‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 58 sur 89 · LIQUIDE DE L’URÈTRE · texte numérisé non relu

LIQUIDE DE L’URÈTRE

et l'on se rappellera que les pseudogonocoques se développent sur lesmilieux deculture ordinaire. Pour distinguer le gonocoque des pseudogonocoques, on peut employer encore la méthode de Legrain : colorer la lamelle par la solution d’Ehrlich (44), puis la traiter par le Lugol (45). L'alcool décolore ensuite d’abord les cellules, puis les noyaux des globules et des cellules, puis les gonocoques et en dernier lieu seulement les autres bactéries et les faux gonocoques.

210. Récolte et examen du pus des urétrites chroniques. — On procède comme ci-dessus ; 207), ou bien l’on recueille le filament caractéristique des urines en recevant celles-ci dans un vase stérilisé etle prélevant à l’aide d’une pipette. On fera donc l’examen sur l’urine évacuée au réveil afin d’avoir un échantillon aussi volumineux que pofesible.

Le gonocoque existe généralement dans ces filaments et il importe de le déceler, car il est une source de contagion presque certaine, alors que le malade se considère comme guéri. Au besoin, et en cas de doute, on provoque la réaction. On fait une instillation au nitrate d’argent ou un lavage au sublimé faible, sous pression ; on recueille le premier jet d’urine pour examiner le filament qu'il contient. Si le gonocoque existe encore, il réapparaîtra souS l’influence de l’action irritante de l’injection.

211 .Diagnostic. — On trouve dans les filaments, outre le gonocoque :

Les microbes pyogènes (staphylocoques) ;

Le colibacille ( Lacillus coli ) ;

TECHNIQUE SPÉCIALE

Le bacille tuberculeux (rare) ;

Un diplococjue, etc.

On fera le diagnostic par la méthode de Legrain sus-indiquée (209): en déposant une seule goutte d’alcool sur la lamelle, on laisse les bactéries étrangères seules colorées. En faisant couler lentement cette goutte d'alcool entre la lame et la lamelle, on voit les gonocoques, s’il y en a, se décolorer à mesure qu’ils sont atteints par le liquide.

212. Indications thérapeutiques et prophylactiques. — Le traitement sera différent suivant qu’il existe encore des gonocoques ou seulement des saprophytes et des pyogènes ordinaires ; dans le premier cas on fera des injections de permanganate de potasse ; dans le second des injections de sublimé. Dans le premier cas le coït sera presque sûrement infectant; dans le second, il sera moins dangereux.

B. — Complications de la blennorragie chez l’homme.

213. Orchite. — Le rôle du gonocoque dans l’orchite blennorragique n’est pas douteux, mais d’autres microbes spécifiques ou pyogènes ont été signalés. Il n’y a pas lieu de s’y arrêter ici.

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