Toutes les corrections un peu importantes, comme l'cma
niemenis^ reports^ transpositions^ etc.^ doivent être vérifiées après leur exécution^ surtout quand il s'agit d^un bon à tirer ou d'une tierce.
18. Toutes les fois que la nature des corrections en deuxième^ troisième, etc., ne s'y oppose pas, c'est-à-dire lorsqu'il ne s'y trouve ni remaniements ni reports de lignes du recto sur le verso, on doit corriger par forme; ce qui est plus bref, puisque l'on n'a pas, toutes les deux pages, à passer alternativement d'une forme à l'autre, et que cela gène moins pour les marbres, dont souvent on peut avoir besoin.
S IV
La mise en pages est une opération complexe qui offre souvent des difficultés dont nous n'avons pas dû nous occuper précédemment (afin, comme nous Pavons dit, de ne pas embarrasser les commençants), mais que les préceptes qui suivent serviront à trancher dans le plus grand nombre de cas.
1 . La coche faite à la réglette de longueur pour déterminer rétendue verticale de la page doit être répétée sur ses quatre côtés, afin d'éviter de la retourner à plusieurs fois en la présentant sur la page.
2. Pour les ouvrages à deux colonnes, la réglette de longueur doit porter deux crans : l'un comprenant la totalité de la page, l'autre en dehors du folio et de la ligne de pied, pour le cas où il se trouve des titres ou des queues n'occupant que la première colonne.
3. Les sommaires, notes, etc., doivent être composés à l'avance, et placés près de la galée de mise en pages. Si ces diverses |)afties sont en petit caractère et non interlignées, on en rend le maniement plus facile en ea mouillant légèrement les bords.
4. Lorsque les notes sont multipliées et de peu d'étendue^ il arrive assez fréquemment^ dans les ouvrages de science^ qu'on les fasse suivre sur chaque page : dans ce cas, le metteur en pages les compose au fur et à mesure, si la marche peu rapide de l'ouvrage le lui permet; mais s'il en est autrement, il est obligé de les faire composer à l'avance, en réunissant dans un seul alinéa toutes celles qui se trouvent sur un ou plusieurs feuillets, suivant qu'il le juge convenable pour abréger le travail ; il les divise ensuite selon qu'il est nécessaire, mais sans en opérer le remaniement, qu'il est prudent de retarder au moins jusqu'à ce que la lecture typograpliique ait donné la certitude qu'il n'y a pas de correction de nature à changer leur classement.
5. Lorsque l'ouvrage est sans titres courants, le folio se place au milieu de la ligne, ou seul ou entre deux parenthèses, deux tirets, ou deux vignettes légères.
6. Lorsque les parties éventuelles d'un ouvrage (préfaces, introductions, avis, etc.) se composent après le texte, elles prennent une pagination particulière en chiffres romains, lesquels, dans le cas ci-dessus, doivent avoir le même accompagnement que les chiffres arabes des folios du texte, et être en minuscules du caractère de ces derniers.
7. Lorsque, dans un ouvrage à titres courants, quelque partie paginée n'en porte pas, le chiffre romain se met à l'extrémité de la ligne y et non au milieu.
8. La première page de la dédicace, du texte, et des grandes divisions de l'ouvrage, ne prennent ni folio ni titre courant.
9. Quand on élargit accidentellement une page pour une opération ou un tableau, le folio doit être rentré, soit à droite, soit à gauche, de manière à conserver exactement la place qu'il occupe dans la justification ordinaire. (Voir page i3i.)
iO. Dans les ouvrages à deux colonnes qui portent deux folios, le folio impair se met à la première colonne et le folio pair à la seconde de chaque page.
li. Il peut arriver que, pour la justification d'un folio nu au
OBSERVATIONS SDR LA MISE EN PAGES. 7t
milieu de la ligne^ on soit obligé de jeter une espace d'un point de plus d'un côté que de l'autre : il faut^ dans ce cas^ avoir le soin d'alterner cette espace en la mettant à droite des folios pairs et à gauche des impairs^ sans quoi les folios ne tomberaient pas exactement l'un sur l'autre.
12. Le titre courant se met au milieu de la ligne ^ le folio étant compris dans le blanc du côté où il est placé.
i3. La force d'œil du caractère des titres courants doit être combinée avec celle des titres ou sous-titres de l'ouvrage^ de manière que leur rencontre accidentelle n'offre pas^ sous ce rapport, une identité choquante.
i4. Lorsqu'un titre courant énonce seulement le titre général de l'ouvrage^ et sa division par livres, chapitres, etc., le titre de cet ouvrage se met au verso, et les mots livre, chapitre, etc., au recto (i) :
^54 TËLËMAQUE.