CHAPITRE I
La parfumerie est une industrie qui, bien comprise et loyalement faite, se rattache d’un côté à l’hygiène, et de l’autre est destinée à satisfaire des goûts ou des sensations commandées par le luxe et une civilisation plus ou moins avancée.
Cette industrie se divise tout d’abord en deux grandes branches distinctes l’une de l’autre.
L’une qui exécute ses travaux dans les villes du midi de la France (Marseille, Grasse et Nice) principalement, en Italie, en Espagne, en Algérie, aux Indes et dans quelques parties de l’Angleterre, a pour objet la culture des plantes odoriférantes et la fabrication des matières premières.
L’autre a pour objet la confection des préparations spéciales et la concentration de l’immense mouvement commercial auquel donne lieu la mise en vente des mille substances simples ou composées et des accessoires de la parfumerie ; les centres d’action de cette deuxième branche sont Paris et Londres. Les fabriques de parfumerie d’Allemagne, de Russie, d’Amérique s’attachent principalement à reproduire plus ou moins bien les articles des parfumeurs français et anglais.
Ces deux ordres de fabriques primordiales, se subdivisent à leur tour en plusieurs classes qui comprennent :
1° Les fabriques de parfumeries à bon marché, dont
PRÉLIMINAIRES. Vu
les produits destinés aux petits magasins, an colportage en province et .à l’exportation, sont de qualité ordinaire ou de qualité inférieure et dépourvus des accessoires élégants qui séduisent et attirent si vivement l’acheteur;
2° Les fabriques de parfumeries dont les produits coûteux, recherchés et renfermés dans de riches accessoires, s’adressent, au contraire, aux consommateurs privilégiés;
3° Les fabriques mixtes, dans les vastes magasins desquels on trouve aussi bien les produits ordinaires simplement enveloppés, que les produits extra-fins et leurs enveloppes luxueuses.
Ces trois classes de fabriques de parfumeries exigent d’une part le séjour d’une grande.ville, comme Paris ou Londres, ou d’une localité heureusement placée, comme Grasse; de l’autre, des hommes très-versés dans la fabrication, une activité très-grande et des capitaux considérables.
Quand tout ou partie de ces conditions n’existent qu’à des degrés moindres, le parfumeur ne peut être que commerçant. Il tu fournit alors chez les grands 'parfumeurs-fabricants, et spécialement chez ceux de la troisième classe.
Enfin, le débit restreint pour une cause ou pour une autre, ramifie les parfumeurs-cammerçants en parfumeurs-merciers , parfumeurs-coiffeurs, par fumeur sbrossiers.
« La première condition à remplir pour la parfumerie ordinaire, dit S. Piesse, c’est de produire vite et à bon marché ; il fui est difficile d’attendre les modifications qui ne s’accomplissent dans certains produits qu’après de grands soins et un long temps ; elle achète, ainsi que nous l’avons dit plus haut, beaucoup de matières fabriquées et ne fait que les parfumer et les accomoder. *
Ajoutons, avec MM. S. Piesse et Claye, que la sophistication et la contrefaçon du nom ou de la forme commencent souvent dans les parfumeries ordinaires, mais elles sont à peu près constantes dans les parfumeries
Vlll PRÉLIMINAIRES,
communes et anonymes ; le seul moyen de sauvegarder les intérêts du parfumeur consciencieux et de mettre la santé publique à l’abri des manœuvres déloyales et honteuses, c’est que les parfumeurs adoptent des marques de fabrique et accréditent des dépositaires loyaux dont l’honorabilité garantisse au consommateur l’authenticité des produits qu’ils lui livrent.
Commerce et progrès de la parfumerie en 1867.
France.— Les produits de la parfumerie qui atteignent en France un chiffre d’affaires considérable 1 sont livrés à la consommation française et aux commissionnaires pour l’exportation, laquelle s’élevait, en 1867, à un chiffre de 15 millions de francs, tandis que l’importation ne dépassait pas 1 million, en y comprenant une certaine quantité de matières premières.
L’exportation française se fait dans le monde entier ; la bonne préparatien des produits, le soin avec lequel iis sont enveloppés, et, d’une manière générale, leur qualité incontestable, rendent leur écoulement facile et augmentent tous les jours leur importance.
