LAIT DU JAPON
Huile d’amandes douces ou d’aveline .125 grammes.
Huile de tartre par défaillance. 60 —
Huile de rhodia. 2 gouttes.
Huile de jonquille nouvelle . 30 grammes.
Mêlez le tout ensemble pour enduire légèrement le visage avant de se coucher.
LAIT ANTÉPHÉLÎQUE. — Préparation cosmétique qui a pour but de combattre ou de prévenir les sécrétions accidentelles qui, sous les noms i'Ephêlidcs (taches de rousseur, son, lentilles, masque de grossesse), rougeurs, feux, efflorescences, rugosités, etc., s’attaquent à la pureté ou à la clarté du teint.
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Appréciation. — Les principes constitutifs de cette composition sont empruntés à la matière médicale. Son action, essentiellement externe et locale, s’arrête aux couches superficielles du derme et en modifie les sécrétions. Elle est due au mélange et à la combinaison heureuse de divers éléments qui se tempèrent en vertu de la loi des affinités chimiques.
La Revue de Thérapeutique, le Courrier médical , la Revue des Sciences , etc., ont signalé l’efficacité incontestable du lait antèphélique. Pour notre part, nous lui avons dû divers succès dans des cas d’éphélides et de couperoses, et plusieurs de nos confrères en ont retiré d’excellents avantages, employé comme topique, contre la piqûre si dangereuse de mouches venimeuses.
MACÉRATION. — Opération qui consiste à laisser séjourner quelque temps à froid un corps dans un liquide, dans le but de dissoudre quelques-uns de ses principes constituants ou d’en extraire les principes solubles, ou enfin de les conserver ainsi.
MATIÈRES PREMIÈRES. — Le parfumeur les tire des trois règnes de la nature. Ainsi, le règne minéral lui fournit le talc, le bismuth, les blancs de plomb et de zinc, le cinabre, le sel de nitre ; le règne végétal, plusieurs racines indigènes et exotiques, les feuilles, les fleurs et les semences d’une infinité de plantes odorantes, des baumes et des racines diverses ; enfin elle doit au règne animal, la cochenille, la civette, le musc, le blanc de baleine, l’axonge, le corail, l’ambre, l’éponge, etc. Tous ces mots sont traités à leur ordre alphabétique dans cet ouvrage.
MUSC. — Substance que l’on trouve dans une poche située entre l’ombilic et les parties de la génération d’un
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quadrupède ( moschus moschiferus ) du genre des chevrotins. Demi-fluide dans l’ani m al vivant, le musc se déssèclie après sa mort, et prend une consistance .solide et grumeleuse ; il est d’un brun foncé et d’une saveur amère ; l’odeur qu’il répand est peut-être la plus forte des odeurs connues ; il n’en faut qu’une très-petite dose pour parfumer une grande quantité de matière ; cette odeur se porte à une grande distance ; la plus petite particule suffit pour le faire sentir dans un espace considérable, et le parfum môme en est si fixe, qu’au bout, de plusieurs années il semble n’avoir pas perdu de son activité.
D’après l’analyse de MM. Guibourt et Blondeau, le musc contient : eau, ammoniaque, stéarine, élaïne, cholestérine, acide combiné à l’ammoniaque, huile volatile particulière, hydrochlorates de chaux, de potasse, d’ammoniaque, carbonate de chaux, gélatine, albumine, fibrine, phosphate calcaire, poils, sable, sel de chaux, acide organique, etc.
On distingue dans le commerce trois espèces de musc, le musc de la Chine , ou du Tonquin, le musc du Bengale qui comprend le musc du Thibet elle musc habardin ou de Tarlarie. M. A Ghevaliér les décrit ainsi : 1 .
