PREFACE
Les dernières heures de la Commune ont été
souillées non-seulement par d’horribles assassinats, mais encore par d’épouvantables sinistres, que la France et la civilisation flétriront énergiquement.
Aujourd’hui, c’est le cœur plein de tristesse que nous allons parcourir les lieux ou gisent des débris encore fumants, pour retracer les désastres auxquels, hélas! il n’est plus possible de remédier.
Les Journaux le Siècle , le Bien Public , le Petit Journal et bien d’autres, que la suppression avait atteints, reprennent leur publication en donnant sur ces événements des détails que nous leur
empruntons, mais en les plaçant à leurs claies respectives , les groupant pour chaque édifice et y ajoutant des faits restés encore inédits.
Nous espérons, par ce travail, procurer au public le moyen de visiter ces immenses ruines, en ayant sous les yeux le récit succinct des circonstances terribles dans lesquelles nous les avons vu s’accomplir.
En donnant les photographies des monuments et édifices incendiés, nous désirons montrer également aux personnes qui ne peuvent venir à Paris, les cruels ravages éprouvés par notre malheureuse cité dans ces jours néfastes de guerre civile.
Ed. Moreau.
Paris, le 31 mai 1871.