Il est à regretter que de nombreuses contrefaçons à l’étranger entravent de temps en temps l’impulsion acquise par ce genre d’industrie.
L’Exposition universelle de 1867 a permis de constater, depuis quelques années, de nombreux et intéressants progrès dans la fabrication de la parfumerie.
Les méthodes de travail se sont perfectionnées, tant au point de vue des procédés que sous le^ rapport de l’économie. — L’outillage servant à la préparation des savons de toilette a subi une transformation complète. — L’emploi de certaines machines est devenu général dans le plus grand nombre des usines.
1 Ces documents commerciaux sontextraits du Catalogue générale! des Catalogues spéciaux étrangers publiés lors de l’Exposition universelle de 1867.
PRÉLIMINAIRES. rx
En résumé, en ce qui touche notre pays, malgré les droits qui grèvent encore certaines matières premières, nous croyons que la parfumerie en France n’a pas fait son dernier pas et que la formation d’un syndicat lui ouvrira une voie nouvelle qui lui conservera le rang qu’elle occupe déjà parmi les grandes industries françaises.
Les principales maisons qui, en France, représentent la catégorie des fabricants qui se livrent à la préparation des matières premières, pour la parfumerie, sont :
A Grasse: MM. A. Chiris, Hugues aîné, F. Rancé, Martelly-Escoffier, Muraour et Raynaud, Tombarelly- Escoflier, Isnard-Maubert, Lautier fils, J. Méro "et A. Boyveau.
A Nice: MM. D.Séméria et Cie (maison R. Rimmel ), A. Bermond, Warrick frères.
A Nîmes ;MM. Nègre, Fiedler et Cie ; à Montpellier : M. Cavalier jeune ; à Lyon : M. E. de Ricqlès ; à Marseille: MM. Jourdan-Brive (G.) fils aîné et C ie .
La deuxième catégorie de fabricants se livrant à la confection des préparations spécialés est représentée à Paris par les maisons suivantes :
Chardin-Hadancourt, L.T.Piver, Chardin-Pinta de la rue du Bac, Demarson-Chélelat, Gellé frères, Lubin, Pinaud (E.) et Meyer, Violet, Guerlin, Delettrez, Coudray (P.-E), Isnard (Alph. ), Boutron-Faguer (maison Laboullée), Chardin jeune, Legrand, Bleuse-Hadancourt, Raffin (H.), Petit aîné, Oger, Botot, Bully, Thorel, Philippe et Cie, Farina (J.-M. ), Achard (V™) et C ie (maison du D r J. Bonn}, Demont, Simon (V.-A), Mignot, Martin fils, Seguy (A.), Michel (F.), H.-A. Monin (maison Dorin-Titard), Mouilleron neveu, Regnier(H.), Brunier aîné, Vibert (L. et P.) frères, Layet aîné (J.-F.), Camus (E.) , Leisner (G.-L.), Porte (F.-X.-L.), Mollard (A.-A.), Delabrierre-Vincent, docteur Pierre, Laurent, etc.; Chalmin (J.), à Rouen.
Les principales savonneries qui fabriquent des savons de toilette, sont: à Aix :celle de M. Jourdan(F.-Paul.);
X PRÉLIMINAIRES
à Marseille :HM. Milliau (J.-Bi-C.) jeune, Arnavon (H.), Roulet (C.-H.) et Chaponnière, Banque (A.), Paul fils aîné et Cie, Bellon-Balme et Cie, MM. Gérard et Cieà Saint-Denis (Seine); Michaud et Lyonnct, à Aubervilliers (Seine) ; de Milly, etc.
Algérie. — Les principaux fabricants d’essences et parfums en Algérie sont :
Dans la province d'Alger : MM. Beurrey, à Rovigo; Simonnet, à Alger; les Trappistes de Staouëli, à Alger; Chopot à Mouzaïaville; Viol, à Blida ; Gros fils, à Boufarik ; Mercurin, à Cheragas.
Dans la province de Conslantine : MM. Currat et Bordes, à Philippeville ; Barrau (Alcide!, à Bûne; El hadj Otsman, à Constanline ; MM. Thiel et Chartroux, à Mostaganem (Oran).