Le musc de Chine comprend trois sortes : la première, dite musc de la chasseroyale, est en vessies plates, quelquefois ovales, arrondies, d’autres fois allongées, sèches, minces, douces au toucher, du poids de 4 à 32 grammes (de 1 gros à 1 once). La partie supérieure de chaque vessie, qui est percée, à peu près vers le milieu, d’un petit trou, est recouverte de poils longs, de couleur rousse plus épais sur les bords que sur le milieu, et décrivant une circonférence ; la partie inférieure n’est
* Dictionnaire du Commerce et des marchand, de Guillaumin»
us
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point garnie de poils ; elle porte à son milieu une marque rouge, qui provient d’un cachet dont elle a été marquée ; son aspect est d’un gris blanchâtre. La couleur du musc contenu dans cette enveloppe est le brun foncé ; il est visqueux et grumeleux au. toucher ; son odeur est subtile et pénétrante ; si l’on affaiblit cette odeur, elle ne doit rien avoir d’ammoniâcal ou d’empyreumatique. Cette sorte est rare dans le commerce.
Ce musc est expédié dans des boîtes de plomb ou d’étain, du poids de 500 à 625 grammes. Chacune des vessies qu’elle contient est enveloppée d’un papier de Chine, (papier de soie ) ^ qui porte un cachet et le nom delà province où le musc a été tiré. A cette première enveloppe en succède une autre formée de papier de chine verni et recouvert d’une couche de goudron.
La seconde sorte de musc de Tonquin jouit à peu près des mêmes propriétés que la première : son odeur est moins pure, elle a quelque chose d’ammoniacal et d’animalisê. Elle est expédiée : 1» en vessies intactes, portant souvent un cachet semblable à celui que portent les vessies de musc de première sorte ; 2° en vessies qui ont été ouvertes, et qui ne portent point de cachet. Les emballages employés sont les mêmes.
La troisième sorte est renfermée dans des vessies de formes variées. Le poil qui les recouvre est moins abondant sur les côtés. Elles sont humides, plus épaisses que les autres, et elles sont toujours recousues ; le produit qu’elles contiennent est plus pesant ; il s’écrase et se déssèche plus facilement ; son odeur est fétide et ammoniacale, et l’odeur franche du musc ne se développe qu’au bout de quelque temps. Son parfum est moins lin, moins délicat. Ce musc est expédié en boites de plomb ou d’étain du poids de 2 à 3 kil.
Le musc du Bengal se rapproche du musc de Tonquin ; mais son odeur est moins fine et a quelque chose
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d’ammoniacal. Les vessies qui le renferment sont en général moins bien fermées, souvent recousues, humides; le poil qui en recouvre la peau est moins long, touffu et mêlé ; les vessies ne présentent point à leur partie supérieure, le petit trou qu’on remarque sur les vessies qui contiennent le musc de Tonquin ; la peau est aussi plus épaisse. Ce musc est envoyé dans des boîtes de plomb ou d’étain du poids de 600 grammes à 3 kil.
Le musc de kabardin ou de Tartarie se trouve dans des vessies plates, sèches, allongées, et ayant de 25 à 55 millimètres. La peau de ces vessies est épaisse ; la partie supérieure est'recouverte de poils ras, d’un gris blanchâtre; l’aspect de 'a partie inférieure, est d’un gris sale. Le musc contenu dans ces vessies est compacte et ayant une consistance comme fibreuse. Son odeur est peu pénétrante, ammoniacale et se dissipe facilement.
Falsification du Musc
Une substance aussi chère que le musc (2 à 3000 fr. le kil.), ne pourrait traverser les mains avides de ceux qui l’apportent des lieux de production, sans excercer le génie de la fraude. Aussi, n’est-il point d’artifices qu’ils n’aient imaginés pour sophistiquer ce précieux produit. On y a mêlé du sang désséché, des matières animales diverses, des résines, de la cire, des morceaux de peau, des poils, de la fiente d’oiseaux, du fer, du sable, du plomb, mille choses enfin qu’il est impossible de soupçonner. L’examen au microscope peu décéler, à l’œil exercé, les parties métalliques et terreuses ; il en est de fiaôme de l’incinération du musc, qui laissera ces substances dans les cendres.
En faisant passer un fer incandescent à travers le musc altéré, l’odeur des résines, de la cire ou d’autres substances animales ou végétales, pourra être reconnue. Pour tous les essais, il faut avoir un échantillon type.