PIERRE A DÉTACHER
par l’action de l’acide gallique des roses sur le fer. Avec de semblables pâtes, faites dans des mortiers de marbre, on peut fabriquer des perles bleues, rouges, etc., suivant les principes colorants qu’on ajoute à la pâte. Les pâles noires sont les plus recherchées. Ces perles se répandent en Europe par l’Autriche ; l’exportation qui s’en fait ne laisse pas d’être d’une certaine importance dan&la balance du commerce. On les fabrique principalement à Andrinople, à Smyrne et à Constantinople.
Perles de Rome. —Le noyau est un petit grain d’albâtre, percé de part en part, auquel on donne la forme voulue au moyen d’un couteau, et qu’ou recouvre de la manière suivante « on enlève des écailles d’huître et autres coquillages toutes les parties nacrées sans toucher à la partie blanche opaque. On réduit cette substance nacrée en poudre très-fine, on l’incorpore avec une solution de colle de poisson dans de l’alcool bien pur. Ces petits noyaux - sont traversés par de petits brins de bois qui leur servent démanché pour les tremper dans cette composition. Apr.ès cette immersion, on les relève, et on plante l’extrémité du bois dans du sable. Quand la couche est sèche, on les trempe de nouveau, et l’on continue jusqu’à ce que les couches nacrées aient acquis l’épaisseur qu’on juge nécessaire. Ces perles sont bien plus durables que celles en verre soufflé. »
La fabrication des perles parait s’être concentrée dans le département de la Seine, où elle a été poussée si loin, qu’aux expositions de 1849 et de 1855, l’œil le plus exercé ne pouvait distinguer la nature de l’art, c’est-àdire les perles naturelles de leur imitation.