B. SOLUTION DE NITRATE ARGENT
(o Begrè de concentration de la solution et ses propriétés.
La densité de cette solution est à peu près deux ^ plus forte que celle du chlorure de sodium. EBes «p Luvrit de plus en plus en nitrate d'argent, a mesure Zon l'emploie à ia sensibilisation, sans cependant pTdre en même temps une poition notable de sa densité Si l'on considère ce qui arrive souvent dans cette Ïlution lorsqu'on y place le papier imprègne de
Cure' de sîdiunjon comprendra ^ ^1—^mentellese comporte. Le chlorure de sodium mis en
contact avec le nitrate ^'argent, en même temps qu'il
reste sur le papier, produit aussi un nitrate de snnrfA qui se dissout dans le bain de nitrate d4rgent et «ui remplace e nitrate d'argent décomposé. Le chimiste expriment cet échange de hases par les formules
NaCi + AffO,NO»=NaO,NO. + AffC/ Le nitrate de soude qui se forme ainsi, ne contrarie
Zx ïiïsr ultérieures duhain- m^ - Ïp-
sant a 1 affaiblissement de sa densité, il peut tromner 1 operateur s'il voulait se servir de cette Se deï é pour apprécier la richesse du bain en ni Jte dï!
vifil 23? °Ù !" S°1Uti0n aUra COmuiencé à servir, il n est donc plus permis de tirer aucunes indi
JZL 2 rmmt> C°mme k «tration du chlorure de sodium est susceptible d'une grande lati
densités différentes, pourra encore décomposer tout le chlorure de sodium étendu sur le papier
La so ution de chlorure de sodium et celle de nitrate d argent doivent toujours conserver entre elles un rapport de quantité tel, que ce demie » serve toujours une prédominance plus oumoinsmarquee. Un grand excès de nitrate ne contrarie pas la borne venue des épreuves positives ; il lui serai^
Z UreUSf' 6t Poulet d'obtenir un dessin plus riche et plus agréable de couleurs.
SOLUTION DE NITRATE d' ARGENT. 143
Il résulte de ceci que l'on pourra toujours, sans inconvénient, ajouter au bain d'argent la quantité de nitrate que l'on jugera nécessaire, et qu'on n'aura pas besoin d'attendre qu'un usage prolongé arrive à donner des épreuves qui n'ont plus une vigueur suffisante, ou que le chlorure de sodium renfermé dans le papier occasionne dans le bain des précipités blancs de chlorure d'argent, sans qu'on puisse attribuer cet effet à un excès de concentration du chlorure de sodium qui a servi à imprégner le papier.
2° Ordre à suivre dans l'emploi de ces deux solutions.
Comme il faut toujours que le nitrate d'argent se trouve en excès sur le papier sensible, il n'est pas indifférent de suivre un ordre déterminé dans l'application des deux bains sensibilisateurs : le chlorure de sodium et le nitrate d'argent.
On doit toujours commencer par appliquer sur le papier le chlorure de sodium, et on le passe ensuite au nitrate d'argent.
Si l'on intervertissait ces deux opérations, le chlorure d'argent resterait toujours mélangé avec du chlorure de sodium, qui n'est pas seulement défavorable , mais s'oppose complètement àia réduction du chlorure d'argent au contact de la lumière. Sur ce point, le chlorure de sodium est analogue à l'acide chlorhydrique dont Bancroft a dit : J'ai souvent remarque que le chlorure d'argent, placé au fond d'un vase de verre presque rempli d'eau, se colore en violet en
moins de deux minutes, à la faible lumière d'une pièce éclairée par une seule fenêtre, et par un temps couvert; tandis qu'une application directe des rayons du soleil, pendant plusieurs jours, ne produisait aucun changement appréciable de couleur, si le chlorure d'argent était plongé dans l'acide hydrochlorique au lieu d'eau (1).
3° Influence de l'acidité du nitrate sur le mode d'action du bain.
Nous avons fait observer, dans la formation des épreuves négatives, que le nitrate d'argent doit être employé à l'état neutre, et que lorsqu'il n'est point à cet état, il faut le soumettre à une forte chaleur et le faire fondre pour en dégager l'acide libre. Cela est encore plus important, lorsqu'il s'agit d'épreuves positives. Avant d'avoir adopté cette opinion, j'ai voulu une fois préparer la solution d'argent avec un nitrate légèrement acide; les épreuves que j'ai essayé de produire se tachaient entièrement, et soit que j'opérasse à la lumière ou que j'eusse recours à l'obscurité, il se formait un sulfure d'argent brun, adhérent aux épreuves, lorsque je les plongeais dans l'hyposulnte de soude pour les fixer. En lavant les épreuves à l'eau, les taches devenaient beaucoup moins fréquentes, mais je n'en étais pas complètement exempt; le seul moyen d'y remédier était d'employer un hyposuMte fortement alcalin, ce qui peut avoir d'autres inconvénients.
1) Philosophy of permanent colours by G. Bancrof London 1813.