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On s'assurera du degré de tension de l'œil soit par la vue, soit en exerçant sur lui, au moyen des doigts, un léger refoulement. Quand il saillit outre mesure, il est de la dernière nécessité de chercher à reconnaître si c'est par une augmentation de volume de l'organe , par la présence d'une tumeur intra-orbitaire , par l'hypérhémie de la glande lacrymale, ou par une exostose de la boîte osseuse qui le contient. Souvent, en pressant méthodiquement sur le bulbe , l'on voit se former autour de lui , dans le repli falciforme de la conjonctive, un bourrelet qui n'est autre chose qu'un liquide sécrété ou épanché au fond de l'orbite, et chassé par la pression exercée sur l'organe (!)• ^
(1) Lisfranc, Recherches sur les moyens de 'Reconnaître les fluctuations. {Revue médicale ^ 1827.)
(il ifb ' 'Vj Vih s^iti/it, §XXVIL, ^.^^^ |,, ^'imvh
. la cornée mérite une attention sévère; ses fonctions soni si importantes, que Ton ne saurait trop examiner avec soin les altérations de formes ou de tissus que l'on pour- Fait y reconnaître. Ainsi on notera avec soin le degré de sa couvexiîé, de sa transparence, du poli et de l'éclat de sa surface ; c'est dans ce cas qu'il sera convenable de pratiquer l'iospection latérale, parce qu'elle fait décou-^ \rir de petites ulcérations , des corps étrangers, des granulations qui avaient échappé à. l'observateur pendant ^'il examinait l'œil de face. Les parcelles métalliques sont, . incrustées, et lorsqu'elles sont tombées spontanément,, elles laissent une petite concavité couleur de rouille : l'explosion de la poudre fait pénétrer dans la cornée des grains dont la déflagration n'a pas été complète ; ils se dissolvent dans le tissu cornéen et y forment un petit tatouage bleu. Dans les pays où Ton récolte des châtaignes, il tombe dans les yeux des épines de leur coque, qui sont très-fmes et très-difficiles à reconnaître. Enfin les tailleurs de pierres fines reçoivent souvent dans la cornée des égrisures de dia»naoCqui sont fort difficiles à apercevoir. Rechercher si la «ornée n'est point environnée d'un disque rayonnant de petits vaisseaux qui ont leur siège entre la conjon:*tive et la sclérotique : si quelques vaisseaux capillaires, noueux s'avancent sur elle , se })erdent dans sa profondeur, ou ^ront s'anastomoser avec ceux du côté opposé. Quant au cercle opalin , que l'on observe à sa circonférence , on ne le rencontre que chez les vieillards ou les enfans de vieiL-t lards, et il constitue l'art sénil ou géronCoxon. ^ ^
:§xxviir.
la sclérotique doit aussi fixer le regard de l'observateur
dans toutes les parties accessibles à Tœil et au doigt. On notera avec soin sa couleur ; car , dans un grand nombre de circonstances , elle en revêt une spéciale et palhognomonique, en se rappelant toutefois que , chez les honomes des pays chauds, elle est plus colorée, et cela d'autant plus que l'on se rapproche des races éthiopienne ou australasienne. On aura soin d'examiner attentivement si elle n'est point le siège de quelques petites tumeurs isolées ou en groupe , d'un blanc jaunâtre ou légèrement colorié en bleu. Chez les enfans , la sclérotique étant fort mince dans le pourtour de son union à la cornée , cette partie paraît plus bleue que chez les adultes, ce qu'il se faut bien garder de prendre pour une maladie. Dans ce cas , il sera bon d'examiner Tœil de biais, afin de reconnaître s'il n'y existe point d'ulcérations. Nous avons indiqué ailleurs (§ XXIV) les moyens de reconnaître les vaisseaux scléroiidiens , de ceux propres à la conjonctive.