TUBES A CULTURES
doigts, pour ouvrir la pipette, et l'on flambe de nouveau le point touché par les doigts. On aspire ensuite le liquide en évitant qu’il monte jusqu’à mouiller l'ouate.
Il faut laisser refroidir le verre tlambé avant d’aspirer, pour éviter le bris du verre ou l’inconvénient de stériliser par la chaleur une partie du liquide.
6. Les tubes à culture ou à essais (fig. 2) sont des éprouvettes ordinaires ayant environ 15 à 20 millimètres de diamètre et 15 centimètres de long : les bords de l'orifice ne doivent pas être renversés en entonnoir, ce qui rendrait le bouchage hermétique plus difficile.
Ces tubes sont destinés aux cultures sur sérum, gélatine, gélose, etc. Dans la pratique d'un laboratoire simplifié il convient de se les procurer tout préparés par l'intermédiaire des fournisseurs d’instruments de bactériologie. Ils ont donc déjà subi les opérations suivantes :
7. Les tubes, lavés, séchés et bouchés d’ouate, sont stérilisés dans le four à flamber. Après les avoir laissé refroidir on les débouche et on les remplit aux deux tiers du liquide servant de milieu de culture. On les rebouche rapidement et ou les aseptise de nouveau dans le Stérilisateur de Koch et Roux à 08°. La position inclinée des tubes dans cet appareil explique pourquoi le sérum gélatinisé forme une couche oblique dans les tubes.
Ces tubes refroidis et placés à l’abri de la lumière et de la poussière dans des boîtes ou bocaux bien fermés se conservent indéfiniment et sont prêts pour les cultures. Au moment de s’en servir on devra s’assurer que le cou-
INSTRUMENTS ET TECHNIQUE GENERALE
tenu a conservé une transparence uniforme dans toute son étendue. On devra rejeter tout tube qui présenterait un
l’i g. 2. — Tubes à cultures (sérum) ensemencés :
rf, diphtérie pure; — b, association de diphtérie, staphylocoque et streptocoque ; — c, microcoque Brisou (2/3 de grand, nat.).
trouille indiquant une altération de quelque nature qu’elle soit.
CULTÜUES SUR PLAQUËS.
8. Les malras Pasteur, stérilisés de la même façon, servent pour les bouillons de culture. On s’en sert plus rarement.
9. Cultures sur plaques [Procédé de Roux). — Les procédés anciens sur véritable plaque suivant les méthodes de Koch et d'Esmarch sont compliqués et peu pratiques. Le procédé de Roux substitue aux plaques des tubes semblables aux tubes à culture, mais s’ouvrant par une elïilure assez large, bouchée par un tampon de ouate, et qui peuvent être préparés à l’avance; ils sont par conséquent d’un usage beaucoup plus commode que les véritables plaques.
Ces tubes sont longs de 15 à 20 centimètres et larges de 2 à 3 centimètres. Une petite quantité de gélatine, de gélose gélatinéeou de gélose glycérinée est introduite au fond des tubes que l’on bouche avec le tampon d’ouate et que l'on stérilise ensuite à 115°.
On peut avoir un certain nombre de ces tubes préparés à l’avance.
Pour utiliser un de ces tubes il suffit de faire fondre le contenu et de l’ensemencer alors qu’il est encore liquide, On agite alors vivement et on couche le tube horizontalement en le roulant : le liquide s’étale sur la paroi intérieure du tube. Il est ainsi réparti sur une grande surface et les colonies s’isolent facilement.
Le tube ayant été refermé au moyen d’un capuchon de caoutchouc, est mis à l’étuve où il reste le temps nécessaire. Par suite de l’étalement du liquide de culture, les colonies sont visibles à la loupe ou au microscope, avec
INSTRUMENTS ET TECHNIQUE GENERALE
un laible grossissement, à travers les parois du verre.
Si l’on veut examiner de plus près une colonie ou prélever les microbes qui la composent, on se sert d'un q diamant pour fendre le tube en deux parties parallèlement à son grand axe. On obtient ainsi deux gouttières que l’on peut manier et examiner comme des plaques ordinaires.
Fig. 3. — Aiguilleet spatule de platine (3/4 de grand, liât.)
10. Instruments pour récolter et manier les produits pathologiques. — On se sert pour cela de fil de platine emmanché dans des baguettes de verre ou mieux dans des petites branches de sureau. Celles que nous figurons ici (fig. 3) ont été garnies de cire rouge aux deux extrémités plutôt comme ornement que pour donner plus de solidité au manche. On pourrait se servir également des manches à aiguilles h crochet ou autres que l’on trouve dans le commerce.
Il convient d’avoir plusieurs formes de ces instruments, savoir :
1° L'aiguille de platine ordinaire qui sert pour les ensemencements en stries ;
2° La spatule formée par un fil de platine un peu plus gros, dont l’extrémité libre a été aplatie à coups de marteau, ce qui permet de recueillir une quantité plus considé-
rable du produit à examiner ;
3° Hanse de platine formée par une aiguille en lil de platine mince dont on a recourbé l’extrémité en forme de