CHAPITRE IL
Décrivons maintenant succinctement l’intérieur d’une fabrique de parfumeries et les principaux instruments qu’on y emploie.
Ateliers et laboratoires.
L’industrie de la parfumerie exige un grand emplacement sur lequel il faut installer les divers ateliers et laboratoires nécessaires pour la fabrication des mille produits de la parfumerie :
1° Un atelier préparatoire ou premier magasin pour la réception, le logement et le travail des matières premières.
2» Un premier laboratoire pour la fabrication des huiles parfumées et des pommades, et pour la distillation des esprits (alcoolats).
3° Un deuxième laboratoire pour la fabrication des savons de toilette.
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4° Un atelier où les produits et leurs accessoires sont empotés, mis en bouteilles et. étiquetés, enveloppés et emballés. — Dans les grandes parfumeries, ces différentes opérationsse fontdans des ateliers distincts, auxquels s’ajoute la fabrication des boîtes en carton et en gaînerie.
5» Enfin, la boutique où se fait l’étalage des produits fabriqués et enveloppés, et où se fait le débit.
Un type complet d’une parfumerie de premier ordre, la mieux agencée à tous les points de vue, est celui de la maison L.-T. Piver, à Grasse, à Paris et à la Villette- Paris.
« L’usine de Paris *, qui est en même temps, dit M. Turgan, In maison centrale de vente, renferme dans son sous-sol la préparation des pommades, seconde branche de la parfumerie, si l’on considère la quantité de matières vendues. Ces pommades sont de deux sortes distinctes ; celles qui sont faites à Grasse, renfermant les parfums directement extraits ; les autres, beaucoup plus fines, composées dans le laboratoire de Paris, avec des graisses préparées au moyen d’appareils propres à la maison, et conservées pures dans de grandes fontaines en tôle. A la partie inférieure de ces récipients serpente un tuyau de vapeur qui liquéfie la graisse, que l’on tire par un robinet lorsqu’on en a besoin. Les huiles douces sont également préparées dans l’usine de Paris. »
Plusieurs instruments intéressants se trouvent encore dans cet atelier, entre autres : un moulin à broyer les racines d’iris de Florence dont M. L.-T. Piver fait une grande consommation pour ses cosmétiques spéciaux; une broyeuse à vanille qui enlève si bien la partie odorante de cette plante à l’aide de l’huile ou de l’axonge, que l’on peut jeter les résidus ; un concasseur, un moulin à meules horizontales et des tamis mécaniques pour la préparation des corps durs destinés aux poudres dentifrices.
• Les grandes usines de France. — Parfumerie L.-T. Piver, i Grasse, à Paris, à la ViileUe.
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« Nous ne nous étendrons pas, ajoute M. Turgan, sur la fabrication des cosmétiques, des fards, des alcools odorants ; nous signalerons seulement les précautions excessives prises pour éviter l’incandescence dans les caves, où l’on conserve ces liquides si chers et si dangereux.
« Il ne s’agit pas seulement de préparer tous ces produits, il faut les envelopper pour la vente et les disposer dans un emballage qui puisse résister à l’exportation la plus éloignée ; les pommades, les huiles et les alcools sont renfermés, les premières dans des pots de porcelaine, les autres dans des flacons de cristal ou de verre. Il faut avoir vu, pour s’en rendre compte, les magasins où sont rangés les vases de toutes formes et de toutes couleurs, résultat des imaginations les plus étranges. Dans certaines colonies, il est d’usage de ne faire aucune visite sans apporter à la maîtresse de l’habitation un cadeau petit ou grand. La parfumerie française, celle de M. Piver surtout, est toujours bien reçue, et lorsque par bonheur le vase qui la renferme porte sous son émail le nom de la maîtresse du logis, il n’en est que mieux accueilli. Aussi tout un panneau du magasin est rempli de petits pots aux noms de Manuelita, Inès, Conchita; — un autre compartiment destiné aux colonies anglaises renferme les Jenny, Fanny, Arabella, etc. »
Dans les pays comme les colonies où les routes nepermellent pas souvent de venir à la ville assez heureuse pour être en relations directes avec l’Europe, on achète des nécessaires, des portefeuilles, des malles mêmes renfermant un approvisionnement plus ou moins complet des substances et objets de la parfumerie.
