SAVONS
dans des feuilles de roseaux; elle porte le nom de sang de dragon en larmes; une troisième sorte se trouve en masse quatre fois plus grosse, enveloppée dans des feuilles de l’arbre qui le fournit ; la quatrième vient en masses irrégulières, molasses et tenaces, ayant une teinte rouge moins vive et une odeur moins agréable quand on la brûle.
Le sang de dragon, ayant la forme d’une aveline, est celui dont on fait principalement usage ; on lui donne le nom de sang de dragon en roseau.
SAVONS. — Pline est le premier auteur qui fasse mention de savon. 11 en. attribue la découverte aux Gaulois. « Ils le fabriquent, dit-il, avec des cendres et' du suif. » [Hist. nat. XVIII, 12.J
Les combinaisons que les alcalis produisent s’appellent savons; celles auxquelles l’oxyde de plomb donne naissance portent le nom d’ emplâtres.
La composition de ces corps n’était point connue avant M. Chevreul ; ou n’en avait que des notions fort vagues, inexactes ; aussi tout ce que nous savons est dû. aux admirables recherches de ce chimiste. La découverte du principe doux des huiles ou glycérine , par Scheele, est le seul fait remarquable qui ait précédé les travaux de M. Chevreul.
Cet illustre savant a fait voir que tous les corps gras renferment, pour la plus grande partie, trois principes particuliers, combinés entre eux dans une foule de proportions. Ces principes sont l’oléine, constamment liquide à la température ordinaire et à 0°; la stéarine et la margarine , tous deux solides et fusibles. Ces principes peuvent être considérés comme des combinaisons de l’oxyde de glycérine avec les divers acides gras.
Lorsqu’on traite un principe gras par une base métallique, il y a décomposition : la base s'empare de l’acide