‹ Guide pratique pour l'étude et le traitement des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 43 sur 95 · VI · texte numérisé non relu

VI

Dans le plus grand nombre des cas , la lumière ordinaire du jour suffît pour examiner l'œil ; dans quelques cas, elle doit être vive et éclatante; il doit être possible de la modérer au besoin. Dans des occasions , rares il est vrai et spéciales, on doit se servir d'une lumière artificielle . pour étudier les milieux transparens de lœil , et analyser la nature des reflets lumineux qui s'y produisent. Toutefois il faut agir avec précaution , de crainte de fatiguer Tœilpar une lumière vive , prolongée : ce moyen ne sera employé que lorsqu'on aura acquis la conviction que l'organe peut la supporter impunément. Dans un grand nombre de maladies, quand rinîolérance de la lumière est grande , il faut s'accoutumer à regarder rapidement , à juger d'un seul coup d'œil. Chez les enfans atteints d'ophthalmie puru- . lente ou scrofuleuse , par exemple, on peut même profiter de leur sommeil, et le favoriser au besoin par de -légers narcotiques. Je me suis servi bien souvent de ce •moyen.

- Avant de procéder à l'étude ophthalmoscopique de Toeil , il faut examiner l'état général du malade , l'ensemble des I. 9

si[}nes auxquels on peut reconnaître son tempérament, les maladies qui pourraient compliquer son état oculaire. Il est bon de le voir marcher, pour savoir comment il porte la tête , et s'il n'est point atteint de paralysie partielle des membres. La manière dont il prononce aussi n'est pas à dédaigner; on reconnaît ainsi des affections profondes, dont le balbutiement n'est qu'un symptôme ou une terminaison.

Page 1