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LES GOBELINS

Le feu a détruit quatre-vingts mètres, de. batiments qui contenaient :

La galerie,

Un atelier renfermant six métiers,

Trois salles contenant des couleurs,

L’école de tapisserie, un atelier de peinture et le magasin des plâtres.

Mais le plus grand désastre consiste en la destruction de la collection de tapisseries depuis Louis XIV jusqu’à nos jours.

Le projet des incendiaires était de livrer aux flammes la manufacture tout entière ; par un bon-

heur inespéré, le feu a pu efre coupé à son point de jonction avec les bâtiments d’habitation, grâce au dévouement des artistes présents, de leurs femmes, de leurs enfants, de tout le personnel de la manufacture et de tous les honnêtes gens du quartier.

A force de courage, l’atelier du nord, ceux des tapis, le magasin général, les bureaux, la chapelle, les laboratoires, la teinture et tous les batiments occupés par le personnel ont pu être sauvés.

Quant au chiffre des pertes, il ne peut pas être encore évalué. Il doit y avoir dans les décombres une certaine quantité de tapisseries qui n’ont pu être retirées.

Tout ce que l’on a pu dégager de ce qui fut l’exposition des Gobelins a été étalé dans la cour sous les rayons du soleil .

Ce sont des débris calcinés dont le plus grand ne présente pas un mètre carré de superficiê.

On peut distinguer encore cà et là une tête, un bras, le pan d’un manteau royal, un coin du superbe tableau de V Aurore , tant admiré à l’exposi tion de 1867, etc.; mais rien de tout cela n’est intact, rien n’est réparable !.*.

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