‹ Guide pratique du compositeur d'imprimerieChapitre 103 sur 127 · OM · texte numérisé non relu

OM

TALBDM.

flMl». MédUlr.

riD»lr..

lailialM ,

Aleph,

Lained,

Beth,

b, bh.

Mein,

caiiinel,

Noun,

Daleth,

d, dli.

Samedi,

Hè,

Aïn,

Vav,

V, 0, (Ml.

Phè,

ph.

ZaïD,

Tzade,

tz.

Heth,

coph,

Teth,

Resch,

lod,

Shin,

Caph,

c, ch.

Tliau,

th.

Toutes ces lettres étant susc/cptibles de recevoir des points soit au-dessus y soit au dedans, et quelquefois niéme au-dessus et au dedans, sont fondues avec ces points (t) :

H (2) iaà iaà i^'i hr\'r\ iii tT^ n «TSte <»♦

(1) En Allemagne et en Hollande, où Ton compose fréquemment cette langue, les caractères sont fondus à vif, et les points supérieurs qui figurent id sont fondus séparément, et s'iynstent comme les points-voydlea et la ponctuation tonique; ce qui oiTre le triple avantage de diminuer beaucoup les sortes à fondre, de simplifier la casse , et de ne point assez isoler la ponctuation tonique pour faire douter à quelle ligne elle appartient : défaut remarquable dans nos fontes.

(2) Le point {cholem) qui figure au-dessus de la partie gauche de toutes ces lettres (excepté le V qui le prend tantôt à droite, tantM à gauche, selon qu*on le prononce sehin ou sin) , se rencontre assez souvent sur la partie droite, dans certaines font<« allemandes.

COMPOSITION DE LHÉBREU. 249

'ÎD33 T):|îj hh^ faSQ 333 DDfe V Tf V S9S iTïï

Le nombre et la place de ces points changent la prononciation des lettres.

Il y a, en outre, sept points-voyelles, fondus séparément sur un corps inférieur, et qui se placent au-dessous des lettres :

kametz, patacb, scbwa, cbirek, segol, zereh,. kibbur. Ces points-voyelles se combinent quelquefois ainsi sous la même lettre :

cbatef-kametz, cliatef-eegol , chatef-patach.

tl y a aussi vingt-quatre signes de ponctuation tonique, fondus ronrnie les précédents, qui se placent tantôt au-dessus, tantôt au-dessous des lettres, suivant l'élévation ou l'abaissement du ton ; voici les supérieurs :

segolta, petit sakeph, grand sakeph (2), r*bja, paschta ou kadma (3),

sarka, schaiscbelet, paser, kame-pbara (4), grand telischa, petit telisclia,

gàresch, double garesch ou guerscbaïm, j*thib. Les inférieurs sont :

8iUuk, atlinach, tipbcha, merka, double merka, munacb, Tbir,

mabpach (5), darga, iâracb(6).

(1) Lorsque TUébreu se compose sans points-voyelles et sans (lonct^iation tonique, on ne fait point usage de ces lettres.

(2) Ces trois premiers signes sont les mêmes que les points-voyelles segol retourné, scàwa, et silluk réuni au schwa.

(3) Le paschla se place sur la partie gauche de ta lettre ( H ) ; lorsque est au milieu, il prend le nom de kadma ou asla ( H ). Ce signe sert, en le retournant, pour le tiphcha, et le garesch pour le merka.

(4) Le karne-phara se forme de la réunion du petit et du gros tellscha.

(5) (Je signe, qui est le même que \efthib retourné, se place sur la partie droite de la lettre, et ce dernier sur la partie gauche.

(6) Le iarach est Valhnach retourné.

250 CHAPITRE V, PARA(iH\l*HK \.

Le signe ' s'emploie pour remplacer une It^ttre à la fin d'un mol; et, lorsqu'il est redoublé ("), il signifie que le mot qui le précède et celui qui le suit forment deux ou plusieurs mots composés. Ils sont plus particulièrement employés dans Théhreu rabbinique.

Le signe - {makkeph ) sert à réimir deux mots, et se place sans espace ni avant ni après :

Il peut terminer une ligne, et, dans ce cas, sinnder notre division.

Le psik ( I ) indique qu'il ne faut pas, en lisant , lier le mot qui le précède avec celui qui le suit.

La ligature s^ , la seule employée en hébreu , est la réunion de Valeph et du lamed. On ne l'emploie que pour éviter des lignes trop stTrées, et elle ne se place qu'au milieu et à la fin des mots :

• On ne fait point usage de majuscules.

L'hébreu n'a que deux signes de ponctuation : le deux-points ( : ), qui est presque uniquement employé, et qui prend une espace forte avant et une plus forte après; et le point ( . ), que Ton rencontre rarement, et qui s'espace de la même manière que le deux-points.

L'hébreu n'a point de chiffres particuliers; les lettres de l'alphabet servent à la numération, ainsi qu'il suit :

1 tî 3 4 5 A 7 8 9 10 11 n 13 14 15 16 17 18 19 20 ^l 30 31 40 41 50 51 60 61 70 71 80 81

ÎK) 91 100 101 200 300 400 500 600 700 800 900 1,000 2,000

L'italique se marque, comme dans le gi*ec et l'allemand, par ame espace fine entre chaque lettre.

