Ensemencements sur milieu de culture. — Us se
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font à l’aide du fil de platine et réussissent bien dans le bouillon, sur gélose et sérum, sur gélatine et sur plaque. Nous indiquerons dans la Troisième Partie les caractères
a, streptocoque ; — b , staphylocoque ; — c, mierocoque tétragùne ; — cl , Bacillus fœtidus ; e. pneumocoque et /“, pneumobacille; — g, gonocoque ; — /t, bacille pyocyanique ; - i, Asperijillus (X 1000 ; le gonocoque X 1200).
particuliers de ces cultures suivant le microbe auquel elles appartiennent.
152. Diagnostic et renseignements cliniques. — La forme de chaque microbe (fig. 25) ses réactions colorantes, l’apparence de ses colonies, que l’on cherchera à isoler sur plaque, servent à le distinguer des autres organismes pyogènes. Nous allons passer rapidement en
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revue ces differents microbes en les examinant au point de vue de leur importance clinique. La présence simultanée de plusieurs espèces dans un même abcès est toujours une circonstance aggravante.
Le Slaphylococeus pyogenes aureus est très fréquent dans les suppurations, notamment dans celles de la peau. Il existe normalement à la surface du derme, apporté par les poussières de l’air, ce qui explique qu’une simple piqûre d’aiguille puisse provoquer des phlegmons et des abcès plus ou moins étendus. On le trouve dans les furoncles et les anthrax, dans les lymphangites et dans l'ostéomyélite. A la suite de ces affections locales, il peut passer dans le sang et provoquer des septicémies. Il complique souvent les infections à streptocoque, comme c’est le cas dans la scarlatine, celle à gonocoque dans la blennorragie, et les lésions primitivement tuberculeuses. Le pus de ce microbe, lorsqu'il est pur, est ordinairement jaune ce qui lui a valu son nom de staphylocoque doré.
Le Staphylococcus pyogenes albus est presqu'aussi fréquent que le précédent à la surface de la peau et dans les abcès superficiels. On le considère comme une variété du précédent (caractérisée par l’absence de matière chromogène). Le pus qu'il produit est quelquefois d'un blanc de lait, d'où le nom qu’on lui a donné.
Le Slreptococcus pyogenes est le microbe spécifique de l’érysipèle. En outre il est l'agent des septicémies, de la scarlatine, des infections puerpérales et des suppurations phlegmoneuscs qui peuvent avoir leur siège dans tous les points de l'organisme. 11 s y trouve seul ou
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associé à d’aulres microbes pyogènes qui sont considérés comme secondaires (fig. 26).
Le Micrococcus tetrageniis que nous avons déjà signalé dans les crachais des phtisiques, se trouve aussi dans le pus des abcès buccaux et oculaires.
</, dans le pus ; — by culture pure (X 1000).
Le pneumocoque (Klebsiella salivans Trevisan), a été signalé par Talamon comme nettement pyogène, surtout hors du poumon : le pus qu’il provoque est crémeux, épaix et bien lié. On peut dire qu’on le trouve partout et fréquemment (pleurésies, méningites, péritonites, péricardites, abcès du foie, périnéphrites, etc.).
Le pneumobacille ( Klebsiella Friedlænderi Trevisan), Diagnostic bactériologique. g
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cjui se trouve normalement dans la salive, provoque plus rarement des collections purulentes.
Le colibacille ( Bacillus coli), qui existe à l’état normal dans l’intestin, peut dans certaines circonstances produire du pus, surtout dans les abcès qui siègent au voisinage du tube digestif (abcès pelviens), les abcès du foie, les méningites, etc. Le pus formé est blanc, crémeux, sans odeur, contrairement à ce qui a lieu pour les autres abcès pelviens.
Le Bacille de la fièvre typhoïde produit aussi des suppurations en dehors de l’intestin, souvent longtemps après la guérison de cette maladie. Leur siège de prédilection est dans le périoste et les séreuses. Cependant on a constaté la présence du bacille typhique dans des abcès de la paroi abdominale, dans l’ostéomyélite des os longs (tibia surtout), à la suite de fièvre typhoïde, et alors le microbe spécifique s’associe bientôt au staphylocoque doré que l’on peut considérer comme spécifique des ostéomyélites.
Le Bacille de la morve se trouve dans le pus de toutes les suppurations d’origine morveuse.
Le Bacille de la tuberculose produit une purulence spéciale ; c’est un pus mal lié, de mauvaise nature: il y a nécrose caséeuse des tissus envahis; l’écoulement est séro-purulenl. Le bacille est difficile à déceler par l’examen immédiat : il faut recourir aux cultures ou aux inoculations.
Le Gonocoque est le microbe pyogène spécifique do l’urètre, mais il produit aussi du pus sur la conjonctive oculaire, dans l’ulérus et les trompes, le péritoine, etc.
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Le microbe se trouve à l’intérieur des cellules de pus : on admet que les leucocytes ne remplissent pas ici leur rôle ordinaire de phagocytes et sont simplement porteurs des microbes, contribuant ainsi à propager la maladie. Passé la période de début, la blennorragie se complique par association des microbes ordinaires du pus (210).
Le Bacille pyocyanique ou du Pus bleu , qui est en réalité vert, mais colore les linges de pansement en bleu, s’observe dans les plaies mal soignées. Il est devenu plus rare depuis l’introduction des pansements antiseptiques. Bien qu’on le considère ordinairement comme un saprophyte inolTensif, associé généralement aux autres microbes pyogènes, il aurait causé la mort, par infection généralisée, dans un certain nombre de cas. D’après Kossel, il est pathogène chez les nourrissons.
Le Proteus vulgaris, microbe mal défini par sa forme et ses propriétés, a été observé dans des abcès gangreneux et dans le pus de la vessie.
Beaucoup plus rarement on a trouvé dans le pus le vibrion septique et le bacille du tétanos.
153. Indications thérapeutiques et prophylactiques . — C’est ici que l’asepsie et l’antisepsie trouvent leurs principales applications : stérilisation des instruments, pansements antiseptiques rares, propreté méticuleuse, désinfection du linge de corps, de la peau, etc., ces moyens devenus aujourd’hui d'une application vulgaire, mettent à l’abri des suppurations locales, de la septicémie, de l’infection purulente, des furoncles et des anthrax, qui grâce à cette notion sont devenus beaucoup plus rares. Au
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point de vue du pronostic, c’est-à-dire du plus ou moins de danger cpie présente telle ou telle espèce de microbe constatée par l’examen bactériologique, on n’a pas encore de données bien précises, en dehors du plus ou moins de fréquence locale (siège d’élection) de l’espèce examinée. On se rappellera cependant que les associations microbiennes sont, d’une manière générale, plus graves que les cultures pures, et que l'association d'un microbe spécifique à un ou plusieurs microbes pyogènes est la plus dangereuse de toutes.