DIS LA PLACE DBS ACCENTS
Tout mot gi*ec, d'une ou de plusieurs syllabes (à un très-petit nombre d'exceptions près), est surmonté d'un des accents, aigu , grave, ou circonflexe, papoç, xuxXa, Se, p^aiXeo;, tyj;, xufjiot; et quelquefois de deux, c'est-à-dire de deux accents aigus, ôÉXr,<j{v (tou), TcoSsaffi (te); ou de Taccent circonflexe et de l'accent aigu, (xuôov (tê) , ica<ja( (te) ; mais jamais de l'accent aigu ou circonflexe avec Taccent grave. D y a très-peu de mots qui n'en aient point, encore n'est-ce qu'accidentellement; ces mots, tels que I<jti, [ks, TTOK, «, <roi, Ti, ti, TOU, etc., s'appellent enclitiques (2).
(1) Nous n'ayons nullement la prétention de faire id un cours de grammaire pour Taccentuation des mots ; nous ne connaissons pas la langue grecque , et cette instruction est destinée aux personnes qui y sont entièrement étrangères. Nous ayons seulement Tintention, en rapportant les règles générales appuyées d'exemples variés, d'ofTrir comme une sorte de moyen mécanique qui nous a servi fort souvent, et dont, avec de Tintelligence, on pourra faire avec fruit l'application.
(2) Un mot enclitique est celui qui reporte son accent sur le mot précédent, et
L'accent aigu ^ lorsqu'il n'est pas joint à l'esprit doux ou rude, dans les mots de quatre syllabes et plus^ se place sur la pénultième syllabe ( surtout lorsque la dernière est longue) , aùxoxpamp^ icspi(pr,{A0Uj lictTYi$ftUf&d[To)v; et sur l'antépénultième (lorsque la dernière est brève )^ (MTéireiTot, biroxuKÀa^ ^iriYpa^ouat^ icapayfeXXoiJLevov^ xaTotarxeuaCofievov. (Il ne peut jamais, dans ce cas, remonter plus avant vers la première syllabe.) Dans les mots de trois syllabes, il se met ordinairement sur la première (lorsque la dernière est brève), {jux^iora, icpoiepoc; et sur la deuxième (lorsque la dernière est longue), tcoXifAouç, 9icopà8r,v. Dans les mots de deux syllabes, il est toujours sur la première, xàpcpo;, Xoyoc.
L'accent aigu ne se trouve sur un monosyllabe, y^^p (<T<piv) x< ((Aiv), ou sur la dernière syllabe d'un polysyllabe i'^i^ (toi), iSixa; (fu), que lorsque, conmie dans ces exemples, il précède un enclitique, ou lorsqu'il est devant une ponctuation plus forte que la virgule.
L'accent grave, lorsqu'il est seul, se met toujours sur la dernière syllabe des polysyllabes, à^iv^ç, paaiMç, TeXeioTcoib;, etc.; et sur un grand nombre de monosyllabes commençant par une rx)nsonne (s'ils ne sont pas enclitiques), yàip, Si, o^, &<;, xat, ^k, fi.iv, fxiv, (A^, fATjV, vot, irpb, lupàç, <tI», ffùv, ràt, Tr,v, xtç, to, tov, toç, Tol»ç, etc.
On ne doit jamais mettre d'accent grave devant le point haut ou bas, ni devant le point-virgule et le point d'exclamation ; il se change alors en aigu : les Allemands ne l'emploient même pas avant la virgule; ainsi, au lieu de (XYaôov, libç, Ifrriv, etc., suivis, d'une virgule, ils écrivent ^y^^ov, Aïoç, ^or^v; mais, dans ce dernier cas, nous maintenons généralement l'accent grave.
L'accent circonflexe, lorsqu'il est seul, se met sur les monosyllabes, vuv, Toîç, TÛv, etc. ; sur la dernière syllabe des polysyllabes (lorsque cette syllabe est longue), 'AxaiSiv, Xoyucwv, tcoXituwv; ou sur l'avant -dernière (lorsque la dernière est brève), it«îfi<K,
semble ite faire qu'un a\ec lui, oomiiu* en français ce. se reporte sur eut, sont , dans les phrases inlerrngatives f si-ce? sont-ce?
Yuvaixsç^ icapaXoyovaiv^ irpâroç. ( H ne se met jamais plus avant vers la première syllabe.)
Le tréma ou diérèse a le même usage qu'en français : il sert à indiquer que deux voyelles qui se trouvent à côté Tune de l'autre se prononcent séparément, n s'emploie tantôt seul, «Me, p^ikii, i\j^loç, icpoOirdp/ot; tantôt réuni à l'accent aigu, HImol, HcctTai, 6tuv; ou à l'accent grave, xXrtt;, Nai<; et quelquefois aussi , mais très-rarement, avec le circonflexe, xXti?8«.
Le mot enclitique qui est précédé d'un mot dont l'accent aigu est sur l'antépénultième syllabe, rejette son accent (toujours aigu dans ce cas) sur la dernière syllabe de ce mot, qui alors en a deux, Mçtatnç tk, éitcevvi fc, icoXefAOç tk, iswmf^^vi^f tou, x«xfM- Tipdc ivep, etc.
Si le mot qui précède l'enclitique a un accent aigu sur la pénultième syllabe, cet accent suffit > et l'enclitique perd le sien,
X^ICOV TOU, faf'V Tt, fUpOÇ Tl.
Si l'accent qui précède l'enclitique se trouve sur un monosyllabe commençant par une consonne ou sur la dernière syllabe d'an polysyllabe, et est par conséquent grave (S^, xal, tôix^ç), il se change seulement en aigu, U (aiv, xa^ Ttva<, iotxdic {&«<, etc.
