HAUT DE CAME
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BAS DE CA86E
INSTRUCTIONS POUR LA COMPOSITION DU LATIN , — DE l'ITALIEN , — DE L'aN6LA1S, — DU GREC, — DU GREC D*IN8CRIPTI0N , — DU COPTE, — DR l'allemand, — DU RUSSE, — DE l'aRABE, — DE L*HÉBREU.
La composition du latin embarrasse très-souvent les personnes qui ne connaissent pas cette .langue^ lorsque le manuscrit n'est pas écrit clairement. Les e pour les c, Vu pour T», Vœ pour Tœ, la séparation ou la jonction de certaines syllabes formant quelquefois des mots complets^ la coupure des mots^ etc.^ sont des occasions fréquentes de fautes dont la correction est toujours dispendieuse. Les observations qui suivent pourront servir à aplanir plusieurs difficultés (2).
1 . Vx se trouve au commencement, au milieu ou à la fin des mots :
iGde8...~iEgi]op8... — IiiflBqua]i8...~In8e6tuo...^Romfle... — Funiliœ...
2. Tous les mots qui conmiencent par la syllabe prx prennent Vx et non Yœ.
3. Lorsque l'a et Ve conmiencent un mot, ils sont toujours réunis, excepté dans les mots :
Aedon... — Aello... — Aer... — Aeroides.... — Aerîus... et quelques autres assez rares.
(1) Le peu d'étendue de nos connaissahoes rend, nous ne l'ignorons |Mis, ce chapitre incomple^^us plus d'un rapport; aussi ne donnons -nous les diverses instructions qui le composent que comme les jalons d'une route que de plus capaMes que nous se feront sans doute un dcToir d'élargir quelque jour.
(2) Ces observations ont été revues avec un soin tout particulier par M. Tassis , correcteur chez MM. Didot.
4. L'a? ne se trouve que dans la première ou la deuxième syllabe des mots :
OEooDomuft... — OEdema... — Œnon... — Oepit... — cœlo... — Pcpiia... -— CouMBdos... — Tragœdia, etc.
Il ne se met jamais à la fin des mots^ c'est toujours Vœ.
5. L'o et Ve qui se trouvent à côté l'un de Tautre ne doivent pas toujours se réunir; il y a beaucoup de mots où ces deux lettres sont séparées :
rxiegit . . .-- Coemo. . .— Coerdtk). . . -- Coepulo. . . — Proeminet . . . -- Poeta , eU '.
6. Les textes latins imprimés en Allemagne portent bien souvent l'a? et Vœ en deux lettres séparées {ae, oe), mais il faut les réunir toutes les fois qu'elles ne font pas partie d'un des mots des exceptions ci-dessus.
7. La syllabe que ne forme jamais un mot is4)lé; elle est toujours jointe à celui qui la précède :
Atque... — Fortunisque... — Itaque... — Neque... — Quoque... — Vitamque, etc.
Il n'en est pas de même de quœ, qui forme toujours un mot complet^ à moins qu'il ne conmience un des mots suivants :
QuflBrens... — Qusstio... ~ Quaestor... — QuiBsumus, etc.
ou lorsqu'il se trouve à la fin de quelques mots rares, comme
ABfiqu»... — Equ«... — Planiloqutt... — Reliquee...
8. Il y a plusieiu*s mots qui, bien que complets par eux-mêmes lorscpi'ils se trouvent isolément, se réunissent en un seul' quand ils se rencontrent les uns à côté des autres, comme, par exemple :
At qui... — De inde... — ^m modi... — Enim vero.\ — Et enim... — Etiam u... ~ Ex tune... ^ m ibi... — In super... ^ inter ea... — Patres fainilias... — Per difficile... — Per mnlta... — Post eaque... — Poat nodum...
— Postquam... — Pnee8t...~Prœterea...— Propemodum...~Pro|iterea...
— Quem ad modum... — Quid quam... — Quo ad... — Quaiido quidem... —
Re ipsa... — 8e i|M06... — Tamet si... — Tantum modo .. — Uniu» oqufique...
— Ut pote... — Vemm taineB...
qui s'écrivent :
Atqui... — Deinde... — musmodi... — Emm^ero... — Eteoim... — Etiaiiui...
— Extunc... — Inibi... — Insuper, etc
9. Il en est de même de la conjonction n^, qui se réunit presque toujours au mot qui la précède :
Deonimne... — Eatne... — Etiamiie... — Liberosne... — Satisne... — Tantane, etc.
tO. Deux i seuls ou avec Vs, un t même isolé ^ forment un mot complet :
i, amiœ... — ii quidem... — us autem...
