FRUIT
Les mêmes dispositions se retrouvent à l’étage supérieur, si ce n’est que le nombre des châssis est plus grand qu’au premier étage. Mais, malgré leur abondance, il n’y a nul désordre, nul encombrement; on a réservé de trèslarges espaces entre chaque rang, et la circulation y est très-facile. De plus, des judas, pratiqués dans le plancher, permettent de monter et de descendre directement les marchandises.
M. Violand n’a pas laissé son œuvre incomplète. Adossée au séchoir, se détache une jolie maison d’habitation que doit prendre le voyageur ignorant de sa destination pour l’élégant chalet d’un riche propriétaire. Le premier et le deuxième étage de cette maison forment une étuve dans laquelle sont desséchées les fleurs destinées à l’usage médical. Un calorifère envoie un courant d’air chaud à la température constante de 40°, qui, au moyen de plusieurs bouches de chaleur; s’ouvrant à fleur du plancher, se rend dans chaque étuve. De cette façon, l’air échauffé, en vertu de sa tendance à s’élever, traverse les fleurs et se charge de leur humidité. Le terrain, entourant la construction convertie en une sorte de jardin botanique, est garni de la plupart des plantes pharmaceutiques peu commîmes, placées là en évidence, afin de les faire connaître aux personnes qui viennent apporter leur récolte.
Appréciation. — Ces séchoirs sont l’une des plus utiles, des plus ingénieuses conceptions de notre époque; ils font le plus grand honneur à leur savant propriétaire.
FRUIT. — C’est la partie essentielle des végétaux, destinée à les reproduire, et formée du Péricarpe (ensemble des enveloppes d’ovules fécondés) et de la graine.
La perfection du fruit est le but vers lequel sont dirigées toutes les fonctions de la végétation; aussi, toutes les parties qui ont d’abord concouru à sa formation, tel-