‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 57 sur 89 · LIQUIDE DE L’URÈTRE · texte numérisé non relu

LIQUIDE DE L’URÈTRE

L'utérus et les trompes, ainsi que les lochies normales sont dépourvues de microbes.

A. — Blennorragie.

Elle a pour cause spécifique le gonocoque.

207. Récolte du pus de la blennorragie récente. — On désinfecte le méat urinaire, puis on ramène d’arrière en avant une goutte de pus, que l’on recueillera à l’aide du fil de platine ou de la pipette. Chez la femme on se servira de l’anse de platine. Pendant les premiers jours seulement on trouvera le gonocoque à l’état de pureté.

208. Examen bactériologique et ensemencements . — On suivra la méthode ordinaire de coloration (par le bleu de méthylène notamment). Pour avoir une double coloration on décolorera par le Gram (que le gonocoque ne prend pas), on lavera, puis on colorera à la vésuvine. Le gonocoque se montre en brun foncé, les cellules en brun clair, les autres microbes en violet. La lamelle doit séjourner très peu de temps dans la solution iodée de Lugol (partie de la réaction de Gram) (45, 46).

Pour isoler le gonocoque on fait des ensemencements sur la gélatine acide de Turro (gélatine ordinaire non alcalinisée), où les autres diplocoques ne se développent pas.

Le gonocoque forme des colonies en boule de billard blanches. On peut faire aussi des cultures sur plaque de sérum-gélose suivauL la méthode de Wertheim : après vingt-quatre heures on a des saillies punctiformes transpa-

TECHNIQUE SPÉCIALE

rentes, qui le premier jour sont hémisphériques et de la grosseur d’une tête d’épingle.

209. Diagnostic bactériologique du gonocoque. — La forme caractéristique du gonocoque (fig. 34), n’est pas ' toujours bien évidente, si l’on n’emploie pas les forts

Fig. 34. — Gonocoque :

n, gonocoque dans le pus de la blennorragie récente, dans et au dehors des globules de pus (X 1500) : — 4, développement par scissiparité (Hg. schématique, liés fort grossissement.

grossissements des objectifs à immersion. On a décrit plus d’une douzaine de diplocoques ou microcoques qu il est quelquefois difficile de distinguer du gonocoque et qui se rencontrent dans le pus de la blennorragie. l‘.n cas de doute on caractérise le gonocoque par la méthode de Gram, celles dcTurro et de Y\ ertheim ci-dessus indiquées,

Page 1