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DE LA PLACE DES ESPRITS

Les esprits ne se mettent jamais sur les mots qui commencent par une consonne^ excepté dans quelques mots contractés dont le premier finit et dont le second conmience par une voyelle^ et qui prennent l'esprit doux^ comme xàv, xdwl, iy^^oLi, ToûXaacrov, TOOîiicaXiv, etc., qui sont pour x«l &v, xai Iwi, l^èy oTuai, TO eXoiCffOv, th {{jLicaXtv.

Toute voyelle (formant syllabe à elle seule ou avec le secours d'une consonne) qui commence un mot est toujours surmontée d'un esprit, doux ou rude, «iro, Ix, tpov, ôico(«;; et très-souvent d'un esprit et d'un accent, eroç, Skria, ojcrirep, ^po;, îî<Tiç, etc.

Si le mot commence par une diphthongue ( deux voyelles ne formant qu'un seul son), l'esprit se met toujours sur la seconde voyelle, a^ôiv, eô8«(u.oiv, afu.aoi^, tôpcT^ç; et souvent aussi l'accent, tMkoLoxQç, eCptTo, eïvai, oStoç, etc. — Les voyelles a, e, 0, suivies de l'i ou de l'u, comme ai, au, et, eu, oi, ou, forment tou-

jours diphthongue, excepté les cas peu fréquents où V% et Tu sont surmontés du trénna^ comme dans les exemptes de la page 199 et dans ceux qui suivent, j

Si les deux voyelles se prononcent séparément, la première prend toujours Tesprit, àtxhç, dtSpita^ dOSpia^ fôxvifaiSgCy ^'C<So{mv; et souvent aussi Tesprit et l'accent, âcOXoc, otfAfia, ofO^Ev.

Lorsqu'il se rencontre trois voyelles au conmiencement d'un mot, et que les deux premières forment diphthongue, c'est toujours la seconde qui prend l'esprit, «ùotofAoç, t^patoç, cùïXaTctSM , eùouiXoç, euuTC^p^XTïToç, eti6(p«vToc; OU l'esprit et l'accent, a5av<ru, euïvcK, £uu$p<K. (Dans ce cas, si la troisième voyelle est un i ou un u, elle prend le tréma simple ou avec l'accent, comme dans les exemples précédents. ) — Si c'est la deuxième et la troisième voyelle qui forment diphthongue, la première prend l'esprit, iii, otei^w; et quelquefois l'esprit et l'accent, Tiiipa.

Quand un mot commence par quatre voyelles, l'esprit est presque toujours sur la seconde, eùsi$r,ç, tuetxTOK; quelquefois aussi l'esprit et l'accent, eusiXoç, euêipoç.

L'esprit doux ou l'esprit rude, réuni avec l'accent aigu, se met sur des monosyllabes précédant un enclitique, d(v (toi), et (xev), ^c (Ti)f &^ (i^oi); et sur des mots de deux ou de trois syllabes, ouTtç, ^pa> 266V, Sko^y apioTo;, i\iM^if^, S(tTo^ oSvixa. (H ne s'emploie jamais pour les mots de plus de trois syllabes. )

L'esprit doux ou l'esprit rude, réuni avec l'accent grave, ne s'emploie jamais que dans les mots d'une syllabe, &v, ^, àv, xhf, hy •Jjv, 8, ot, ô;, etc.

L'esprit doux ou l'esprit rude^ réuni avec l'accent circonflexe, suit la même règle que l'esprit doux et l'esprit rude simples , c'est-à-dire que, comme eux, il se place sur la première voyelle du mot, quand cette voyelle forme syllabe à elle seule ^ Sycc, ^mcp, ou qu'elle est suivie d'une consonne avec laquelle elle se prononce, ^pj^a^^ Spro; et sur la seconde, quand les deux forment diphthongue, a3pa, (Zxo^. (Les mots de plus de deux syllabes ne le prennent jamais. )

Les lettres a, v), w, surmontéi^s ou non d'accents, se rencon-

COMPOSITION Dlî GREC. • J03

trent tantôt seules^ t^, H, £; tantôt au cominenceiiient du mot^ ^^Sriç, ijta6d[v(h), ^v; tantôt au milieu, 'f*!*?^ Vifftà<, TpwaSoç; et tantôt à la tin 9 IptwS , irapooupr, , ^^i^.

DB L BSPEIT Qll CONVIENT A TEL Oi TEL MOT.

Dans les mots commençant par la tHjijelle a.

Lorsque la voyelle a commence un mot et qu'elle n'est pas suivie d'une voyelle avec qui elle forme diphthongue, elle prend ordinairement l'esprit doux ; excepté les mots oii cette lettre est suivie de yve, Xfi., (laÇ^ fxiXX, ^raXoç, içaXoT, tïoXo^, iraXu, iraXo>^ PfAa, p(Ao, pir, qui prennent l'esprit rude.

