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I. — Examen du pus

Les microbes pyogènes nous sont déjà familiers par ce qui en a été dit dans le chapitre précédent à propos des fausses membranes et des crachats qui contiennent toujours, en plus ou moins grande quantité, les éléments du pus.

Ici, nous étudierons ces microbes dans le pus récolté à l’état de pureté eL provenant soit d'une évacuation spontanée, soit d’une incision chirurgicale. On peut se servir au besoin d’un trocart explorateur très fin (aiguille de Pravaz).

148. Renseignements préliminaires. — Les microbes pyogènes sont très nombreux. On peut les diviser en trois groupes :

1° Microbes pyogènes communs ou proprement dits ; ce sont les suivants:

Staphytococcus aureus ,

Slaphylococcus a Ibus ,

Staphylococcus cilreus ,

Slrep tococcus py ogen es .

EXAMEN PU PUS

•2° Microbes pyogènes particuliers ou spécifiques ; savoir :

Staphylococcus cereus allais,

Staphylococcus cereus aureus,

Staphylococcus cereus flavus ,

Micrococcus pyoqenes tennis,

Micrococcus tetragenus.

Pneumocoque,

Pneumobacille,

Colibacille,

Bacillus pyogènes fœtidus ,

Bacille pyocyanique,

Gonocoque,

Et tous les bacilles spécifiques (fièvre typhoïde, tuberculose, morve, etc.).

3° Champignons pyogènes , qui sont:

Actinomyces hominis ,

Aspergillus (plusieurs espèces).

Et d’autres encore du groupe des Mucidinées.

La plupart des microbes pyogènes sont des anaérobies facultatifs, c’est-à-dire qu’ils peuvent vivre et se développer dans des cavités privées d’oxygène gazeux aussi bien qu’au contact de l’air libre.

11 faut savoir en outre que le pus ne contient pas toujours de microbes. Dans les cas où ces organismes font défaut, on admet que le pus s’est formé sous l'influence de l’action irritante d’une toxine, ou bien que les microbes d’abord présents se sont détruits mutuellement (abcès polymicrobiens) en vertu de la concurrence vitale,

TECHNIQUE SPÈCIALE.

ou tout simplement, qu’ils ont perdu leur vitalité au moment de la ponction. (Rendu.)

149 . Examen bactériologique immédiat du pus. — On se servira du fil ou de la spatule de platine pour prélever une très petite goutte de pus que l’on étalera sur la lamelle en couche aussi mince que possible. On peut obtenir ce résultat en écrasant celte goutte entre deux lamelles que l'on presse en les faisant glisser l’une sur l'autre ; on a ainsi deux préparations que l'on peut d'ailleurs monter sur la même lame si l’on veut les conserver. On se conformera d’ailleurs aux règles générales déjà plusieurs fois indiquées (56).

150. Coloration. — On peut se servir du liquide de Ziehl (38) qui a l’avantage de colorer le pneumocoque, quand il existe, en mettant en évidence l'auréole delà capsule, et qui colore aussi tous les autres microbes de la préparation (fig. 25). Les staphylocoques, streptocoques et tous les autres microbes du pus (à l’exception du bacille tuberculeux et de quelques autres microbes spécifiques . se colorent bien par toutes les couleurs d’aniline, notamment par le bleu de méthylène. Ils prennent le Gram, à l’exception du gonocoque et du pneumobacille de l'riedlaender. (Voyez d’ailleurs, pourchacun d'eux, la Troisième Partie où leurs réactions colorantes sont indiquées . On peut aussi faire des doubles colorations s'il y a lieu, par exemple si l’on soupçonne la présence du bacille tuberculeux.

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