Si l'accent du mot qui précède l'enclitique est un circonflexe, et qu'il soit sur l'avant-demière syllabe, l'accent de Tenclitique se porte sur la dernière syllabe de ce mot, Toûto 9c, (eîv^ f&tv, Xttpiç te, etc.
Si l'accent circonflexe se trouve sur la dernière syllabe du mot, il reste tel qu'il est, et l'enclitique perd son accent, dveij^toD tou, ÂpetTJç Ttvo<, Y^ç Tivcov, TcavTa^^oC xiveç, âv$pMv «, etc.
DU l'accbnt qui convient à certains mots.
De l'accent aigu.
Tous les mots terminés par ofiai, sans exception, prennent un accent aigu sur la voyelle qui précède cette terminaison, c'estèdire sur l'antépénultième, seul, si le mot a quatre syllabes et
200 CHAPITRE Y^ PARAGRAPHE lY.
plus, èxyfi[i.ùyiCLi, àvaipéofAst^ iXXafA^èhNtfftan, vK%kXaLTco\Kai, pp\r/(âo[iaHy 5iaXet6ofi.at, xaxocYcuvfCojiiai ; et avec un esprit, s'il n'a que trois syllabes et commence par une voyelle, àvofi.ai, Ip^o^at, etc.
n en est de même des mots terminés en «put, «pot, onv, exa, efAa, TifAS, lafAa, txa : èici6uf&{a(Aa, pap6apa, dvdfjLaTa, o6vexa^ dv^idtfAa, Iirt0u(i.7](i.a , aôOa$iafi.a, ^iteira, etc.;
De ceux terminés en 7)1x1, otf&i, u(At, wfi.i : 2i7ixQt6t9Tif)fi.i, liavuoifi.i, avoiyvufii, lyxaTaSiowui, etc. ;
Et de ceux terminés en <nç, Çk, ^j/iç : ivoifiricriç, avoiÇiç, xaxaxaXud>K, etc.
La plupart des mots terminés par Tco non souscrit prennent un accent aigu sur la voyelle qui précède cette lettre, àvrciuKrrpé^), [AEYaXTjYopto) , ôSuvao), irdpiouaiaCco, icepwcXuvw, etc.; excepté tiîctxu5, eU(nùiy xuvo)^ et quelques autres.
Les mots terminés par la prennent en grande partie un accent
aigu sur l'c : âépwcria^ ^laxoviot^ ISioauYXptffta, IwKapyfiaiy t^ikla, etc. Bon nombre de polysyllabes terminés en oç prennent aussi un accent aigu sur Tantépénultième syllabe, seul dans les mots de quatre syllabes et plus, àirdoouXoç, ppovryjaixépauvoç, âÇifiiti6upLV}To<^ et avec un esprit dans les mots de trois syllabes qui commencent par une voyelle, dfêaxToç, «piuvoç, etc. Cependant cette règle est loin d'être générale; il y a une grande quantité de mots terminés en oç qui ont l'accent aigu sur la pénultième syllabe, ICifxxoç, àp- Tcxpayoç, 5iax«3y)ti[iiivo<;, etc. ; d'autres qui prennent l'accent grave, aya^hç, PpuY(Aoc, àêicoroirotoc , etc.; et d'autres enfin qui prennent l'accent circonflexe sur la pénultième syllabe, orp^ivoç, àwai-rouv- Toç, etc. ^^<^y'^P\
De l'accent grave, % *^^ --v ^/
Les mots «l, dvà, àvTi, «tto, aùtà, «utov, «utoç, 8ià, èm, xarât, fxetà, luapà, iccpl, 7toX6, ôitip, 6iço, prennent l'accent grave.
Les mots terminés par euç, u^ uç, précédés d'une consonne, le prennent aussi très-fréquemment, àsxiBilç, Al^covebç, ^aaiXeùç, YaX6Î>ç, Zeùç, xatEudù, j«TaÇù, icoXl», ocliAç, iroXl»ç, etc.
Il en est de même de bon nombre de mots terminés par t) ,
Tjp, 7ÏÇ, précédés d'une consonne^ àico<rcoXi)| , ôioxofAi^^, xXriT^p, dci>d|p^ âpTifjLcX^ç^ §pfi>(AT)T^,ç^ etc. ; mais ce que nous avons fait remarquer pour la terminaison oç peut également s'appliquer à celle-ci.
La plupart des mots terminés par k précédé d'une consonne autre que le <r^ le ( et le ^^^ prennent aussi l'accent grave àxU^ £(aib\ç, èrsoyXçy Ivomc, ilia\à^, xteiç, 6xTaexT|pl;, irupiXafxictç , irpo- €o9x\Çf etc.
De l'accent circonflexe.
Les monosyllabes vuv, vôi, -nj, tyjç, tou, tw, tcov, et les mots aÙTOÎu, éauTOU, lx«ï, ^xâôev, IxeîOi, Ixetvoç^ Taîç, xolç, raura, toiouto, ToiouToç, TooouTo, TOffouTov, tomCtoç, prennent toujours l'accent circonflexe.
La plupart des mots terminés par aïoi^ aïoç^ siai^ eiov^ exoç, lato;, oiov^ OK^ le prennent fréquemment aussi : àpxotîot^ 8o)$£xaTaî<K^ xeXeuOfiîai^ dXcpiTsîov^ dÎ9Teto<, ^poYcoviaîo< , irXoïov, Oeoî^, etc.