Il en est de même pour la plupart des mots où l'a est suivi de 5p, Xi, |i.«pT,wXo;

Et de quelques-uns de ceux où il est suivi de «pi, ys ^*> ^^^ ^*^ jta, ptaç, fXŒT, TtaÇ, wro.

I>af» /tfj fno/« commençant par les dipàthongnes «t^ au.

Lorsque la dîphthongue ai commence un mot, elle prend ordinairement l'esprit doux ; excepté dans tous les cas où elle est suivie du fjL (at}x), et dans presque tous ceux où elle est suivie du p (atp); elle prend alors l'esprit rude.

La diphthongue au qui commenc/e un mot est toujours marquée de l'esprit doux^ excepté dans aurai, al5TT), auiou, auTw, aCrwç, qui prennent quelquefois l'esprit rude,

Ikins les mots commençant par la voyelle e.

Loi'sque la voyelle e commence un mot et qu'elle n'est pas suivie d'une voyelle avec qui elle forme diphthongue , elle prend r)rdinairement l'esprit doux; excepté le plus grand nombre des mots où cette lettre est suivie de 6$, 3p, xa, xaa, xat, ki\, Xeio, Xi, Xx, XXt), X|a, XÇ, Xoi, Xu), nx, px, pfA, pir, «jwgp, crc, xai, T«p, Tcp, TOI, «pO, (j/, (0, qui prennent l'esprit rude.

Dans les mots fotnmençant par les diphthongues ei, eu.

La diphthongue it, au rommenc^ement des mots, pi*end pi-es-

que toujours Tesprît doux; excepté dans quelques-uns des mots où elle est suivie de a, X, fx, v, p, qui exigent l'esprit rude.

La diphthongue eu qui commence un mot prend presque toujours Tesprit doux, excepté dans tous les temps des verbes eô^o, e&p{<ixo), et dans la plupart des mots où cette diphthongue est suivie de pe, pr,, qui prennent l'esprit rude.

Dans les mots commençant par la voyelle y).

La voyelle v], au commencement des mots, prend à peu près également l'esprit doux et l'esprit rude. Elle prend l'esprit doux quand elle est suivie de y*^ ïï^ Y^P> V^ly t^ 9 W 9 V 9 V^ 9 ^^9 ^^ y YP, Se (excepté ^5e, ^,8^a, ^SeTa, rjSéwç, ^§ùç), Stj, e, y,, 6, i, x (excepté ^xicrtoç, ^xw), Xa (excepté f,Xd[fiTjv), X5, Xe, Xtj, Xô, Xt6, AIT, Xi'];, XX, Xoy, XoTj, Xou, Xu, Xcp, fjiaô, jxap, f^ar, fxê, (Ae (excepté ^[AiSairoç, fjîxéeç), juç, {xv], fxoi, fiir, fxu, fx(pi, va, ve, vi, vif, vi5, VIT), Via, viit, vicr,- vo, vie, vx, vu, vio (excepté fivw|ji,ai), \ (excepté ^Ça), 0, ira, iraw, TceS, irei, itepo, Tre^^, wri, ici, irou, icu, p, pot, pajit, pav, pap, pa<r, py, pEfx, pe<r, pô, pi, px, pfx, pî, po, p<r, pu, px, wv, <i6a, ff6y,ffo, <rôo, fffuv, o/u, te, toi, TOp, rp, to), u, ©e, çi, 3(«- Dans tous les autres cas elle prend l'esprit rude.

Dans les mots commençant par la voyelle i.

La voyelle i, au commencement des mots, prend le plus ordinairement l'esprit doux; mais cette lettre prend l'esprit rude quand elle est suivie de Spo, $pu, $p<o, eO, ep, eu, eoi, C, t], xa, xeff, xeT, XT), xfjie, xv, xo, xrr), xto, xco, Xar, Xao, Xap, Xaa, Xacm, Xeoç, Xeo), XtjO, Xtjx, Xyijx, fxa, jxei, fxep, firi, [xo, inr, pa, pei, peu, pTji, p^jT, pfx, po, Tc (excepté îffteov, icrcpoç, tcrrw; et dans les mots fefxai, tefxev, tv, ?va, T^eai, t$o{i.ai, firrafxai).

Dans /e5 mots commençant par la voyelle 0.

Lorsque la lettre commence un mot et qu'elle n'est pas suivie d'une voyelle avec qui elle forme diphthongue, elle prend ordi^ nairement l'esprit doux; excepté les mots où- cette lettre est suivie de $e, 5y), Si, Soi, ootc, 5oç, 5o^, Sow, xa, xev, xxa, xo, xcoç.

