DES CARACTÈRES D'ÉCRITURE
DE l'anglaise.
Le caractère dit anglaise (1) est formé de lettres et de portions de lettres qui sont combinées de manière à faire disparaître totalement la marque de jonction des lettres entre elles; c'est-àdire qu'elles effectuent la liaison complète des lettres terminées par un délié avec celles qui commencent également par un délié, comme
et que, pour les autres cas, le délié initial ou final se réunit convenablement au plein précédent ou suivant, soit par la forme de la lettre ellennéme,
soit à l'aide de liaisons détachées.
On voit, d'après cela, qu'on doit avoir pour but, en composant ce caractère, d'éviter la rencontre de deux déliés, conmie dans les mots
a^ ne me , ei)^ne tn^ tz/,
(1) Le nom de Firmin Didot, auquel se rattachent exchisîTement la conoqytkm et rexécation de Tanglaifle, nous dispense de rien dire de cet admirable caractère, si ce n'est toutefois que, sous le rapport de Fart, rien, jnsqirii présent, n'a pu régaler.
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que l'on formera ainsi :
aussi bien que la rencontre de deux pleins^ surtout dans les caractères au-dessus du seize ^
aumc, Âàéare, daàn, ax)Uiuuée, lesquels devront être séparés comme il suit :
Mais comme la même lettre doit se former de combinaisons différentes^ selon qu'elle est initifle^ médiale ou finale^ ou selon qu'elle est précédée de telle ou telle autre lettre^ il est de toute nécessité de connaître la figure et l'emploi de ces diverses combinaisons. (Voir les pages 128-430.) — Nous ne dirons rien des lettres complètes^ simples ou doubles^ sinon que celles de ces lettres qui sont à délié final courte
doivent se placer devant les lettres de forme ronde^
a, c, fi, ej a, o, y, et celles à délié final long^
devant les lettres à forme droite.
Les caractères des corps au-dessus du seize ont les liaisons détachées suivantes :
^ pour réunir le 6 et le t; aux lettres a, c, c, i, o, u; - pour réunir Ts aux mêmes lettres que les précédentes; y pour réunir le 6 à 1'/.
Mais dans l'anglaise de douze et de seize^ qui n'en ont points les lettres suivantes
^a, ^c, ^ej ^Cj ^y ^/j ao, ^i, Jc, Je, dc^, àâ, Ji4, Vi,
restent isolées Tune de l'autre, conune on le voit ici. Les combinaisons suivantes
rt, A, &t.j it, 't, h, ii^j z,
employées pour former Vy^ ne sont pas épaulées en dessous, afin que la queue de cette lettre ne se casse pas. — Il en est de même du c qui sert à la formation du g.
Les doubles lettres complètes ont pour but, conformément au principe émis précédenunent, d'éviter la rencontre de deux déliés; ces lettres sont :
oS; fil , ev, ea^j m?', eZ'/ oij ev/ rjj ev ; f^i'JJjr^ £j, w, ùT, i^/Aj;Jj/ ai.
Lorsque 17 est suivi de Tm, de Vs, du v, ou de Xy^ on se sert de la barre du (2; ce qui, vicieusement, prive 17 de sa boucle, ainsi qu'on le voit dans les mots suivants :
a/manacn, ùi^/e^, ni^vncee, /u^re.
Il y a deux sortes de j : le plus épais se met au conunencement des mots, et le plus mince au milieu.
Il y a aussi, dans les caractères supérieurs au seize, deux sortes de barres pour la combinaison de l'A et du p avec l'n, IV, r.v et Xy; la forte se met au commencement des mots , et l'autre au milieu. •
Dans l'anglaise de douze et de seize, ces barres sont rempla> rées par les trois combinaisons
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Il y a encore deux sortes d'o, de ^, d's, de /, et trois sortes de V, qu'on emploie de la manière suivante :
r/ se met avant les lettres b, f^ A, i , j, A-, /, p, t^ u ;
oAe/, o//rer/tffYf ; o avant m , », r, .s, f, y :
^ se met au commencement et au milieu des mots :
a à ia fin des mots :
any, cofA j se met au commencement des mots :
*/ après le b et Vo ;
oAd/i/na/iott , roffe.
/ se met à la fin de tous les mots :
r se met au commencement des mots, devant une lettre ronde :
V au rx)mmencement des mots, devant une lettre droite :
■V après le 6 et To :
aâ-vcer, ovet/e.
oc il n'y en a point d'une seule pièce ; il se fait avec Vo et Ve ;
cef/j oeav^rr.
u il se forme avec Vl et le dernier jambage de Vu*
128 CHAPITRE lY, PARAGRAFHE III.
On place au ccmunencement de chaque ligne un demi-cadratin triangulaire^ sur lequel vient s'appuyer la première lettre; et^ à la fin des lignes^ un autre demi-cadratin fondu en sens inverse du précédent^ et destiné à former la quadrature de la ligne.
Il est nécessaire d'interligner ce caractère pour qu'il ne soit pas exposé à chevaucher.