DES COUVERTURES
1. L'intérieur de la couverture ^ de même que celui de tout objet encadré, doit être extrêmement juste; faute de quoi les filets le mieux ajustés, les vignettes le mieux parangonnées, perdraient leur jonction et leur rectitude, et produiraient, ainsi qu'on le voit trop souvent, reflet le plus disgracieux à l'œil.
2. La couverture doit excéder la hauteur et la largeur des pages du texte, de toute l'épaisseur de l'encadrement et du blanc intérieur de séparation.
3. Lorsque l'étendue d'une ligne principale exprimée sur le frontispice excède la justification de l'ouvrage, on est assez souvent obligé, pour que cette ligne soit suffisamment distante de l'encadrement, sans cependant faire outre-passer à ce dernier la dimension que nous venons de dire, de la réduire en grosseur, et quelquefois même toutes celles qui en dépendent.
4. Le blanc intérieur de tête doit être maintenu un peu plus fort que celui de pied.
5. Les marges de la couverture doivent aussi être ménagées plus grandes sur les bords que vers le dos, et en pied qu'en tête.
6. La laideur du dos de la couverture doit être calculée sur l'épaisseur du volume, mais plutôt un peu au-dessous qu'au-dessus; et si la principale des lignes qu'il porte n'y peut entrer horizontalement, on la place verticalement, ainsi que celles qui en dépendent (le sens courant de bas en haut). Dans ce cas, néanmoins, toutes les autres lignes, comme le nom de l'auteur, la tomaison, le prix, le millésime, etc., gardent leur position horizontale.
7. Le dos doit être exactement de la même hauteur que les plats; c'est-à-dire que leurs vignettes ou filets réciproques doivent s'aligner entre eux en tête et en pied.
8. Les couvertures ne font ordinairement que deux pages, qui se tirent en blanc; mais lorsque, pour une raison quelconque, on en fait quatre pages, on doit, autant que possible, donner aux deux nouvelles pages la longueur et la largeur des deux premières, afin que, à la retiration, elles tombent exactement dans l'intérieur des cadres de celles-ci.