Xix^ "kx, Xfi.^ X0Y9 Xo8^ Xo6o^ Xox^ Xop.^ Xoot^ ^^} ^oic^ Xoirrc^ Xoicu, Xof^ Xoç (excepté 0X09)^01)^ Xor^ Xo^X^ X^pu^^ Xo^ux^ ^oXP^> ^^^ X«K; (Aa$8^ fAtt^ov^ (Aat^ K^Xy)^ K'^^9 f&otXor^ (jiotXuy ^aha, jAsp^ fi.aa^ )Ai^ (i.v)9 [L%, {Ao (excepté ^^^ai)^ fAio (et les mots ^u^ éhta^ Acou^ fscdK, ^p)> ""ni (excepté imfitwa^ diroSiir^jp, ôiriqTiov), icX, iro (excepté 6icoeiCy dicoxapicaaov^ diroxtwa(ji(iDfi.ov^ 6iroirâva(^ àiAç), ictt (excepté ^mcaTa, dintrifAOç), icuk, poi, pii, pio, pia, px, p(i, pic, (t, <ra, oy, ot, OT), ai, ffo, «ce, craai, ffff«x, caotT, a<nx> ffwv, aff«, are, ffTi, T«, TE, Ti, TOK, Tou, Tte, TTi, Tw, Quî prennciit l'esprit rude.

Dans les mots commençant par les diphthongues 01, ou.

La diphthongue 01, au commencement des mots, prend toujours l'esprit doux; excepté dans les mots ot, ot, d, oïa, oîaicEp, oTov, otovct, cToç, oTo(Ticep, oticsp, olç, ofcoç, qui exigent Tesprit rude.

La diphthongue ou, au commencement des mots, prend toujours Tesprit doux; excepté dans les mots oCvexa, oCvexev, 06$, oSicsp, o&ç, oCartvaç, o&ce, oGrepoc, oStivo^, oStoc, oOtoa), o&cio, ouTcoal, qui [H^nnent l'esprit rude. '

Dans les mots commençant par la voyelle u.

La voyelle u, lorsqu'elle commence un mot, prend toujours l'esprit rude ; excepté quand elle est suivie d'un t non tréma, comme dans utoç, utdrviç, etc., cas unique où elle le perde.

Dans les mots commençant par la voyelle 0».

La voyelle &>, lorsqu'elle commence un mot, prend toujours l'esprit doux; excepté dans les mots ^, &(iiapTouv, c^v, tàç, (SxrQtvei, éèavxnwçy &fty (basl, &mu, âoiccp, âore, Ste, (îrepo;, Sxtvi, qui prennent l'esprit rude.

Le p est la seule consonne qui prenne un esprit. Lorsque cette lettre commence un mot, elle est toujours surmontée de l'esprit rude, ^€8oç, ^yiov; lorsqu'elle est redoublée dans le corps d'un mot, la première prend l'esprit doux et la seconde l'esprit rude, «((Ao^^fta, âicd^^i^tc, etc. — Les manuscrite antérieurs au douzième siècle ne portent point ces signes.

304i aiAPITRR V, PARAGRAPHE IV.

DK8 F0NTI8 4*1BCQUB0.

Les fontes de grec ne sont pas toutes uniformes. Les plus aii» ciennesy comme celles de Fouraier^ avaient les voyelles majuscules et minuscules crénées sur le côté droit, pour recevoir des accents détachés. Celles de Vibert n'avaient que les voyelles majuscules crénées en tète; les minuscules portaient leurs accenU. Il y en a maintenant dont les grandes et les petites majuscules , ainsi que les minuscules, portent les accents; ce sont les plus compliquées. D'autres enfin n'ont que les minuscules seules accentuées, avec la série complète des accents fondus séparément |K)ur joindre aux voyelles capitales, dont il n'y a que TA et l'tt de crénés sur le côté gauche pour les recevoir.

Quand, dans une ligne de majuscules de ce dernier caractère, une voyelle accentuée conunence un mot, l'accent se met avant cette lettre, "KNIYMA, "ONOS; dans le corps du mot, l'accent se met après, Er^^ûM'A, OY'PANaS; excepté l'A et l'O, qui, par rapport à leur crénure, le prennent toujours en avant, B'AP- BAPOl, BP'^ÛMOZ. — Les majuscules qui précèdent les minuscules prennent toujours l'accent en avant, 'EXXi^vwv, 'HfoxXetôou, 'PoifjiatovK*

Lorsque les lettres souscrites majuscules n'existent pas dans une fonte, il est d'usage de les remplacer, dans les lignes de titre, par un I majuscule ou minuscule que l'on place immédiatement après la lettre, THI 204>IAi ou THi SO^IAi (pour T^ lO^l^ ) ; et par un i lorsque ce sont des minuscules qui suivent, %\J^y\^, 'ÙtiQ6r,v (pour "/^Stic, 'I^^Oy^v). On rencontre fréquemment ce cas dans les éditions anciennes.

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