‹ Guide pratique du parfumeurChapitre 85 sur 159 · SULTAN · texte numérisé non relu

SULTAN

Plie de Chypre. On le met dans de grandes chaudières, et, par le moyen du feu et d’une agitation continuelle, on parvient à le séparer de la partie terreuse et des criblures les plus grossières, appelées semoule du storax, laquelle, privée de ce qui en faisait le mérite, se vend à très-bas prix.

On vend le storax ainsi nettoyé et mis dans des sacs aux négociants européens du Levant, qui l’expédient dans toutes les contrées du continent.

Le storax sec ou solide est une substance résineuse dont on distingue aussi deux sortes dans le commerce, le storax calamite et le storax commun ou en sorte.

Le storax calamite est en masses formées de lames amygdaloïdes, d’un blanc jaunâtre, molles, opaques, assez volumineuses, réunies par une substance brun rougeâtre, formant des couches vitreuses et transparentes. L’odeur du storax calamite est suave; sa saveur, douce, aromatique, parfumée, un peu âcre. Il est sec et friable ; c’est l'espèce la plus estimée.

La seconde espèce est le storax en sorte ; il est d’une consistance un peu molle, d’une couleur roussâtre, gras, ou un peu gluant ; il provient des débris de la plante qui fournit le storax calamite. Il est en masses irrégulières, sèches, cassantes, légères, parsemées d’une multitude de très-petits points brillants; il exhale une odeur agréable, mais beaucoup moins pénétrante que celle du storax calamite.

SULTANS. — Coffrets élégamment faits, revêtus en dedans de petits coussins remplis de substances odorantes. On y met le linge auquel on veut faire prendre une bonne odeur. Les femmes aiment beaucoup ces petits meubles, qui parent et parfument leur toilette; autrefois le jeune époux ne manquait pas de les comprendre dans les présents de noces qu’il faisait à sa bien-aimée.

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