‹ Guide pratique du compositeur d'imprimerieChapitre 83 sur 127 · AS · texte numérisé non relu

AS

Delta,

UlZ %}y

Pi,

Epsilon,

e bref.

PP

Rho,

Zéto,

z, ds.

2 ff ç.

Sigma,

Éta,

è long.

ÏtI,

Tau,

Tbéta,

th.

Tu,

UpAUon,

y, u bref.

îota.

Phi,

ph.

Cappa,

(Jii,

ch.

Umbda,

Psi,

ps, b8.

Mu,

lU.

Oméga,

ô long.

DBS ACCBNTS BT DES ESPRITS.

Les Grecs font usage de deux esprits^ le doux et le rude; de trois accents, l'aigu, le grave et le circonflexe (les deux premiers ont la même forme que les nôtres) ; et du diérèse ou tréma. Ils emploient ces divers signes tantôt seuls, et tantôt combinés entre eux, ainsi qu'il suit :

/ Accent aigu.

^ Esprit rude accent grave.

> Accent grave.

y Esprit doux accent circonflexe

'*' Accent circonflexe.

T Esprit rude accent circonflexe.

9 Esprit doux.

•• Tréma.

f Esprit rude.

•< Tréma accent aigu.

^ Esprit doux accent aigu.

y. Tréma accent grave.

^ Esprit rude accent aigu.

« Tréma accent circonflexe (1).

^ Esprit doux accent grave.

f î Esprit rude et esprit doux (?.).

DKS LETTRES SOUSCRITES.

Il y a, en grec, certains cas où Tiota se retranche du corps du mot pour se placer sous les voyelles a, ti, w, qui le précèdent ; (!es voyelles prennent alors le nom de lettres souscrites, et se figurent ainsi :

h ^> ^' ^> Th <?•

(1-^) Ces deux accents ne se rencontrent que très-rarement; aussi ne figurent il» jamais dans les fontes que sur demandes particulières : on les l'orme, «u h(>soin, de plusieurs pièces, comme dans Texemiile ci-dessus.

DKS LETTRES NUMERALES.

Les nombres se marquent en grec avec les lettres de Talphabet^ soit majuscules^ soit minuscules ^ après lesquelles on met une minute (ou un accent aigu)^ depuis 1 jusques et y compris 999; passé ce nombre ^ c'est-à-dire à partir de i,000, la minute se met avant la lettre, et devient aloi*s inférieure. Il ne faut donc jamais employer les voyelles aiguës d, i, rt^ i, 6, ù, iây pour exprimer les nombres de la première catégorie, a (1), t (5), r/ (8), i' (10); o' (70), u' (400), œ (800); ni les lettres souscrites ?^ Ti> *!*> P<>ur les nombres de la seconde catégorie, ^a (1,000), ,Ti (8,000), ,w (800,000).

Toute voyelle isolée, suivie de Taccent aigu (ou le portant pai* erreur) est un nombre.

Voici, au surplus, une table qui donnera une idée plus complète de la numération :

yi'

la'

la'

tç

tC

tV

lO'

xa'

xy'

xô'

xe'

xç'

xÔ'

Xa'

Xe'

Xç

Xô'

jx6'

fxS'

JX^'

va'

vy'

ve'

vç

vÔ'

ça

sa'

ÎV

oa'

oy'

oS'

oe'

oç'

oC

OTl'

tt'

Tca'

Tr$'

Tre'

TTÇ'

irr

Tnri'

TCÔ'

(1) Sigmatau (ax)

on ëpisémon.

(2) coppa.

<a' <€' 4y' iîS' <e' <ç' {X: W ifi' p'

<t' t' u' 9' / f co' 7î;'(i) ^a 200 300 400 500 600 700 800 900 1,000

2,000 3,000 4,000 5,000 6,000 7,000 8,000 etc. 1,000,000

J «T ./^ ^'^ -f- >- 2,000,000 3,000,000 4,000,000 etc.

On rencontre^ dans quelques manuscrits anciens ^ un trait horizontal au-dessus des lettres numérales, au lieu de la minute; de cette manière : xl, v?).

Les Grecs se servaient encore, pour la numération, de lettres majuscules et de certains signes, que Ton retrouve dans d'anciennes éditions : ainsi I valait 1 ; H, 5; à, 10; H, 100; X, 1,000; M, 10,000. Et toutes ces lettres, à l'exception du II seul , se redoublaient jusqu'à quatre fois, pour exprimer une, deux, trois , quatre fois leur valeur, comme : II, 2; III, 3; IIII, 4; AÀ, 20; AAA, 30; lAÀÀ, 40; ou bien elles s'additionnaient les unes avec les autres pour former toute espèce de nombres, ainsi : Al, 11 ; Ml, 21 ; ni, 6; m, 15; etc. Si l'on mettait une de ces lettres

(1) Sampi.

Les Grecs, comme on le Yoit, ont trois signes particuliers affectés à leur numération ordinaire : le sigmatau (?), le coppa ( It), et Je sampi ( ;^). L'emploi du sampi n'offre aucun embarras. Il en est de même du sigmatau employé avec de,s minuscules; mais la double forme (7 attribuée au coppa (à tort peut-être, car cette forme nous paraît la même que celle du \ dont les contours sont arrondis), présente une telle similitude avec le sigmatau majuscule, que ces deux lettres sont figurées par le même signe dans toutes les fontes, et qu'il s'élève une difficulté s'il s'agit d'exprimer en majuscules un nombre contenant la valeur du sigmatau. En effet, dans ce cas, devra-t-on exprimer les nombres 6, 16, 26, etc., de cette manière, (7', IC7', K(7', etc. ; ou bien ne faire usage que de la minuscule, ç, !<r', Kç (ainsi que le portent quelques ouvrages), dans la crainte que le sigmatau mdiQ»ifx\^ ne soit pris pour le coppa, et ne fausse par là sa valeur 7 Quant à nous, il nous paraîtrait plus convenable, afin d'éviter toute méprise, de consacrer le sigmatau majuscule à l'unique représentation du chiffre 6 dans les nombres exprimés en lettres m^uscules, et de ne^ faire usage que du signe li pour représenter 90.

(TI excepté) dans l'intérieur d'un U, la lettre acquérait cinq fois sa valeur; ainsi : RI vaut 5 fois 10, ou 50; 151 5 fois 100, ou oOO; Bl 5 fois 1,000, ou 5,000; îmI 5 fois 10,000, ou 50,000. Ce signe se combinait quelquefois de cette manière : ÎII 1, 51 ; m II, 55; m A, 60; etc. — Le p surmonté d'iui tréma ( p ) valait un million.

Les lettres grecques se trouvent aussi employées pour déterminer un certain classement, comme on en voit un exemple (l'unique peut-être?) dans V Iliade et VOdyssée d'Homère, où chacun des vingt-quatre chants de ces poèmes répond à l'une des vingtquatre lettres, non selon leur valeur numérique, mais selon leur ordre alphabétique.

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