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4° Kératomi-sclcroticonyxis.
D'après le tableau que nous venons d'indiquer cicontre , Topération de Ja cataracte doit être partagée en trois grandes catégories, qui peuvent elles-mêmes fournir des modifications opératoires assez tranchées pour former autant de méthodes diverses.
Ces principales catégories ou divisions sont : A. Le déplacement du cristallin opaque de Taxe visuel , et qui se pratique : l*" en pénétrant dans Toeil à travers la sclérotique et en immergeant le cristallin dans le corps vitré ; c'est l'abaissement proprement dit , ou scléroticonyxis. 2** A travers la sclérotique , en faisant la ponction de cette tunique beaucoup plus loin que dans rabaissement ordinaire à trois lignes , au moins , de son union avec la cornée , en traversant la membrane hyaloide pour attaquer le cristallin par la face postérieure. Cette méthode proposée et exécutée par Bowen , se nomme scléroticobyalonyxis. 3^ Le broiement au moyen duquel en suivant les règles de l'abaissement proprement dit , on broie et on triture le cristallin et ses annexes, dont les fragmens sont abandonnés dans la chambre postérieure , ou jetés en partie ou en totalité , dans la chambre antérieure pour faciliter leur absorption, soit que Ton suive la méthode de Scarpa, soit que Ton exécute celle d'Adams, qui consiste à couper le cristallin avec un petit couteau-aiguille. 4° Par la rétroversion ou réclinaison, procédé dans lequel le cristallin est déplacé hors de son axe , de manière que la face antérieure de l'organe vienne se placer en haut, et la face postérieure en bas . 5* Par la kératomi-réclinaison , méthoJe usitée en Egypte depuis un temps immémorial et dont les détails m'ont été transmis en 1820 par mon ami, le docteur Herbeer, et dont j'ai été à même de vérifier l'exactitude dans les lettres écrites du Caire par le docteur Pariset , et insérées d ans le Moniteur, Ce procédé , ainsi que rindiqueson nom , est une opération mixte qui consiste à inciser avec une lun celte garnie de linge, la cornée transpa-
rente dans le lien indiqué par Daviel; puis à introduire une petite spatule d'or , plate, au travers de la solution de continuité de la cornée , pour abattre le cristallin de haut en Jbas, et le plonger dans le corps vitré. C^'Par la sclérotomiréclinaison qui ne diffère du procédé égyptien qu'en ce que Ton fait la section de la sclérotique à la partie inférieure de son union avec la partie transparente. 7° Enfin par la méthode du professeur Giorgi dlmola^ laquelle est encore un procédé mixte consistant à inciser la sclérotique dans le lieu d'élection pour l'abaissement ordinaire , avec un couteau lance à deux lames , formant pinces , s'ouvrant et se fermant à volonté, et au moyen duquel on peut non seulement abaisser le cristallin , mais encore l'extraire , au besoin, en partie ou en totalité, avec la capsule.
B, L'extraction du cristallin et de ses enveloppes. Cette méthode, évidemment connue des anciens, mais oubliée depuis long-temps jusqu'au moment où elle fut remise en pratique par Daviel , s'exécute : 1° En incisant la cornée transparente à sa partie inférieure , avec un seul ou avec plusieurs instrumens , comme le faisait le chirurgien de Marseille , et à sa partie supérieure , à droite, à gauche ou latéralement,comme le pratiqu aient Wenzel ouSantarelli (1); 2® en faisant une ouverture aux divers points de la scléro-. tique comme le proposait Benjamin Bell, qui fit ses expériences sur le cadavre, et comme l'exécutaient Earle et Lobenstein qui opérèrent sur le vivant. Quadri incise la sclérotique à l'angle externe, à deux lignes de la cornée avec le couteau de Wenzel ; il introduit par cette ouverture un instrument en forme de pince , dont il applique une branche sur la face antérieure du cristallin, et l'autre sur sa face postérieure en enlevant ainsi le corps et sa capsule. Enfin en mettant en usage une méthode mixte , proposée
(1) Santarelli, Ricerche per facilitare Vestrazione délia cateratta Vienne , 1798 , iii-8.
et exécutée'par Adams, et successivement par Quadri, qui consiste à inciser la cornée à sa partie inférieure pour aller chercher la capsule du cristallin, en même temps qu'une aiguille introduite dans le lieu d'élection pour la scléroticonyxis, broie et réduit en pièces la lentille.
C. La kératonyxis, ou abaissement antéro-postérieur, soit que la cornée soit percée en haut , en bas , en côté , par les méthodes de Col de Yillards, de Conradi,Buchorn, Montain , en déprimant la cataracte en masse avec ses annexes ; soit qu'on la brise, ainsi que le pratiquaient Saunders, Farre, en laissant la capsule en place, ou en broyant le tout , comme l'exécutent Travers , Tyrrel , ou selon la modification que j'ai apportée à ce procédé.