Belgique. — La fabrication du savon de toilette a pris une telle importance en Belgique, que les produits de nos voisins sont, en assez grande quantité, expédiés è l’étranger.
Les industriels belges, établis pour la plupart à Bruxelles et dans les environs, et à Anvers, trouvent, en outre, dans le marché intérieur un aliment important d’activité pour leurs établissements.
La production des savons parfumés pouvait s’évaluer, en 1867, à 3 à 4 millions de francs annuellement ; la Belgique était encore, il y a 10 à 12 ans à peine, tributaire de l’étranger (France et Angleterre) pour ces articles. — Aujourd’hui', presque tous les marchés européens reconnaissent la bonté des produits belges ; la France s’alimente même chez nos voisins, non-seulement pour les produits ordinaires, mais encore pour les savons de luxe. — Quelques autres articles de parfumerie sont également fabriqués en Belgique, non sans succès.
Les principales parfumeries de la Belgique sont celles de MM. de Marbaix et C»e, à Anvers ; Des Cres-
PRÉLIMINAIRES. xi
sonniéres (Veuve et fils), à Molcnbeck-Saint-Jean-lez- Bruxelles ; Dubois (Nicolas), à Dam.premy (La Planche); H. Dubois-Crépy, à Mons ; Durez (J.-D.), à Bruxelles; Eeckelaers (Louis), à Saint-Josse-ten- Noode-lez-Bruxelles ; Eyckens (Joseph), à Anvers; Lambrechts (J.-C.) et C ie , h Anvers; Laurent frères, à Waterloo , près Bruxelles; Stoefs frères, à Bruxelles; Vandenput (Victor), à Bruxelles.
Le trafic des savons parfumés en Belgique, s’est réparti, par catégories de fabricants, en 1864 :
Quantités.
Valeurs.
Comme importations. .
44,128 kil.
308,896 fr.
Comme exportations . .
Par pays de provenance et de destination, ce trafic
se subdivise comme suit
Pays de provenance. Impoi
•tâtions (valeurs). Exj
i or talions (valeurs).
France. . . .
176,890 fr.
573,328 fr.
Angleterre. .
Pays-Bas. . .
Prusse. . . .
Autres pays.
ANGïÆTnmu;.—Nos voisins d’oulre-mer possèdent des parfumeries importantes rivales des nôtres. Les capitaux eonsdérables que le peuple anglais trouve chez lui, quand il s’agit d’affaires sérieuses, productives ou nationales, ont permis à nos voisins d’établir des fabriques de matières premières dans les pays qui cultivent les plantes odoriférantes. C’est ainsi que nous voyons à Grasse, à Nice, en Italie, en Espagne, sous des raisons commerciales françaises ou italiennes, de puissantes maisons anglaises qui alimentent les fabriques de la métropole, où se confectionnent les produits spéciaux.
Les principaux parfumeurs anglais sont : MM. Atkinson (James et Edward), Piesse et Lubin, Price, Napoléon et C ie , Eug. Rimmel, Benbow et fils, Cleaver (F.-S.) et fils, Gibbs (David et William), Lewis (James), Pears
PRELIMINAIRES
xn
(A. etF.), Perks (Samuel), Ransorn (William), Remington (Arthur), Warrick frères, Wharry (James), Yardley et C ,e , etc.
Colonies anglaises. Canada. — M. Heard (J.-G.), à Montréal, savons de toilette.
Victoria. — M. Watts Dewry, à Warrhembosl, parfums extraits de fleurs indigènes ; M. Kilchen (J.) et fils, à Sandrige, savon et ses dérivés.
Prusse. — La Prusse possède d’importantes parfumeries, dont le principal centre est Cologne. — Voici les principales maisons dont la fondation, pour quelquesunes, remonte à près de deux siècles : à Cologne : MM. Schaeben (P.-G.), fabt. (Marie-Clémentine Martin, Nonne), eau de Cologne et eau des Carmes; Meilzen (E.), 4 sortes d’eau de Cologne; Cuntze (Eberh), eau de Cologne ; Muehlens (Maria Farina), l’eau de Cologne; Jean-Marie Farina (1709), 4, Julichs Platz ; Jean-Marie Farina, en face du Vieux-Marché; Fassbender (Gerhard) (J.-M. Farina), 1736, en face du Vieux-Marché ; Kalz frères (J.-M. Farina), en face du Elogius Platz; Neumann (V ve Jean-Joss), Jean-Antoine Farina, (1695), 129, Hoch Strasse; Jean-Marie Farina (1709), en face le Julichs Platz; Lanoli (C.)
