CHAPITRE VII
EXAMEN DES SECRETIONS PATHOLOGIQUES DES ORGANES GENI- TAUX : BLENNORRAGIE, METRITES, SALPINGITES, PERITONITES PUERPÉRALES.
Les recherches les plus récentes ont montré l’importance du rôle étiologique du gonocoque dans les inflammations des organes génitaux de l’homme et de la femme et dans les infections locales ou générales qui en sont la conséquence. Il est donc indispensable de faire l’examen bactériologique des écoulements morbides qui s’observent dans ces organes et d’être renseigné sur les associations ou substitutions microbiennes qui se produisent au cours des maladies qui s’en suivent. On a vu déjà que le gonocoque était un des microbes ordinaires du pus (148).
206. Renseignements préliminaires. — Le gonocoque est le microbe spécifique de la blennorragie, mais il n’existe seul qu’au début de l’affection. Au bout de quelques jours déjà on lui trouve associés, dans le pus de l'écoulement, un grand nombre de microbes, parmi lesquels prédominent les microbes pyogènes vulgaires (streptocoques, staphylocoques), et même un certain nombre de bactéries qui affectent la forme de diplocoquc et peuvent être confondues avec le gonocoque au premier abord.
TECHNIQUE SPECIALE
Les complications de la blennorragie chez l'homme (orchite, etc.), et chez la femme (métrite, salpingite, etc. , , présentent les mêmes caractères bactériologiques : infection primitive par le gonocoque ; associations microbiennes ultérieures et substitution des microbes pyogènes au microbe spécifique. 11 en est de même dans la conjonctivite des nouveau-nés.
La péritonite puerpérale, au contraire, est due primitivement à l’infection par le streptocoque apporté par une cause accidentelle ou par les pansements et instruments, sans oublier la main des accoucheurs et des sages-femmes, partout oü l’asepsie n’existe pas.
On se rappellera que, chez l’homme et la femme, le canal de l’urètre n’est jamais dépourvu de microbes, même à l’état de santé. On y trouve notamment le colibacille, les staphylocoques et le streptocoque, plus un grand nombre d’autres microbes considérés comme de simples saprophytes.
Chez la femme, le vagin est normalement aseptique au moins chez les vierges, ce que l'on attribue à la réaction acide du mucus vaginal. Le nombre des microbes augmente beaucoup avant, pendant et après' les règles.
Chez les femmes enceintes et après une fausse couche, ce nombre augmente également (staphylocoques, colibacille, streptocoque, champignon du muguet et même gonocoque, ce dernier assez rare). L examen digital augmente le nombre des microbes.
Le mucus du col est considéré comme normalement aseptique et possédant la propriété de détruire les germes.