H. La terminaison on est assez rare^ mais celle en ou ne se rencontre jamais.
12. Le mot an se répète assez souvent^ et il ne faut jamais le remplacer par au, qui n'est pas latin.
13. Aut ne doit pas être pris pour ant, qui n'est pas latin; mais on ne mettra jamais autœ, aute, autea; c'est ankB, ante, aniea.
14. Les mots sen, cen ne sont pas latins; c'est seu, ceu qu'il faut mettre.
15. On rencontre assez fréquemment le mot ea, dont Ve mal formé ressemble à un r; mais la syllabe ca qui peut terminer un mot ne se rencontre jamais isolée^ non plus que cas, coy co8{eas, eo, eos).
16. Le c final ne se trouve qu'avec des mots d'une et de deux syllabes^ et jamais plus :
Ac... — Die... — Dac... — Fac... — Hoc... — Haoc... — Hune... — Nunc...
— Sic... — Tune... — Adhuc...
17. Il arrive quelquefois que le n et le c qui se trouvent à la fin d'un mot peuvent être pris pour un m, comme dans him\ hanc, kwnc; mais il ne peut y avoir de doute pour ces mois,
parce que him, ham, hum, ne sont pas latins. Dans les mots de trois syllabes^ au contraire^ ce doit être un m, puisque^ comme on l'a vu précédemment^ le c final ne peut se trouver qu'aux mots d'une et de deux syllabes.
18. Les mots ou les terminaisons nanc, nane, nune, que peut offrir l'écriture, ne sont pas latins; c'est nunc qu'il faut mettre dkns le premier cas^ et nam ou tmm lorsque c'est une terminaison de mot.
19. Il en est de même des mots qui se présentent à Tœil sous la forme eaut, enut; c'est eant ou eunt qu'il faut mettre;
Aliudy et non aluid ou alnid; Inde y et non iude ou nide; IrUerea, et non interca; Sint, et non siut ou suit; Sicut, et non sicat; Faciunt, et non facuint oxxfacunit; Ineunda, et non incunda ou imunda; Hune, hanc, et non hane, hune; Sane, et non sanc ou sam.
On met un point après ibid, (abréviation de ibidem), mais il n'en faut pas après idem, qui est un mot complet.
20. La division des mots se fait généralement comme dans le français; nous nous bornerons donc à donner ici la liste de celles qui îoni exception, et qui pourraient offrir quelque difficulté :
abs-que
ca-stellam
de-inde
exi-stimanduin
ad-erant
ca-stris
demon-'Straiido
expi^m
ad-huc
ooUe-ctis
exspe-cto
admini-strari
comple-ctebatur
di-sciplinain
fa-ctum
ad-opto
oon-scensis
fa-ctunun
adsenti-antur
con-fttat
di-speximus
fru-stra
adspe-ctabam
coo-spe-etum
dis-traho
ge-sta
adspe-xerant
oon-stituta
da-xerunt.
ho-stes
^Egy-ptiofi
con-spideDt
efTe-ctura
ho-8tibu8
agno-8cet
cun-cta
epi-stola
ho-sti-um
angu-stas
cu-stodja
cxce-ptis
ju-stitiam
capi-am
Cya-xares
excusati-onc
in-8titutiis
ca-pti
de-inceps
ex-ercHu
in-strii-cta
ioterfe-ctori
nu-ptura
pr»-staturi
intoe-aiitur
ob-laU
pneter-ita
sic-ut
ipei-us
obstupu-enint
profici-scebatur
soci-onim
ja-ctoram.
pelta-stas
promi-ficue
8pe-€tatores
magi-stratus
pro-pter
sub-eundo
roa-gnum
perdpi-endam
pro-pter-ea
superi-ori
ma-Mmis
perfe-ctum
prove-ctiores
sus-tuljt
mode-stas
peMerim
pro-ximuin
tra-€taDt
moD-«tratis
per-spicuum
quam-ob-rem
tri-8tiquc
na-stuTtitiin
po-stremum
quem-admodani
ve-scendo
ne-fldua
pote-statem
re-ctissime
Te-8tnim
no-ctunias
preefe-ctus
red-eamus
ve-xare
iio-8tros
reje-ct»
Yî-ctoria
Comme on le voit^ Vs est rarement séparé de la consonne qui le suit; et^ dans les nombreux exemples qui précèdent^ il n'y a que les mots distraho et stistulit que Ton doit couper après cette lettre^ laquelle^ dans ce cas, fait partie de la première syllabe.
âl . On ne divise jamais les mots suivants :
Omne... — Omoes.,
- Omni... ' Omnia... — Omnis... — Omniuro...