemment, transposerait le tout, et rendrait la citation inintelligible.
Dans le premier cas, on coupera :
Le célèbre émir Abd-el-Kader porte le surnom de ^
^jJI >x^,c'e8t<^-dire, fllsdeMahi^-Din;
et, dans le second,
hb célèbre Abd-el-Kader porte le surnom de ^s?^ ^
^ jj I , c'est-à-dire fils de Mabi-ed-Din.
On conçoit qu'on n'agit plus de même, si chaque mot forme comme un exemple isolé; c'est-à-dire qu'on termine la ligne avec le premier mot qui suit le français, et, au besoin, avec le second.
Lorsque, pour une cause quelconque, on opère un remaniement (lequel se fait le cran en dessous), il faut avoir soin, dans le cas d'ajouté, de reporter le ou les mots ressortant à gauche de
la première ligne remaniée en tête de la deuxième^ c'est-à-dire à droite^ d'après son sens de lecture et sa position dans la galée. S'il s'agit d'une suppression, c'est, au contraire, le ou les mots de la partie droite de la deuxiètne ligne qu'il faut reporter à l'extrémité gauche de la première.
Il est inutile de dii*e que si, par le fait de corrections, on ajoute ou retranche une lettre qui modiRe l'espacement de la ligne, on doit retoucher également aux deux lignes de ponctuation, afin de conserver à chacun des signes la place qui lui convient. — Ceci s'applique également à l'hébreu.
Lorsqu'on distribue, il faut avoir le soin de pousser les interlignes en arrière, au lieu de les tirer en avant, comme on fait d'habitude, par rapport aux nombreuses lettres crénées qui font saillie, et que l'on pourrait facilement endommager.