‹ Guide pratique pour l'étude et le traitement des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 83 sur 95 · INDICATIONS ANATOMIQUBS POUH TROUVER I · texte numérisé non relu

INDICATIONS ANATOMIQUBS POUH TROUVER I

CANAX..

ii; Il y a long-temps que Scarpa avait indiqué de pratî^

(1) Mémoires de V Académie 4^ çjiirur^ie ,,ei Traité des maladies

chirurgicales ,X,\y p. ^04. .

JSiJÛ élji^ It? iiiftîlto 6 ii'ii iiiix.

i^uer l'ouverture du sac nasal, immédiatement sous le tendoa du muscle orbiculaire des paupières, à la pointe de l'espace triangulaire, dont la partie supérieure est droite et formée par le tendon en question, et Finférieure concave interne se trouve formée par la concavité de l'arcade inférieure de Torbite. Plus tard , Boyer fît connaître une donnée importante pour trouver l'ouverture supérieure du canal nasal ; elle est fournie par le rebord osseux qui limite en bas et en avant la gouttière lacrymale. Pour reconnaître cette saillie, on porte le doigt indicateur sur le bord orbitaire inférieur externe , on le fait filer vers Tangle interne de l'œil ; il ne tarde pas à rencontrer l'élévation qui doit servir de guide.

Procédé de M. Lis franc. Il était réservé à M. Lisfranc de donner des indications plus certaines pour reconnaître cette ouverture, que la saillie dont nous venons de parler n'indique pas suffisamment, lorsque ces parties molles sont tuméfiées. D'un autre côté , il n'avait pas tardé à reconnaître qu'il pouvait exister trois rapports différens entre les parties indiquées , savoir :

1° Que le tendon du muscle orbiculaire 'pouvait recouvrir le sac lacrymal dans toute sa longueur.

2° Qu'une partie seulement du tendon recouvrait le sac lacrymal.

3** Que le tendon ne s'étendait que jusqu'au sac lacrymal.

4*" Enfin , que chez les individus dont la base du nez est très-étroite, le tendon du muscle orbiculaire dépasse de beaucoup l'apophyse montante de l'os maxillaire , ce qui place le sac lacrymal en dedans de l'extrémité interne du tendon.

5° Au contraire , chez ceux dont la base du nez était très large , le tendon, reproduit dans toute sa longueur sur l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, ne se trouvait alors en aucun rapport avec le sac lacrymal.

Afin de s'assurer plus directement de ces rapports'^

M. Lisfranc propose la mesure suivante : Topérateur tend avec une main la commissure interne des paupières pour rendre plus saillant le tendon du muscle orbiculaire; il porte l'indicateur de l'autre main , le long du bord inférieur de l'orbite , jusqu'à ce que le globe soit arrivé dans l'angle interne de Iceil , où il se trouve arrêté par la saillie que forme l'os maxillaire supérieur ; on examine alors la position de la commissure interne des paupières. De cet examen , M. Lisfranc a déduit les conséquences pratiques suivantes :

1*> L'espace inter-orbilaire est-il étroit; le tendon ne repose qu'en partie sur la face antérieure du sac lacrymal, la ponction doit être faite en dedans de la commissure des paupières.

2» Cet espace est-il, au contraire , large ; le tendon se trouve logé dans toute sa longueur sur la face antérieure de l'apophyse montante, la commissure interne repose sur le sac , et c'est sous elle que la ponction doit être faite.

3« L'espace orbitaire est-il encore plus large , on voit sur l'apophyse montante non seulement le tendon du naso-palpébral , mais encore la commissure interne , et c'est au dehors de cette commissure que la ponction doit être indiquée.

4" Le doigt indicateur porté sur la face antérieure et inférieure de Tapophyse montante, fera reconnaître les dispositions anatomiques variées que nous venons de signaler; car si le doigt appuie sur les callosités situées au côté interne de l'apophyse montante , elles devront nécessairement fléchir, céder à la pression , ce qui ne saurait avoir lieu quand elles reposeront sur l'apophyse montante.