« Aussi, l’usine de M. Piver a-t-elle deux ateliers occupés à fabriquer des cartons et des boîtes cloisonnées à l’infini et dans lesquelles se loge toute une garniture de toilette, et de quoi la renouveler plusieurs fois.
« Il serait trop long de conduire les acheteurs dans tous les divers magasins pour qu’ils puissent fixer leur choix : aussi M. A. Piver a établi une salle d’échantillons
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où se trouve exposé sur des étagères, ou renfermé dans un meuble inventé par lui, un exemplaire unique de chaque produit et de chaque récipient de la maison.
« Ce meuble ingénieux, espèce de buffet constituépar un ensemble de tiroirs pesant ensemble 800 kilog., contient environ 12 41500 types que l’on mettrait plus d’un jour à chercher, s’il fallait les rassembler lorsque l’acheteur se présente.
« Toute l’installation de la maison L.-T. Piver est, du reste, machiné avec la même ingéniosité : un wagonnet roulant sur un petit chemin de fer vient apporter l’ensemble de pains de savon, de pots de pommade, de bâtons de cosmétiques, de boîtes à poudre de riz, de flacons de tous genres, qui composent ce qu’on appelle une commission. Ces différents objets sont reconnus et constatés un à un d’après la lettre de demande, puis emballés, encaissés et logés jusqu’à l’envoi définitif dans des cases fermant à clef, portant un numéro correspondant à celui du livre ; on évite ainsi d’envoyer à Shang- Haï ce qui est demandé à Valparaiso.
« La cour des emballages, dans laquelle sont dressés ces casiers, est couverte en verre. M. A. Piver, toujours dans le même esprit fertile en expédients, a fait disposer autour du vitrage un tuyau percé de mille trous, et lorsque les chaleurs de l'été maintiendraient ses produits dans une température nuisible à leur conservation, il fait tourner un robinet, et l’eau de la ville, jaillissant par les ouvertures du tuyau, simule une pluie qui lave le vitrage, rafraîchit la cour et permet de faire l’emballage dans de bonnes conditions. »
Instruments
ustensiles.
Décrivons maintenant rapidement les divers instruments et ustensiles employés dans la parfumerie pour la fabrication des pommades, des huiles parfumées, des huiles douces et pâte d’amandes, des produits dis-
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lillés, etc., et en général des articles de parfumerie dont il est question dans le Dictionnaire faisant suite à ces Préliminaires. — A l’article savons de toilette du supplément au Dictionnaire de Lunel, nous avons décrit les instruments propres à cette fabrication spéciale.
Pommades et huii.es parfumées. —Les instruments, ustensiles et appareils employés pour celle fabrication sont :
1° Des couperets et billots pour hacher les graisses, des mortiers et pilons de fer pour les broyer ;
2° Des chaudières, écumoires et tamis en crins,
1 en canevas ou en fils métalliques, pour fondre, écumer et passer les graisses ou corps de pommade.
8° Un vase spécial appelé bugadier, destiné à la préparation des pommades infusées. Cet appareil doit être assez grand pour contenir 200 kilos de graisse fondue et 75 kilos de fleurs odorantes. Les accessoires du bugadier sont des morceaux de cannevas, une presse et un vase placé dessous, pour envelopper le marc de la pommade, le presser et recueillir la pommade.
4° Des fiâmes, espèces de plats doubles en terre vernissée, servant à faire les pommades sans infusion, c’està-dire par la voie de l 'enfleurage. — Dans la majeure partie des fabriques de Grasse, ces liâmes sont remplacés par l’appareil de M. Théas, qui se compose de châssis ou cadres en bois dans lesquels on introduit une plaque de verre destinée à recevoir la graisse sur laquelle on implante à la main la fleur ou les fleurs dont on veut extraire le parfum. Ces châssis sont superposés et sur le dernier, on place un couvercle afin d’empêcher la circulation de l’air.
