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BAUME

chaudes de l’Amérique méridionale, et particulièrement au Pérou. Ce baume est transparent, d’une consistance semblable à celle du sirop cuit. Sa couleur est d’un rouge brun très-foncé, son odeur agréable et pénétrante.

4° Baume de Tolu, résine balsamique connue dans le commerce sous le nom de baume d’Amérique, de Carthagène, produite par une espèce de myroxilum qui croît spécialement dans la province de Carthagène, aux environs de la ville de Tolu. Ce baume, qui tient le milieu entre les baumes liquides et les baumes secs, est d’une consistance molle, d’une couleur jaune verdâtre dorée, d’une saveur aromatique agréable, d’une odeur suave tirant sur celle du benjoin.

C’est en Arabie et chez les peuples d’Orient que les baumes et les compositions balsamiques ont été primitivement employés. Les Égyptiens, dit un auteur, s’en servaient avec succès, dans leurs embaumements, pour empêcher la putréfaction des cadavres. A l’époque des croisades, les baumes commencèrent à se répandre en Europe, et y acquirent une grande célébrité. On croyait généralement à leur efficacité pour la guérison des blés-' sures, et on leur accorda, à une certaine époque, des qualités presque merveilleuses. Les récits du moyen-âge nous parlent de baumes précieux composés d’après de mystérieuses recettes, et qui fermaient, comme par enchantement, les nobles blessures des preux. Ils nous représentent les belles châtelaines s’occupant de la préparation de ces baumes et de la recherche des simples qui entraient dans leurs compositions. —Aujourd’hui les parfumeurs trouvent dans ces baumes la base d’un grand nombre de cosmétiques, soit solides ou liquides. La plus grande partie des parfums qui brûlent dans de riches cassolettes, ne sont qu’un mélange des baumes que nous avons cités, avec quelques substances résineuses, aromatiques, etc., telles que le benjoin, la vanille, etc.

BENJOIN. — Substance résineuse, inflammable, d’une odeur agréable, et qui vient des îles Philippines et de Sumatra. On reconnaît deux espèces de benjoin dans ïe commerce : l’une, qui est la plus pure, est nommée benjoin amygdaloïde, parce qu’il est formé de larmes blanchâtres, demi-transparentes, oblongues, assez semblables à des amandes, et qui sont enveloppées par un suc concret rougeâtre ou rouillé, grenu et très-cassant. L’autre espèce est le benjoin commun, d’une couleur plus foncée, plus opaque ; il est plus grossier dans son tissu, et ne présente point les larmes qu’on observe dans le précédent. C’est celui dont on se sert le plus communément en parfumerie et dans tous les arts où l’on emploie ce baume, qui découle par incision du styrax, benjoin qui croît dans l’Inde, au Bengale, à Siam, à Java, à Sumatra, et qui a été transplanté à Bourbon et au Brésil, où on commence à le cultiver. On distingue dans le commerce, les deux espèces suivantes :

Benjoin en larmes. — Il offre une masse compacte, formée d’une multitude de larmes agglomérées, d’une cassure blanche lorsqu’il est récent, jaune et rougeâtre, selon qu’il est plus ou moins vieux. C’est sous cette forme qu’on le nomme benjoin amygdaloïde, parce que dans sa cassure il présente, avons-nous dit, beaucoup de ressemblance avec une amande récente et cassée. On rencontre aussi quelquefois le benjoin amygdaloïde en larmes détachées, plates et allongées, jaunâtres à l’extériéur, blanches au-dedans et ayant tout à fait l’apparence d’une amande.

Benjoin en sorte. — C’est une réunion de larmes mélangées de parties ligneuses et terreuses qui donnent àla masse, lorsqu’elle est naturellement cassée, un aspect gris-clair veiné de blanc:

On rencontre aussi un benjoin tout à fait ordinaire, dont la cassure rougeâtre et micacée ne fait qu’indiquer des larmes. Les caractères qui distinguent le benjoin des

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