‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 3 sur 89 · INSTALLATION DU LABORATOIRE · texte numérisé non relu

INSTALLATION DU LABORATOIRE

3. Cette table du milieu, recouverte d’une toile cirée lisse, facile à laver aussi souvent qu’il est nécessaire, recevra le microscope, les instruments et réactifs d’un usage journalier et les objets dont on se propose de faire l’étude immédiate. On placera devant soi un cahier de papier buvard qui servira de sous-mains, et dont le feuillet supérieur sera renouvelé le plus souvent possible, tout au moins avant chaque nouvel examen. On évitera d’encombrer cette table d’un trop grand nombre d’objets et l'on y maintiendra le plus d’ordre et de propreté possible.

4. Le microscope, protégé par une cloche de verre dès que l’on ne s’en sert plus, restera à demeure sur cette table. Les autres objets seront soigneusement enfermés ou recouverts de manière à les mettre à l’abri de la poussière ou des contaminations accidentelles.

Sur les tables latérales on rangera avec ordre les accessoires qui ne servent pas continuellement. Ainsi la table de gauche sera destinée aux instruments de verrerie neufs ou aseptisés, aux tubes de cultures préparés, etc. La table de droite recevra au contraire tout ce qui est en expérience ou ce qui a déjà servi : l’étuve, les tubes ensemencés, les instruments de verrerie déjà employés et qui sont par conséquent contaminés, tout ce qui doit être jeté, lavé ou aseptisé de nouveau. En se conformant strictement à cette règle on évitera les confusions et les erreurs préj udiciables aux recherches bactériologiques.

Tout tube ensemencé et mis à l’étuve devra porter une étiquette indiquant exactement la provenance de la culture qu’il renferme.

Diagnostic dactéiuoi.oc.ique.

INSTRUMENTS ET TECHNIQUE GENERALE

A la place des deux tables latérales et si la disposition du laboratoire le permet on peut faire disposer des consoles dp. bois blanc à plusieurs étages qui rendront les mêmes ça services et sur lesquelles on maintiendra le même ordre et la même propreté, seule base d’une véritable asepsie.

5. Instruments de verrerie : pipettes, tubes à cultures , etc. — Les pipettes Pasteur sont d'un usage continuel en bactériologie pour recueillir sur le vivant ou dans les cultures les liquides à examiner au microscope. La forme la plus courante est constituée par un tube de verre de 6 millimètres environ de diamètre et de 20 centimètres de long, rétréci par une effilure vers le milieu de sa longueur. L’extrémité supérieure est bouchée par un tampon d’ouate. D'autres ont un étranglement vers leur tiers supérieur et servent surtout au lit du malade. Cet étranglement permet au besoin de sceller le tube à la flamme d’une lampe ou d’une bougie (fig. 1).

Ces pipettes, que l’on trouve toutes préparées dans le commerce, avec l’extrémité de l’effilure fermée, ont été stérilisées au four Pasteur. On les conserve dans des tubesou bocaux fermés. Au moment de s’en servir, il est bon de flamber légèrement l’effllure, puis on la brise avec une pince ou avec les

Fig. 1. — Pipettes de Pasteur (t/2 de grand, nat.).

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