‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 33 sur 89 · CRACHATS DE BRONCHO-PNEUMONIE · texte numérisé non relu

CRACHATS DE BRONCHO-PNEUMONIE

pendant la convalescence. Gomme le microbe existe aussi dans le sang on fera de l’antisepsie générale (toniques, reconstituants, etc.).

104. Broncho-pneumonie . — On trouve ici les mêmes microbes que dans la pneumonie franche et surtout le pneumocoque et le streptocoque.

Sur 25 cas de broncho-pneumonie, Weichselbaum a trouvé 12 fois le pneumocoque seul; 7 fois le streptocoque pyogène, 2 fois le pneumobacille de Friedlaender, 3 fois le staphylocoque et 1 fois le pneumocoque associé au staphylocoque doré. Les résultats obtenus par Netter concordent avec les précédents : c’est d’abord le pneumocoque, puis le streptocoque qui doivent être considérés comme les agents pathogènes de cette affection, sans que le processus anatomique diffère suivant l’espèce microbienne qui le détermine. Les associations microbiennes sont plus fréquentes chez l’enfant que chez l’adulte, et les deux microbes essentiels se rencontrent à peu près également, tandis que le pneumocoque prédomine chez l’adulte.

105. Diagnostic. — Contrairement à ce que l’on pourrait supposer au premier abord, c’est dans les bronchopneumonies à streptocoques que les crachats sont plus rares. La toux est peu accentuée, mais la courbe de température présente de grandes oscillations et les signes physiques indiquent une grande tendance au déplacement.

Les crachats qui contiennent le pneumobacille de Friedlaender sont encore plus poisseux et filants que ceux

TECHNIQUE SPECIALE

de la pneumonie franche : ils sonl rouilles ou grisâtres. La présence de ce bacille serait l'indice d’un pronostic très grave (Netter).

106. Les indications sont les mêmes que pour la pneumonie (101).

D. — Crachats dans la tuberculose pulmonaire.

107. Renseignements préliminaires. — Le bacille tuberculeux (Bacille de Koch) est l’agent spécifique de la phtisie et de ses manifestations sur les divers organes. Sa présence dans les crachats est caractéristique, mais il fait quelquefois défaut au début, lorsque les crachats sonl rares. Son absence n'implique donc pas l'absence de tuberculose pulmonaire : on devra le rechercher avec persistance dans les cas douteux et dans toutes les affections bronchiques (pneumonie, bronchite, pleurésie, hémoptysies, etc.) qui peuvent faire soupçonner sa présence. Le bacille agit à la fois par sa présence qui désorganise le tissu pulmonaire (cavernes) et par sa toxine (tuberculine). La couleur des crachats n’a rien de caractéristique : la couleur grise est due aux globules du pus, la couleur verte ou jaune à des bactéries chromogènes indifférentes et qui n’ont rien de caractéristique.

108. Récolte des crachats. — Bien que le bacille existe ordinairement dans le sang des tuberculeux, il s'y trouve en trop petit nombre pour qu'on puisse le déceler dans le sang des hémoptysies. On choisira de préférence les

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