FRUIT
les que la corolle, les étamines, le pistil, le calice, même lesfeuilles, dépérissent-elles successivement, lorsqu’il n’a plus besoin d’elles, et même la plante entière meurt-elle dans un grand nombre d’espèces, à l’époque de sa maturité.
« On nomme fruit simple, celui qui provient d’un seul pistil, comme la pêche, la cerise ; fruit multiple , celui qui provient de plusieurs pistils renfermés dans une môme fleur, comme la fraise, la framboise ; fruit composé , celui qui résulte de plusieurs pistils réunis, mais provenant de fleurs distinctes, comme les mûres, les ananas, les cônes des pins. On nomme fruits secs, ceux dont le péricarpe est mince et peu fourni de sucs, et fruits charnus ceux, au contraire, qui ont un péricarpe épais et succulent, comme le melon, l’abricot. Dans quelques fruits, la partie charnue provient du calice (mûre, ananas), ou des bractées (genévrier), ou del’involucre (figue), ou du pédoncule (noix d’acajou). On nomme fruits déhiscents, ceux qui s’ouvrent par des valves; fruits indéhiscents, ceux qui restent clos. Les premiers, quand ils sont secs, sont dits fruits capsulaires. » Suivant le nombre de graines qu’ils renferment, les fruits peuvent être monospermes, dispermes, trispermes,polyspermes, etc.
Les principaux fruits employés en parfumerie sont les amandes, avelines, citrons, bergamote, oranges, cédrats , noix, muscades, cacao, etc. On emploie aussi les semences de ben, sorte de noix qu’on trouve en Afrique et en Amérique, et qui donne par l’expression une huile grasse, inodore, transparente, appelée huile de ben. Cette huile se sépare en deux parties, l’une solide et l’autre liquide, très-difficilement congelable : on l’utilise en parfumerie pour extraire les huiles essentielles des fleurs dont on ne peut rien retirer par la distillation, telles que le jasmin et la jonquille.