ô** Quand l'œil est très-cave , la ponction doit être faite bien en avant du tendon du naso-palpébral ; s'il est , ?tt contraire très-saillant , il faut refouler en arrière avec le bistouri les parties molles , et le tendon est alors situé eu avant du conduit des larmes.

" La direction du canal nasal est, selon M. Lisfranc, celle tfune li.one qui, partant de son orifice supérieure, irait croiser la ligne médiane du corps à un pouce environ au dessus des fosses nasales, en formant, par cette réunion, un angle à sinus inférieur de onze degrés. C'est pour cette raison que Ton doit, dans la ponction du sac, le bistouri étant enfoncé d'abord verticalement , j usqu'à ce que la lame soit arrêtée^ incliner l'instrument sur la racine du nez, et l«i donner la direction précitée. Ce point est d'une grande importance pour l'introduction des stylets et des canules; la direction du canal a à peine varié d'une ligne sur une innombrable quantité de têtes que nous avons eues à notre disposition (1). » ' »^*^* ^'^^^ ^'^ "^'*^-

Dans sa tbèsç pour l'agrégation , M. le professeur Paul Dubois (2) a fait connaître que l'axe du canal nasal avait des rapports divers avec l'arcade sourciliaire^ en raison du développement plus ou moins grand des sinus frontaux. Ceux-ci sont quelquefois tellement proéminens, surtout chez les individus de la race Mongole, Chinoise et Japonaise qu'il est douteux que l'on pût pénétrer convenablement dans le canal sans employer un bistouri à lame un peu concave et sur le plat. Si le front était le siège d'une exostose, cette modification de l'instrument deviendrait indispensable. '^'^ iiv-, i ' -

--Quant à la longueur dii canal osseux propremerii dît, léis eltpériences de La Harpe (3) e*^ surtout de M. Bourjot (4), prouvent qu'elle varie ainsi que la largeur. Nous croyons être agréables à nos lecteurs en leur donnant le tableau qu a fait a ce sujet M. Bourjot.

(1) Margot, mémoire citéi'* f^/- "^'^ iix» i i-

{, (2) P. Dubois, Competitio ad agfegationem'. Fâïislis , 4825, . -(3) La Harpe , De tuhuli metallici usu in cura,(^£p'uçtiq;iis cawalis lacrymalis, Collcct. de Radius, t. III, p. d38. :;,,, ,^, .. ! j j^^jj ,-,{ "" (4) Bourjot Saint-Hilaire , Journal des connaissantes médico-chirwr^îCûZe*^ février 1835.

Tableau de la largeur et de la longueur du canal osseux

des larmes,

STJR 54 lÈTES DE DIFFERENTES RACES.

lo

'Français.

Européen.

Européen.

Européen.

Européen.

Européen.

Européen Boliémlen.

Europ., soldatTusse.

Européen cosaque.

Européen russe.

Européen moraLc.

Europ., fille cosaque.

Européen arabe.

Lames deirunguis très-développées.

Nota. Bride osseuse formant pont entre la lame e.x.tevne de î'unguis et l'apophyse montante.

Ces mesures ont été prises sur douze Français adultes, du sexe mâle , décédés soldats au Val-de- Grâce. — La longueur du canal est dans celte mensuration trop forte ; elle comprend topjpurs toute la portion évasée, jus;i|u'à.

l'attache du cornet.

Nota. Sujet à l'état frais, ayant la face très-haute et le nez aquilin.

Age , 45 ans ; avait deux, points:

lacrymaux supérieurs.

Nota. Sur un sujet, su dpssous de la deuxième dentition , le canal n'a'de hauteur, jusqu'auplancher, ■que 4 lignes eu plus.

Nota. Vieillard dont }» léle est; dans l'armoire de la dentition.

(Galerie d'anatomie au Muséum.)

/r-".' W.1 \ Différence d'une I Cote ganbhe . ( i • v ji .„

Vi*. ' j . >denu- ligne d ua 1 Cote droit. . . ( 1 r »

; canal a 1 autre.

La gouttière complètement formée par l'apophyse montante ^ I'unguis très-petit.

La longueur du capal n'est pas influencée par la hauteur de la joue, qui dépend du bord alvéolaire.

Unguis formant Lien l'infundibulum.

Unguis peu développé.

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