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CIRE

brûlent son soufre, en gaz acide sulfureux et en mercure. A une température suffisamment élevée, les alcalis, le fer, et la plupart des métaux lui enlèvent le soufre qu’il contient. Jeté sur un corps chauffé au rouge, il se dissipe totalement en vapeur, et ne répand aucune odeur désagréable, ce qui le distingue de quelques produits, et notamment des minerais d’arsenic, analogues, par leur aspect, avec le cinabre naturel.

Le cinabre en morceaux cristallins, obtenu par sublimation, se vend, sous le nom de cinabre entier, en petites caisses bien closes. On le préfère souvent ainsi pour éviter plus sûrement les falsifications qui introduisent dans le cinabre en poudre des corps étrangers. Ceux-ci peuvent d’ailleurs être reconnus par une simple calcination, qui les laisse en résidu généralement, et volatilise tout le cinabre. Mis en poudre très-fine, d’une couleur riche, lavé et séché, le cinabre prend le nom de vermillon. Le plus estimé nous venait depuis fort longtemps de la Chine exclusivement. On le fabrique bien en France aujourd’hui. Il se vend en petites caisses ou flacons, ou en tablettes de couleurs préparées à l’eau, et encore broyé à l’huile, et enfermé dans des vessies.

Le cinabre a été fort connu des anciens. Les femmes s’en peignaient les lèvres, et, à Rome, les plus anciens triomphateurs s’en barbouillaient tout le corps. C’est une substance dangereuse que la Parfumerie devrait bannir dë son laboratoire.

CIRE. — Substance dont sont composés les rayons dans lesquels l’abeille conserve le miel; c’est le produit d’une secrétion qui se fait dans les organes placés sous le ventre de l’insecte.

Pour obtenir la cire brute ou cire jaune, on exprime les rayons pour en séparer le miel; on fait fondre la cirp dans l’eau bouillante, et on la coule dans des vases en

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