5° Une ou plusieurs caisses à châssis pour la fabrication des huiles parfumées par voie d’enfleurage ; les huiles faites par voie d’infusion n’exigeant aucun ustensile spécial.
La caisse à châssis de forme rectangulaire est en bois et est revêtue à l’intérieur d’une feuille de fer-
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blanc. Elle s’ouvre latéralement pour recevoir les châssis, qui sont superposés à deux bons doigts de distance. — Ces châssis en bois sont garnis de pointes pour permettre d’y accrocher et d’y tendre des morceaux de toile de coton blanchis, coupés d’après les dimensions du châssis, et pliés en deux ou en quatre. Ces toiles sont imbibées d’huile douce de ben, d’amandes douces ou d’olive, ou toute autre huile propre à l’extraction des parfums des fleurs.
6° La méthode de l'enfleurage exige, pour donner un résultat à peu près satisfaisant, trente ou trente-cinq jours, pendant lesquels on renouvelle les fleurs chaque jour, en laissant la même graisse étalée sur le verre. Cette méthode lente, de main-d’œuvre difficile, a le grand inconvénient de laisser quelquefois rancir les graisses qui ne se saturent de parfums que lentement par une surface plane. M. A. Piver, dont les usines, tant à Grasse qu’à Paris, sont des modèles, peut-être uniques en leur genre, a inventé un procédé bien plus simple qui, en 24 heures, donne un beaucoup meilleur résultat. « On comprend, dit M. Turgan dans ses Grandes Usines de France, auxquelles nous empruntons la description de ces perfectionnements, l’importance de la rapidité d’exécution, lorsqu’il s’agit de parfums subtils et de fleurs, dont, pour quelques-unes, la saison dure à peine huit jours. L’appareil de M. Piver se compose d’un coffre à deux cavités communiquant entre elles et haut de 3 mètres environ sur deux de large; des claies en toile métallique reçoivent les fleurs ; entre chaque claie, une lame de verre ou de cuivre argenté, fixée d’un seul côté, mais libre sur les trois autres bords, reçoit la graisse, mise sous la forme de petits cylindres excessivement fins (comme du vermicelle). Deux soufflets à mouvement alternatif placés au-dessus de l’appareil, établissent un courant permanent qui passe et repasse de haut en bas et de bas en haut, de chaque côté du diaphragme qui partage le coffre et force ainsi l’air contenu et non renouvelé à saturer les
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graisses qui sont bientôt suffisamment parfumées. La rapidité do ce procédé supprime encore les inconvénients causés par la fermentation des fleurs au contact des matières animales, fermentation qui détruit les parfums, colore les graisses et fait souvent manquer l'opération. »
L’appareil ingénieux de M. Piver peut servir également pour parfumer les huiles (les huiles antiques, par exemple) et les poudres.
7° L’extraction des parfums par voie cl’infusion dans les corps gras (huiles ou graisses), a été l’objet d’un perfectionnement considérable de la part de la maison L.-T. Piver.
Soumis à la chaleur dans un corps gras, le tissu végétal d’une fleur odorante cède non-seulement un parfum, mais tous les principes solubles et colorants qu’il contient. Leur présence, ces fusions et ces refroidissements journaliers du corps gras, finissent par altérer la matière animale, le parfum se décompose, perd sa finesse, et les graisses devenues rances, n’ont plus aucune valeur.
Le saturateur rationnel de M. A. Piver permet d’éviter ces graves inconvénients; fondé sur le principe des lixiviations ou lavages méthodiques employés dans la fabrication de la soude, cet appareil permet de parfumer en un seul jour 800 kilog. de graisse contenue dans sept compartiments d’où elle déborde par un trop-plein qui l’amène de l’un dans l’autre parleur fond ; la graisse ou les huiles chauffées au bain-marie sont maintenues liquides, et marchent assez rapidement de gauche à droite dû compartiment n° 1 jusqu’à celui n° 7. Des caisses en toile métallique contiennent les fleurs et suivent une marche inverse de celle du liquide qu’on veut saturer ; chaque panier passe d’abord dans le n° 7, et sort du compartiment dépouillé de parfum. Cette marche inverse permet de tout recueillir ; en effet, la graisse du compartiment n° 1 étant absolument vierge, s’empare avidement des dernières traces, tandis que celle
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du n° 7, déjà saturée, dissout très-bien le parfum en excès des fleurs fraîches, et ne retiendrait pas les dernières traces des pétales épuisées.
