‹ Guide pratique pour l'étude et le traitement des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 56 sur 95 · XXI · texte numérisé non relu

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Pour ce qui concerne la conjonctive oculaire , on prendra

les mêmes précautions, en se rappelant qu'il est des points

cil , à l'état normal , elle adhère moins à la sclérotique ,

et que c'est dans ces parties que le boursoufflement se

forme le plus vite , que les vaisseaux deviennent le plus

facilement variqueux, et que se forment les ptérygions,

les petites tumeurs graisseuses, et les cliémosis séreux;

c'est surtout à la limite de la cornée et de la sclérotique

que ce phénomène est plus appréciable. Il faut toujours

avoir ce fait présent à la mémoire, parce que , dans des

^s de celte nature , la conjonctive hypérhémiée s'élevant

en bourrelet autour de la cornée , comme une sertissure ,

il se manifeste une illusion optique , qui fait croire à la

présence d'un corps étranger dans la chambre antérieure. Vers le point où la conjonctive oculaire abandonne la sclérotique pour venir tapisser la paupière , il existe un grand repli falciforme, lâche, abondamment pourvu de vaisseaux, s'étendant du grand au petit angle : cette partie est promptement sujette au boursoufflement , et en peu de temps, arrive à cacher tout le segment inférieur de Toeil. Ce développement est tel , que dans des cas d'ophthalmie égyptienne , la muqueuse fait une hernie à travers les. paupières, dont le volume égale souvent un œuf de pigeon.

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