SAVONS. 1S
gras, et met en liberté l’oxyde de glycérine, qui se sépare à l’état d’hydrate. Si sa base réagissante est un alcali, la combinaison qu’elle produit est soluble dans l’eau.
Les savons n’ont point d’odeur ; ils ne sont odorants qu’autant qu’ils sont formés par un acide gras volatil.
Lorsqu’on emploie des lessives alcalines concentrées dans la préparation des savons, ceux-ci se rendent à la surface du liquide, tandis que la glycérine demeure en dissolution. Si les lessives sont diluées, le savon produit reste également dissous dans le liquide aqueux, qui se prend alors, par le refroidissement, en une masse onctueuse et filante. ( Hœfer.)
Savons de toilette. — Ces savons sont extrêmement nombreux et variés, car leurs parfums, leur nuance, leur, dénomination sont innombrables. On les parfume à l’ambre, à la fleur d’oranger, à la tubéreuse, à l’acacia, au jasmin, au benjoin, à l’œillet, à la menthe, à la rose, à l’héliotrope, à la jacinthe, à la violette, aux fleurs d’Italie, etc., etc.
Paris partage avec Grasse le monopole de la fabrication des savons de toilette. C’est le suif et la graisse de cheval qui donnent les savons les plus onctueux, les plus doux. « Débarrasser le suif de son odeur insupportable, tel est le problème que les savo nn iers de Paris ont, à l’instar des fabricants de Windsor, cherché à résoudre. A force de lessive, on atténue l’odeur du suif ; les aromates, les essences, complètent l’opération. Tous ces savons d’amandes amères, de rose, de menthe, etc., ont pour base le savon de suif. » On fait fondre ce savon, on l’aromatise et on le met en tablettes. A Paris, il est peu de parfumeurs qui ne fabriquent leurs savons de toilette.