EXTRACTION DES HUILES PAR EXPRESSION, ETC., ET FABRI¬ CATION des pates d’amandes. — Cette autre partie de l’industrie de la parfumerie exige :
1° Des cribles pour nettoyer les amandes.
2“ Un moulin ou dètritoir à amandes et des sacs en toile pour recevoir les amandes moulues et les mettre ainsi enveloppées sous la presse. Dans certaines usines, les sacs sont remplacés par des seaux ou des barils ronds ou carrés en bois, et percés de trous à leur circonférence pour permettre l’écoulement de l’huile. La pâte d’amandes est mise dans les seaux et foulée à l’aide d’un pilon de même diamètre semblable à celui intérieur desdits seaux. —Dans d’autres parfumeries, on échaudé d’abord les amandes, on les égoutte, puis on les fait sécher sur des tamis de crin, après quoi on les passe au moulin, puis à la presse ;
3° Une presse à vis, à levier ou à écrou qui, dans les grandes parfumeries, est remplacée par une presse hydraulique.
4° Un moulin à pâte, semblable au moulin à pâte des vinaigriers, pour préparer la pâle d’amandes liquide.
produits distillés, alcools parfumés (alcoolats, alcoolés, infusions, etc.). — La fabrication des produits distillés est une des plus intéressantes parties de la parfumerie, elle s’occupe de la préparation des essences, des alcools parfumés, des eaux odorantes, de diverses eaux de Cologne et des vinaigres de toilette.
1° Le principal appareii pour ia préparation des produits distillés, souvent le seul employé dans les parfumeries secondaires, est l 'alambic, composé, comme on le sait, de la chaudière ou cucurbite, du chapiteau ou couvercle de la chaudière, et du réfrigérant ou condenseur. C’est sur le chapiteau qu’est soudé le col de cygne
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ou bec du chapiteau, qui vient s’emmancher dans le tube tourné en spirale appelé serpentin, et qui plonge dans l’eau froide généralement contenue dans le réfrigérant.
2° Quand il s’agit de distiller des substances très-volatiles, ou celles qu’on ne peut distiller qu’à une température ne dépassant pas celle de l’eau bouillante, la chaudière de l’alambic est alors modifiée par l’addition du bain-marie, vase cylindrique étamé qui entre juste dans l’orifice de la cucurbite, repose sur le collet de cette dernière et dont le fond n’atteint pas celui de la chaudière.
3“ Le parfumeur emploie souvent des alambics et des cornues tubulèes en verre, pour rectifier les produits distillés à l’alambic métallique, et obtenir ainsi des liquides d’un parfum plus suave.
Les appareils en verre ou en grès, s'emploient surtout pour la rectification et quelquefois pour la distillation des vinaigres de toilette, ceux-ci corrodant promptement le cuivre des alambics métalliques. Dans le but d’augmenter le parcours de la condensation, on donne plus de longueur au col de la cornue de verre, en y ajoutant une allonge en verre, espèce de tube ouvert aux deux extrémités, et renflé dans sa partie moyenne.
Dans la majeure partie des parfumeries bien organisées, les alambics sont généralement chauffés avec la vapeur fournie par une chaudière, sous une pression d’environ une atmosphère.
Le meilleur modèle d’alambic connu jusqu’à ce jour est celui de la maison Drew, Heywood etBarron, de Londres ; c’est un alambic à vapeur, à syphonet à effet continu.
Voici, d’après le livre clés Odeurs et des Parfums, la description de cet alambic.
L’appareil entier repose dans un pied massif. En examinant la coupe (page suivante), on verra que la cucur-
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Alambic à vapeur, à syplion et à effet continu, en S. L’alambic se sépare en deux parties principales, savoir : le chapiteau et la cucurbite ; quand on s'en sert, on les réunit solidement l’un à l’autre avec des vis, comme on le voit dans la gravure.
