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COMPOSITIOIH DU GRPX. 195
OBRBRYÀTIORS RELATIVES A l'EMPLOI DE CBRTAIIXKS LETTRES.
Ce p se met au commencement des mots, BâXavoç, pa^iXil^ç; et celui-cL ^, au milieu, ^ap^apoç, kCiouâa.
Ce a se met au commencement et à l'intérieur des mots, (rdl66a- Tov, cru(&$s<n<; et celui-ci ç, à la fin, ierè;, *HpaxX5i:. Il arrive cependant assez souvent que ce dernier s'emploie aussi à l'intérieur, dans certains mots composés, comme irpo^é^v), ^crtç, racSe, etc. : les éditions classiques imprimées en Allemagne le portent presque toujours ainsi. On doit, à ce sujet, se conformer à l'intention de la pers(mne qui fait exécuter Touvrage.
Quelques fontes grecques ont encore le f (y) et le 1 (t) longs, ainsi que ce 5 (0); mais ces lettres ne sont plus guère en usage. On employait les deux premières lorsqu'elles étaient redoublées, et on les plaçait ainsi : Ivtyfuç, eôsyrAtov; IvOcXotTleuco, à^Tltito^. Ce ^ se mettait de préférence au commencement des mots, 5pv v(K, ^ufiiiov; et celui-ci 0, au milieu, pa6pa, èXeu^epo;.
Ce signe F, qu'on rencontre dans quelques anciennes inscriptions, se nomme digamma, parce qu'il a la forme d'un V majuscule double; il tenait lieu, chez les Éoliens, de l'aspiration : ils écrivaient Fcorr^pa, Foîvoç, pour J<ntipot, o7vo<; ils le plaçaient aussi dans le milieu de quelques mots, vaFo<, en remplacement de l'u. (On peut, comme ici, le figurer par un F majuscule dont on abat la partie supérieure du petit trait vertical de Tintérieur. )
On rencontre quelquefois le mot ^t avec une virgule après l'o, *,Ti; c'est pour distinguer le pronom d'avec la conjonction. Dans ce cas, on ne met d'espace ni avant ni après la vii^gule. Il en est de même du mot Td,Tft. (Cette virgule s'appelle htjpodiastole,)
Il ne faut pas employer indistinctement l'apostrophe pour l'esprit doux, ni celui-ci pour l'apostrophe, dans les fontes dont les accents sont détachés des majuscules. L'apostrophe (') remplace une voyelle minuscule retranchée, et se met toujours, soit à la fin d'un mot, après une consonne ou une voyelle, comme àir'
IfAOu, 5' ^vtxcijv, v' ^v3irXY)p(o<Tfo9t, ir«p' Hfsoiç, $i' Skou ; pour ouzo i\i.oZy
cï èvixwv^ vàt àva7cX7ipu>aa)at^ irapà ^ç, oià ^ou; soit (dans la poésie) au commencement d'un mot^ avant une consonne^ comme co 'fOL^l, w 'vôpe;, pour ta àfM, ta avSpe<, etc. L'esprit doux (*), au contraire^ dont la forme est plus arrondie^ se met devant les voyelles majuscules^ 'AxtXXeùç, '08ua<reùç, etc.
On met toujours la majuscule après le point bas; cependant on rencontre quelques éditions modernes où il ne s'en trouve qu'aux noms propres^ et d'autres où Ton s'est ménagé conune un signe de ponctuation de plus, en ne mettant de majuscules qu'après certains points bas marquant une pause qui tient le milieu entre la période ordinaire et l'alinéa. On n'en met après le point haut que lorsqu'un nom propre le suit. Après le point- virgule et le point d'exclamation, on met, comme en français, ou la majuscule ou la minuscule; mais il faut connaître la langue pour en juger.
Il n'est pas d'usage de mettre de majuscule au commencement des vers, si ce n'est au premier de chaque strophe ou partie ; les suivants sont asservis à la règle ci-dessus.
Les mots et cœtera se marquent ainsi, x. t. à., et quelquefois sans point et sans espaces, xtX.
L'italique s'indique, comme dans l'allemand, par une espace d'un point entre chaque lettre : ^ au(>)9iç tou ifAitoptou, xal ^ ^^eup£<riç TTjç 66tac TU7roypa(p{aç. (L'espace des mots doit alors, autant que possible, être un peu plus forte que d'habitude. )
DBS LETTRES QUI PEKlfNKNT LES ACCENTS.
La voyelle u prend tous les accents et les esprits, sans exception :
11 en est de môme pour l'i; il n'y a que le rude-doux qu'il ne reçoit point :
Le8 lettres a, t)^ o>, a, r^, t^, les prennent tous aussi ^ excepté les trémas pour Ta, I'ti, et Tw :
ci, at, à, à, «% 5, à, &, 5, 5, J, 'ci;
^J^ ^> T^^ ^? ^} ^y ^i ^n ^> ?^ ll^ ^?
6), fa)^ (i>^ ta, ta, iùy ta y &, o)^ co^ ta y co;
4, k, 4, 4, 4, 4, 4, 4, a, 5, î; iif ^9 i} fi> ^^ f^ ?i^ fl^ ?» ?^ ^i
W, W, O), Cj), 0), ftJ, A, A, 0), W, 5.
L'e et To ne prennent ni les circonflexes^ ni les trémas, ni le rude-doux.
£, 8, iy i, iy 6, 6, î;
On trouve cependant^ dans d'anciennes éditions^ To surmonté de Taccent circonflexe (o) ; il y est employé pour représenter le zéro ou nullité.