A Leipzig, M. Leimann (A.-C.) ; MM. Jung et C l * savons ; à Dusseldorf, MM. Umbecket Cie ; à Kcmpensur-Rhin, M. Hucklenbroich ; à Aix-la-Chapelle,HL. Kendall (Alb.-Henri), savons; à Andernach, M. Funcke (Emile), savons; à Franefort-sur-Mein, M. Rieger (Guil.), savons; à Gotha, M.Bloedner (Henri), savons; à Stettin, M. Hube, savons.
Russie. — La Russie possède des parfumeries (d’imitation française ou anglaise), dont la plus ancienne paraît remonter seulement à l’année 1817. — Les fabriques sont installées à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Les principaux fabricants sont : à Saint-Pètersboxirg : MM. Gerke (Alexandre) ; Linde (Théodore) ; Compa-
PRELIMINAIRES
gnie russe pour fabrication de parfumeries, à Saint- Pétersbourg et à Kazan ; à Moscou : MM. Bouis (Adolphe ; les fils d’Alexandre Moussatoff; Rallet et C !e .
Pologne. — Signalons aussi en Pologne, la maison Czyszkowski (Jean), à Varsovie.
Autriche. — Les principales parfumeries de l’Autriche sont celles de MM. Charles de Banyay, à Klausenbourg (Transylvanie) ; Bresanye (Louis), à Vienne ; Chiozza (C.-L.) et fils, à Trieste; Diedek fils fA.-C.),à Vienne; Kalderara et Bankmann, à Vienne ; Kapiczka (Charles), b Prague; Leyer (A.-C.) à Wetzelsdorf, près Gratz (Styric) ; Mizerski (Félix de), à Lemberg (Gallicie.)
Les principaux fabricants de savons de toilette sont : la Société autrichienne des fabricants de savon (Apollon), à Vienne et à Penzug ; M. F. Fischer, à Vienne et Simmering ; Liptay (Nicolas), à Debreezin (Hongrie) ; Mosih et C ic , à Pesth (Hongrie), savon à la glycérine ; Vesgprémi (Samuel), à Debreezin; Wogenmann (Gustave), à Vienne, etc.
Italie. — Les principales fabriques de parfumeries de l’Italie sont celles de MM.Guerra (Ange), à Padoue; Arrigo (André), à Venise ; Trecceri (Etienne), à Gênes ; Cadolini (Ignace), à Modène ; Bartololti (Pierre), à Bologne ; Tarricelli (André), à Florence; Gibert (Léonce), Zempt (Joseph), Curalo (Goneroso), André (Augustin), Genovais (Félix), Muro (Louis de), ces six fabricants à Naples; Siles (Ignace', à Reggio (Calabre); Foschi (Charles), à Pérouse ; etc.
Les fabriques de savons parfumés sont celles de MM. Astengo frères, à Savone; Mazzucchetti, à Turin; Del Cerè (Antoine) et C ie à Venise; Pinchetti (Jean), à Forli ; E. Conti et fils, à Livourne ; Leone (Mathieu), à Livourne; Nanni (Raphaël), à Caseina ( Pise ); Guasti Félix), à Prato (Florence); Muro ou Marco (Louis de), à Naples.
Xiv PRÉLIMINAIRES
Espagne. — La parfumerie était représentée à l’Exposition universelle de 1867, par les maisons Roviralta et Pugnaire, à Barcelone ; Marquinez (Juan), à Vittoria (Alava) ; et la savonnerie par les maisons Reniu (Alberto), à Barcelone; Fernandez Mazuecoset Arias, à Alcazar de San-Juan (Ciudad-Real) ; Racionero y Car denas (Ezequiel), idem ; Ozoyo (Esteban-Domingo), à Villarejo de Salvanes (Madrid ) ; Gracian et C‘ e , à Malaga; Guerrero (M me V ve ) et fils, à Mora (Tolède); Jimirez et frères, à Mora.