L'alinéa se marque par un cadratin.

En AlleiHHgne, l'hébreu se compose généi^eiiieiit de droite à gauche, et le cran en dessous , en inclinant la tète du composteur par en bas. En France, on le compose de gauche à droite, le cran en dessus, conrune l'arabe :

On compose ensuite de la môme manière, par-dessus la ligne, la ponctuation tonique, si Ton en fait usage,

CjCi 4iii Mi Ci UN C,Ca MLLE : UZU UULpU ULÙ LiC^tU cl LdLMU

et cette ponctuation est retournée et placée dans la galée; puis on retourne à son tour la ligne de texte dans le composteur, et Ton ajuste (en commençant par la gauche) les point^voyelles exactement au milieu de chacune des lettres qui en portent, excepté sous le i, lei, le 7, le?, le S, et le n, qui le prennent exactement sous la pointe de leur trait vertical (i) :

nMipi p niS^i mn ncSyn n^n : nin ddS mih ^3ih 7n^ pS

Enfui, ces deux dernières lignes sont, à leur tour, mises dans la galée, et offrent alors la configuration d'ensemble suivante :

/TiT : ?" vjv : TT T :^iT j" ■ a r* t •) Jt ": i"- I '• t

tl est indispensable d'apporter la plus grande attention à la lecture de la ligne avant d'y placer la ponctuation, car l'omission ou la doublure d'un mot, ou même d'une simple lettre, pourrait entrahier à une perte de temps considérable.

Lorsqu'un point-voyelle et un accent tonique appailiennent à uiie même lettre, ils ne doivent pas être sépai'és entre eux; et s'ils excèdent en largeur la lettre sous laquelle ils sont réunis, on jette une espace d'un point de chaque côté de la lettre :

(1) Le metheg ( j, qui indique uno itause en imkw, S4' place, lors<pril est ^<eul , sous la partie gauche de ta lettre , et non au milieu ; et quand il est aeeonipagné d'un point-vojelle, on ne met pas d'espace entre.

La ponctuation étant généralement fondue sur une très*petite force de corps, il est nécessaire de mettre une interligne ou un filet sur la ligne avant de la justifier, sans quoi on courrait risque de la mettre en pâte.

Les mots ne se coupent jamais à la fin des lignes; la justification s'opère, indépendamment de l'espacement qu'on peut tenir très-fort, à l'aide de certaines lettres larges, qui se placent préférablement à la fin des mots. Ces lettres sont les suivantes :

aleph, hèy laraed, mem, thau.

On doit éviter néanmoins, autant que possible, que plusieurs lignes consécutives finissent par la même lettre large, parce que cela produit un effet désagréable à l'œil.

Il arrive si fréquemment des erreurs à l'occasion de la coupure des lignes, dans les ouvrages mêlés de citations en langues orientales, que nous croyons devoir reproduire ici ce que nous avons dit page 244, à l'occasion de l'arabe. Supposons donc le passage suivant :

Les onze lettres conteaaes dans les trois mots ^2^1H 3113 nVOi

s'appellent sertiles,,»

On ne coupera pas

Les onze lettres contenues dans les trois mots I^HK

3n3 nV7Q > Vappellent serviles,.

ni de cette manière,

Les onze lettres contenues dans les trois mots "D^Sm 3X13

nVQ» s'appellent gerviles,..

Dans le premier cas, on coupera :

Les onze lettres contenues dans les trois mots nVQ

"O^St^ 3213» s'appeUent serviUs...

et, dans le second :

Les onze lettres contenues dans les trois roots 3213 HVD

IJ^St^» s'appellent ierviUs,.,

COMPOSITION DE l'hÉBREU. 253

Ce qui est relatif aux corrections et aux remaniements, dans l'arabe; est également applicable ici.

LBTTRB8 RABBINIQUBS.

Les lettres de Thébreu rabbinique ont la même dénomination et la même valeur que celles de l'hébreu carré; mais elles en diffèrent pour la forme ; ainsi qu'on le voit ici :

^ :>y J, 7, P, h î, p, Vy ^

aleph, betb, guimel, daleth, hè, vaT, zaïn, heth, teth, iod,

V, i, OP, p, P, J?, i|5, f3, Pi caph, lamed, mem, noun, samech, aïn, phè, tzade, copli,

resch, shin, thau; aleph-Iamed.

Bien que toutes ces lettres soient susceptibles de recevoir des points-voyelles ; ainsi que la ponctuation tonique, le plus grand nombre des écrits rabbiniques ne les portent pas; ce qui, en dehors des règles que nous avons exposées plus haut, rend la composition de ce caractère des plus faciles.

L'imposition des ouvrages hébreux, ainsi que celle des ouvrages arabes, se fait de manière que, la feuille étant pliée, la première page se trouve à la place de notre seizième (1).

Nous avons, dans le modèle de casse que nous donnons à la page suivante, disposé les lettres de manière qu'elles puissent être placées dans une casse française, sans, pour ainsi dire, toucher à sa boiserie.

(1) Voir, cliapitre IX, le plan des impositions.

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