Dans la partie supérieure des chapiteaux, est fixé le ronser (sorte de spatule transversale), double traverse courbée pour s’adapter à la bassine et à laquelle est attachée une chaîne pour racler le fond de la cucurbite. Le tout est mis en mouvement par un ouvrier qui tourne la manivelle extérieure en communication, au moyen de l’axe, avec les roues d’engrenage dans l’intérieur de l’alambic.
Supposons l’alambic chargé, par exemple à cent kilogrammes d* clous de girofle ; on remplit à peu près
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ia cucurbite d’eau, Ig chapiteau est ensuite vissé. La vapeur introduite dans la chemise, l’eau et les clous entrent bientôt eh ébullition dans l’alambic. On les agile bien ensemble, l’huile de clous se détache, et est entraînée par la vapeur qui se forme en haut du tuyau S O ; elle est bientôt condensée dans le réfrigérant, elle s’échappe par le tuyau R et tombe dans le réservoir C.
Si l’essence et l’eau sé séparent d’elles-mêmes, la première tombe au fond du vase, tandis que la seconde monte à la surface. Aussitôt que l’eau atteint le robinet de décharge, elle passe dans le syphon, et de là dans l’alambic.
Toute simple que soit celte ingénieuse application du syphon, c’est elle qui fait tout le mérite de ce genre d’alambic. C’est en effet au moyen de ce syphon que la même eau qui est sortie de l’alambic sous forme de vapeur retourne incessamment dans la cucurbite. Les tuyaux C, W, amènent de l’eau froide d’un réservoir extérieur au réfrigérant, tandis que les tuyaux II, W, livrent passage à l’eau produite par la condensation qui a lieu dans le serpentin.
Lorsque l'huile dégagée des substances qui la fournissent est plus légère que l’eau, il est évident que le robinet inférieur du réservoir doit alimenter le syphon à la place du robinet supérieur.
Il est presque inutile de dire que le syphon doit, dans le premier cas, être rempli d’eau, afin d’empêcher qu’aucune vapeur odorante: ^.s’échappe de l’alambic parcel orifice. La pression de la vapeur en dedans n’est pas alors suffisante poür -vaincre le poids de la petite colonne d’eau contenue dans le syphon. Cependant, les odeurs les plus délicates, — le recherché, comme on dit à Paris, —ne peuvent s’obtenir de celle manière; alors on a recours au procédé de macération.
Les appareils accessoires employés dans la distillation, sont :
4» Les entonnoirs à robinets, les entonnoirs simples,
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cos deux appareils servant de filtres et de vases de décantation.
Parmi les filtres à recommander, nous citerons le filtre accélérateur de M. Dublanc, appareil composé d’une toile métallique étamée, zinguée, argentée, ou en argent, et pliée comme un filtre. Les plis sont en nombre égal à ceux d’un filtre en papier ; cette disposition permet de soutenir le filtre en papier et facilite beaucoup la filtration, tout en la rendant plus rapide que par l’emploi d’un entonnoir lisse.
5° Pour recueillir les essences, on se sert le plus souvent d’un vase de forme particulière que l’on nomme récipient florentin ; il y en a de plusieurs formes, à simple ou à double effet, mais tous sont basés sur ce même principe, qui consiste à opérer la séparation de deux liquides de densité différente pendant la distillation.
6° Mélangeur-agitateur. — Nous avons décrit cet appareil, inventé par M. A. Piver, et fabriqué par la maison Brunot, à l’article savons de toilette. Il sert aussi, quand on veut reprendre par l’alcool aux matières grasses, aux huiles surtout, les parfums recueillis par l’enfleurage.
11 existe encore d’autres instruments et appareils secondaires employés en parfumerie : on les trouvera indiqués et sommairement décrits, lorsqu’il est besoin, dans le Dictionnaire de Lunel et dans le Supplément.
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L HETZEL et C le , Editeurs, 18, rue Jacob, Paris,