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CRACHATS DE PNEUMONIE

(une goutte dans un verre de montre plein d’eau).

Le pneumocoque a une forme et une apparence tout à fait spéciales : il se présente comme deux petits grains allongés, lancéolés ou en forme de flamme de bougie réunis deux à deux par leur extrémité la plus pointue et entourés d’une espèce de gangue (capsule) qui se colore d'une teinte plus claire. Une seule capsule peut contenir jusqu’à six éléments formant une courte chaîne. A côté du pneumocoque on trouve ordinairement d’autres microbes non caractéristiques, notamment le pneumobacille de Friedlaender, que l’on en distingue à ce qu’il se décolore par le Gram.

Le vrai pneumocoque au contraire, ne se décolore pas par le Gram (46).

Sur 70 cas de pneumonie, Wolflfa trouvé 66 fois le pneu mocoque et 5 fois seulement le pneumobacille.

100. Ensemencements . — Sur sérum et gélose, à 34° le pneumocoque forme des colonies transparentes, à peinr visibles, semblables à des gouttes de rosée. La capsule fait souvent défaut dans les cultures, mais les chaînettes, droites et recourbées, sont plus longues.

101. Diagnostic et renseignements cliniques. — L’exa men microscopique des crachats donnera des renseigne menls utiles surtout lorsque ces crachats sont caractérisés à l’œil nu. C’est au moment où la maladie est à son point culminant que cet examen donne les meilleurs résultats. Il faut que le pneumocoque soit en nombre dans les crachats pourqu’on ait une certitude, puisque ce microbe

Diagnostic bactériologique. 6

TECHNIQUE SPÉCIALE

existe normalement, en petite quantité, dans la salive et le mucus bronchique.

Le pneumobacille de Friedlaender (fig. 21, e)est le seul microbe encapsulé que l'on puisse confondre avec le pneumocoque à un faible grossissement. On s’assurera de la forme lancéolée de ce dernier que n'a pas le pneumobacille et l’on distinguera sûrement les deux microbes par la réaction du Gram.

La présence des microbes du pus (streptocoques et staphylocoques) en quantité considérable accompagne toujours les formes graves de la pneumonie.

RÉSUMÉ

102. Le pneumocoque (fig. 21, c) est le microbe spécifique de la pneumonie franche. Il sécrète une toxine que Klemperer a pu isoler. Les microbes pyogènes qui l'accompagnent provoquent des complications pulmonaires souvent fata'es.

103. Indications thérapeutiques et prophylactiques. — Le pneumocoque estle mi crobe pathogène d’un grand nombre de complications pulmonaires de la pneumonie (pleurésies, méningites, péritonites, néphrites, endocardites, etc.). Or, comme il existe dans la salive, dans le mucus des fosses nasales et le mucus bronchique même à l'état normal, comme on a constaté qu'il persistait, en plus grande quantité, dans la bouche et les fosses nasales, des mois et des années après la guérison d'une pneumonie, il est indiqué de faire l’antisepsie buccale et nasale prolongée

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