Danemarcic. — Les principaux fabricants de parfumeries et de savons de toilette sontMM.Aggerbech(C.-J.), à Horsens ( Jutland) ; Beuzon (A.), à Copenhague ; Bruun et Andresen, à Copenhague.
Grèce. — La savonnerie seule était représentée à l’Exposition universelle de 1867, par les maisons Bicaralis (B ), à Syra; Samios, à Syra; Daméris (Jean), à Zante; Bouboucas (S.), à Sainte-Maura.
Suède. — La principale fabrique de parfumeries et de savons de toilette est celle de MM. Hylin et C i0 , à Stockholm.
Norwége. — La maison Daniel Steen, à Christiania, vend seulement des objets de parfumerie.
Turquie. — La consommation des parfums est, on le sait, considérable dans l’empire ottoman, et en général dans tout l’Orient. Les pastilles et clous fumants, les eaux de senteurs, surtout les eaux de rose et de citrons, les huiles parfumées, les savons au musc, sont des parfumeries d’une vente courante et fabriquées dans le pays. — Les autres parfums viennent de l’étranger, de France, d’Angleterre, de Russie principalement.
Les principaux fabricants sont: à Constantinople: MM. Chakir Eïïendi, Riza Effendi, Ibrahim Agha; à La Mecque ; MM. Déliai Bachi Kourchid. Mehmed Sydky,
PRÉLIMINAIRES. XV
ces deux maisons du Eyalet du Hédjaz, Sandjak de Djeddah (La Mecque).
kTolial (Eyalet de Sivas) : MM. Gabaret, Oglou Artin.
A Aria (Eyalet de Tirkhala) : M. Dhimilri; (Eyalet de Tirkhala, caza Marglialidj), M. Tacha.
A Chio (Sandjak, Eyalet des Iles) : M. Maska Yani ; M. Miké Roso.
A Andrinople (Vilayet) : M. A’arif Agha, savon au musc.
A Antioche (Vilayet d’Alep): M. Hussein, savon au musc.
A Alep : M. Naoum Kotal.
A Prichtina (Mutessariflik de Perzerim) : M. Sélim Ousta, savons à la violette.
A Tripoli (Vilayet de Syrie) : M. Seïd Abd-ul-Latif, savon au musc.
A Jérusalem (Vilayet de Syrie): M.Ilïas, savon au musc.
A Djeddah (Eyalet de Hadbeclc et Hedjaz) : fabrique du gouvernement, savons au musc.
Égypte. — La parfumerie de ce pays, d’après ce que nous avons vu à l’Exposition universelle de 1867, se compose : de sulfure de plomb en poudre pour teindre les cils et les sourcils ; de poudre de Henné, servant à la toilette des femmes arabes ; de savons fabriqués au Caire, de petites cassettes, bois de senteur, servant à parfumer les appartements ; de Dilka (cosmétique) et de graisse d’autruche, en usage chez les Nubiennes et les femmes du Soudan ; de musc de crocodile ; de divers parfums en usage dans le Scnnaar et dans quelques tribus arabes nomades.
Régence de Tunis. — Ce pays fabrique des essences de rose, de cassia, de Bèkar, de giroflée, d’amarante, de jasmin double, d’aloès, d’ambre, de jasmin de S fax, de parfums mélangés; il livre aussi au commerce les pastilles d’ambre, la pommade Zebed, le Çheriouda et l’huile de jasmin ; les savons de Sousse avec ou sans
PRÉLIMINAIRES, parfums ; les eaux de fleurs d’oranger, de Nesri, de jasmin, de rose et d’autres fleurs.
EsinnE de Maroc. — Ce pays fait surtout le commerce des feuilles de rose desséchées, des eaux de rose et de fleurs d’oranger.
États-Unis d'Amérique. — La plus importante fabrique de parfumeries et de savons de toilette, est celle de M. Wright, à Philadelphie (Pensylvanie).
Brésil. — La parfumerie est principalement représentée au Brésil par les maisons : Vianna et Bosisio, à Rio-Janeiro ; Amaral (Pompilio Franca do), à Sergipe; Leao et Alvès, à Rio-Grande du Sud; Long et C ie , à Rio-Grande du Sud; Silva (J. Ferreira da), à Pernambuco.